Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Formation Continue du Supérieur
8 octobre 2011

Les masters enseignants en alternance fonctionnent plutôt bien

http://www.vousnousils.fr/wp-content/themes/vousnousils_theme/images/logo-vousnousils.pngPropos recueillis par Charles Centofanti. Dans le pro­lon­ge­ment de la "mas­te­ri­sa­tion", la réforme de la for­ma­tion des pro­fes­seurs mise en place en 2010, de nou­veaux mas­ters (bac +5) en alter­nance sont expé­ri­men­tés depuis la ren­trée pour pré­pa­rer les étudiants aux métiers de l'enseignement. Gilles Baillat, pré­sident de la Conférence des direc­teurs d'IUFM, dresse un pre­mier bilan du dispositif.
Comment se déroule l'expérimentation des mas­ters en alter­nance pour les enseignants?

Plutôt bien pour les étudiants qui veulent deve­nir pro­fes­seurs des écoles, soit la très grande majo­rité du public concerné. Le minis­tère tablait sur 8 aca­dé­mies « pilotes » et 16 sont fina­le­ment impli­quées, soit une tren­taine d'universités dont une dizaine for­te­ment inves­tie. Les IUFM sont la che­ville ouvrière de cette expé­ri­men­ta­tion et cela fonc­tionne car les uni­ver­si­tés volon­taires ont trouvé des ser­vices aca­dé­miques moti­vés. Dans mon aca­dé­mie à Reims, nous avons lancé l'appel à can­di­da­tures en juillet et nous avons eu 50 can­di­dats pour 30 places, ce qui nous a per­mis d'opérer une sélec­tion. A Créteil et à Versailles, il y a eu davan­tage de dif­fi­cul­tés pour trou­ver des volontaires. Pour les UFR qui portent les mas­ters d'enseignement en col­lèges et lycées, l'alternance fonc­tionne moins bien. Ce type de for­ma­tion est plus com­pli­qué à mettre en place du fait de la raré­fac­tion des étudiants dans cer­taines disciplines.
Comment réagissent les enseignants?

Les équipes péda­go­giques se sont mobi­li­sées dans les uni­ver­si­tés. La plu­part des ensei­gnants jugent inté­res­sante l'initiative du « par­cours alterné », per­çue comme une bonne oppor­tu­nité d'acquérir une pre­mière expé­rience à la tenue de classe. Cependant, beau­coup d'enseignants en IUFM constatent que la rému­né­ra­tion des étudiants est très faible. Théoriquement, pour une jour­née par semaine en res­pon­sa­bi­lité d'une classe d'octobre à juin, les étudiants peuvent tou­cher jusqu'à 6000 euros. Dans les faits, ils gagnent 4000 euros.
En quoi le dis­po­si­tif se dis­tingue de l'année de stage pro­po­sée aupa­ra­vant par les IUFM?

Il s'en dis­tingue assez peu, au moins pour le 1er degré. Il y a encore deux ans, les sta­giaires en IUFM étaient en forma­tion toute la semaine et ils réa­li­saient un stage filé d'une jour­née par semaine. Ils avaient en plus trois semaines de stages grou­pés, contre deux semaines aujourd'hui. La grande dif­fé­rence c'est qu'ils étaient payés 16400 euros net, ce qui a généré d'énormes écono­mies. Les étudiants qui ont can­di­daté aux mas­ters en alter­nance sont sur­tout les étudiants bour­siers. La réforme a mis en dif­fi­culté une pro­por­tion signi­fi­ca­tive d'étudiants même si, ceux qui ont accès au dis­po­si­tif, en sont contents.
Qui sont les étudiants concer­nés par l'alternance et com­ment sont-ils sélectionnés?

Il s'agit à 80% d'étudiants ins­crits en mas­ter ensei­gne­ment, éduca­tion et for­ma­tion qui veulent deve­nir pro­fes­seurs des écoles. Certains, moins nom­breux, se des­tinent au métier de conseiller prin­ci­pal d'éducation. Ils sont sélectionnés sur des cri­tères aca­dé­miques, puis sur cri­tères sociaux. Comme ils doivent suivre un mas­ter avec en plus une année très lourde à gérer avec des cours à pré­pa­rer, il faut que ce soient de très bons étudiants, avec les épaules solides. Ensuite, à niveau égal, nous pri­vi­lé­gions les boursiers.
Cette offre de for­ma­tion doit-elle être géné­ra­li­sée à toutes les universités?

L'expérimentation a com­mencé en juin/juillet avec juste les encou­ra­ge­ments du minis­tère... Mais les par­cours de forma­tion alter­nés sont appe­lés à se géné­ra­li­ser. La cir­cu­laire minis­té­rielle (du 22 sep­tembre 2011) annonce leur exten­sion, nor­ma­le­ment, à toutes les uni­ver­si­tés dans les années à venir.
Comment sont sélec­tion­nés les ensei­gnants qui encadrent les "appren­tis" profs?

Les étudiants en stage béné­fi­cient d'un double enca­dre­ment. Le direc­teur de l'école qui les accueille est censé les aider. Et des ensei­gnants expé­ri­men­tés rendent visite aux sta­giaires pour les aider avant la classe. Ces « tuteurs » élaborent ensuite un rap­port de stage qui compte dans l'évaluation.
Les établis­se­ments en zone "dif­fi­cile" sont-ils rete­nus pour accueillir des étudiants en alter­nance, pour mieux les pré­pa­rer à ce qui les attend
?
Ils sont évités. Les ser­vices aca­dé­miques ont joué le jeu. Le choc serait trop impor­tant. Ceci dit, les sta­giaires n'ont pas la même classe en res­pon­sa­bi­lité toute l'année. Si au début cela paraît impen­sable, il n'est pas exclu qu'ils se confrontent à des classes plus dif­fi­ciles en fin d'année.
Faut-il craindre une for­ma­tion à deux vitesses, avec d'un côté les étudiants qui auront béné­fi­cié de l'alternance et les autres?

Oui, clai­re­ment. Car ce n'est pas du tout la même for­ma­tion! Ceux qui auront béné­fi­cié de l'alternance seront mieux « armés ». Mais c'est com­pli­qué et coû­teux à géné­ra­li­ser. 750 étudiants sont concer­nés en France par le par­cours en alter­nance. Il fau­drait mul­ti­plier ce nombre par 60 pour en faire pro­fi­ter tout le monde. Dans le contexte bud­gé­taire actuel, cela paraît inenvisageable.
http://www.vousnousils.fr/wp-content/themes/vousnousils_theme/images/logo-vousnousils.png Intervjuu Charles Centofanti. Kooskõlas "mastering" reform õpetajakoolituse loomisest 2010, uus kapten (bac +5) on vaheldumisi kogenud alates septembrist valmistada üliõpilasi ette karjääri õpetamine. Baillat Gilles president direktorite konverents IUFM tehakse kokkuvõtteid seade. Velle...
8 octobre 2011

Financement de l'enseignement superieur: quel rôle pour les entreprises ?

http://www.institut-entreprise.fr/typo3temp/pics/dd42f40ef1.jpgPar Pierre-André Chiappori, professeur d’économie à l’Université de Columbia. Télécharger l'étude Le financement de l'enseignement supérieur: quel rôle pour les entreprises? En 2007, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités a consacré le principe d’autonomie des établissements d’enseignement supérieur. Le rapport Aghion, remis en janvier 2010 à Valérie Pécresse, a posé de nouveaux jalons. Au-delà de la question de l’autonomie et de celle de la gouvernance des universités, se pose aussi celle de leurs ressources: la mondialisation de l’enseignement supérieur implique une logique de concentration des acteurs et des investissements massifs, face auxquels les dotations publiques dont bénéficient les universités françaises apparaissent bien insuffisantes.
Début 2010, le Président de la République a appelé à la mise en place d’un système de "contractualisation" permettant de drainer l'argent des entreprises pour contribuer au financement des universités. A ce jour, la définition de ce système de « contractualisation » reste floue; en particulier, elle laisse de nombreuses questions dans l’ombre: estimation des montants qui pourraient être effectivement levés (au regard, notamment, des comparaisons internationales), intérêt à agir des entreprises, implication de ces dernières dans la gouvernance des universités.
Dans son rapport, Pierre-André Chiappori, Professeur d’économie à l’Université de Columbia, dessine les conditions d’un nouvel équilibre entre l’investissement public, d’une part, et la contribution des ménages et des entreprises, de l’autre, dans le financement de l’enseignement supérieur français. Au-delà, il plaide pour une véritable révolution culturelle, autour de trois mots d’ordre: la recherche française prend un retard préoccupant; un effort important et immédiat est indispensable; et l’État ne pourra être la source unique, ni même principale, de cet effort. La renaissance de notre recherche doit devenir un impératif national, qui ne sera possible qu’avec la contribution de tous, et au premier rang de celle du secteur privé.
4. La gouvernance des universités

Dans la plupart des entretiens avec des chefs d’entreprise, la notion de gouvernance des établissements revient comme l’un des problèmes majeurs rencontrés par les entreprises. Lorsqu’elle envisage une contribution financière, l’entreprise appliquera la même logique de « due diligence » que pour tout investissement; elle prendra en compte le plan stratégique, les risques, la capacité de l’établissement à gérer les fonds et les utiliser de façon optimale, à rendre compte de leur utilisation, etc. Le système de gouvernance des universités stricto sensu est rarement compatible avec ces exigences. La structure même du conseil d’administration, qui fait une part importante à des représentants internes élus avant tout sur une logique professionnelle ou syndicale, et son horizon, nécessairement limité, ne favorisent ni la définition d’une stratégie de long terme ni sa mise en oeuvre volontariste et efficace. Par ailleurs, le fait que la même structure décide en dernier ressort à la fois de questions stratégiques et de problèmes purement scientifiques pose naturellement question: si une représentation plus importante du monde extra-universitaire est certainement souhaitable, elle peut soulever de délicats problèmes d’indépendance scientifique. La solution américaine repose sur une dichotomie claire entre le Board of Trustees, en charge des aspects stratégiques, et les instances académiques – sénat, comités ad hoc, etc. – qui conseillent le président et le provost (en charge des dimensions académiques et budgétaires de l’Université, le « provost » (recteur) est responsable de la planification à long terme, et de la coordination des fonctions administratives et support de l’Université dans leurs relations au monde académique) sur les questions scientifiques au sens large. Le lecteur est renvoyé au rapport Aghion pour une analyse précise de ces mécanismes; il y trouvera aussi une discussion de leur application au cas français.
Là encore, les fondations universitaires ont un rôle central à jouer. Une restructuration d’ensemble de la gouvernance des universités est une réforme nécessaire, mais lourde et politiquement périlleuse; sa mise en place dans un avenir proche est pour le moins incertaine. En revanche, les fondations offrent une flexibilité beaucoup plus grande; les équiper d’un mode de gouvernance approprié constitue un objectif parfaitement réalisable. Ainsi, des établissements comme la Paris School of Economics (PSE) ou la Toulouse School of Economics (TSE) se sont dotés d’une structure de gouvernance remarquablement adaptée. De façon peu surprenante, TSE et PSE constituent justement des succès en matière de financement privé, avec des endowments d’origine privée de plusieurs dizaines de millions.
Pierre-André Chiappori est professeur d’économie à l’université de Columbia. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de mathématiques et docteur en économie, Pierre-André Chiappori a été directeur de recherches au CNRS, il a enseigné à l’université Paris I, à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), à l’Ecole Polytechnique et à l’ENSAE avant de rejoindre l’université de Chicago comme professeur d’économie. Il est membre du corps enseignant à Columbia depuis 2004. Télécharger l'étude Le financement de l'enseignement supérieur: quel rôle pour les entreprises?
Voir aussi sur le blog: Sondage: les problèmes des universités vus par les Français, Les entreprises peuvent-elles sauver l'enseignement supérieur? Universités: qui veut des droits de scolarité à l’américaine? Le budget par étudiant dans les universités françaises est préoccupant.

http://www.institut-entreprise.fr/typo3temp/pics/dd42f40ef1.jpg By Pierre-Andre Chiappori, Professor of Economics at Columbia University. Download the study funding of higher education: what role for business? In 2007, the law on the freedoms and responsibilities of universities established the principle of autonomy of higher education institutions. The Aghion report, issued in January 2010, Valérie Pécresse, has set new standards. Beyond the issue of autonomy and that of university governance, there is also that of their resources: the globalization of higher education implies a strategy to focus the actors and massive investment, against which the allocations public enjoyed by many French universities appear insufficient. See also the blog: Poll: problems seen by the French universities, enterprises can they save higher education? Universities: which means tuition at the U.S.? The budget per student in French universities is concern. More...
8 octobre 2011

Sondage: les problèmes des universités vus par les Français

Interrogés à l’occasion d’un sondage réalisé par Occurrence-Institut de l’entreprise, les Français estiment à 58% que l’Université manque de moyens financiers et à 46% que les enseignements dispensés dans les universités françaises sont insuffisamment adaptés au marché du travail. La faible performance des universités françaises en matière de recherche et la faible qualité des enseignements à l’université ne constituent pas de problèmes majeurs pour les Français.
La question de l’Université renvoie les Français à leurs préoccupations immédiates: les moyens financiers et l’emploi

A la question "D’après vous, quels sont les principaux problèmes auxquels les Universités françaises sont aujourd’hui confrontées?", 58% des Français répondent « le manque de moyens financiers », que ce soit pour financer la recherche, les enseignements ou encore les infrastructures. Par ailleurs, pour 46% d'entre eux, les enseignements dispensés dans les universités françaises sont insuffisamment adaptés au marché du travail.
Le manque de moyens financiers est particulièrement souligné par les plus jeunes (63% des 18-24 ans et 70% des 25-34 ans, contre 58% pour l’ensemble de la population), les catégories populaires (71%) et les sympathisants de gauche (67%). Les 35-49 ans soulignent quant à eux davantage l’inadaptation des enseignements au marché du travail (54%, contre 46% pour l’ensemble de la population), de même que les CSP+ (55%) et les sympathisants de droite (53%).
Attractivité, complexité administrative, effectifs surnuméraires et performance des universités sont reléguées au second plan

La question de « la faible attractivité pour les enseignants-chercheurs » est citée par 24% des français (29% des CSP+.)
Vient ensuite « la complexité administrative » (21%) puis« un nombre excessif d’étudiants », cité par 19% des français.
Seulement 14% des sondés pointent du doigt « la faible performance des universités françaises en matière de recherche ». Par ailleurs,« la faible qualité des enseignements » ne constitue pas – si tant est d’ailleurs qu’elle soit avérée – un problème majeur pour les universités selon les Français.
Commentaire de l’Institut de l’entreprise sur le sondage

Le sondage Occurrence sur « les problèmes des universités vus par les Français » met en évidence la perception par l’opinion du sous-financement des universités. Cette perception est étayée dans les faits par la dernière enquête « Regards sur l’éducation » de l’OCDE, qui fait figurer le budget par étudiant dans l’enseignement supérieur français tout juste au dessus de la moyenne de l’OCDE, mais loin derrière les Etats-Unis, le Canada, la Suisse, la Suède ou la Norvège.
S’il faut saluer à cet égard la politique de rattrapage initiée par le gouvernement avec le lancement des Investissements d’Avenir, il apparaît toutefois que les efforts budgétaires ne seront pas suffisants pour répondre aux besoins d’un système d’enseignement supérieur et de recherche performant sur le long terme.
Ceci vient confirmer l’analyse proposée par Pierre-André Chiappori qui, dans le dernier rapport de l’Institut de l’entreprise « Financement de l’enseignement supérieur: quel rôle pour les entreprises », plaide pour un nouvel équilibre entre l’investissement public, d’une part, et la contribution des ménages et des entreprises, de l’autre, dans le financement de l’enseignement supérieur français, en s’appuyant sur une étude comparative France/Etats-Unis/ Royaume-Uni.
Si le rapport de l’Institut de l’entreprise encourage les entreprises à prendre conscience de leur responsabilité dans le maintien d’une recherche compétitive en France, il considère toutefois que leur soutien financier doit s’inscrire dans une logique incitative et non coercitive. Afin d’éviter toute logique « de guichet », ce soutien devrait s’adresser en priorité aux universités qui se seront le plus engagées dans la formalisation de leur stratégie en matière de recherche, et la clarification de leur structure de gouvernance. Cela passe par exemple, par la création de fondations d’université ou par le financement de chaires, comme le détaille le Professeur Chiappori dans son rapport.
Dans ce cadre, la diffusion de bonnes pratiques tant en matière de professionnalisation de la levée de fonds, du côté des universités, qu’en matière de processus de sélection des projets de recherche ou d’enseignement, du côté des entreprises (tel l’exemple du Fonds Axa pour la Recherche), pourraient permettre à moyen terme de lever des montants significatifs auprès du secteur privé tout en apportant un soutien efficace et qualitatif au processus de réforme de l’enseignement supérieur initié par la loi LRU.
Méthodologie

Sondage exclusif Occurrence/L'Institut de l'Entreprise réalisé par téléphone les 29, 30 septembre et 1er octobre 2011 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 1007 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
Zapytany w trakcie badania przez Występowanie-Enterprise Institute, szacunek francuskich, że 58% brak uczelni funduszy i 46%, że lekcje prowadzone w uczelniach francuskich są wystarczająco dostosowane do rynku pracy. słabe wyniki francuskich uczelni w dziedzinie badań i niskiej jakości nauczania na uniwersytecie nie są poważne problemy dla Francuzów. Więcej...
8 octobre 2011

Sarkozy's reforms herald French 'Ivy League'

http://pagead2.googlesyndication.com/pagead/imgad?id=CICAgMDO7eGaChDGAxiDATIIjdv8uaBs6s8By Jack Grove. New 'Sorbonne League' at heart of effort to create world-class elite. Jack Grove reports from Paris. Radical plans to create a French "Ivy League" are gathering pace as the first winners of a new elite universities scheme worth €7.7 billion (£6.6 billion) start to receive cash.
The Initiative d'Excellence (Idex) scheme is part of the biggest shake-up in French higher education for almost 40 years. It is designed to establish five to seven "world-class" universities capable of competing internationally for the best students and academics.
Driven by President Nicolas Sarkozy, the proposed "Sorbonne League" will require non-selective universities, the highly selective grandes écoles and France's independent research organisations, such as the National Centre for Scientific Research, to work together for the first time in exchange for investment.
Three of these academic "clusters" - the University of Bordeaux (which comprises eight institutions), the University of Strasbourg (a merger of three Strasbourg universities, various grandes écoles and specialist schools) and the University of Paris Sciences et Lettres (integrating 13 institutions) - were selected in late June for a state endowment of €1 billion each, which should yield an annual income of up to €40 million.
Initial funds of €10 million will be given to each of these clusters over the next few months to push forward the reforms and the endowment in early 2012.
A second call for Idex members is under way and three or four more groupings will be selected for endowments, while partial mergers of other universities and grandes écoles will create 15 to 20 more comprehensive universities.
Such heavy investment in the context of cuts in other public funding and fears over the level of national debt is not, however, the most revolutionary aspect of the project.
Backing selected universities will lead to a stratification of the French system that runs contrary to the existing egalitarian model, in which all French universities are considered more or less equal and students in general attend their local institution.
Edouard Husson, vice-chancellor of the universities of Paris, said that establishing a hierarchy of universities was vital to competing on the international stage.
"Regional universities will be very successful in certain fields and will be important in terms of improving students' employability," he said.
"But our hope is that there will be four comprehensive universities in Paris and at least two will be very competitive."
Universities, grandes ecoles, specialist schools and research organisations will retain their often unique legal status, staff and selection procedures despite the mergers, but the new partnerships may allow universities to be considered as a single entity and therefore climb world ranking tables, in which France has performed poorly in recent years.
The universities that receive endowments will also be required to work more closely with business to commercialise research and form spin-off companies.
Nearly €22 billion from a €35 billion "Investing in the Future" fund will be focused on higher education, with independent experts picking the best ideas, rather than ministers.
"We are open to business - this is a huge change," said Laurent Wauquiez, minister of higher education and research. "If you had asked a professor 10 years ago if he had any links with business, he would have said, 'No - I am not here to provide slaves for companies.' Now these two areas are working together."
Readers' comments: France will not have thoroughly dealt with its problems until the CNRS (with many mediocre people who have research-only appointments for life) has been radically reformed. CNRS intellectually, and indirectly financially, saps the French University system...
8 octobre 2011

SVEA Final Conference "Next Generation Learning - How to Integrate Social Media in Vocational and Adult Training"

http://www.svea-project.eu/uploads/tf/svea_header_fin_re.jpgOn the 23rd November 2011 the Next Generation Learning Conference, Brussels, Belgium, will offer a unique opportunity to discuss the benefits arising from the growing use of social media in vocational and adult training.
Facebook, Twitter, YouTube, Delicious, blogs and wikis are already common tools used socially to exchange knowledge and information throughout the online global community. But how can we integrate such tools in our training environments to offer a compelling training experience within the vocational and adult training field? And how can those instruments be used to improve the organisational development of a training institution?
Through the participation of international experts, researchers and stakeholders, the Next Generation Learning Conference will provide some answers to these questions and will present a range of suggestions for trainers to maximise the benefits resulting from the adoption of social media in their area of vocational education.
Keynote speakers
, Professor Gráinne Conole and Ms. Helen Keegan, recognised internationally for their expertise in online learning, will introduce recent developments and trends in the field and draw conclusions about “the Future of Learning”. Dr. Lieve Van den Brande will highlight the
most recent plans of the European Commission on e-education.
Furthermore, there will be two parallel workshops that will explore the key issues and benefits of using social media in both teaching and learning and in the management of training institutions:
The first workshop will target the management of training institutions and will show, though practical examples, how organisational processes in training institutions can be optimized through the use of social media. The second workshop will be tailored around the needs of trainers and will highlight the opportunities and benefits connected to the use of web 2.0 in training, while at the same time underlining the resistance that needs to be overcome to guarantee a successful and productive use of those tools for learning purposes.
The Next Generation Learning Conference is the final event of the EU funded SVEA project and is open to all learning practitioners, trainers, curriculum designers, directors and managers of training institutions. A provisional program can be found here. More detailed information will become available in the coming weeks. Online registration is open till 16 November 2011.
7 octobre 2011

La rentrée universitaire 2011

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-05/2010-05-20/article_matignon.JPGLe ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche a présenté une communication relative à la rentrée universitaire 2011 au Conseil des ministres du 5 octobre 2011.
La priorité de cette rentrée a été l’amélioration des conditions d’études avec la réalisation de la promesse du Président de la République d’un dixième mois de bourses qui sera versé sur l’année universitaire 2011-2012. L’attribution de ce dixième mois s’inscrit dans une politique de transformation en profondeur du système de bourses depuis cinq ans au bénéfice des classes moyennes modestes et des plus défavorisés.
Cette rentrée bénéficie par ailleurs des résultats de cinq ans de réformes profondes et d’investissements sans précédent dans l’enseignement supérieur.
L’autonomie est aujourd’hui acquise. 90 % des universités sont autonomes. En 2012, l’objectif d’un passage à l’autonomie de l’ensemble des universités sera atteint. Les universités se sont ainsi vu transférer la responsabilité de 7,3 milliards d’euros de masse salariale et de 125000 emplois. La dernière étape de l’autonomie, la dévolution du patrimoine, a commencé avec Clermont 1, Toulouse 1 et Poitiers.
Parallèlement, la logique de regroupement et de fusion se poursuit avec la constitution de 21 pôles régionaux d’enseignement supérieur (PRES) et la concrétisation des projets de fusion d’universités. La création de l’Université d’Aix-Marseille est désormais prévue au 1er janvier 2012 ainsi que la création de l’Université de Lorraine.
Derrière ces évolutions, il y a des bénéfices tangibles pour chacun des acteurs de l’université, et notamment pour les étudiants. Le changement dans le rythme des études favorise leur réussite: la quasi totalité des universités ont mis en place des prérentrées au cours desquelles les étudiants sont accueillis et accompagnés.
Les universités se sont appropriées la mission d’insertion professionnelle que leur confère la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, avec une ouverture à l’entreprise: essor des stages (plus de 30% des étudiants ont effectué un stage en 2009-2010) et de l’alternance (une formation sur quatre est proposée en alternance), multiplication des partenariats économiques avec la création de 41 fondations. Par ailleurs, la réforme de la licence prévoit la définition des référentiels de compétences en collaboration avec les employeurs potentiels et l’intégration des stages.
Grâce à l’ensemble de ces réformes, l’université est redevenue attractive. 40000 étudiants supplémentaires se sont inscrits à l’université par rapport à la rentrée 2010.
http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2010-05/2010-05-20/article_matignon.JPG Kõrghariduse ja teadusminister tutvustas raamatut õppeaastal 2011 ministrite nõukogu 5. oktoober 2011.
Prioriteediks sel sügisel on parandada hariduse realiseerimise lubadus President Vabariigi kümnenda kuu stipendiumi makstakse üle õppeaastal 2011-2012.
Jaotamise kümnenda kuu on osa poliitikast sügavalt ümberkujundamine stipendiumite süsteemi viie aasta jooksul kasu madala ja keskmise klassi vaesed.
Taga on ka tulemusi viie aasta sügav reforme ja enneolematu investeeringuid kõrgharidusse.

Iseseisvus on nüüd antud
. Velle...
7 octobre 2011

How to create a world-class university

http://www.universityworldnews.com/layout/UW/images/logoUWorld.gifBy Yojana Sharma. Although some of the world's top-ranked institutions such as Harvard, Cambridge and Oxford are hundreds of years old, a series of case studies of successful world-class research universities, prepared by the World Bank, shows that a faster and more effective approach to achieving world-class status is to establish a new institution.
The just-released World Bank study, titled The Road to Academic Excellence: The making of world class research universities, found that new universities can grow into top quality research institutions within two or three decades when academic talent, financial resources and governance - particularly autonomy and academic freedom - are present from the start.
World Bank tertiary education coordinator Jamil Salmi, who co-authored the Ford Foundation-funded study with Philip Altbach of Boston University's Centre for International Higher Education, told a press conference in Washington on Thursday 6 October: "With proper leadership and vision, existing research universities can drastically improve the quality of their teaching and research."
But new universities also "have the potential of growing into high quality research institutions within two or three decades."
The new study looks at how some of the most successful institutions in Africa, Asia, Latin America and Eastern Europe are "outpacing the smartest companies with their original research."
The 11 successful universities studied in detail reveal how they became great in a short space of time. They include Hong Kong University of Science and Technology, Shanghai Jiaotong University in China, Pohang University of Science and Technology in South Korea, the National University of Singapore, the Indian institutes of technology, the University of Ibadan in Nigeria, Monterray Institute of Technology in Mexico, Russia's Higher School of Economics and universities in Chile. Salmi said that even though the sample of institutions was too small to be fully conclusive, the studies seemed "to suggest that establishing a new institution is a relatively faster and more effective approach.
"You need to be sufficiently innovative to represent a convincing alternative to existing institutions. And this seems to me easier to achieve when you focus on a niche programme, as demonstrated by the experience of the Indian institutes of technology or the Pohang University of Science of Technology or the Hong Kong university of Science and Technology," he said.
However Pakistan's Shams Kassim Lakha, former president of the Agha Khan University in Karachi, told the conference it was just as important to have excellence in research in the social sciences, the humanities and arts as in the sciences. "Is it really necessary to invent another iPad when systems of governance are failing?" he asked.
Talent is key
Top-performing research universities share three common characteristics - a high concentration of talented academics and students, significant budgets and strategic vision and leadership, according to the authors.
"Global talent search seems to be one of the most powerful accelerating factors" towards world-class status for research universities whether they are in a poor or rich country, and whether they are small or big, said Salmi. "It is all about talent."
According to Salmi, what distinguishes successful East Asian universities from the rest of the world is an emphasis on international staff and students.
"Both Shanghai Jiaotong University [China] and Pohang University of Science and technology [South Korea] made a strategic decision to rely principally on Chinese or Korean academics trained in the best universities in North America or Europe and, to a large extent, to recruit highly qualified foreign faculty," he noted in the study.
But he acknowledged that new research universities face special challenges in attracting top academics and good students. One of the most successful examples in the study, Hong Kong University of Science and technology, "pushed this logic to the extreme," according to Salmi
"The rapid development and rise of the new university can be attributed in large part to its systematic policy of giving priority to outstanding Chinese from the diaspora for staffing the initial contingent of academics."
This enabled the institution to become a node for disseminating global knowledge within the country and region and to contribute to global knowledge, an important characteristic of world-class institutions.
High cost
But setting up top universities can cost millions of dollars. For example, the authors show that in late 2007, Saudi Arabia announced plans for a new US$10 billion graduate research university; Pakistan plans to spend $750 million for each of its new universities of engineering, science, and technology during the next few years; and the school of medicine established by Cornell University in Qatar in 2002 cost $750 million. Many countries cannot afford this. "But our view is that virtually all countries deserve a research university - at least one. They might not all be Oxford or the Sorbonne, but they all need to be able to play on the global stage," said co-author Philip Altbach.
"If they are not producing Nobel prize-winning knowledge, they need to be able to use Nobel prize-winning knowledge, and to make it available to their broader ecological [knowledge] system within the country and within the region."
But the authors acknowledge that many countries would also be better off initially focusing on developing the best national universities possible. Higher-level research institutions in Sub-Saharan Africa that provide quality education and conduct relevant applied research can play a key role in training skilled workers to be "fluent" in the latest technologies and apply them in industries, they said.
Other characteristics
But outstanding universities cannot exist in isolation, according to Salmi and Altbach. "We are convinced that these institutions must be parts of successful and diversified higher education systems with other kinds of post-secondary institutions that serve different needs in society," said Altbach.
World-class universities thrive in environments that foster competitiveness, unrestrained scientific inquiry and academic freedom, critical thinking, innovation and creativity. In addition, institutions that have complete autonomy are more flexible because they are not bound by cumbersome bureaucracies and can quickly respond to the demands of a rapidly changing global market. Despite its huge investment in upgrading universities in an ambitious initiative to have a handful of world-class institutions, in this respect "China certainly faces a big problem", according to Salmi. "We read every day...about further restrictions to the use of the internet and to academic freedom and I am not sure it's compatible with having apex institutions."
But Luck plays an important role too.
"Sometimes the best-laid plans go awry," said Altbach. "Not all of these effort will yield results even if some of the terms and conditions, or even if all of the terms and conditions, are fulfilled in the process of development."
Although the focus was on successful examples, particularly in Asia, "many valuable lessons can also be drawn from the African case studies which serve as a stern warning that success is fragile and that prestigious universities, just like famous empires, are prone to fateful destinies should the fundamental enabling conditions disappear," said Salmi, referring to institutions in Nigeria in particular.
* Philip Altbach and Jamil Salmi (eds) (2011) The Road to Academic Excellence: The making of world class research universities. World Bank. See also Examining The World Bank’s Papers on Higher Education Since 1994.
Related links
GLOBAL: Building a new world-class university.
Obstacles on road to world class universities.
UK: Challenges facing world-class universities.
ASIA: Hong Kong's rising university star.
ASIA: Going for world-class research universities.
7 octobre 2011

5 points pour comprendre la Période de Professionnalisation

Le GREP RH, site des relations Ecoles-EntreprisesLa période de professionnalisation est un dispositif destiné aux salariés qui se trouvent fragilisés dans leur employabilité.

1- Un dispositif pour quoi faire?
La période de professionnalisation est avant tout un dispositif de formation, qui existe depuis 2004, destiné en priorité à des catégories de salariés qui se trouvent fragilisés dans leur employabilité, dans différentes circonstances: après une longue absence consécutive à une maternité ou une adoption, parce que leur emploi est impacté par une évolution technologique rapide et sensible, pour favoriser l’accès (ou le maintien) à l’emploi de travailleurs handicapés, …
Ce qui est commun à ces différents cas, c’est la nécessité de mettre en place une formation lourde … et donc coûteuse pour l’entreprise, afin de donner aux salariés concernés, les compétences indispensables à leur employabilité. Dans le cadre de la période de professionnalisation l’employeur ne supportera pas tout seul le coût de la formation, qu’il partagera avec un organisme extérieur (qu’on nomme un OPCA, qui dépend de la branche professionnelle à laquelle appartient l’entreprise et auquel cette dernière cotise obligatoirement).
2- Quels sont les publics concernés?

La loi détermine des principes généraux, qui correspondent globalement aux cas évoqués plus haut, et quelques autres (par exemple : salariés de plus de 45 ans, ou prévoyant de créer son entreprise). Mais dans la plupart des cas, des textes définis au niveau de la branche à laquelle appartient votre entreprise (et donc équivalent à une annexe de votre Convention Collective) déterminent les publics concernés, les thèmes de formation possibles, et l’OPCA qui va intervenir dans le co-financement éventuel de la formation. Il est donc judicieux de s’adresser à votre DRH, ou aux syndicats présents dans votre entreprise.
3- Les étapes incontournables

La première étape est de définir quel est l’objectif de la formation, c'est-à-dire dans quelle mesure elle va permettre d’acquérir des compétences qui favoriseront l’accès ou le maintien dans l’emploi. Il va ensuite être question (avec les ressources internes ou externes à l’entreprise) de définir le dispositif de formation adapté: objectifs, durée, planning, modalités pédagogiques, …
Il s’agira ensuite de monter un dossier, destiné à demander à l’OPCA sa participation au financement de la formation; cela consistera à expliquer le contexte dans lequel la formation se révèle indispensable, le dispositif de formation prévu, les coûts engagés dans ce cadre. La décision de co-financer ce dispositif revient, en dernier ressort, à l’OPCA.
4- En période de professionnalisation, quels sont les droits et les devoirs du salarié?

Votre entreprise peut vous demander de réaliser tout ou partie de la formation hors de votre temps de travail, dans la limite de 80 heures par an. Dans ce cas, votre employeur doit s’engager sur les incidences éventuelles de la formation, par exemple quant au poste qui pourra vous être confié par la suite, en termes de classification, de rémunération, etc ...
Pour le reste, vous êtes soumis à vos conditions habituelles d’emploi.
5- Que peut-on dire des expériences passées?

Après des débuts discrets en 2004 et 2005, la période de professionnalisation a connu un succès croissant dans de très nombreux secteurs d’activité. Certains l’ont même mis en œuvre pour des formations de quelques dizaines d’heures. S’il est trop tôt pour en tirer un bilan précis en matière d’efficacité, les premières expériences sont encourageantes. A titre d’exemple, de nombreux informaticiens experts sur des technologies vieillissantes ont ainsi pu être réorientés, grâce à la période de professionnalisation, vers la maîtrise des outils de développement sur Internet.
Voir aussi Faiblesses des contrats et périodes de professionnalisation selon la Cour des comptes et Les périodes de professionnalisation, dernière mise à jour du ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité.

7 octobre 2011

Primaire socialiste: que pensent-ils de l’université?

http://rossol.fr/wp-content/uploads/2011/08/blog-Education-Monde.jpgPar Philippe Jacqué. Quelques jours avant le premier tour de la primaire socialiste, dimanche 9 octobre, comment se situent les six candidats par rapport aux grands enjeux de l'enseignement supérieur? Le journaliste Michel Leroy, auteur d'une enquête sur le "grand chambardement" des universités, a posé les mêmes huit questions aux candidats, et cinq lui ont répondu. Seule Ségolène Royal n'a pas transmis ses réponses. Elle aborde peu l'université, mais fait de l'éducation l'une des ses priorités. Vous pouvez retrouvez les questionnaires complets sur le blog Universitas.
Parmi les conseillers "supérieurs" des candidats, on dénombre beaucoup de têtes connues. Arnaud Montebourg est secondé par Bertrand Monthubert, le secrétaire national chargé du secteur au PS.
Martine Aubry l'est par de nombreux universitaires dont Vincent Berger, le président de Paris-Diderot, et Isabelle This-Saint-Jean, vice-présidente de la région Ile-de-France chargée du supérieur.
François Hollande est, lui, conseillé par les députés Geneviève Fioraso et Jean-Yves Le Déaut, sur la recherche, ainsi que par Lionel Collet, l'ancien président de Lyon-I et de la Conférence des présidents d'université, pour le supérieur.
Ces personnalités ont pour la plupart participé au développement du projet du parti socialiste, raison pour laquelle ce dernier transparaît très clairement dans leurs réponses, avec quelques variations et inflexions personnelles.
Petit tour d'horizon des grands sujets abordés.

La loi d'autonomie
Les cinq candidats s'accordent sur une chose: l'autonomie est une "bonne chose" en soi; la loi qui la met en pratique, elle, ne l'est pas. Pour Martine Aubry, "la loi LRU, qui prétend l'instaurer, ne s'est pas accompagnée des moyens financiers et humains de la faire vivre".
De même, ajoute Manuel Valls: "Le risque est aujourd'hui de laisser reposer la politique de l'université sur la qualité personnelle de tel ou tel président et surtout d'ouvrir la porte, de manière plus systématique, à l'arbitraire."
Arnaud Montebourg estime que "cette loi renie les valeurs démocratiques, les pratiques de collégialité, l'indépendance académique qui sont au cœur du fonctionnement des universités dans le monde entier".
Jean-Michel Baylet assure que la loi "donne un grand pouvoir aux présidents d'université, qui peuvent désormais recruter des enseignants sans passer par le CNU".
Une fois ce constat posé, que faire? Un "changement de cap radical" pour Arnaud Montebourg, une "remise à plat" général de tous les textes adoptés depuis 2007 (loi, mais aussi statut des enseignants-chercheurs, etc.) pour Martine Aubry, un "aménagement" pour Manuel Valls et François Hollande, ainsi qu'un cadrage plus national pour Jean-Michel Baylet.
Les pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES)

Manuel Valls est le seul à être satisfait de la flexibilité de cet outil de coopération institutionnel. Jean-Michel Baylet estime qu'il "faut donner du temps au temps" à ces dispositifs. François Hollande demande un bilan avant d'envisager une évolution.
Enfin, Arnaud Montebourg et Martine Aubry, fidèles au programme socialiste, veulent remplacer les PRES par des réseaux territoriaux de la connaissance (RTC). Ces RTC réuniraient l'ensemble des institutions de l'enseignement supérieur d'un territoire (université, école, mais aussi classes préparatoires, BTS, etc.) dans un ensemble dont la gouvernance serait "démocratique".
Le financement de l'enseignement supérieur

Aucun candidat ne s'engage sur des moyens supplémentaires précis. Martine Aubry annonce un effort pour atteindre les 3% de PIB de dépense en recherche et enseignement supérieur et annonce une baisse de l'horaire d'enseignement des professeurs (de 192 heures à 150 heures).
Arnaud Montebourg évoque la création de 5000 postes supplémentaires par an pendant cinq ans et la réorientation des moyens du grand emprunt ou du plan campus. François Hollande annonce 12 000 postes par an pendant cinq ans pour l'ensemble de l'éducation et du supérieur et veut débloquer de moyens supplémentaires pour le secteur lors du quinquennat.
Jean-Michel Baylet estime que les régions devront plus investir, tandis que Manuel Valls demande que le privé paie plus pour le supérieur.
La formation des maîtres

Il existe un consensus général pour revoir complètement la "mastérisation" de la formation des maîtres. Martine Aubry veut un concours plus tôt, avant l'entrée en master, ainsi qu'une entrée dans le métier plus progressive.
Arnaud Montebourg défend un concours en fin de master 1 et la titularisation en fin de master 2.
Alors que la tendance est à la simplification du paysage universitaire, François Hollande évoque la création d'"écoles régionales" pour la formation des enseignants. Manuel Valls défend la réintroduction de l'année de stage après le master.
Enfin, Jean-Michel Baylet se désole du manque de formation sans proposer de solution précise.
L'évaluation dans l'enseignement supérieur

Si tous les candidats défendent l'idée d'évaluation, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Aeres) en prend pour son matricule. Elle est pour les cinq candidats trop opaque, trop bureaucratique, pas assez démocratique, et mal acceptée par la communauté.
Ils attaquent notamment la "notation" de l'Aeres (de C à A+) et l'évaluation sanction en lieu et place d'une évaluation plus positive qui aiderait les laboratoires ou les établissements à évoluer. Bref, les candidats entendent changer l'Aeres en concertation avec les acteurs du supérieur.
Les frais d'inscription à l'université
Les propositions de Terra Nova ont semé la zizanie chez les candidats. Surtout celle conseillant d'augmenter les frais d'inscription à l'université. Arnaud Montebourg est le plus direct: la position de Terra Nova est "absurde", car l'objectif est d'augmenter le nombre d'étudiants. Augmenter les droits d'inscription aurait l'effet inverse, selon lui. Martine Aubry est sur la même ligne: "Je suis formellement opposée à l'augmentation des frais d'inscription".
François Hollande ne répond tout simplement pas à la question, tandis que Jean-Michel Baylet ne s'offusque pas d'une augmentation des frais d'inscription. Manuel Valls a la vision la plus proche de Terra Nova: pourquoi pas envisager une hausse équilibré des droits d'inscription, mais seulement après avoir mis en place l'allocation d'autonomie des étudiants pour aider les plus en difficulté. Comme le projet du PS le prévoit, les candidats défendent tous cette allocation d'autonomie.
Elle serait sous condition de ressource pour François Hollande qui ajoute:"Dans le cas de certaines filières présentant un intérêt stratégique pour le pays et garantissant des débouchés en matière d'emploi mais qui ne parviendraient pas à attirer suffisamment d'étudiants, des bourses spécifiques, complémentaire de l'allocation d'autonomie, seront attribuées". Martine Aubry veut mettre en place une allocation d'autonomie prenant en compte "la situation réelle du jeune, ses ressources comme son niveau d'autonomie".
La sélection en master

De nombreux universitaires la demandent, de nombreux étudiants la redoutent: une sélection à l'entrée du master au lieu d'une sélection "après" la première année du master. Martine Aubry et François Hollande la proposent.
Le logement étudiant
Tous les candidats sont d'accord: il faut relancer la construction de logements étudiants. Martine Aubry et Arnaud Montebourg reprennent l'objectif du PS de construire 8000 nouveaux logements par an. François Hollande ne se hasarde pas à avancer de chiffre, tandis que Manuel Valls veut récupérer des fonds du Plan campus pour financer les logements supplémentaires.
Pour Jean-Michel Baylet, les régions devront encore mettre la main à la poche pour ces logements.
La première mesure à prendre

Enfin, Michel Leroy a demandé à chaque candidat quelle serait leur première "mesure université" une fois au pouvoir.
Martine Aubry, Arnaud Montebourg et François Hollande annoncent des assises ou une grande concertation dès 2012 afin de créer "un choc de confiance", comme l'écrit Martine Aubry.
Jean-Michel Baylet veut élaborer des contrats Etat-régions pour les universités. Manuel Valls travaillerait en premier lieu sur la "professionnalisation des cursus".

http://rossol.fr/wp-content/uploads/2011/08/blog-Education-Monde.jpg Philippe Jacqué. Kilka dni przed pierwszą turą Socjalistycznej podstawowej, niedziela, 9 października, jakie są sześciu kandydatów z głównych problemów w szkolnictwie wyższym? Dziennikarz Michel Leroy, autor badań na temat "wielkiego wybuchu" uniwersytetów, zwrócił się do samych osiem pytań do kandydatów, to i pięć odpowiedzi. Only Royal nie udzielić odpowiedzi. Odnosi się on do niektórych uczelni, ale ze względu na wykształcenie jeden ze swoich priorytetów. Można znaleźć na wypełnianie kwestionariuszy na Universitas blogu. Więcej...

7 octobre 2011

L’origine sociale des étudiants

Logo - retour accueilLes étudiants, enfants de cadres supérieurs, constituent près de la moitié des étudiants dans les filières les plus sélectives, alors que leurs parents ne représentent que 15% des emplois.

Les enfants de cadres et professions libérales constituent près d’un tiers des étudiants à l’université et la moitié des élèves dans les filières les plus sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles ou les écoles d’ingénieurs, alors que leurs parents ne représentent que 15% des emplois. L’écart est fortement marqué en écoles d’ingénieurs; 55% des élèves-ingénieurs ont des parents cadres ou professions intellectuelles supérieures, 6% sont enfants d’ouvriers et 10% d’employés.
Les enfants d’ouvriers et d’employés sont mieux représentés dans les filières courtes, des IUT aux BTS, en passant par les écoles paramédicales et sociales.
A l’université, en licence, la part des enfants d’ouvriers et d’employés est de 26,1 % (leurs parents représentent 52 % des actifs occupés), de 28,6 % pour les enfants de cadres supérieurs. En master et doctorat leur part baisse respectivement à 17,7 % et 12,1 % contre 34,1 % et 36,2 % pour les enfants de cadres supérieurs. Le troisième cycle est tout autant sélectif socialement que les grandes écoles.
L’accès à l’enseignement supérieur a progressé pour toutes les catégories sociales depuis 1991. La proportion des fils d’ouvriers et d’employés y accédant est ainsi passée de 20 à 39 %, celle des enfants de cadres supérieurs ou de professions intermédiaires de 50 à près de 80 %. La stagnation voire la baisse du taux d’accès à partir de la fin des années 1990 est frappante, y compris pour les milieux défavorisés qui ne rattrapent pas les enfants des autres milieux. Voir aussi: Un étudiant à l’université coûte 9000 euros par an à la collectivité, contre 13900 euros pour un élève de classe préparatoire aux grandes écoles.
Logo - tagasi kojuÕpilased, lapsed juhid, moodustavad peaaegu pooled õpilased kõige valivamad, samal ajal kui nende vanemad on vaid 15% töökohti. Vt ka: tudeng kulud 9.000 € aastal ühendusse vastu € 13900 üliõpilane klassi eelnevalt eeltööd suurtes koolides. Velle...
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>
Newsletter
53 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 2 803 162
Formation Continue du Supérieur
Archives