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Formation Continue du Supérieur
23 janvier 2013

Le temps partiel « choisi » ou « subi » en 2011

http://travail-emploi.gouv.fr/squelettes/images/bout_dares.pngPar Mathilde Pak. Dares Analyses-Dares Indicateurs 2013-005 - Le temps partiel en 2011: des profils et des conditions d’emploi très contrastés selon que le temps partiel est « choisi » ou « subi »
La part des salariés qui travaillent à temps partiel a légèrement progressé sur la dernière décennie, après avoir fortement augmenté dans les années 1980 et 1990 puis diminué au début des années 2000. Elle s’établit en 2011 à 18,7 %, soit près de 4,2 millions de salariés. 8 salariés à temps partiel sur 10 sont des femmes et 9 sur 10 travaillent dans le tertiaire.
Les salariés à temps partiel travaillent en moyenne 23,2 heures par semaine (contre 39,6 heures pour les salariés à temps complet) et près de 40% ont une quotité de travail inférieure ou égale à un mi-temps.
Près d’1 salarié à temps partiel sur 3 déclare travailler à temps partiel faute d’avoir trouvé un temps complet. Ces salariés, qualifiés de salariés à temps partiel « subi », sont plus faiblement diplômés et plus jeunes que les autres salariés à temps partiel, et cumulent des conditions d’emplois nettement moins favorables: postes moins qualifiés, contrats plus précaires, plus forte récurrence du chômage, moindre accès à la formation, moindres rémunérations. Les salariés qui ont choisi d’exercer à temps partiel ont en revanche des conditions d’emploi proches des salariés à temps complet. Plus de 40% d’entre eux déclarent être à temps partiel pour s’occuper de leurs enfants ou d’un autre membre de leur famille.
16% des salariés à temps partiel ont plusieurs emplois: près de 11% exercent le même métier chez plusieurs employeurs, 6 % exercent des métiers divers. Télécharger Dares Analyses-Dares Indicateurs 2013-005 - Le temps partiel en 2011 (janv. 2013).
Extraits

Ces raisons sont très différenciées suivant le sexe. 18% des hommes travaillant à temps partiel déclarent le faire pour exercer une autre activité professionnelle ou pour suivre des études ou une formation, contre seulement 7% des femmes...
Les salariés à temps partiel « choisi » ont ainsi un profil assez similaire à celui des salariés à temps complet en termes de niveau de formation. Les proportions de personnes très diplômées sont notamment très proches: 34% et 35% de diplômés de niveau Bac +2 ans ou plus. À l’inverse, les salariés à temps partiel « subi » sont près des deux tiers (64%) à avoir un diplôme de niveau inférieur au baccalauréat ou à n’avoir aucun diplôme, contre 45 % des temps complets ou des temps partiels « choisis »...
Les salariés à temps partiel « choisi » ont des profils relativement similaires à ceux à temps complet, en termes de contrat de travail, d’ancienneté dans l’entreprise, de risque d’avoir connu un à plusieurs mois de chômage ou d’accès à la formation...
Enfin, les salariés à temps partiel « subi » accèdent moins fréquemment à la formation: seuls 6% déclarent avoir suivi une formation au cours des trois derniers mois contre 10% des salariés à temps partiel « choisi » et des salariés à temps complet...
http://travail-emploi.gouv.fr/squelettes/images/bout_dares.pngBy Mathilde Pak. Dares Dares-Analysis Indicators 2013-005 - Part-time in 2011: Profiles and conditions of employment by the highly contrasting part-time "chosen" or "suffered" The proportion of employees working. part-time has increased slightly over the last decade, after rising sharply in the 1980s and 1990s and then declined in the early 2000s. More...
23 janvier 2013

Le Tourisme et le Commerce Équitable en PACA

http://www.afij.org/templates/images/logo_site_afij.pngL'AFIJ vous propose de découvrir deux secteurs en plein essor lors de notre prochaine rencontre sur l'Économie Sociale et Solidaire: Le Tourisme et le Commerce Équitable en PACA.
Le commerce équitable est un marché mondial qui poursuit sa progression. En France, il est resté dynamique face à la crise, avec la création de nouvelles structures et de nouvelles filières.
En 2008 le commerce équitable a généré un chiffre d'affaire estimé à plus de 300 millions d'euros (contre 60 millions en 2003).
Le tourisme solidaire connait également une grande expansion, principalement en région parisienne et en méditerranée mais nombreux sont encore en manque d'informations...
Venez découvrir de nouvelles structures, des métiers différents, et des opportunités d'emploi de ces secteurs en tension au sein de notre région!
Ouverture des inscriptions dès aujourd'hui, par mail: marseille@afij.org ou par téléphone: 04 91 13 20 50.
Cette manifestation aura lieu de 14H30 à 16H30 à l'adresse suivante:
Maison de la Région
61, La Canebière
13001 MARSEILLE
Inscription préalable conseillée

Renseignements et inscriptions, contactez l'AFIJ Marseille: Tél 04.91.13.20.50 - Mail marseille@afij.org.
http://www.afij.org/templates/images/logo_site_afij.png An AFIJ aimsíonn tú dhá earnáil borradh ag ár gcéad chruinniú eile ar an Gheilleagair Shóisialta agus um Dhlúthpháirtíocht: Turasóireacht agus Cóir-Thrádála i PACA. Is Cóir-Thrádála ar an margadh domhanda ag fás. Sa Fhrainc, d'fhan sé freagra dinimiciúil ar an ngéarchéim, le cruthú struchtúir nua agus chainéil nua. Níos mó...
23 janvier 2013

Formation, droit au chômage: que va changer le nouvel accord?

http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpgPar C.G. En tant que salarié, le nouvel accord sur l’emploi, signé le 11 janvier 2013, vous concerne. Formation, droit au chômage, possibilité de quitter provisoirement son job pour en tester un autre... Tout ce qui va changer pour vous en 5 points-clefs.
Formation: plus de fluidité

Le nouvel accord reprend les principes du DIF (Droit individuel à la formation) mais désormais ces heures de formation ne sont plus monétisées lors d’un changement d’employeur. Elles restent sous forme de crédit d’heures de formation. Suite de l'article...
http://le-stand.fr/blog/wp-content/uploads/2011/10/realisation-de-stand-salon-vocatis.jpg By CG. As an employee, the new employment agreement, signed on 11 January 2013, you. Training, the right to unemployment can temporarily leave his job for another test. More...
23 janvier 2013

L'accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi

FocusRHPar Xavier Berjot, Avocat Associé, OCEAN AVOCATS. L'accord interprofessionnel sur la sécurisation de l'emploi: tour d'horizon.

A l’issue de trois mois de négociation tendue, les partenaires sociaux sont parvenus, le 11 janvier 2013, à un accord interprofessionnel pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés...
2.3 Création d’un compte personnel de formation
Dans le prolongement du dispositif de portabilité du DIF, l’accord crée un compte personnel de formation possédant les trois grandes propriétés suivantes:
- Universel : il bénéficiera à tout salarié dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à son départ à la retraite;
- Individuel : chaque individu disposera d’un compte, qu’il soit salarié ou demandeur d’emploi;
- Intégralement transférable : la personne conservera son compte tout au long de sa vie professionnelle et quel que soit son parcours professionnel.
A ce stade, le fonctionnement du compte de formation ressemble fort aux règles juridiques régissant le DIF. Suite de l'article...
FocusRHDe réir Xavier Berjot, Comhpháirtí, ABHCÓIDÍ THIAR. Comhaontú idirghairme ar fostaíocht:. forbhreathnú.
Tar éis trí mhí idirbheartaíocht aimsir, tháinig na comhpháirtithe sóisialta ar an 11 Eanáir 2013, comhaontú le haghaidh múnla nua eacnamaíoch agus sóisialta i seirbhís iomaíochas agus caomhnaithe fostaíochta agus gairmeacha le fostaithe
. Níos mó...
23 janvier 2013

Les professeurs d'université pourraient enfin être notés par les étudiants

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifLe rapport "Refonder l'université, dynamiser la recherche" propose notamment de faire participer les étudiants à la notation des enseignants des établissements universitaires.
Mis de côté depuis quelques années, le débat sur la notation des professeurs d'université par les étudiants ressurgit dans l'actualité. Le député socialiste Jean-Yves Le Déaut, auteur du fameux rapport "Refonder l'université, dynamiser la recherche" qui vient d'être remis au Premier ministre, propose en effet d'associer les étudiants à l'évaluation des enseignants.
Une notation basée exclusivement sur la recherche

Un tel système permettrait en effet d'améliorer la qualité des enseignements et d'augmenter leurs poids dans les évolutions de carrière. D'autant que, actuellement, dans les établissements universitaires, l'évaluation des enseignants est presque exclusivement basée sur la recherche, tandis que la qualité des enseignements n'est pas du tout prise en compte… Une situation qui est indirectement préjudiciable aux étudiants! Suite de l'article sur e-orientations...
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gif The report "Rethinking university dynamic research" proposes to engage students in teacher ratings of academic institutions. Set aside for a few years, the debate on the rating of professors by students resurfaced in the news. More...
23 janvier 2013

Université: Urgent, besoin d’une identité de secours

http://blog.educpros.fr/ghislain-bourdilleau/wp-content/themes/longbeach_ghislain-bourdilleau/images/img01.jpgBlog Educpros de Ghislain Bourdilleau. Qui aujourd’hui développe une pensée vraiment différente dans l’enseignement supérieur? Qui structure son action globale autour d’une stratégie définie et partagée? Qui cherche à donner sens à l’institution plutôt que simplement accompagner les actions de ses membres?
Nous nous retrouvons souvent dans l’obligation de valoriser nos établissements ou simplement faire de la vente produit en dehors de tout cadre stratégique ou cohérent. Ne vous inquiétez, je vais vous aider, vous n’avez qu’à choisir une de ces réponses toutes faites pour pondre en quelques secondes une introduction passe partout.
Notre université est:

- Ouverte sur le monde
- Innovante
- En pointe
- un carrefour stratégique, idéalement placée sur l’axe X-Y
- tournée vers l’excellence.
Nos diplômes:

- sont pluridisciplinaires
- sont en phase avec le marché du travail
- permettent de passer un semestre à l’étranger
- sont reconnus pour leur excellence.
Nos laboratoires de recherche sont:

- (mondialement) reconnus pour leurs découvertes fondamentales
- les partenaires R&D indispensables des entreprises les plus innovantes
- reconnus pour leur qualité par l’AERES
- reconnus pour leur excellence.
Notre cadre de vie:

- est axé sur le développement durable
- dispose de bons transports en commun
- propose des logements étudiants
- est tourné vers l’excellence.
La vie associative:

- est riche
- est diversifiée
- responsabilise nos étudiants
- est dédiée à l’excellence
Notre ouverture au monde de l’entreprise:

- se concrétise par des contrats avec nos laboratoires
- est marquée par notre travail en réseau
- permet les meilleurs synergies pour préparer les réussites de demain
- est tournée vers l’excellence.
Nous sommes donc prêts à vous accueillir.

Si ça ne vous convient pas et si vous souhaitez fonder votre identité, valoriser votre université avec originalité, miser sur les valeurs, éviter le conformisme, développer votre direction stratégique, benchmarker intelligemment, valoriser votre métier et vous professionnaliser… alors nous devrions nous rencontrer et échanger nos expériences collectivement et, pour finir sur une bonne vieille formule,… inventer l’université de demain.
Sérieusement… je suis toujours friand des expérimentations…
Pourquoi l'université?

Dir com de l’Université de Poitiers depuis 2011, j’ai passé 10 ans dans la communication territoriale où l’intérêt de mes missions était évident pour tous. De retour dans le monde de l’enseignement supérieur que j’adore, j’y retrouve autant cette puissance des savoirs et la générosité de petits et grands génies talentueux que la médiocrité d’individus d’un monde immobile… Chroniques d’un étranger depuis une terre de mission.
Blag Educpros Ghislain Bourdilleau. Forbraíonn Cé lá atá inniu ann smaoineamh i ndáiríre éagsúla san ardoideachas. Cé struchtúr timpeall a straitéis chuimsitheach sainmhínithe agus a roinnt? Atá ag iarraidh brí a thabhairt don institiúid seachas díreach na gníomhaíochtaí a chomhaltaí tacú leis? Níos mó...
23 janvier 2013

La politique d'égalité professionnelle en France

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/extension/docfradesign/design/docfradesign/images/logo.pngLa politique d'égalité professionnelle en France - éléments de comparaison avec le Québec, la Belgique et la Suède. Auteurs: BENSUSSAN Constance, BRANCHU Christine, LALOUE Frédéric, Inspection générale des affaires sociales.
L'objectif du rapport défini par lettre du 13 juin 2012 de la ministre des droits des femmes et du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social est de proposer des améliorations en faveur de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, sur la base d'une analyse comparative des dispositifs français et d'exemples étrangers. Il s'agit en particulier d'identifier les moyens pour s'assurer que les employeurs remplissent leurs obligations, et que l'ensemble des acteurs s'approprient les enjeux. Le rapport aborde les mécanismes visant à promouvoir l'égalité professionnelle dans le code du travail en France, parmi lesquels figure la pénalité financière créée par la loi du 9 novembre 2010 pour les employeurs non couverts par un accord ou un plan d'égalité professionnelle, et les dispositifs mis en place sur ce champ par le Québec, la Belgique et la Suède. Télécharger le rapport La politique d'égalité professionnelle en France - éléments de comparaison avec le Québec, la Belgique et la Suède.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/extension/docfradesign/design/docfradesign/images/logo.png Policy of equal opportunities in France - a comparison with Quebec, Belgium and Sweden. Authors: BENSUSSAN Constance BRANCHU Christine LALOUE Frederick, General Inspectorate of Social Affairs. The objective of the report defined by letter dated 13 June 2012 of the Minister of Women's Rights and the Minister of Labour, employment, vocational training and social dialogue is to propose improvements for professional equality between women and men, based on a comparative analysis of devices and French foreign examples. More...
23 janvier 2013

Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques

http://www.ccomptes.fr/var/cdc/storage/images/187-20-fre-FR/Accueil.pngLa Cour des comptes rend public, mardi 22 janvier, un rapport consacré aux politiques en faveur du marché du travail. Dans un contexte de chômage élevé, où il apparaît essentiel de préserver l’employabilité de ceux qui sont les plus fragilisés par les évolutions économiques, ce rapport traite des politiques qui visent à faire mieux fonctionner le marché du travail: indemnisation du chômage, aides à l’insertion ou à la réinsertion et formation professionnelle des chômeurs. L’ensemble de ces politiques représente plus de 50 milliards d’euros de dépenses par an.
RAPPORT PUBLIC THEMATIQUE. Paris, le 22 janvier 2013. Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques

La Cour des comptes rend public un rapport consacré aux politiques en faveur du marché du travail. Dans un contexte de chômage élevé, où il apparaît essentiel de préserver l’employabilité de ceux qui sont les plus fragilisés par les évolutions économiques, ce rapport traite des politiques qui visent à faire mieux fonctionner le marché du travail: indemnisation du chômage, aides à l’insertion ou à la réinsertion et formation professionnelle des chômeurs. L’ensemble de ces politiques représente plus de 50 milliards d’euros de dépenses par an.
1) Un dualisme du marché du travail aggravé par la crise

Si l’activité économique a mieux résisté à la crise, en France, que dans la moyenne des pays de l’OCDE, l’augmentation du chômage y a été plus marquée à partir de 2009 que chez plusieurs de ses voisins européens. Ce sont les catégories les plus fragiles de la population qui ont été les plus touchées.
Cette situation tient à deux spécificités françaises:
- les employeurs se sont adaptés à la baisse d’activité en diminuant les effectifs (flexibilité externe) plutôt qu’en diminuant le nombre d’heures travaillées (flexibilité interne), pendant que l’Allemagne, notamment, contenait l’augmentation du chômage par un recours plus fréquent au chômage partiel;
- la dégradation de la situation des salariés les plus précaires a accentué le dualisme du marché du travail, avec, d’une part, des travailleurs relativement protégés, à l’emploi plutôt stable et, d’autre part, des travailleurs plus exposés, à l’emploi temporaire et aux mobilités fréquentes et non volontaires.
2) Un financement de l’indemnisation du chômage difficilement soutenable

Le régime français d’indemnisation du chômage, tel qu’il est mis en oeuvre depuis la nouvelle convention de 2009, présente plusieurs caractéristiques qui le rendent plus protecteur que dans beaucoup d’autres pays: il est plus accessible, en raison d’une durée minimale de cotisation courte et d’une période de référence assez longue; le niveau d’indemnisation est plus élevé pour les salariés situés aux deux extrémités de l’échelle des revenus; il offre une durée maximale d’indemnisation plus longue, quoique réservée aux salariés les mieux insérés dans l’emploi. Il joue donc un rôle protecteur et contra-cyclique en offrant un revenu de remplacement aux demandeurs d’emploi. Toutefois, la durée de la crise a contribué à dégrader la situation financière de l’assurance chômage, mettant en cause la soutenabilité du régime. De 9 milliards d’euros en 2010, l’endettement de l’assurance chômage pourrait passer à 18,5 milliards en 2013. Cette évolution est aussi le résultat de la dérive persistante du régime d’indemnisation des intermittents du spectacle, dont le déficit annuel s’élève à 1 milliard d’euros au bénéfice de 3% seulement des demandeurs d’emplois. En outre, le régime d’assurance chômage a perdu de son efficacité en termes de couverture des demandeurs d’emploi: ainsi, le nombre de personnes indemnisées rapporté aux demandeurs d’emplois (44,8% en 2011) s’est réduit, en raison notamment de l’arrivée en fin de droits d’une part élevée de chômeurs. Le fort développement de l’indemnisation au titre de l’« activité réduite », qui permet de cumuler une activité à temps partiel ou à durée déterminée et une indemnisation au titre du chômage (45% des allocataires concernés en 2011) peut faciliter le retour à l’emploi, mais il faudra prévenir le risque que cette indemnisation devienne un complément de revenu destiné à des salariés durablement précaires. Enfin l’articulation du régime d’assurance chômage avec les régimes de solidarité (allocation de solidarité spécifique, RSA) est restée complexe et conduit à des ruptures dans la prise en charge de certains demandeurs d’emplois.
3) Des dispositifs peu efficaces face à la hausse du chômage

La France a abordé la crise avec des instruments de politique de l’emploi parfois obsolètes, dont l’efficacité s’est révélée décevante.
Les évolutions apportées en 2009 à l’indemnisation du chômage partiel, avec la création d’un nouveau régime plus favorable appelé « activité partielle de longue durée » (APLD), n’ont pas permis de la mobiliser de façon satisfaisante pendant la crise. Cette faible mobilisation du chômage partiel s’explique par une modernisation trop tardive du dispositif au regard de la conjoncture, par sa complexité et par son caractère financièrement peu attractif pour les entreprises. Par ailleurs, utilisés en France alors qu’ils ont quasiment disparu dans les autres pays, les contrats aidés, particulièrement ceux du secteur non marchand, n’ont pas permis d’obtenir des résultats satisfaisants en termes d’insertion durable en sortie de contrat. Ces résultats médiocres tiennent à un ciblage défaillant, des durées de contrat trop courtes et un accompagnement insuffisant des bénéficiaires.
4) Des politiques pas assez ciblées sur les publics en difficulté

La formation professionnelle continue requiert des financements considérables (plus de 31 milliards d’euros), dont près de la moitié est consacrée à l’indemnisation des stagiaires pendant la formation. Cet effort a tendance à reproduire, voire amplifier, les inégalités engendrées par le fonctionnement du marché du travail, la formation bénéficiant plus aux salariés déjà les mieux formés. L’effort de formation des demandeurs d’emploi est particulièrement insuffisant. Par ailleurs, les contrats aidés et les contrats de professionnalisation (contrats de travail prévoyant une formation en alternance) ont été trop peu orientés vers les moins diplômés, en contradiction avec les objectifs poursuivis. Il en est de même pour certains dispositifs de reclassement des demandeurs d’emploi – fusionnés en 2011 en un contrat de sécurisation professionnelle (CSP) – qui ont été mobilisés au profit des seuls salariés licenciés, alors que ceux-ci ne sont pas les seuls à nécessiter un accompagnement renforcé dans la recherche d’emploi. Ainsi, certains salariés arrivant en fin de contrat à durée déterminée ou de mission d’intérim devraient avoir accès au CSP ou à un accompagnement comparable.
5) Une gouvernance publique et paritaire complexe et insuffisamment coordonnée

Les actions menées par l’Etat, les régions, les partenaires sociaux, ainsi que leurs opérateurs (Pôle emploi, OPCA etc.) se superposent sans faire l’objet d’une véritable coordination. L’Etat joue un rôle d’impulsion déterminant dans l’orientation de la politique de l’emploi, mais la formation professionnelle continue est organisée par les partenaires sociaux, en lien avec les régions, dont les compétences pourraient être étendues. Cette multiplicité de centres de décision ne facilite pas la mise en place de politiques ciblées du marché du travail. Les réflexions actuelles sur la décentralisation doivent prendre en compte la nécessité d’une simplification radicale de ce dispositif complexe. Annoncée à l’occasion du sommet social du 18 février 2009, la création du fonds d’investissement social (Fiso) avait pour objet « de coordonner les efforts en faveur de l’emploi et de la formation professionnelle en consolidant différentes sources de financement ». Ce dispositif a rapidement disparu sans procurer les résultats escomptés. Quant au fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) créé en 2009 avec de fortes ambitions, ses résultats demeurent en-deçà des attentes initiales: la disproportion entre ses engagements, ses paiements et ses réalisations certifiées souligne la fragilité de cet instrument. Enfin, l’absence des régions dans les appels à projets, alors même que la loi en prévoyait la possibilité, a restreint ses moyens.
Conclusion

La Cour souligne les faiblesses du dispositif français d’intervention en faveur du marché du travail. Souvent anciennes, elles ont été accentuées par la crise intervenue en 2008. De ce fait, et en dépit des réformes nombreuses conduites au cours des dernières années, ce dispositif reste largement inadapté à un contexte de chômage durablement élevé. La Cour estime devoir alerter l’ensemble des acteurs concernés – Etat, régions, partenaires sociaux – et souligne la nécessité d’une inflexion dans la conduite des politiques en faveur du marché du travail.
Recommandations

Les principales recommandations concernant le régime d’indemnisation du chômage visent à:
- réviser l’ensemble des paramètres permettant de rétablir la situation financière du régime d’assurance chômage, notamment ceux du régime des intermittents du spectacle;
- rendre plus coûteuses les contributions des employeurs ayant le plus recours aux contrats courts (CDD et intérim);
- accroître les incitations au retour à l’emploi;
- renforcer la cohérence des prestations versées par les régimes d’assurance et de solidarité.
Parmi les 26 recommandations formulées par la Cour figurent également:
- le renforcement de l’attractivité des dispositifs de chômage partiel;
- la limitation des contrats aidés, notamment du secteur non marchand, aux publics prioritaires;
- le ciblage de l’offre de formation professionnelle par Pôle emploi vers les publics prioritaires;
- l’accès au contrat de sécurisation professionnelle en fonction de la distance à l’emploi et non de la situation juridique du bénéficiaire;
- la simplification dans le nouvel acte de décentralisation, des compétences et des décisions en matière d’emploi et de formation;
- l’amélioration de l’efficacité et de la transparence de la gestion du FPSPP.
Télécharger Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques, Synthèses - Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques, Allocutions - Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques, Communiques - Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques, Fiches - Marché du travail: face à un chômage élevé, mieux cibler les politiques.

http://www.ccomptes.fr/var/cdc/storage/images/187-20-fre-FR/Accueil.png Cuirfidh an Chúirt Iniúchóirí a phoibliú DÉ MÁIRT 22 Eanáir, tuarascáil ar pholasaithe an mhargaidh saothair. I gcomhthéacs ard dífhostaíochta, i gcás ina bhfuil sé riachtanach a choimeád ar bun le hinfhostaitheacht na daoine is leochailí d'fhorbairtí eacnamaíocha, pléann an tuarascáil seo polasaithe a obair níos fearr i margadh an tsaothair: sochar dífhostaíochta, cúnamh a comhtháthú nó athimeasctha agus oiliúna gairmiúla atá dífhostaithe. Níos mó...
23 janvier 2013

La demande de validation des acquis de l'expérience pour les diplômes technologiques et professionnels - DCG et DSCG

http://cache.media.education.gouv.fr/image/2011/13/4/NI-2011-21_202134.jpgPar Dominique Abriac, DEPP A1. Note d'information - N° 12.30 - décembre 2012. L’activité de validation des acquis de l’expérience (VAE) pour les diplômes technologiques et professionnels progresse de 4% en 2011, après le recul de 10% enregistré entre 2009 et 2010. Cette hausse s’explique en partie par l’introduction de deux nouveaux diplômes sur le marché de la VAE. Télécharger la version imprimable. Télécharger les données: tableaux et graphiques au format Excel.
Cette reprise de l’activité de la VAE s’observe à toutes les étapes du parcours: en amont avec une hausse de 2% des demandes déclarées recevables (demandes d’accès au dispositif) et en fin de parcours avec une augmentation de 2% des diplômes délivrés. Elle est portée en partie par l’ouverture à la VAE des deux diplômes comptables DCG et DSCG (diplôme de comptabilité et de gestion, diplôme supérieur de comptabilité et de gestion).
Passages concernant les deux diplômes comptables DCG et DSCG

Ce champ comprend l’ensemble des diplômes du second degré technologique et professionnel sous tutelle de l’éducation nationale, auxquels s’ajoutent des diplômes du supérieur (diplômes des métiers d’art ou DMA, brevets technologiques supérieurs ou BTS, diplômes supérieurs des arts appliqués ou DSAA, diplôme de comptabilité et de gestion ou DCG et diplôme supérieur de comptabilité et de gestion ou DSCG), ainsi que quatre diplômes placés sous double tutelle des ministères chargés de l’éducation nationale et des affaires sociales (diplôme d’État d’éducateur spécialisé ou DEES, diplôme d’État d’éducateur technique spécialisé ou DEETS, diplôme de conseiller en économie sociale et familiale ou DCESF et diplôme d’État de moniteur éducateur ou DEME)...
Avec une montée en charge progressive de laVAE dans les autres ministères, sa participation s’est peu à peu réduite: en 2010, il représente 45% des certifications ministérielles délivrées par la VAE, devant les ministères chargés de la santé et des affaires sociales (26%), le ministère chargé de l’emploi (19%) et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (hors BTS, DMA, DSAA, DCG et DSCG, 8%)...
Hors Mayotte, le nombre des livrets 2 déposés recule de 2% au niveau V entre 2010 et 2011, tandis qu’il progresse aux autres niveaux, notamment au niveau IV (+6%), tiré par la progression du DEME, et aux niveaux II et I portés par l’ouverture à la VAE des deux diplômes comptables (DCG et DSCG) pour lesquels plus de 500 livrets 2 ont été déposés et examinés pour la première fois en 2011...
Aux niveaux II et I, les deux diplômes comptables DCG et DSCG nouvellement ouverts à la VAE et qui représentaient déjà 1,6% des demandes recevables en 2010, intègrent en 2011 le palmarès des dossiers examinés en 19e et 15e positions (2,5% des candidats examinés)...
La VAE constitue l’autre mode d’accès aux diplômes à côté de la passation d’examens. Comme pour les résultats aux examens, les résultats de la VAE varient fortement selon le diplôme, mais avec des taux de certification qui apparaissent globalement plus faibles. En effet, les candidats examinés en VAE sont respectivement 22% et 38% à avoir obtenu la validation totale du DSCG et du DCG, 51% à 54% celle d’un BP, du DEES, du DEETS ou du DEME et respectivement 63%, 66%, 73% et 78% celle d’un BTS, d’une MC, d’un CAP ou d’un baccalauréat professionnel. Par comparaison, le taux de réussite à l’examen la même année est de respectivement 27% et 44% pour le DSCG et le DCG, 71% pour un BP ou un BTS...
Parmi les trente premiers diplômes examinés en VAE en 2011 (tableau 2), le taux de validation totale est le plus faible pour le DSCG (22%) et les BTS « Esthétique cosmétique » (19%) et « Opticien lunetier » (25%), les deux derniers connaissant aussi les taux d’échec (aucune validation) les plus importants (24 et 29%)...
Trois diplômes connaissent plus de validations partielles que de validations totales: le DSCG, le BTS « Esthétique cosmétique» et leBTS« Opticien lunetier »...
Pour ces diplômes les plus demandés,la part représentée par la validation de l’expérience dans le total des diplômes délivrés varie de 1% pour le baccalauréat professionnel « Comptabilité » et le CAP « Cuisine » à 10 et 11% pour le BP « Coiffure », le DSCG et le CAP « Petite enfance »...
Là où la participation de la VAE à la certification est la plus forte, on s’aperçoit que le diplôme peut se révéler incontournable pour mener à bien certains projets: le CAP « Petite enfance » est exigé pour se présenter au concours d’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM); le BP « Coiffure » est obligatoire pour ouvrir un salon; les diplômes sociaux d’éducateurs sont nécessaires pour obtenir la reconnaissance institutionnelle d’une fonction déjà occupée; le DSCG est requis pour accéder à la profession réglementée d’expert comptable. Télécharger la Note d'information - N° 12.30.
http://cache.media.education.gouv.fr/image/2011/13/4/NI-2011-21_202134.jpg By Dominique Abriac, DEPP A1. Backgrounder - No 12.30 - December 2012. Activity validation of acquired experience (VAE) for technological and vocational qualifications increased by 4% in 2011, after the fall of 10% recorded between 2009 and 2010. This increase is partly explained by the introduction of two new degrees on the market for VAE. Download the printable version. Download the data: tables and graphs in Excel. This upturn of VAE occurs at all stages of the course: upstream with an increase of 2% of applications declared admissible (access requests to the device) and the end of term with a 2% increase degrees awarded. It is supported in part by the opening of two degrees VAE accounting DCG and DSCG (degree in accounting and management, advanced diploma of accounting and management). More...
22 janvier 2013

La formation continue, un nouveau « business » pour l’enseignement supérieur?

conférence Pourseformer et EducprosFormation continue: comment développer son offre à destination des entreprises. Jeudi 14 février 2013, à Paris. Un événement proposé par L’Etudiant (Groupe Express Roularta) -  Paris 9e. Animé par Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l'Etudiant.
La formation continue, un nouveau « business » pour l’enseignement supérieur?

Si le terme ne fait pas l’unanimité, notamment au sein des universités, la formation continue représente bien une ressource supplémentaire non négligeable. Une trentaine d’écoles d’ingénieurs dépasse le million d’euros de chiffre d’affaires.
Les cinq premières universités françaises dans ce domaine réalisent plus de 5 millions de chiffre d’affaires par an. La première business school affiche 40 millions de CA annuel, soit 45% de son budget.
Création de filiale, recrutement de commerciaux, rénovation de l’offre de formation… les établissements s’organisent pour répondre aux besoins des entreprises.
Comment adapter son offre de formation à ces nouveaux besoins? Comment innover sur les modalités pédagogiques et utiliser au mieux le elearning? Quel préalable avant de pouvoir exporter sa formation continue? Faut-il s’associer avec un organisme de formation? Ces questions seront abordées lors de la conférence EducPros du jeudi 14 février 2013, sur le thème « Formation continue: comment développer son offre à destination des entreprises ».
La matinée sera consacrée aux retours d’expériences d’entreprises et à leurs besoins en matière de formation continue. L’après-midi, écoles et universités expliqueront comment elles ont pu y répondre et faire de la formation continue une activité rentable. Ont d’ores et déjà confirmé leur venue: Christian Forestier, administrateur général du CNAM; Claire Kecha de l’Opcalia; Marc Poncin, directeur du service de Formation Continue de l’Unistra (Université de Strasbourg); Bruno Bieder, président de Ponts Formation Conseil; Gilles Pouligny, directeur général adjoint en charge de la Formation Continue & des Partenariats pour le groupe IGS, Denis Genevois de la CGPME, Geoffrey Burns directeur du recrutement et porte parole de Capgemini, Christelle Crimetz, « Talent Development and Training Manager » chez Assystem, Olivier Le Fournier de Paris Executive Campus et Hervé Borensztejn, directeur de Karistem, cabinet de conseils RH.
Programme de la journée:

Répondre aux nouveaux besoins de formation des entreprises
: l’ère des formations sur mesure: séminaires courts ou longs, « intra » ou « inter » entreprises, MBA à temps plein ou temps partiel, mastères spécialisés...
Faire de la formation continue une activité rentable.
Développer son activité de formation continue à l’international
.
conference and Pourseformer Educpros Training: how to develop its offer to businesses. Thursday, February 14, 2013 in Paris. An event proposed by the Student (Groupe Express Roularta) - Paris 9th. Powered by Emmanuel Davidenkoff, editor of the student. More...
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