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Formation Continue du Supérieur
3 mars 2012

TERENA Networking Conference

https://tnc2012.terena.org/includes/tnc2012/gfx/sponsorbrochure.jpgWelcome to TNC2012, 21 - 24 May, Reykjavík, Iceland. The TERENA Networking Conference (TNC) is the largest and most prestigious European research networking conference - over 500 participants including decision makers, networking specialists and managers from all major European networking and research organisations, universities, worldwide sister institutions and industry representatives attend.
Through keynote speeches by renowned specialists and many parallel sessions, the Conference presents an overview of the latest developments in research networking, both in the technical field and in the areas of application and management.
The TNC2012 will be hosted by the Icelandic National Research and Education Network (RHnet) and the University of Iceland and held in the picturesque city of Reykjavik in Iceland from 21-24 May 2012. RHnet provides network connectivity to all state universities and research institutes. With respect to its research activities and accomplishments, RHnet represents Iceland in the development of the Nordic network, NORDUnet, that takes part in the pan-European network GÉANT and participates actively in the project implementation. This sets the perfect scene for TNC2012.
Networking to Services

This year's conference theme is "Networking to Services" and will focus on network technologies, infrastructures and services that support research and education, examining the following areas: bits & wires, supporting collaboration, infrastructure & services, social & secure, and using the stuff. Read more.
Past TERENA Networking Conferences

TNC2011, TNC2010, TNC2009, TNC2008, earlier...
19 février 2012

DIVERSE 2012, 3-6 July 2012, Leuven

http://www.diverse2012.eu/index_files/diverse-logo.pngDIVERSE 2012 will take place from 3-6 July 2012 in Leuven, Belgium. This 12th edition will be organized by the Diverse Network and the Media and Learning Unit of the KU Leuven (Catholic University of Leuven).
DIVERSE is the leading conference regarding all aspects of video and videoconferencing in education: teaching, research, management, etc. This includes the convergence of these technologies; the emergence of new possibilities such as "presence production" for learning, interactive television, virtual reality and computer games techniques, and handheld access to moving images."
The main theme of the 2012 conference will be 'Enrich the learning experience'. This theme sets the agenda for in-depth discussions, presentations and networking sessions on questions such as the enrichment of learning materials, the design of online and offline spaces that support teaching and learning, the use of digital media to reach out to elderly or people with special needs and the opportunities of information and communication technologies in the context of medical and health care education. On this website you find all the information about the DIVERSE 2012 conference.
To stay up to date we invite you to subscribe to our news blog via RSS on this page. You can also join the DIVERSE Group Page on Facebook via the button in the sidebar on the left or by clicking here.
1 février 2012

3ème colloque IFFRES

http://projet-phoebus.pagesperso-orange.fr/photographies/logo-iffres.pngL’IFFRES prépare son troisième colloque.
Après le succès du colloque des 6 & 7 octobre 2011 « Perspectives du mécénat dans la recherche & de l’enseignement supérieur en France », l’IFFRES a le plaisir de vous convier les 15 et 16 novembre 2012 à son prochain colloque qui se déroulera au Centre de Conférences Les Cordeliers de l’Université Pierre et Marie Curie au cœur du Quartier Latin à Paris.
Parce que nous voulons construire de nouvelles passerelles entre l’Enseignement Supérieur, la Recherche et les entreprises, nous mettons en place ce colloque, proposé comme un espace de dialogue, d’échange de cultures, de savoirs et de pratiques, comme un lieu de rencontres entre tous les acteurs du secteur.
Révolution dans la Recherche et l'Enseignement Supérieur.
Foisonnement des fondations de Recherche et d'Enseignement Supérieur.
Répercussion des crises économique, financière, sociétale et morale.
Redistribution des rôles entre les entreprises, le citoyen, les institutions, les pouvoirs publics nationaux et territoriaux.
Quelles actions pour renforcer le mécénat et les ressources privées de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur?
Retrouvons nous à Paris, au 3ème colloque IFFRES les 15 & 16 novembre pour en débattre.
Pour ceux qui le souhaitent, rejoignez nous dès janvier 2012, dans le cadre des Thinktanks préparatoires.
Voir aussi Perspectives du mécénat pour la recherche et l'enseignement supérieur en France 2e colloque de l'IFFRES, Les fondations, nouvel espace pour l'enseignement supérieur, 5ème Conférence de Fundraising pour l'Enseignement supérieur, Réussir son fundraising dans l’enseignement supérieur 1er colloque de l'IFFRES, 4ème Conférence de Fundraising pour l'Enseignement Supérieur et la Recherche.

http://projet-phoebus.pagesperso-orange.fr/photographies/logo-iffres.png Den IFFRES forbereder sin tredje konference.
Efter succesen med konferencen den 6 & 7 OKT 2011 "Perspektiver for protektion i forskning og videregående uddannelser i Frankrig," det IFFRES er glad for at invitere dig den 15. og 16. november 2012 sin næste konference, der afholdes Conference Centre Den Cordeliers Universitet Pierre et Marie Curie i hjertet af Latinerkvarteret i Paris.

Fordi vi ønsker at bygge nye broer mellem videregående uddannelse, forskning og erhvervsliv, har vi oprettet denne konference, foreslået som et rum for dialog, udveksling af kultur, viden og praksis, som et sted for Møder mellem alle interessenter
. Mere...
1 février 2012

1er Colloque Européen de l’association nationale des responsables universitaires du développement professionnel médical continu

http://www.urgence-pratique.com/sites/default/files/medias/images/agenda/cid_6952b9d0d47c4ac099e03cf39f193f1cupf.jpgBienvenue sur le site du 1er Colloque Européen de l’association nationale des responsables universitaires du développement professionnel médical continu (FMC-U). Vendredi 3 février 2012. Faculté de Médecine Paris-Diderot Paris 7 - Site Villemin.
L'association Nationale des Responsables Universitaires du Développement Professionnel Continu (FMC-U) organise, le 3 février 2012 à l'Université Paris-Diderot, son premier colloque européen destiné à développer l'innovation dans la formation permanente en santé.
A une époque où les contraintes réglementaires et budgétaires se multiplient, il importe plus que jamais d'améliorer la qualité et l'efficience des soins. Développer une pédagogie innovante pour optimiser l'impact des recommandations de bonne pratique et de bon usage apparait comme une nécessité pour renforcer les compétences et les connaissances des professionnels de santé au service des usagers.
Autour de 3 mots clé "mieux concevoir", "mieux former" et "mieux prescrire", nous aborderons avec le concours d'experts français et étrangers, professionnels et représentants de patients, les expériences européennes, les méthodes de simulation, les médicaments génériques et la prescription médicamenteuse en Europe.
Les responsables universitaires et non universitaires, impliqués dans la formation continue et l'analyse des pratiques professionnelles, ainsi que les représentants institutionnels sont invités à y participer.
Cette réunion est réalisée en partenariat avec l'Association Européenne de Pharmacologie Clinique et Thérapeutique, l'Association Pédagogique Nationale pour l'Enseignement Thérapeutique (APNET).
Nous remercions de leur soutien la conférence des doyens des facultés de médecine, l'OCDE, la CNAMTs, l'Université Paris-Diderot, l'AP-HP.
Nous espérons votre participation active pour enrichir nos débats et élaborer ensemble des recommandations pédagogiques qui feront l'objet d'une publication ultérieure.
Dans l'attente de vous rencontrer et au nom des membres des comités scientifique et d'organisation, je vous adresse, Madame, Monsieur, Cher Confrère, mes salutations cordiales et dévouées. Pr Jean-Dominique de Korwin, Président de FMC-U.
Préinscription

Veuillez remplir le formulaire d'inscription avec le plus grand soin, afin d'éviter tout problème d'enregistrement. L'adresse électronique servira à l'identification du compte, elle doit donc être unique pour chaque participant. Après la procédure de pré-inscription, il est nécessaire de valider son enregistrement en suivant la procédure envoyée par courrier électronique. Cette procédure créera un compte qui sera accessible via l'adresse électronique et le mot de passe. Si vous n'avez pas reçu dans votre boîte de réception de votre messagerie aucun e-mail avec en objet "FMCU2012: Validation du compte" veuillez nous contacter à l'adresse suivante fmcu2012@univ-lyon1.fr.
Vitajte v prvej Európskej konferencie Národnej asociácie akademických vodcov profesijného rozvoja (CME-U). Piatok 3.02.2012. Lekárska fakulta Paris-Diderot Paris 7 - Site Villemin.
Národná asociácia vedúcich univerzít ďalšieho profesijného rozvoja (CME-U) platí, 3. februára 2012 na univerzite Paris-Diderot, jeho prvé európske konferencie zameranej na rozvoj inovácií v oblasti ďalšieho vzdelávania v oblasti zdravia
. Viac...
30 janvier 2012

Colloque AERES 2012

http://www.aeres-evaluation.fr/var/aeres/storage/images/zooms/colloque-aeres-2012/268370-1-fre-FR/Colloque-AERES-2012_medium.pngL’AERES vous donne rendez-vous les 14 et 15 mars 2012, au Palais des Congrès de Paris, dans le cadre des Rencontres Universités Entreprises (RUE 2012).
Depuis sa création en 2007, l’AERES accompagne, au travers des évaluations qu’elle conduit, l’évolution de la mission de formation des établissements d’enseignement supérieur. Par l’analyse des résultats de ces évaluations, l’AERES est ainsi le témoin de l’émergence de bonnes pratiques et d’expérimentations originales.
Dans le cadre d’un colloque, l’AERES souhaite, avec les acteurs concernés (équipes présidentielles, responsables et partenaires de formations, étudiants), partager et confronter des témoignages sur la mise en place de méthodes innovantes pour une qualité renforcée des formations.
Quatre tables rondes se succèderont durant un jour et demi, consacrées à des thèmes particulièrement au centre des débats actuels concernant les formations d’enseignement supérieur:
1 L'assurance qualité dans les formations et les politiques d'établissement

L’amélioration constante de la qualité des formations passe par des mécanismes internes d’assurance qualité, qui, d’une part, impliquent l’ensemble des acteurs dans une culture de la qualité, et, d’autre part, s’érigent en principe fondateur du pilotage des offres de formations. Une démarche d’auto-évaluation des formations s’appuyant sur des tableaux de bord adaptés est devenue une nécessité pour les établissements.
2 Le suivi des cohortes d'étudiants et des diplômés
Le suivi des cohortes d’étudiants en termes de poursuite d’études et d’insertion professionnelle se place maintenant au cœur de l’organisation des formations et des stratégies des établissements. Au-delà de la mise en place de dispositifs efficaces d’observation, d’aide aux étudiants, de mobilisation des anciens et d’ouverture vers les mondes socio-économiques, le projet pédagogique, d’une part, et l’organisation de l’offre de formations, d’autre part, doivent tenir compte des enseignements tirés du retour d’expérience.
3 L'approche par compétences

Se pencher sur les compétences que doit acquérir un étudiant lors d’une formation est une démarche qui modifie les objectifs pédagogiques de ces formations, ainsi que leurs organisations. Au delà de la maîtrise indispensable des savoirs disciplinaires, il s’agit d’être capable de suivre, d’évaluer et de valoriser les aptitudes acquises permettant aux étudiants de mieux s’insérer dans une poursuite d’études choisies ou dans leur future carrière professionnelle.
4 Les liens formations entreprises

Les relations avec le monde des entreprises et des professionnels sont un enjeu central de la qualité de nos formations et de la bonne insertion professionnelle des étudiants. Ces relations peuvent prendre des formes très variées (alternance, formation continue, stages, réseaux de partenaires, …), mais doivent maintenant être pensées de manière globale en liaison avec des dispositifs renforcés au cœur des établissements.
Voir aussi 5ème rencontre Universités et Entreprises.
AERES look forward to seeing you on 14 and 15 March 2012 at the Palais des Congrès in Paris, under the Companies Dating Universities (UCR 2012).
Since its inception in 2007, accompanied AERES, through assessments that led the development of the educational mission of higher education institutions.
By analyzing the results of these evaluations, the AERES thus witnessed the emergence of best practices and original experiments.
As part of a symposium, AERES wishes with stakeholders (presidential teams, managers and partners in training, students), share and compare stories about the development of innovative methods for improved quality of training
. More...
21 décembre 2011

ERA Conference 2012 "Fostering Efficiency, Excellence and Growth", Brussels, 30 January 2012

http://ec.europa.eu/research/era/images/era4.jpgERA Conference 2012 "Fostering Efficiency, Excellence and Growth", Brussels, 30 January 2012, from the public consultation to the completion of ERA.
In the European Council conclusions of 4 February 2011, the Heads of State and Government called on the EU to rapidly address remaining obstacles to complete the European Research Area by 2014. In response, the Commission intends to propose a European Research Area (ERA) Framework in 2012.
From 13 September until 30 November 2011, the European Commission ran a public consultation on the ERA Framework which has collected the views of a broad range of research stakeholders on the main bottlenecks to creating a genuine single market for knowledge, research and innovation. These views need to be taken into account in preparing the Commission's ERA Framework proposal.
What is the purpose of the ERA Conference on 30 January 2012?

The conference is an important milestone in the ongoing preparations of the ERA Framework. In it, the responses to public consultation and their implications will be presented and discussed. The event will provide a platform for prominent stakeholders to testify and discuss further where they see major bottlenecks and help to mobilise a broad consensus and support for the way forward via the ERA Framework.
How is the Conference organised?
The Conference will be opened by the Research and Innovation Commissioner Geoghegan-Quinn. It will gather around 400 participants from the broader research stakeholder community.
The event will start with two plenary sessions, one giving prominence to the perspectives of different research stakeholders – researchers, research performing organisations, funders, etc., and one aimed at assessing the economic implications of completing ERA in terms of growth and innovation.
These will be followed by six thematic sessions on the main ERA issues and obstacles identified in the Innovation Union Communication – i.e. researchers, cross-border operation of research, research infrastructures, international dimension, knowledge transfer and open access.
Why you should attend?

The ERA Conference will be an opportunity to:
* discover the main outcome of the public consultation and discuss their implications with a wide cross-section of the EU research stakeholder community
* engage in and contribute to the research policy debate with high-level research stakeholder representatives and policy-makers, top researchers and business leaders
* develop and deepen the consensus and commitment to act much more purposely than has been the case to date to complete ERA, and on how to do this in an efficient and effective way.
See also Excellence 2012 Conference.
18 décembre 2011

Actes du congrès AREF 2010

https://plone2.unige.ch/aref2010/logo-aref.gifBienvenue sur le site des Actes du congrès AREF 2010 qui s'est déroulé du 13 au 16 septembre 2010 à l'Université de Genève. Le site du congrès AREF 2010: http://www.unige.ch/. Télécharger le livet des résumés des actes présentés sur ce site: Livret des résumés AREF 2010.
Voici des passages de deux articles extraits de ces actes qui concernent la VAE: Reconnaissance et validation des acquis: Se reconnaitre, être reconnu, Jérôme Eneau et Analyse d'un processus de négociation identitaire en entretien d'accompagnement à la VAE, Vanessa Rémery.

Reconnaissance et validation des acquis: Se reconnaitre, être reconnu, Jérôme Eneau

Parmi les travaux portant sur l’accompagnement des adultes, qui est désormais au coeur de la fonction des acteurs de la formation (Boutinet et al., 2007; Gérard, 2009; Paul, 2009), un certain nombre de recherches interrogent l’implication de ces acteurs dans la construction identitaire des sujets (Kaddouri et al., 2008). Avec le dispositif de Validation des Acquis de l’Expérience (VAE), c’est aussi la question spécifique de cet accompagnement qui est posée dans la « mise en forme » et « l’affrontement » des référents, individuels et institutionnels (Debon, 2006), qui président à la démarche de reconnaissance des acquis et donc, au-delà, à la reconnaissance identitaire des individus comme apprenants, acteurs, sujets et personnes à la fois (Aubret, 2003; Blaise, 2008; Presse, 2008; Belisle et Boutinet, 2009). En effet, dans la reconnaissance des acquis de l’expérience, ce n’est pas un simple cumul de compétences ou de savoirs « désincarnés » qui est mis en valeur ou reconnu, mais bien une transformation de l’individu lui-même, lorsque ces apprentissages, imbriqués à son existence, sont vécus comme expérience intime, constitutive de l’identité des sujets, ou mieux encore, « expérienciés » (Labelle, 2008). La question de la reconnaissance de soi, au delà de la reconnaissance de ses propres savoirs ou de sa reconnaissance par autrui, prolonge et renouvelle ainsi la question identitaire en formation d’adultes.
Or cette reconnaissance reste délicate à identifier, à décrire et à comprendre, avant même de pouvoir penser accompagner les individus dans leurs demandes. En effet, au coeur du dispositif de VAE, tout autant que du processus de mise en forme de l’expérience, le principe de reconnaissance dépasse de loin la revendication d’une légitimation de savoirs informels ou de savoirs pratiques issus de cette expérience. Car la demande de reconnaissance, en particulier lorsqu’elle est liée au contexte professionnel (Osty, 2003; Dejours et Renault, 2007; Pierre et Jouvenot, 2007; Jorro, 2009) résulte d’un phénomène complexe, intrinsèquement lié à une quête d’identité, dont l’entrée dans un dispositif de validation d’acquis n’est peut-être qu’un symptôme (Blaise, 2008; Belisle et Boutinet, 2009). L’accompagnement dans cette démarche requiert donc une nouvelle posture de la part des acteurs de la VAE, qui n’est plus seulement centrée sur des
compétences techniques mais sur l’essence même de la relation à autrui, dans sa singularité d’individu en quête de reconnaissance. Celle-ci, comme relation à l’expérience de l’autre, devient alors une relation d’échange et de réciprocité, où la quête d’autonomie des acteurs rejoint la question de leur identité (Godbout, 2000; Caillé et al., 2004; Caillé et al., 2007; Eneau, 2008). A la suite des travaux de Paul Ricoeur (2004) et d’Alex Honeth (2007), en particulier, l’articulation de ces concepts de reconnaissance, de réciprocité et d’identité mérite donc d’être examinée de manière plus approfondie pour éclairer les tensions et les enjeux qui sous-tendent ces processus de reconnaissance et ces dispositifs de validation. C’est seulement après avoir procédé à cet examen théorique, à la fois sur le plan épistémologique et sur le plan méthodologique, que nous pourrons alors revenir aux problématiques pratiques de l’accompagnement (au rôle et à la posture de l’accompagnateur, en particulier, face à ces demandes de reconnaissance) ainsi qu’à celles du chercheur en formation, s’intéressant à ces questions (pour l’identification, la caractérisation des modalités de cette reconnaissance, notamment, comme pour les choix méthodologiques afférents).
2. Identification, validation et reconnaissance des acquis de l’expérience

Sans revenir sur le dispositif de VAE en termes techniques et procéduraux, soulignons que celui-ci a soulevé, depuis son instauration au début des années 2000, différentes questions pour la recherche en formation des adultes, en particulier au sujet de la reconnaissance de ces acquis, depuis le problème de l’identification des savoirs tacites ou informels jusqu’à celui de leur validation. Les travaux de recherche ont connu une véritable inflation et renouvellent même, pour certains, des questions déjà anciennes sur le rôle de l’expérience dans l’apprentissage des adultes (Aubret, 2003; Bézille et Courtois, 2006; Neyrat et al., 2007). Reconnaître ces acquis, c’est en effet pouvoir tout d’abord les identifier (les repérer, les nommer, etc.); c’est ensuite pouvoir leur attribuer une valeur (les valoriser avant de pouvoir les faire valider); c’est enfin les « faire reconnaître » pour « être reconnu » (les acquis étant inhérents aux savoirs et savoir-faire de la personne, la reconnaissance de ces compétences ou capacités vaut potentiellement, alors, reconnaissance de l’individu). Jusqu’ici, ces problèmes d’identification, de valorisation et de reconnaissance ont toutefois été traités de manière inégale dans la recherche.
Le problème de l’identification des savoirs issus de l’expérience est probablement l’un des plus anciens que la littérature sur l’apprentissage des adultes ait abordé. Il permet en effet de remonter l’examen du rôle de l’expérience dans cet apprentissage, depuis Dewey et Lindeman en particulier, à une tradition datant du début du 20ème siècle au moins (Balleux, 2000; Mayeux et Mayen, 2003). L’identification des savoirs expérientiels (qu’ils soient dits « tacites », « autodirigés », « informels » ou « incidentiels ») est donc une question largement traitée par la recherche, offrant de plus un certain nombre d’outils méthodologiques pour mettre au jour ces savoirs, de l’écrit professionnel au récit autobiographique et de l’analyse de pratiques à l’analyse de l’activité (Mayen et Mayeux, 2003; Cifali et André, 2007; Brougère et Bézille, 2007; Marsick et Watkins, 2007). Toutefois, en référence aux grands modèles de Dewey et de Lindeman, cette identification continue aujourd’hui de s’appuyer sur des visions divergentes de l’expérience de l’adulte (vision « cumulative » vs vision « intégrative »), où l’apprentissage est vu soit comme accumulation, soit comme construction de sens, reflétant alors l’interprétation que donne l’apprenant à la signification de cette expérience, et au delà, à sa propre existence (Balleux, 2000; Mezirow, 2001; Bézille et Courtois, 2006). C’est pourquoi s’il ne s’agissait, dans le processus de VAE, que de faire la preuve des expériences acquises (dans une dimension cumulative), la VAE reviendrait à obtenir un titre ou un diplôme au regard de l’ancienneté ou du nombre d’expériences cumulées; or, c’est bien de l’inverse qu’il s’agit, puisque ce sont les acquis de cette expérience (au sens intégratif), et non l’expérience elle-même (au sens cumulatif), qu’il s’agit d’évaluer.
Le problème de la validation, en conséquence, soulève non seulement la question de ce qui est validé, mais aussi celle de la place et de la légitimité des personnes validant ces savoirs, voire le rôle, la posture et les compétences des intervenants qui accompagnent un processus lui-même formateur pour les personnes s’engageant dans cette voie (Cifali et André, 2007; Neyrat et al., 2007; Presse, 2008; Belisle et Boutinet, 2009). Or, comme l’a pointé Barbier (2006), les savoirs et les compétences identifiés via le dossier et le jury de VAE ressortent peut-être avant tout de capacités du candidat à comprendre les attentes de ce jury, à rendre cohérente la mise en forme des acquis au regard du référentiel du titre ou du diplôme convoité et donc de capacités de verbalisation et de communication … plus que des compétences directement liées à l’activité ou au métier. Contrairement à son objectif initial, la VAE peut donc continuer à bénéficier aux plus habiles ou aux mieux dotés, et non pas nécessairement aux moins bien lotis ni à ceux dont les acquis auraient justement été le fruit d’expériences acquises en dehors des voies privilégiées de formation (Dubar, 2004). L’un des risques majeurs de la VAE serait ainsi que les titres délivrés par validation continuent d’être dévalorisés, sinon par les bénéficiaires eux-mêmes, du moins par les certificateurs et les employeurs, alors que l’esprit de la loi de 2002 visait justement l’inverse (Neyrat et al. 2007; Presse, 2008; Belisle et Boutinet, 2009).
Le problème de la reconnaissance, enfin, reste encore peu fréquemment traité dans la littérature, du moins dans l’étendue des questions qu’il recouvre. Différentes raisons peuvent en être à l’origine. Tout d’abord, la reconnaissance des acquis de l’expérience reste délicate à faire valoir, dans le monde professionnel en particulier, car au-delà des difficultés à identifier et valider ces acquis, il s’agit pour le demandeur de les valoriser et de « se » valoriser, dans des logiques individuelles de certification, d’employabilité ou de rémunération qui se heurtent souvent aux logiques économiques de la gestion des ressources humaines. D’autre part, il peut s’agir aussi, pour les organismes certificateurs, de ne pas dévaloriser les titres ou les diplômes ainsi délivrés, alors que le candidat n’a justement acquis ses savoirs et ses compétences qu’en dehors des chemins formels et des voies officielles, privant potentiellement ces organismes d’un public jusqu’alors captif. Enfin, et pour ce qui nous intéressera plus particulièrement ici, ce problème de reconnaissance peut ressortir d’une logique identitaire, beaucoup plus difficile à cerner, dans la mesure où la demande de reconnaissance rejoint alors une problématique plus vaste d’évolution du travail, voire d’une évolution sociétale plus profonde, où les identités malmenées se heurtent à des changements déstabilisants et où les pertes de repères font apparaître, en creux ou « en négatif », le manque de reconnaissance comme symptôme d’un malaise encore plus grand (Osty, 2003; Pierre et Jouvenot, 2007; Renault, 2007; Hénaff, 2009; Bureau et Tuchszirer, 2010).
Prolongeant les thématiques et les références théoriques du traitement de la question identitaire, la question de la reconnaissance (du manque ou de la quête de reconnaissance), soulève alors une problématique nouvelle pour la formation des adultes, dans des dimensions à la fois éthiques (Ricoeur, 2004) et déontiques (Dejours, 2007), mais aussi épistémologiques et méthodologiques. En effet, la problématique de la reconnaissance, comme la question identitaire, peut être traitée de points de vue très différents, se référant à la psychologie, à la psychologie sociale, à la sociologie ou même à la philosophie morale; les choix disciplinaires orienteront alors le traitement de la question dans des perspectives éventuellement divergentes et il semble donc important, dans un premier temps, de mieux articuler les concepts et les perspectives, dans un souci d’intelligibilité, du point de vue théorique, avant d’en examiner les implications pratiques, non seulement pour les choix méthodologiques de recherche mais aussi, in fine, pour l’action.
3. Reconnaissance, identité, travail et formation des adultes

La question de la reconnaissance est devenue, en quelques années, l’un des principaux centres d’intérêt de la recherche en sciences sociales (Caillé et Lazzeri, 2009), bien au delà du champ de la formation des adultes et du dispositif particulier de la VAE. Les principaux auteurs s’intéressant à la question voient dans ce phénomène la convergence d’un faisceau de circonstances, qui se cristallise tout particulièrement dans le monde du travail, mais qui dépasse ce contexte singulier.
Ainsi, selon Renault (2007), c’est parce qu’on assiste aujourd’hui, dans le monde professionnel, à une fragilisation des compétences, des identités professionnelles et des réseaux traditionnels de reconnaissance informelle, que la VAE représente un dispositif singulier de substitution, en tant que demande de reconnaissance au travail. Pour des individus en mal de considération, du point de vue de leur hiérarchie ou de leur carrière, mais aussi en quête de sens, pour eux-mêmes et pour leur propre trajectoire, la VAE n’est alors qu’un moyen de formaliser cette quête de reconnaissance, dont les racines sont plus profondes encore. Ce besoin de reconnaissance peut en effet être attribué à des logiques en tension, entre individualisation, responsabilisation, valorisation du parcours individuel et de l’autonomie du sujet (dans sa capacité à faire valoir une trajectoire singulière, des apprentissages informels ou autodirigés, etc.) ou au contraire, être le résultat d’une quête plus fondamentale, voire d’une « lutte » pour le droit à l’existence et à la reconnaissance, dépassant de loin un strict ensemble de capacités cognitives.
Ce besoin peut ainsi ressortir d’un contexte plus vaste de perte de repères sociaux et professionnels, un « désenchantement du monde », pour reprendre l’expression de Gauchet ou encore, selon Hénaff (2009), d’un sentiment accru de « nudité sociale ». Pour celui-ci, la quête de reconnaissance n’est alors qu’un symptôme d’une certaine forme de modernité, alliant la surexposition des individus les uns aux autres à l’homogénéisation croissante des références culturelles, la valorisation des choix individuels à la nécessité d’inventer de nouveaux rapports sociaux. Comme le résument Caillé et Lazzeri (2009) : « la reconnaissance des statuts n’étant plus transmise par les institutions politiques ou économiques et par la tradition, chacun doit se mettre en quête d’une reconnaissance non plus héritée, mais conquise ».
Pourtant, cette survalorisation de l’individualité (des compétences et de la performance jusqu’à la rémunération), largement repérée dans le monde du travail depuis deux décennies au moins, vient se confronter, à travers la demande de reconnaissance, à des phénomènes nouveaux qui montrent l’impasse constitutive des logiques managériales d’individualisation, d’autonomisation et de responsabilisation, notamment). Tout se passe en effet comme si, du point de vue du travail, les politiques d’individualisation atteignaient leurs limites ; à travers la quête de reconnaissance, c’est aussi à une confrontation des logiques d’identité, d’activité et de résultat que l’on assiste (Pierre et Jouvenot, 2007). Or ces logiques sont partiellement irréconciliables, y compris dans la demande de reconnaissance, si l’on considère que le salarié, soumis à des « contraintes de présentation de soi » selon l’expression de Renault (2007), fait face à une nouvelle forme de « déni de subjectivité ». La vulgate managériale prétend certes que la nouvelle organisation du travail offre des possibilités professionnelles de « réalisation de soi », mais plus qu’un dépassement de l’aliénation tayloriste, c’est alors une nouvelle « phénoménologie de l’aliénation qui se développe » (ibid.).
En d’autres termes, la question de la reconnaissance déplace le curseur des traditionnels centres d’intérêt de la question identitaire (la construction identitaire étant conçue, pour le dire de manière très schématique et restrictive, comme une problématique articulant « soi » et « autrui », dans la logique de Dubar, « soi » et « les autres », dans celle de Sainsaulieu) ; le triptyque « reconnaître », « (se) faire reconnaître », « être reconnu » introduit de facto une logique de légitimation et de revendication aux dimensions plus politiques, interpellant le champ du travail en général, et celui de la formation en particulier, vers des problématiques moins classiques dans le domaine (ou moins souvent abordées), telles que les questions de justice, d’équité et de réciprocité. En effet, la question de la demande de reconnaissance renvoie à l’absence de références, d’habitudes et de rites communs qui constituent normalement « des formes toutes faites d’acceptation, de confiance ou d’estime réciproque » (Caillé et Lazzeri, 2009). En l’absence de ces référents, qui permettent de régler les modes informels et habituels de reconnaissance, le besoin d’estime et de confiance se heurte, d’une part, à la vacuité des repères traditionnels et d’autre part, à la complexité croissante des appartenances sociales et professionnelles, et donc aux diverses registres identitaires avec lesquels l’individu doit désormais composer (Hénaff, 2009). La revendication et le besoin de légitimation peuvent alors se décliner sur le mode de l’affirmation de soi ou du conflit, dans une quête identitaire où la reconnaissance vaut autant pour soi que pour autrui, pour sa place dans le groupe professionnel comme pour son existence sociale, de manière plus générale.
S’agit-il là d’un nouvel avatar de la « lutte pour la reconnaissance » qu’avait pointée Hegel et qu’Honneth (2007) a ensuite repris, dans une version plutôt pessimiste (les conflits humains étant toujours explicable, in fine, par une quête ou un déni de reconnaissance) ? S’agit-il au contraire d’une recombinaison des formes de « reconnaissance-identification » et de « reconnaissance-attestation », comme le relève Ricoeur (2004), dans une vision un peu plus optimiste (connaître, reconnaître, se reconnaître, être reconnu, formant une boucle vertueuse des rapports entre identité et réciprocité) ? Cette notion concrétise-t-elle plutôt une refondation des rapports entre don, identité et estime de soi, comme le propose Caillé (2004), reflétant la « revendication moderne » d’identités flouées, de communautés en quête de visibilité, de conflits plus ou moins larvés?
4. Reconnaissance et formation : construction identitaire ou revendication?

Si la problématique de la reconnaissance, en formation, soulève aujourd’hui autant de questions, c’est que la validation de son expérience suppose, pour l’individu, une reconnaissance de ce qu’il est, de ce qu’il vaut, dans des contextes de travail où cette identité malmenée est l’objet de tensions redoublées (Blaise, 2008, Kaddouri et al., 2008). Les deux modèles proposés par Honneth (2007) et Ricoeur (2004), permettent alors d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la recherche, au plan épistémologique tout d’abord, au plan méthodologique ensuite.
La proposition de Debon (2006), par exemple, rapprochant le processus de validation des acquis d’un « parcours de la reconnaissance » emprunte l’une de ces perspectives. En reprenant les trois termes de l’ouvrage de Ricoeur (2004), Debon examine ce qui se joue dans les différentes étapes : « identifier », « s’identifier » et « être reconnu ». L’expérience, première dans le dispositif, permet à l’individu de l’identifier et de la reconnaître, mais aussi de s’autoriser à dire qu’il sait, s’identifier et se reconnaître lui-même comme sujet, auteur et acteur de sa propre expérience et donc de propre sa vie. Cette perspective subjectiviste incite donc à porter l’attention sur le sujet et sur l’activité réflexive et discursive qui lui permet de mettre en mot son expérience. Ensuite vient l’étape de reconnaissance par autrui (de ses connaissances, de ses compétences, de sa légitimité à prétendre à un titre) et donc l’étape de « l’affrontement des référents » (Debon, 2006). A travers cet exemple, c’est donc le modèle de reconnaissance/identisation proposé par Ricoeur qui peut être décliné, mobilisant alors sur le plan méthodologique les divers outils ayant permis, comme mentionné supra, d’identifier des savoirs informels ou autodirigés, issus de l’expérience.
En termes de méthodologie, les pratiques d’écritures et l’accompagnement au travail réflexif privilégient ainsi les outils popularisés dans les années 80 par les travaux sur l’autoformation existentielle (chez Pineau, Courtois, etc.) ; utilisant le récit et l’approche autobiographique, ces pratiques permettent en effet la « mise en cohérence de soi », à travers le travail réflexif de la narration, déclinant, grâce à la perspective de Ricoeur là encore, la notion « d’identité narrative » afin de pouvoir raconter, se raconter et donner du sens à sa propre existence (Eneau, 2008 ; Simard et Kerlan, 2010). Sur ce plan, les outils sont désormais largement éprouvés et depuis les travaux de Chené (1989), de Pineau et Jobert (1989) et jusqu’aux travaux plus récents de Delory-Momberger (2000), Gourdon-Monfrais (2001), Demazière (2004) ou Pineau (2006), nombre de revues (telles que Questions Vives, Chemins de Formation, Histoires de vie, Recherches Qualitatives, etc.) ont consacré des numéros ou des dossiers spécifiques aux problématiques du récit de vie, du récit de formation ou encore aux méthodologies recourant à la biographie ou l’autobiographie.
La seconde perspective qui commence depuis peu à être utilisée en formation des adultes (Belisle et Boutinet, 2009 ; Debon et al., 2010) est celle empruntée à Honneth (2007), à travers un modèle plus large de la reconnaissance. Pour Honneth, la reconnaissance est un phénomène qui dépasse le triptyque proposé par Ricoeur entre « identification/distinction », « identité/reconnaissance de soi » et « identité/reconnaissance mutuelle ». Alors que l’approche de Ricoeur reste tournée vers une construction identitaire à l’articulation entre soi et autrui (ou plus exactement entre identité idem et identité ipse), dans l’échange, la relation de don/contre-don et la réciprocité (Ricoeur, 2004), le modèle d’Honneth tente quant à lui d’embrasser les différents niveaux psychologiques, psychosociaux et sociologiques de la reconnaissance vue comme un « fait social total » (Caillé et al., 2007). Pour Honneth (2007), la reconnaissance traverse l’ensemble des rapports humains et implique, au triple niveau individuel, interpersonnel et social, des conséquences majeures sur la formation des identités. Dans ce modèle, les trois modes de reconnaissances proposés par Honneth (sollicitude personnelle, responsabilité morale, estime sociale) s’appuient sur des natures différentes de relations à autrui (entre individus, groupes sociaux) ; ils mettent de plus en jeu des formes différentes de l’identité, qui ressort, elle, d’un autre triptyque : confiance en soi et intégrité physique / respect de soi et intégrité sociale / estime de soi, honneur et dignité. Cependant, précise Honneth (2001), il ne peut exister de rapport harmonieux entre ces trois modes de reconnaissance, mais seulement des rapports de tension constante.
Au plan méthodologique, l’approche d’Honneth suppose alors de passer d’une relation « reconnaissance/construction de l’identité » à une relation « demande de reconnaissance/identité menacée ». Cette vision plus « pessimiste », d’une certaine façon, de la construction identitaire, peut alors faire appel à différents registres : déni des besoins affectifs primaires, privation de droits, humiliation ou atteinte à l’honneur et à la dignité. Face à l’absence de reconnaissance, il s’agit ensuite de comprendre les registres de revendication et de justification des individus sur des objets tant factuels (atteinte à l’intégrité, déni d’équité, etc.) que symboliques (sentiment d’humiliation, mésestime, etc.). De ce point de vue, le modèle d’Honneth permet ainsi de comprendre, plus que la manière dont l’identité peut se construire, la manière dont elle est fragilisée par un manque de reconnaissance, qui peut alors reposer sur des sentiments plus que sur des éléments concrets (changement de poste, augmentation de salaire, etc.). C’est d’ailleurs sur ce plan symbolique que les travaux empiriques les plus récents, concernant la VAE en particulier, montrent que les individus retirent plus souvent de ce dispositif de validation des acquis une reconnaissance symbolique, plutôt qu’une valorisation factuelle (Pierre et Jouvenot, 2007 ; Bureau et Tuchszirer, 2010). Pour autant, du point de vue des bénéficiaires interrogés dans ces études, la VAE répond bien, même de manière partielle et insatisfaisante, à un besoin et une demande de reconnaissance, à défaut de montrer une réelle « construction identitaire », à l’issue du processus.
Les deux modèles de Ricoeur et d’Honneth, qui méritent encore d’être approfondis et développés, dans leurs implications en formation des adultes, pour penser l’identité et la reconnaissance, ouvrent aussi des perspectives pragmatiques pour en articuler les dimensions individuelles, interpersonnelles et sociales. En effet, à l’instar des approches identitaires en formation d’adultes, les questions qui sont au coeur de ce processus peuvent ainsi être abordées à travers trois déclinaisons possibles (reconnaître, faire reconnaître, être reconnu) : faire reconnaître la validité de son expérience, même en dehors de la voie officielle ; être reconnu soi-même comme compétent, alors qu’on n’en a pas a priori le titre ou le diplôme ; reconnaître enfin que la référence à ce titre est bien partagée, tant par les praticiens que par les détenteurs et les prétendants du titre ou encore les garants de la formation. A l’articulation des problématiques d’emploi, de travail et d’activité, du côté des dispositifs, mais aussi de motivation, d’engagement et d’identité, au niveau des salariés, la reconnaissance permet de requestionner les rapports entre individus et collectifs de travail, rapports à soi et rapports aux pairs, soit « l’activité déontique » qui articule intelligence au travail « au singulier » et intelligence au travail « au pluriel » ou en d’autres termes, à questionner sous un angle nouveau l’éternel problème du comment « vivre ensemble » (Dejours, 2007).
Ainsi, à l’articulation entre questions éthiques, sociales et politiques, les références à la « reconnaissance/identisation » ou à la « reconnaissance/revendication », pour renommer de manière sommaire les modèles de Ricoeur et d’Honneth, invitent à un positionnement difficile, pour le chercheur comme pour le praticien. Dans un modèle comme dans l’autre, les soubassements théoriques de chacun des auteurs présupposent en effet l’adhésion à des philosophies radicalement différentes (que l’on pourrait qualifier, pour être schématique et réducteur là encore, de « positive » et de « négative »), soit deux visions de la reconnaissance, qui bien que restant toutes les deux au coeur des relations humaines, ont ensuite de nombreuses conséquences divergentes, tant sur le plan théorique que sur le plan pratique.
5. Ouvertures et limites

Si les deux perspectives de Ricoeur et d’Honneth paraissent difficilement conciliables, au niveau épistémologique, c’est aussi parce qu’elles se référent, au plan théorique, la première à une vision plutôt « personnaliste » de la construction identitaire (Eneau, 2008) et donc de la question de la reconnaissance (même si Ricoeur ne s’est jamais réclamé lui-même de personnaliste à proprement parler), l’autre à une vision plutôt « critique » vis-à-vis de l’attente normative que représente, selon Honneth, la quête de reconnaissance, pouvant aller, dans cette normativité, jusqu’à la réification et même l’autoréification du sujet (Honneth, 2007).
L’une comme l’autre présentent toutefois de redoutables difficultés d’opérationnalisation, qu’il s’agisse au plan pratique d’appréhender, à l’instar de Debon (2006), les différentes étapes des « parcours de la reconnaissance », d’opérationnaliser au plan méthodologique les outils de recueil et d’analyse de « l’identité narrative », toujours pour suivre la voie proposée par Ricoeur, ou à l’inverse, pour identifier, évaluer ou valoriser des modalités relationnelles et affectives de l’ordre de l’estime, du respect ou de la confiance en soi, pour décliner le modèle d’Honneth. Sur le plan méthodologique, ces deux théories de la reconnaissance présentent donc, l’une comme l’autre, de réelles difficultés pour le chercheur, d’autant qu’à l’articulation des deux modèles, les notions de confiance, de respect ou encore d’estime qui sont sollicitées par les deux auteurs n’ont pas forcément, chez l’un et chez l’autre, les mêmes acceptions ou les mêmes conséquences.
Ainsi, par exemple, lorsque le modèle anthropologique de la réciprocité est mobilisé par Ricoeur (2004), les relations d’honneur et de respect sont à interpréter à l’aune du modèle initial de don/contre-don, emprunté lui-même à Mauss (Caillé, 2004 ; Hénaff, 2009) ; à l’inverse, dans le triptyque proposé par Honneth (2007), estime de soi et respect de soi sont proposés à la suite de modèles issus de la psychosociologie et de la sociologie morale (théorie de l’attachement, chez Winnicott et Bowlby, puis théories de la justice et perspective critique, notamment). Sur le plan épistémologique, les cadres de références de ces deux auteurs impliquent donc de potentielles différences quant à l’acception (et l’opérationnalisation) de ces notions de respect et d’estime (de soi, d’autrui). C’est ce que montre notamment Heinich (2009), à propos de l’estime de soi, qui renvoie à des questions de valorisation (d’estimation), d’objectivation et de subjectivation de la reconnaissance, et plus problématiquement encore, aux idéaux démocratiques des modèles de justice auxquels Honneth lui-même se réfère. Alors que la dimension éthique, chez Ricoeur, est nettement affirmée, jusque dans son modèle de la reconnaissance (Eneau, 2010), le modèle de Honneth revient, quant à lui, à réinterroger les principes de justice morale, dans des débats qui sont encore loin d’être tranchés (Fraser, 2004 ; Caillé et Lazzeri, 2009).
Dans le même ordre, la question de la perception et de l’interprétation de la reconnaissance, chez Honneth, est d’autant plus difficile à traiter que l’auteur, dans ses travaux les plus récents, prévient des dangers de la « réification » et des pièges « d’autoréification » que celle-ci recèle, en particulier lorsqu’il s’agit d’accéder à la « reconnaissance de soi-même » (Honneth, 2007) : entre les tentations du « détectivisme », soit la capacité supposée de l’individu à élaborer un savoir sur son monde intérieur (à se découvrir, s’autoanalyser) et les illusions du « constructivisme », soit la capacité de cet individu à attribuer une signification (à constituer ou à produire) la réalité de ses états internes (désirs, sentiments ou intentions), Honneth propose plutôt d’emprunter une voie « expressiviste » (d’exploration de soi) qui pourrait compenser, selon lui, le déclin de la culture psychanalytique … mais dont il ne donne pas pour autant les clés concrètes d’opérationnalisation. Or, si ce modèle d’Honneth vient enrichir considérablement les travaux sur la perspective critique, en éducation des adultes notamment (à la suite des travaux de Mezirow, tout particulièrement), il pose aussi de nouvelles questions et de nouvelles difficultés pour ses propres applications.
Alors que le modèle de Ricoeur permet d’approfondir la compréhension des relations interpersonnelles dans une perspective identitaire centrée sur la personne (le soi), tout en éclairant les pratiques d’accompagnement sous un jour relationnel (ou interactionniste, dans un langage plus sociologique), la perspective critique d’Honneth permet quant à elle de pointer les conséquences sociales (voire politiques) des formes de privation ou de déni de reconnaissance (Renault, 2007). De même, le modèle de Ricoeur (2004) offre de nouvelles pistes pour penser les liens entre construction identitaire et capacités d’action (à la suite de Sen, Ricoeur propose plutôt de penser cette articulation en termes de « capabilités ») quand celui d’Honneth (2007) peut aussi se révéler un puissant analyseur des luttes pour la reconnaissance de groupes sociaux entiers.
Au-delà de la seule démarche de « mise en forme » de soi (de son histoire, de son expérience, de son identité), dont le processus individuel de validation d’acquis est une illustration particulièrement intéressante, les modèles de la reconnaissance incitent aussi à examiner la question d’un point de vue collectif, en termes de demandes de légitimation, d’accès à des droits, tout autant qu’ils éclairent la question du point de vue individuel, en termes de capacités propres, de respect ou d’estime. Sur ce plan, les dispositifs de validation collective offrent alors de nouvelles perspectives de développement, dans des outils qui restent toutefois largement à construire. En effet, cette dimension collective de la reconnaissance et de l’identité, travaillée par la sociologie critique en termes de justice et de revendication identitaire notamment (de singularité, de légitimité, etc.) (Caillé et al., 2007; Caillé et Lazzeri, 2009), n’a encore que peu de développement dans les perspectives éducatives et formatives. A l’heure où les demandes de reconnaissance collectives peinent à émerger, tout au moins de manière homogène (Jouvenot et Pierre, 2007; Bureau et Tuchszirer, 2010) et du fait institutionnel surtout (à la demande des employeurs), s’emparer de cette question de la reconnaissance pourrait offrir aux salariés de nouvelles perspectives d’action, et face au pouvoir de gestion des employeurs, offrir aussi de nouveaux espaces d’implication des représentations salariales (Bureau et Tuchszirer, 2010).
Individuellement comme collectivement, la reconnaissance n’est pas en effet « simplement une politesse que l’on fait aux gens », comme le rappelle Heinich (2009) à la suite de Charles Taylor: « c’est un besoin humain vital ». Ignorer cette dimension reviendrait à se priver de penser l’action et le développement possibles des individus. Plus grave encore, dénier cette reconnaissance reviendrait à les priver de tout forme d’approbation sociale: celle de l’autoréalisation à laquelle, péniblement parfois, ils sont parvenus (Honneth, 2007).
6. Références et bibliographie

Télécharger l'article Reconnaissance et validation des acquis: Se reconnaitre, être reconnu, Jérôme Eneau.

Analyse d'un processus de négociation identitaire en entretien d'accompagnement à la VAE, Vanessa Rémery

Notre communication s'inscrit dans un travail de recherche dont l'objectif est d'explorer les liens entre l'activité de formalisation de l'expérience caractéristique des entretiens d'accompagnement en Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) et les stratégies identitaires mises en oeuvre par les candidats s'engageant dans cette activité. Nous nous proposons de restituer les premiers résultats de cette recherche en proposant l'analyse d'un processus de négociation identitaire déployé au cours d'un entretien.
1 Qu'est-ce que la VAE ?

La Validation des Acquis de l'Expérience est un dispositif législatif institué en 2002 en France, qui permet à toute personne ayant acquis des compétences à travers son expérience professionnelle ou bénévole d’obtenir un diplôme reconnu par l'État sans s'engager dans une formation. Dans la plupart des cas, les candidats à une VAE doivent élaborer un dossier pour étayer leur demande de validation. Ce dossier constitue un écrit argumentatif qui est adressé à un jury et au travers duquel ils doivent décrire et analyser plusieurs situations de travail vécues. L'élaboration du dossier VAE implique pour le candidat un travail réflexif sur son expérience en vue d'identifier et de formaliser ses acquis en lien avec le diplôme pour lequel il fait sa demande. Parce que ce travail est complexe, les candidats ont la possibilité d'être accompagnés méthodologiquement dans la rédaction de leur dossier. Une fois rédigé et transmis aux organismes certificateurs, le dossier constitue l'élément à partir duquel un jury va statuer sur la demande de diplôme du candidat.
2 Les enjeux de reconnaissance identitaire de la VAE

L'élaboration du dossier repose sur un travail de mise en ressource et de valorisation de son expérience où le candidat est amené à reconstruire des situations de travail vécues, ce qu'il a fait, ses tâtonnements, ses choix, prises de décisions, etc. Ce travail implique d'être capable de porter un regard sur soi, d'évaluer ce qui a été fait et comment, de prendre ses distances par rapport à ses échecs et ses réussites pour comprendre de quoi ils relèvent et ce qu'on en retire. Sont alors actualisés les investissements subjectifs que la personne associe à ses expériences ainsi que les représentations qu'elle se fait de celles-ci. La démarche relève donc aussi d'un travail sur soi car toutes les dimensions constitutives de l'expérience sont en jeu ; y compris épistémiques, affectives et identitaires. On peut alors affirmer que si la VAE s'intéresse aux savoirs construits par l'expérience, elle n'échappe pas à la question des affects, images de soi et identités professionnelles auxquels ces savoirs sont associés. Les travaux sur les récits biographiques et les histoires de vie ont d'ailleurs montré l'importance du regard personnel porté sur nos propres expériences de vie. Soumises aux représentations personnelles, les expériences de vie acquièrent un sens et une valeur pour soi qui conditionnent le sentiment de compétence de la personne. Mais le regard porté sur son expérience active aussi des modalités d'identification. En effet, quand les candidats parlent de leur pratique professionnelle, qu’ils la décrivent et qu’ils formalisent leurs savoirs d'expérience, ils définissent en même temps leur appartenance à un métier et une culture professionnelle. Les attentes de reconnaissance en VAE portent alors non seulement sur une demande de reconnaissance des savoirs d'expérience que les candidats parviennent à formaliser, mais aussi sur les représentations identitaires que les candidats croient ou feignent se reconnaître.
3 L'observation des processus de négociation identitaire

Les discours que les candidats à une VAE tiennent sur leurs activités professionnelles sont porteurs d'indices et de marqueurs identitaires constitutifs de leur identité professionnelle pour soi. Cette identité, dont ils revendiquent la reconnaissance institutionnelle, s'est forgée à travers un processus biographique d'identification (Dubar, 1991), c'est-à-dire dans l'expérience grâce à un apprentissage sur le tas. Les entretiens d'accompagnement en VAE constituent le lieu où sont exprimées, argumentées et discutées ces demandes de reconnaissance des identités du soi, définies par Laing (1971) comme les histoires qu'on se raconte sur ce qu'on est. En effet, « l'individu n'est pas libre de s'accorder n'importe quelle identité personnelle, n'importe quelle biographie; il ne peut pas davantage revendiquer à son gré une appartenance à des catégories auxquelles il ne peut pas prétendre, ni s'attribuer selon son bon plaisir des propriétés pour lesquelles il n'a aucun titre [...]. Sa définition de soi doit être acceptée et ratifiée par les autres » (Quéré, 1989). Une incursion au coeur du processus d'accompagnement permet de rendre compte des enjeux de reconnaissance identitaire dont les interactions entre accompagnateur et candidat sont porteurs. En effet, si l'entretien demeure une interaction spécialisée, elle fonctionne toujours sur l'intersubjectivité et sur l'action conjointe et réciproque (Vion, 1992). Il existe d'ailleurs de nombreux psychologues et sociologues interactionnistes comme Flahault (1978), Watzlawick (1972) ou Goffman (1973) pour qui l'interaction peut réciproquement être définie comme lieu d'une incessante confrontation de définitions de soi revendiquées ou attribuées.
Nous proposons ici d'analyser la manière dont certains candidats prennent en charge, dans les échanges, les écarts qui peuvent potentiellement émerger entre la présentation de soi (Goffman, 1973) qu'effectue le candidat (c'est-à-dire une proposition de définition de lui-même : « voici qui je suis et comment je me vois ») et l'identité attribuée par l'accompagnateur. En effet, identité pour soi et identité pour autrui (Dubar, 1991) ne coïncident pas toujours quand l'accompagnateur procède à la mise en correspondance des expériences formalisées par le candidat avec le niveau d'exigence attendu des référentiels du diplôme visé. Or la VAE est un « support » dans lequel se manifeste de manière exacerbée un besoin de confirmation des identités subjectivement vécues, et où l'identité pour autrui prend une place très importante dans la démarche des candidats (Jacques et al., 2006). Dès lors qu'il y a désaccord (Goffman, 1973), se déploient chez les candidats des stratégies identitaires (Dubar, 1991 ; Lipiansky & al., 2002), à l'image d'une « lutte pour la reconnaissance » (Honneth, 2008), destinées à réduire les écarts entre les deux identités. Soulignons toutefois que la notion de stratégie ne relève pas d'une conception téléologique de l'action, envisagée comme projet conscient. En nous appuyant sur Vion (1992), nous définirons la stratégie comme une ligne de conduite construite et négociée dans l'échange, que le chercheur infère une fois l'interaction achevée, et non un calcul stratégique des interactants correspondant à des buts préalablement poursuivis et antérieurs à l'interaction.
Des interactions accompagnateur / candidat, nous avons donc tenté d'inférer les stratégies d'action actualisées par les candidats afin de comprendre comment le problème de l'écart entre l'identité revendiquée pour soi et l'identité attribuée par l'accompagnateur est alors pris en charge par les candidats. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur la théorisation de la notion de « négociation conversationnelle » développée dans le cadre d'une approche pragmatique des interactions verbales. La situation de communication caractéristique des entretiens d'accompagnement en VAE est ainsi appréhendée comme une scène sur laquelle se jouent et se négocient des identités (Goffman, 1973). Comme le souligne Kerbrat-Orecchioni (2009), l'identité de chacun est une construction interactive où chaque acteur se compose une identité en composant avec autrui.
Avant d'en arriver à la méthodologie mise en oeuvre pour recueillir nos données et aux séquences du corpus elles-mêmes, quelques précisions sur la notion de négociation. Selon Kerbrat-Orecchioni (1984, 2009) et Roulet (1985), les négociations caractérisent des processus communicationnels d'ajustements mutuels que des interlocuteurs mettent en oeuvre pour parvenir à un accord face à un différend qui surgit au cours d'une interaction verbale. La négociation peut survenir à tout moment dans un échange. Pour qu'on puisse parler de négociation, il faut donc qu'au départ surgissent certains conflits, divergences, tiraillements entre les interactants que ces derniers tentent de résoudre au moins partiellement, grâce à certaines concessions effectuées de part et d'autre. En effet, le désaccord est dangereux pour l'interaction et la relation. Si un participant émet une opinion, le désaccord de son interlocuteur sur cette opinion constitue une menace pour sa face (Goffman, 1973, 1974; Kerbrat-Orecchioni, 1989) car il exprime une différence des points de vue et peut donc vouloir dire que le premier avis exprimé n'est pas digne d'intérêt ou qu'il est faux. Quand il y a accord, que l'interlocuteur ratifie les propos du locuteur, ce dernier obtient la confirmation de ce qu'il est. Les négociations conversationnelles peuvent porter sur des objets à négocier très variables. Ils peuvent concerner tous les niveaux de l'interaction (Kerbrat-Orecchioni, 2009; Roulet, 1985): sa forme, son contenu, la structuration de l'interaction, les identités et rapports de place des interactants. Au regard de notre problématique de recherche, nous nous attacherons principalement à travailler les processus de négociation identitaire définis comme des échanges centrés sur la qualification de ce qu'est l'un au moins des protagonistes (Demazière, 2007)... Télécharger la suite de l'article Analyse d'un processus de négociation identitaire en entretien d'accompagnement à la VAE.

https://plone2.unige.ch/aref2010/logo-aref.gif Tere tulemast seadustega Congress Aref 2010 toimub 13.-16 september 2010 Ülikooli Genfis. Konverentsi koduleheküljelt Aref 2010: http://www.unige.ch/. Lae õhuke kokkuvõtted tegutseb this site: Booklet kokkuvõtete Aref 2010.
Siin on kaks lõigud artikleid võetakse selliste tegude kohta VAE: tunnustamine ja kinnitamine: Et tunda, tunnustamist, Jerome Eneau ja analüüsi protsess identiteedi läbirääkimiste intervjuus kaasas VAE, Vanessa Remery
. Velle...
7 décembre 2011

Les colloques de la fcu: de 1972 à nos jours

Les colloques de la fcu: de 1972 à nos jours

http://www.fcu.fr/photo/titre_3466907.jpg?v=1304597637

Les colloques de la fcu : de 1972 à nos jours


7 décembre 2011

Actes du colloque "Une ambition: la licence"

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpgTélécharger les actes du colloque Une ambition: la licence.
Présentation générale du colloque

Le travail de préparation de ce colloque a fait l’objet d’une large concertation. Je voudrais ici évoquer le thème et le titre que nous avons retenus, qui témoignent d’une audace, d’une ambition, d’une énergie au service de la cohérence. Il nous a paru nécessaire de rompre avec l’éventuel fatalisme, l’éventuel découragement devant l’échec d’une proportion non négligeable d’étudiants, devant l’empilement d’étudiants dans quelques formations alors que d’autres sont délaissées, devant la difficulté de la professionnalisation.
Pourtant, ce chantier de la licence est riche. Riche, car il permet de transformer le désordre en diversité, riche car il renvoie à notre mission de service public, accueillir et faire réussir tous les publics, riche car il favorise l’articulation de la recherche et de la formation.
Ce chantier est par ailleurs indispensable. Pour paraphraser la métaphore de l’ascenseur social, je dirais qu’un ascenseur, s’il mène au sommet, dessert tous les étages. On doit pouvoir ouvrir la porte à tous les niveaux. Le niveau L constitue le premier étage, il convient de le valoriser, de redonner du sens à ce diplôme.
Pour autant, ne méprisons pas ses richesses préexistantes. Nos licences accueillent tous les bacheliers, elles offrent un vaste champ des possibles. Il relève de notre responsabilité d’améliorer leurs fonctions premières. Alors, osons, chers collègues, la véritable autonomie des universités est là! Anne Fraïsse, vice-présidente de la CPU, présidente de l’université Paul-Valéry Montpellier III
Conclusions du colloque - Louis Vogel

Madame la ministre, chers collègues, chers amis,
Le moment est venu, au terme de ces trois journées exceptionnellement denses, de présenter à chaud la synthèse provisoire de nos travaux. À vrai dire, il ne s’agit pas seulement de la synthèse des travaux de ces trois journées, mais de l’ensemble du travail préparatoire qui les a précédées et pour lesquelles nous avons bénéficié, sous l’égide de Daniel Filâtre, des contributions de l’ensemble des acteurs et partenaires de la communauté universitaire.
C’est la raison pour laquelle nous avons choisi cette année d’innover dans le format de notre colloque annuel en l’ouvrant dès sa première journée au-delà des seuls présidents d’université à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Sur le sujet de la licence, du cycle licence, plus que sur tout autre sujet, nous avons conscience que les universités ne peuvent pas être seules et que c’est un projet collectif, une ambition commune que nous devons porter pour la jeunesse de France.
Un tel projet, une telle ambition, mobilisent, au-delà des universités, tous les acteurs et tous les partenaires qui nous ont apporté leur contribution:
- les acteurs du système éducatif, les proviseurs des lycées et les responsables académiques;
- les collectivités territoriales et au premier rang d’entre elles les régions qui ont une double responsabilité éminente en termes de formation professionnelle et de formation tout au long de la vie et qui sont porteuses de schémas régionaux d’enseignement supérieur et de recherche qui vont au-delà des ministères chargés de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche;
- les entreprises, les futurs employeurs et l’ensemble des acteurs socio- économiques des territoires;
- tous les représentants et toutes les sensibilités des acteurs de la communauté universitaire: organisations étudiantes, syndicales, associations de composantes, de vice-présidents.
Quel que soit le nombre et la qualité des contributeurs, quel que soit notre engagement de présidents d’université, et quel que soit l’engagement de nos établissements, rien ne sera possible si cette ambition n’est pas portée au plus haut niveau de l’État.
Je veux, madame la ministre, au nom de notre conférence, vous remercier de nous avoir permis d’inscrire notre colloque dans la perspective que vous avez ouverte autour de la réforme de la licence.
Nous souhaitons, par nos propositions, apporter la contribution de la communauté universitaire, dont nous nous sommes efforcés de rassembler l’expression. Malgré l’importance du travail de préparation que j’ai souligné, ces propositions ne sont pas un point d’aboutissement, mais un point de départ pour une nouvelle ambition, pour une refondation de la licence.
Tout ne se fera pas en un jour: les travaux que nous avons conduits appellent à une recomposition complète du paysage du cycle licence allant au-delà de la seule licence universitaire.
À ce titre, les contributions des recteurs, des proviseurs de lycée à classe préparatoire, des responsables des IUT, et les visions d’ensemble que nous ont présentées sur un territoire les présidents de région ont été particulièrement éclairantes sur la réalité des complémentarités et la nécessité des coordinations qu’il convient de mettre en oeuvre.
Notre conférence est fière d’avoir proposé le cadre de son colloque pour engager cette réflexion globale qui pourra être prise en compte dans les mesures que vous allez inscrire dans la seconde phase du plan pour la licence. Je veux, à ce titre, remercier Patrick Hetzel de nous avoir montré, par son intervention, que les réflexions que nous avons conduites sont en cohérence avec les orientations qui inspirent les premiers travaux de votre ministère.
Après la première étape que vous avez initiée, il s’agit d’un nouveau jalon pour préparer, en vue du prochain quinquennat, une ambition pour nos universités qui place la réussite de tous les étudiants du cycle licence au coeur des politiques à venir de l’enseignement supérieur. La réforme de la gouvernance et la nouvelle ambition
d’excellence en matière de recherche, les moyens très importants qu’avec le président de la République et le Premier ministre vous avez, depuis 2007, consacrés à la cause de nos universités témoignent de la volonté politique d’engager un renouveau de notre enseignement supérieur et de notre recherche.
La communauté universitaire s’est fortement mobilisée pour répondre à la confiance que la Nation lui manifestait. Elle veut être aussi force de proposition pour la prochaine étape, indispensable pour rétablir définitivement l’image de nos universités et permettre à notre enseignement supérieur et à notre recherche, avec leurs caractéristiques, leur diversité et peut-être, pourquoi ne pas le dire, leur complexité, de jouer pleinement leur rôle pour que notre pays, comme son histoire et sa culture l’y destinent, apporte sa contribution à la construction d’une société et d’une économie mondiale de la connaissance.
Face à un tel enjeu, la contribution des universités ne pouvait être qu’audacieuse et en rupture par rapport à l’ensemble des réformes intervenues durant les années 90 sur les premiers cycles universitaires.
Il faut tirer toutes les conséquences du LMD. Nous avons bien conscience que si au niveau du master et du doctorat nos universités commencent à être reconnues, il faut introduire sur le cycle licence un véritable changement de paradigme.
Nous proposons deux novations dont tout découle: la première novation est de nature à répondre aux attentes des étudiants, la seconde à mobiliser les personnels de nos universités.
I°) Première novation: le cycle licence doit être conçu comme un continuum depuis l’entrée au lycée jusqu’au niveau de la licence. À nos yeux, ce n’est plus seulement le baccalauréat qui est le premier diplôme de l’université, c’est l’ensemble de la formation du lycée qui est la première marche d’accès à l’enseignement supérieur. Cette novation comporte d’immenses conséquences organisationnelles, culturelles et territoriales. Il nous faut travailler avec les lycées. Nos universités doivent apporter leur contribution à la construction, dès la seconde, du projet personnel et professionnel des lycéens qui doit s’élaborer de manière progressive dans la durée et tout au long du parcours.
Les schémas régionaux d’enseignement supérieur et de recherche doivent inscrire dans les territoires non seulement le continuum entre les lycées et les établissements d’enseignement supérieur, mais également garantir la cohérence de l’ensemble de l’offre post-baccalauréat sur un territoire: licence, IUT, BTS, CPGE et les autres établissements qui ne dépendent pas de votre ministère.
La coordination de l’offre de formation doit être assurée conjointement par le recteur et le président de région.
Trois principes doivent guider les parcours de formation proposés aux étudiants: lisibilité, fluidité, sécurité.
Lisibilité: cela signifie que l’on organise l’information par grand champ disciplinaire et au sein de chacun d’eux que l’on caractérise les parcours possibles.
Fluidité: c’est organiser ou permettre des passages d’une filière à l’autre.
Sécurité: c’est apporter à chaque étudiant la garantie qu’il n’y aura pas d’année ou de semestre perdu et que tous les acquis pourront être capitalisés et valorisés au sein d’un cursus.
Ces trois principes guident évidemment l’offre de formation à destination des étudiants en formation initiale, mais ils permettent aussi à l’université d’inscrire cette offre de formation dans le champ de la formation continue et tout au long de la vie. Une fois la licence acquise, tous nos étudiants ont vocation à revenir à l’université
pour compléter leur parcours.
Cette première novation est celle qui correspond à l’attente des étudiants. Nous voulons construire cette licence avec et pour les étudiants.
L’orientation doit être transformée en un bilan de compétences et une auto-évaluation des élèves, depuis la seconde jusqu’à la délivrance du diplôme. Les étudiants doivent être associés à toutes les évaluations des enseignements, des formations et de la qualité de la vie étudiante qui en fait partie intégrante. Les parcours de formation doivent être construits à partir de l’observation des pratiques des étudiants qui ne correspondent pas toujours à ce qu’on peut penser pour eux.
Les formations en licence doivent être construites à partir des compétences visées et garantir aux étudiants une bonne formation de base, la capacité à s’adapter et à apprendre.
Les formations, comme la vie à l’université, doivent proposer aux étudiants de travailler en mode projet, qu’il s’agisse des projets financés par le FSDIE, du développement de l’emploi étudiant en université ou des programmes des formations elles-mêmes. L’accueil de publics diversifiés et le développement des mobilités nationale et internationale sont aussi un facteur d’enrichissement des formations.
II°) La seconde novation : elle touche au coeur même de l’identité des universités. Il s’agit de porter pour chacune des formations en licence le même niveau d’ambition et d’exigence que nous mettons dans nos laboratoires de recherche.
Nous devons favoriser en licence une pédagogie qui s’inspire des méthodes de la recherche. Comme l’a dit Patrick Hetzel ce matin, l’esprit critique doit être placé au coeur de la manière dont nous concevons la transmission des savoirs.
Ce principe a quatre conséquences:
- de méthode d’abord: faire comprendre aux étudiants que les connaissances ne sont pas figées mais doivent être toujours réinterrogées, approfondies, mises en doute selon des méthodes rigoureuses et par l’expérimentation. Pour en assurer la transmission, le rôle premier des universités doit être la production du savoir;
- de contenu ensuite: il faut intégrer dans la licence des contenus scientifiques et disciplinaires qui soient le résultat de recherche. C’est en montrant aux étudiants ce qu’est la recherche qu’on les initiera à la recherche;
- d’organisation de nos formations: une équipe pédagogique doit être constituée à l’instar d’une équipe de laboratoire, avec les mêmes exigences de travail collectif, de projet, d’évaluation, d’expérimentation et d’amélioration constante, mais aussi de fonctions de soutien, de support, de moyens d’appui, d’équipements et d’outils.
- Enfin, dans la conception même d’un diplôme national et d’un dispositif d’habilitation, cette redéfinition suppose de substituer au processus formel d’habilitation a priori une évaluation a posteriori, assurée d’abord en interne et associant les étudiants, et en externe par l’Aeres qui devra garantir à la fois la qualité des formations et celle des processus d’auto-évaluation mis en place.
Ce principe ne pourra être mis en oeuvre que si l’ensemble des enseignants chercheurs et, plus largement, de tous les personnels des universités, adhèrent à la nouvelle licence et se mobilisent pour l’organiser. Nous voulons aider les enseignants à faire réussir tous les étudiants. Cela implique une politique de recrutement adaptée, qui assure l’équilibre entre les enseignants-chercheurs, les enseignants issus du second degré et les intervenants au sein d’équipes. Cela implique également une politique de reconnaissance, d’évaluation et de valorisation de l’engagement des enseignants dans leur carrière, et du point de vue indemnitaire. Nous souhaitons à ce titre la mise en oeuvre d’une prime d’excellence pédagogique souvent évoquée.
Cela implique, enfin, le développement de fonctions de soutien aux formations, à leur évaluation, et la mise à disposition de moyens humains équivalents à ceux qui
sont mobilisés dans le domaine de la recherche. La formation continue d’enseignants-chercheurs, la mobilisation des outils pédagogiques et leur mutualisation au sein des établissements ou entre établissements doivent apporter aux équipes les moyens de leur action. Cette politique renouvelée de ressources humaines au service de l’ambition de la licence a besoin du soutien de l’État, tant en matière statutaire et de règles de gestion qu’en matière d’allocation des moyens par le système de répartition ou le contrat.
Il s’agit là seulement de grands axes qui seront déclinés en propositions concrètes et précises soumises à la délibération des instances de la CPU lors de ses prochaines séances et proposées au débat de l’ensemble des acteurs intéressés dans le cadre de la large consultation que vous avez, Madame la ministre, engagée. J’ai dit, hier, à la mairie de Toulouse qui nous accueillait que notre colloque avait l’ambition d’être un colloque historique.
Si nous parvenons à mettre en oeuvre les deux novations proposées, à en convaincre autant les acteurs de la communauté universitaire que les pouvoirs publics, alors le titre que nous avons choisi « une ambition, la licence » aura trouvé sa justification.
C’est grâce aux contributions apportées par tous ceux que je voudrais remercier maintenant que cet objectif pourra être atteint.
Mes remerciements vont:
- d’abord au PRES de Toulouse, à son président Gilbert Casamatta et à l’ensemble des équipes, en particulier Florence Foucaud, qui se sont mobilisés autour de lui pour faire de cette rencontre une réussite;
- à Daniel Filâtre, Françoise Moulin Civil et à l’ensemble des membres du comité de pilotage qui ont préparé ce colloque en liaison avec tous les acteurs et les partenaires de la communauté universitaire; ils ont su donner à ce colloque une portée politique et une tenue scientifique qui font honneur à notre Conférence.
- à l’équipe permanente, et en particulier à Martine Picon, et surtout à Nicole Nicolas sans qui ce colloque n’aurait sans doute pas pu avoir lieu.
Avant de vous donner rendez-vous au colloque 2012 j’ai le plaisir et l’honneur de vous céder la parole, Madame la ministre, en vous remerciant chaleureusement d’avoir accepté de clôturer nos travaux.
Télécharger les actes du colloque Une ambition: la licence. Voir aussi sur le blog « Une ambition: la licence », «Le financement des universités est encore largement insuffisant», Les présidents d'université réclament une refonte de la licence, l'université pour l'avenir, avenir des universités.

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpg Pobierz konferencji ambicją licencji.
Przegląd konferencji
Prace przygotowawcze tej konferencji był przedmiotem szerokich konsultacji. Chciałbym, aby omówić temat i tytuł, który wybraliśmy, które wykazują odwagę, ambicję, energii dla spójności. Czuliśmy, że konieczne jest zerwanie z możliwych fatalizm, zniechęceni możliwych awarii znaczny odsetek studentów przed układania studentów w niektórych kierunkach, podczas gdy inne są porzucone przed trudności w profesjonalizacji. Więcej...

3 décembre 2011

Remember For The Future

http://www.bocaed.de/images_layout/logo_bocaed.gifRemember For The Future: The Role of Youth and Adult Education in Working with the Past and Reconciliation Processes. 12th and 13th of December 2011, Gustav Stresemann Institute Bonn, Germany.
Why this conference?
Many countries in the world are still going through, have gone through and will go through periods of social upheavals which involve a collective confrontation with past painful events. Remembering, repressing, forgetting, forgiving, denying, living together in multicultural and multi-religious societies, sustaining a peaceful future after conflicts are concerns not only of politicians, civil activists and historians but for many ordinary people who hold in their memories their own hurtful experiences or those of their parents, families and/or communities.
What is the role of youth and adult education in these processes? Can youth and adult education make a difference? Can it help to process the past and bring a peaceful future?
Is it possible to change past wrongs through dealing with history or is forgetting the better option? What are the ways, methods and approaches which work for a meaningful and sustainable reconciliation based on mutual respect?
Confronting history and handling the recent past is one youth and adult education focus - an issue and a getting importance skill - that raised our attention in several regions where dvv international implements its broader activities: South Eastern Europe, Russia, Armenia and Turkey, Caucasus, Central Asia and since recently in Cambodia. Hence, being already a well-known part of the overall educational discourse, practitioners in these regions work on systematising how much youth and adult education methodology can contribute to the processing of nation and identity building; democratization processes; processing memories; suppressing memories; memory/post-memory work; reflecting the past, present and future; biographical work/eye-witnesses work; getting into terms with the past, reconciliation work and how to handle blame, denial, etc. Thus, at one side the conference would like to raise the vast variety of issues/topics in this field and from the other - to offer tools on how to deal with these issues?
During the last years through its activities the history network of dvv international is growing bigger and bigger and the involvement also of official actors in the host countries and regions is becoming more intensive. This in respect demands from the network also more responsibility and efficiency. Therefore it is of absolute importance to be able to systematise and discuss what is already achieved and evaluate and compile that knowledge and experience for the next generations of various practitioners to come.
Especially when dealing with reconciliation the role of the young people is of crucial importance, young adults are much more anxious to confront history, to overcome the traumas and to contribute for the rapprochement processes across national borders. In this respect, a special focus on intergenerational dialogue will be paid, also having in mind that 2012 is European Year for Active Ageing and Intergenerational Solidarity.
Target groups

There are several main target groups for this conference:
    * History and reconciliation experts, researchers, professors from conflict regions and the international community that will bring and exchange their knowledge and experience. Generally, university partners and the ones coming from the civil society.
    * Possible future partner institutions and organisations
    * The worldwide network of adult educators working in the field of history, biography and reconciliation that is spread all over the world and also their partners in the adult education field;
    * The history network of dvv international and their partner coming from various countries and regions to serve as multipliers of their experience and to strengthen the network though dialogue and exchange;
    * Youth workers.
Objectives
Through this conference and its workshops we would like:
    * to share/exchange our lessons learnt and to create space for elaborating them in working practices for practitioners from different spheres;
    * to empower individuals and personalities working in the history field through offering them tools and approaches to support them while interacting with their target group;
    * to reach a meta-level of understanding the processing of the past through bringing experts from various disciplines from history, anthropology and ethnography and even medicine and psychology;
    * to search jointly the answers of questions: What to remember? What to forget? Whom to forget? Why is this so much important? And what is my role in it?
    * To initiate new project ideas, new operations and partnerships.
Format
The conference will serve as an open forum for exchange, so we would like to offer the following formats:
    * Plenary session with key note speakers;
    * Thematic workshops on various issues like: memory and post-memory, identity building, biographical methods, etc.
    * Practical workshops on suggesting various approaches, methods and techniques that work in the history adult education field;
    * Site visits to have a real practical experience;
    * Film screening and discussions.
Publication
We envision a book to be published in advance that will serve as a background material including papers from prominent experts in the field who will participate later in the conference, thus, suggesting further reading, as well our rich experience in the field.
Contact to conference team: Matthias Klingenberg, Vanya Ivanova and Yasmin Fernandez at conference@dvv-international.de.
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