Initiée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fête de la science 2016 se déroulera du 8 au 16 octobre 2016.
En Normandie, l'évènement est pour la première fois co-coordonné par Relais d'sciences (Académie de Caen) et Science Action (Académie de Rouen) avec le soutien de l'Etat et de la Région Normandie. En 2015, plus de 200 structures s'étaient mobilisées sur un programme de 250 opérations. Voir l'article...
Mille et Une Histoires… Conversation avec l’historien Jean-Claude Garcin
Jean-Claude Garcin est spécialiste d’histoire et de civilisation musulmane, ancien professeur des universités à Aix-en-Provence. À l’occasion de la parution de l’ouvrage Pour une lecture historique des Mille et Une Nuits. Essai sur l’édition de Būlāq (1835), 2013, Sindbad/Actes Sud, 805 p., il a bien voulu nous faire part de la genèse de ce projet et revenir sur le long et riche parcours d’historien qui a fait de lui un des meilleurs spécialistes du monde arabe médiéval (entretien filmé par Sabine Partouche et François Siino).
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Histoire d’un ouvrage : Pour une lecture historique des Mille et Une Nuits
Pourquoi, comment un livre sur l’édition de Būlāq, première édition des contes des Mille et Une Nuits, parue en 1835, en Égypte, et rédigé par un cheikh du XVIIIe siècle ? Dans cette première partie de l’entretien, Jean-Claude Garcin présente en détail les interrogations, les articulations, les fils conducteurs qui, comparables aux diverses strates d’un chantier de fouilles archéologiques, l’ont mené vers la naissance de cette lecture historique des contes des Mille et Une Nuits. À l’origine de cette recherche, une datation incohérente le pousse à développer une méthode s’appuyant sur les indices contextuels. Comment dater un texte ? Pour Jean-Claude Garcin, les espaces parcourus, l’habitat, le vocabulaire de la piété, le politique sont autant d’indices d’un contexte historique représentant une série de données concordantes, ou non, permettant ainsi une possible datation du manuscrit étudié.
Il nous invite, ensuite, à plonger dans l’univers des contes et plus précisément dans celui du religieux du XVIIIe siècle, auteur de l’édition de Būlāq. Quels discours cherche-t-il à transmettre à travers cette édition ? Que signifiait un conte pour les lecteurs/auditeurs de l’époque ? Grâce à la comparaison entre les textes arabes retenus par le cheikh et certaines versions antérieures des contes, l’historien comprend le constant souci qu’avait l’auteur d’effacer ce qu’il estimait sociologiquement dangereux : la magie, l’homosexualité, le non respect de la Loi islamique…
C’est à travers cette recherche que Jean-Claude Garcin n’a alors de cesse, pendant 6 ans, de croiser et recroiser indices et expériences issues de son parcours scientifique pluridisciplinaire. Une étonnante résonance s’instaure entre le chercheur et l’objet de sa recherche. Voir l'article...


