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Formation Continue du Supérieur
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14 janvier 2012

Évaluation de l'impact du crédit d'impôt recherche

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Mathematiques/46/9/015_178469.79.jpgRapport rendu par Benoît Mulkay et Jacques Mairesse au M.E.S.R. B. Mulkay est professeur à la Faculté d'économie de l'Université de Montpellier 1; Jacques Mairesse est chercheur au CREST-ENSAE et professeur à l'Université de Maastricht (UNU-MERIT). Télécharger le Rapport d'évaluation de l'impact du crédit d\'impôt recherche.
Cette étude a pour but d'évaluer l'impact du Crédit d'Impôt Recherche (CIR) sur les dépenses de recherche et développement (R&D) des entreprises présentes en France. L'analyse porte notamment sur l'impact du renforcement du CIR en 2004, puis en 2008.
La démarche consiste à calculer le coût de la R&D pour les entreprises en y intégrant notamment la  prise en compte de l'impôt sur les sociétés, des subventions à la R&D et du CIR. En 2007, le CIR réduisait le coût moyen de la R&D de 18% et les subventions de 4%. Les subventions sont concentrées sur les entreprises faisant beaucoup de R&D qui ont une probabilité plus grande de recevoir une subvention à la R&D. En revanche, si les entreprises faisant peu de R&D ont moins de  chance de recevoir une subvention, celle-ci couvre une part plus importante de leurs dépenses de  R&D.
En 2008, le CIR a réduit en moyenne le coût de la R&D de plus de 47%. La baisse du coût de la R&D due au CIR est ainsi de 30% plus élevée qu'avant la réforme de 2008. L'utilisation d'une unité de R&D qui coûte en moyenne après subventions 21 centimes d'euro, passe à un coût moyen de 11 centimes d'euros grâce au CIR. La réduction du coût de la R&D est légèrement plus importante pour les PME (-48%) que pour les entreprises plus grandes (-45%). Le CIR donne donc un avantage de coût substantiel aux entreprises qui mènent des activités de R&D en France.
L'étude estime ensuite l'effet du coût de la R&D sur le capital R&D optimal pour l'entreprise.L'élasticité-prix du capital R&D, estimée sur l'ensemble de l'échantillon est de 0,4. Autrement dit, une baisse du coût de la R&D de 10 % implique une hausse du capital R&D optimal pour l'entreprise de 4%. Cela entraîne alors une augmentation des dépenses de R&D des entreprises qui converge vers un niveau supérieur de 4%.
Sur la base de ces estimations, l'étude simule le comportement d'un échantillon d'entreprises avec et sans la réforme 2008. La différence entre ces deux trajectoires permet alors d'évaluer l'effet de la réforme du CIR de 2008. Le capital R&D s'accroît globalement à long terme de 20% du fait de la réforme. Les dépenses de R&D augmentent aussi progressivement après un démarrage timide au cours des premières années. La réforme du CIR a donc un effet favorable sur la R&D des entreprises qui met plusieurs années pour être totalement prise en compte par les entreprises.
Même en ne prenant qu'un échantillon constant d'entreprises, sans entrées, ni sorties, l'effet global sur la R&D dépasse après 5 ans l'augmentation de la dépense fiscale du CIR. Il y a donc une additionalité par rapport à la subvention indirecte que le CIR représente pour les entreprises.
L'effet macroéconomique devrait être plus important du fait que cette étude n'a pas pris en compte d'effet de demande globale ni l'impact sur les rentrées fiscales supplémentaires ou sur la compétitivité des entreprises.
Bien que ces résultats semblent assez réalistes, ils doivent être considérés avec précaution du fait de l'imprécision des effets estimés. De même, la méthode d'évaluation ne peut pas prendre en compte l'effet du CIR sur les nombreuses entreprises qui sont venues au CIR suite à a réforme de 2008.
http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Mathematiques/46/9/015_178469.79.jpgReport issued by Benoît Mulkay and Jacques Mairesse MESRB Mulkay is Professor at the Faculty of Economics, University of Montpellier 1, Jacques Mairesse is a researcher at CREST-ENSAE and professor at Maastricht University (UNU-MERIT). Download the report assessing the impact of the credit's research tax.
This study aims to assess the impact of research tax credit (CIR) of spending on research and development (R & D) companies operating in France.
The analysis includes the impact of the strengthening of the EIF in 2004 and 2008. More...
14 janvier 2012

Rapport d'enquête sur l'étudiant Vice-président d'établissement d'enseignement supérieur

http://www.cevpu.org/pics/header-temp.jpgLa CEVPU publie son rapport d'enquête sur l'étudiant Vice-président d'établissement d'enseignement supérieur
Depuis la généralisation du statut de Vice-président étudiants à travers la loi LRU du 10 août 2007, ce rapport, publié dans le cadre de la mission d'expertise de la CEVPU, est le premier à se baser sur une enquête réalisée sur près de 90% des étudiants Vice-présidents d'établissement d'enseignement supérieur. Il nous permet de faire un état des lieux de la fonction, mettant en évidence une variabilité des usages et des moyens.
Il semble aujourd'hui nécessaire qu'une réflexion ait lieu sur le statut de l'étudiant Vice-président afin de répondre aux attentes des étudiants et de ceux qui en assument la responsabilité afin de lui donner toute la force dont il a besoin pour assumer sa fonction.
En attendant une telle évolution, nous ne pouvons qu'encourager les étudiants Vice- présidents, les Présidents des établissements d'enseignement supérieur et tous les acteurs de l'enseignement supérieur, à s'appuyer sur ce rapport afin de permettre à, ou de demander à ce que cette fonction puisse être assumée avec tout le soutien et tous les moyens nécessaires.
Nous sommes bien entendu prêts à participer à toute discussion sur ce sujet. Vous le trouverez dans la rubrique "Publications" de l'onglet "Documents".
http://www.cevpu.org/pics/header-temp.jpgDen CEVPU offentliggjorde sin undersøgelse rapport om den studerende vice president for videregående uddannelsesinstitution
Siden generalisering af status for VP studerende gennem den primære lov August 10, 2007, rapport offentliggjort som en del af missionen af ekspertise CEVPU, er den første til at være baseret på en undersøgelse af næsten 90% af de studerende næstformænd videregående uddannelsesinstitution
. Mere...
15 octobre 2011

Licence et mastérisation: les rapports en ligne

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpgRetrouvez ci-après le  rapport  annuel du comité de suivi licence et licence professionnelle et le rapport du président du comité de suivi master sur la mastérisation de la formation des enseignants. Télécharger le Rapport du comité de suivi licence et licence professionnelle. Télécharger le rapport du comité de suivi master sur la Mastérisation de la formation des enseignants.
Extraits du Rapport du comité de suivi licence et licence professionnelle
.
5. Avis sur le projet d'arrêté

Lors de la séance du 22 juin 2011, Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, est venue participer aux travaux du comité de suivi de la licence. A cette occasion a été présentée la position du comité de suivi de la licence sur les « grandes orientations d’évolution de l’arrêté relatif à la licence », un débat a permis de dégager les points de convergence des membres du comité de suivi et les points qui méritent d’être encore débattus ou qui ne font pas actuellement consensus. Les membres du comité de suivi de la licence ont exprimé leur volonté que les points listés ci-dessous soient pris en compte dans la rédaction définitive de l’arrêté.
1. Les points de convergence :
- Objectif de mener 50% d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur
- La licence doit cumuler un double objectif: poursuite d'études et insertion professionnelle immédiate.
- La licence est garante de l'acquisition d'un socle de connaissances et de compétences (compétences disciplinaires et transversales) dans le champ de la mention
- La licence permet le développement personnel de l'étudiant, son esprit critique, son autonomie et son adaptabilité, l'acquisition d'une méthode
- La licence permet l'initiation de l'étudiant au processus de production des connaissances et aux principaux enjeux de la recherche dans sa discipline.
Sur ce point le comité de suivi insiste sur la nécessité d’afficher clairement l’adossement à la recherche, caractéristique des formations universitaires.
- La licence est un instrument d'égalité des chances
- Une demande de meilleure lisibilité de l'offre de formation
- La proposition de référentiels des formations comme outils de dialogue et d’information
- La licence s’inscrit dans les missions du service public de l’enseignement supérieur
- La poursuite et la pérennisation des actions mises en oeuvre dans le cadre du plan réussite en licence
- Une offre de formation diversifiée facilitant la réussite pour tous, l'orientation progressive et la spécialisation ouverte sur la pluridisciplinarité et permettant la diversification des parcours
- Les passerelles et réorientation à l’intérieur du cycle de licence: leurs mises en oeuvre devraient cependant être précisées.
- La diversification des modalités d'évaluation des étudiants, une évaluation progressive et formative
- L'évaluation des enseignements par les étudiants, les diplômés et les conseils de perfectionnement. Cette évaluation s’inscrivant dans une démarche qualité intégrant l’autoévaluation et l’évaluation extérieure.
- La transcription des grandes orientations dans un nouvel arrêté
2. Questions restant ouvertes :

- Le rôle souhaité du comité licence dans le suivi de la réforme: en particulier son rôle et ses propositions liées à la lisibilité de l’offre de formation (intitulés, contenus…)
- les modalités d’évolution et de révision des référentiels disciplinaires: le comité de suivi souhaite une plus grande transparence dans l’élaboration des référentiels qui doivent être construits de concert avec le monde universitaire et le monde socio-économique.
- Les modalités de contrôle des connaissances et des aptitudes: s’il y a consensus sur la nécessité d’une harmonisation entre les universités, par exemple en matière de compensation, en revanche il n’y a pas encore convergence sur les méthodes d’harmonisation.
- Le volume horaire minimum de la licence: le comité de suivi approuve le volume horaire minimum envisagé mais il s’interroge sur le contenu de ces 1500 heures, dans un processus d’évolution pédagogique comment sont comptabilisés les stages, les projets, l’encadrement personnalisé…?
- Modalités de la semestrialisation: une duplication des semestres permet à l’étudiant un parcours progressif, adapté à son rythme mais a un surcoût que les universités ne peuvent pas toutes assumer.
- Le financement de la réforme: quelle part pour les établissements? Quel apport du Ministère?
- Quel calendrier d'application? (impact contractualisation/habilitations)
- Demande d'une réflexion sur la valorisation des missions des enseignants-chercheurs, leur formation pédagogique, les équipes pédagogiques…
4. Recommandations sur les stages
Cet avis a été rédigé conjointement entre le comité de suivi du master, le comité STAPRO et celui de la licence. Chaque comité a adapté le texte en fonction des objectifs du diplôme.
Si contrairement à la licence professionnelle, la licence dite générale a pour objectif principal la poursuite d’études en master, il est cependant important de faciliter l’entrée dans la vie active à tous les étudiants qui le souhaitent. A cet effet la préparation progressive à la vie professionnelle est un point fort de la nouvelle licence. Dans ce contexte une initiation à la gestion de projets, à la démarche qualité et à la connaissance de l’entreprise sont des éléments qui doivent être intégrés dans toutes les mentions de la licence et il convient de donner la possibilité aux étudiants qui le souhaitent de faire un stage. Cependant le caractère obligatoire de ce dernier se heurte à la capacité du monde académique et socio-économique à accueillir ces stagiaires, par ailleurs en cas d’un stage long les titulaires de la licence y perdent en approfondissement théorique ce qu’ils y gagnent en professionnalisation, d’autres modalités doivent donc être proposées afin de diversifier les mises en situation professionnelle: projets collectifs en liaison avec une entreprise...
La notion de stage recoupe une très grande diversité de situations dans le cursus des formations conduisant au diplôme national de licence. Un stage doit permettre à l’étudiant de mieux percevoir son insertion professionnelle, de mettre en situation ses compétences acquises et d’acquérir de nouvelles compétences, à condition que soient clairement précisés son objectif, son déroulement et son évaluation. Elément du cursus à part entière, il doit être préparé, encadré et évalué au regard des objectifs de la formation, il est nécessaire qu’il donne lieu à une explicitation des compétences recherchées.
Par-delà la grande diversité des stages, il est cependant des éléments forts qui se dégagent et que l'on retrouve soit au travers des éléments de communication et information fournis par les établissements, soit dans les études telles que celles menées par le Cereq ou le MESR:
· Quand il existe, le stage est encore trop souvent un élément de formation mal inséré dans le cursus et présenté le plus souvent comme une parenthèse;
· Les informations fournies aux étudiants se focalisent sur les aspects les plus quantitatifs (durée, rémunération...) et pas assez sur les objectifs du stage qui doivent être en lien avec ceux de la formation suivie.
Selon la terminologie classique, les stages peuvent être de découverte d’un milieu professionnel (y compris la recherche), d’application d’éléments de formation, de spécialisation... plusieurs objectifs pouvant se conjuguer. Néanmoins, il importe de ne pas trop cumuler les attentes sur une seule période de formation et par exemple, il est difficile de confier au stage deux objectifs lourds: par exemple, la découverte d'un secteur professionnel et celle d'un pays étranger. De même, la soutenance orale d'un mémoire de stage ne saurait être le seul lieu de la validation des capacités d'expression/communication à l'oral de l'étudiant.
Comme tout élément de la formation, le stage doit donner lieu à une préparation, un suivi et une évaluation.
Préparation du stage :

- Il est nécessaire que le milieu socio-économique, en collaboration avec les établissements d'enseignement supérieur, soit force de propositions d'offres de stages en lien avec les formations. Pour ce faire, il faut rendre les offres de formation plus lisibles et plus attractives pour les partenaires socio-économiques.
- L'équipe de formation a la responsabilité d'une part de la définition de l’articulation du stage dans le cursus : place, objectifs… et d'autre part de la validation des sujets (contenu, lieux…) notamment leur lien effectif avec les objectifs de formation et les compétences recherchées.
Les sujets des stages doivent faire l’objet d’une concertation entre l’équipe de formation et les partenaires socioéconomiques.
- L'équipe de formation est aussi garante de l'aide méthodologique (méthodes de recherche, CV, entretien, lettres de motivation, rédaction, présentation, préparation à la mission, à la connaissance de la structure d'accueil …) apportée en amont du stage qui est une partie intégrante de l'UE stage.
- L'établissement, en appui sur ses services tel que le BAIP, doit tout mettre en oeuvre pour accompagner la recherche des stages et veiller à ce qu’il n’y ait pas de discrimination. Il est nécessaire que les structures de formation et le BAIP conservent la mémoire des stages des années précédentes et du vivier des nouveaux stages.
- L'étudiant doit aussi être acteur de la démarche de recherche et de préparation de son stage, car la recherche de stage constitue un des éléments de la formation.
Encadrement et suivi (académique et par la structure d'accueil) :

Le stage étant un élément de la formation, son encadrement et son suivi sont obligatoires. Il est de la responsabilité de l'équipe de formation de vérifier que l'étudiant bénéficie bien d'un encadrement réel dans la structure d'accueil. Cette dernière doit, de son côté, veiller à ce que l'encadrement de l'étudiant soit adapté aux objectifs de la formation (en termes de disponibilités et de qualification). La convention de stage doit préciser tout ce qui concerne les engagements réciproques des trois parties, notamment les objectifs du stages, traiter du mode de résolution des difficultés qui peuvent apparaître au cours du stage. L’équipe pédagogique est garante de sa mise en oeuvre.
Chaque étudiant doit bénéficier d'un tuteur / encadrant de référence au sein de l'équipe de formation. S'il est souhaitable que le suivi académique se traduise par une visite sur le lieu de stage, compte tenu d'une part des moyens limités des établissements et d'autre part de la grande diversité des lieux de stages, d’autres modalités peuvent être mises en oeuvre: rendez-vous téléphoniques réguliers, échanges par courriels, visio-conférence...
Evaluation / validation (modalités) :

L’évaluation d’un stage doit relever d’une procédure intégrée au règlement des études. Les éléments de l’évaluation relèvent de l’autonomie de l’équipe de formation dans le cadre de son habilitation. Cependant, il est souhaitable que cette évaluation repose sur un écrit, principalement évalué par le tuteur académique (la confidentialité éventuelle des travaux ne doit pas empêcher une vraie validation du contenu du stage) complétée par une appréciation de la part de la structure d’accueil et, si la durée du stage le justifie, sur un oral, évalué par le tuteur académique et la structure d’accueil. Le maître de stage, c'est-à-dire la personne qui encadre le stagiaire au sein de la structure d’accueil, doit être sensibilisé à son rôle dans l’encadrement de la rédaction du mémoire pour les volets concernant le
déroulement de la mission.
Au-delà de ces éléments habituels d’évaluation, il est nécessaire que l’évaluation permette à l’étudiant de traduire sa mise en application des acquis de la formation et d’exprimer les savoirs et compétences acquis ou qui ont été sollicités au cours de l’expérience qu’a constituée le stage. Cette partie doit se faire en lien avec le référent au sein de l’équipe de formation mais aussi avec le tuteur au sein de la structure d’accueil. Le stage doit donc être le lieu d’un retour réflexif sur la formation, cela dans la perspective des évolutions de carrière que l’étudiant sera appelé à connaître au cours de son existence et qui devront toutes s’appuyer sur une analyse de son propre parcours.
Cette analyse devrait faire l’objet d’une annexe au mémoire de stage. Elle doit permettre d’enrichir le CV de l’étudiant ainsi que son portefeuille d’expériences et de compétences. Enfin, tout stage doit donner lieu à un retour d’expérience de la part du stagiaire sur le déroulement de son stage (accueil, suivi, intérêt…). Cette partie n’est pas incluse dans l’évaluation mais doit alimenter le processus de sélection des stages par l’équipe de formation.
Mise en oeuvre / modalités :

La mise en oeuvre des stages ne saurait être exagérément contrainte afin de laisser une autonomie aux équipes de formation. Selon leur finalité (découverte, mise en situation métier avancée, stage de fin d'études...), la durée d'un stage et son positionnement au sein du cursus de licence peuvent être adaptés. De même, si une insertion en continu au sein de la structure d'accueil semble être préférable, un stage peut aussi être envisagé sur un mode d'alternance (par exemple sur la base de un à deux jours par semaine). Cependant, cette alternance ne doit pas conduire à des coupures artificielles qui conduiraient à échapper à la réglementation concernant la gratification de l'étudiant Le comité rappelle que le principe de la gratification devrait être acquis même pour les structures d'accueil où celle-ci n'est pas rendue obligatoire par la réglementation.
Les étudiants sous statut salarié dont l'activité est en lien avec les objectifs de la formation doivent pouvoir bénéficier d'une reconnaissance de leur activité professionnelle et notamment d'un processus d'évaluation de cette activité pouvant conduire à une équivalence de l'UE stage ou à la délivrance de crédits ECTS.
Communication/information :

Comme toute unité de formation, le stage doit être décrit aussi précisément que possible dans les supports d'information et de communication destinés aux étudiants qui se renseignent sur la formation. Cette communication doit aussi intégrer les éléments du bilan des stages présentés annuellement au CEVU.
Conditions financières de mise en oeuvre :

L'établissement et la structure d’accueil doivent veiller à ce que le stage n'induise pas de surcoût à la charge de l'étudiant notamment en cas de mobilité. Le contact avec les structures d’accueil, le suivi des stagiaires, l’évaluation des stages… doivent être reconnus par le référentiel des tâches et valorisés en tant qu’activités pédagogiques des enseignants et des enseignants-chercheurs. Le coût induit par la mise en oeuvre de ces propositions nécessite l’affectation par l’établissement, accompagnée si nécessaire de l’attribution par le ministère, des moyens humains et financiers indispensables.
Voir aussi l'article du blog Rapport de Jean-Michel Jolion sur la Mastérisation de la formation des enseignants.

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpg Find under den årlige rapport fra overvågningsudvalget licensen og professionel licens og formandens beretning af overvågningsudvalget for mastering af master læreruddannelse. Download rapporten fra overvågningsudvalget licens og professionelle licens. Download rapporten overvågningsudvalg på masteren Beherskelse af læreruddannelse.
Uddrag fra rapporten fra overvågningsudvalget licens og professionelle licens. Se også blog Rapport Jean-Michel Jolion Mastering uddannelse af lærerne. Velle...

29 août 2011

L'enseignement supérieur dans le Rapport d’activité 2010 de l’ANFA

http://www.anfa-auto.fr/img/site/anfa.gifRapport d’activité 2010 de l’ANFA: 169 millions d’euros pour la formation des professionnels de l’Automobile, du Camion et du 2 roues. Mandatée par les partenaires sociaux, l’Association nationale pour la formation automobile (ANFA), Organisme Paritaire Collecteur Agréé de la Branche des Services de l’Automobile, a collecté 169 millions d'euros en 2010, pour répondre aux besoins en formation des entreprises et de la population professionnelle du secteur.

Enseignement supérieur
L’ANFA a enfin poursuivi sa contribution aux travaux engagés sur la rénovation des diplômes, et s’est fortement impliquée dans les dossiers relatifs à l’enseignement supérieur.
Les actions prévues et financées dans le cadre de la Convention Générale de Coopération liant l’ANFA au Ministère de l’Education Nationale, ont été présentées aux membres du Groupe technique « Taxe d’apprentissage » (composé des membres SPP et de représentants du Ministère), le 16 juin. Enfin, la Convention Générale de Coopération précitée, qui associe à présent le Ministère de l’Enseignement supérieur, a été renouvelée le 20 décembre 2010.
Le site enseignement supérieur
Destiné à présenter les formations de l’enseignement supérieur et les besoins dans la Branche, le site est en cours de développement.
Diplôme d’Ingénieur
L’ANFA participe au suivi pédagogique de la formation d’ingénieur, en partenariat avec le CNAM et le GARAC. Elle est associée aux recrutements des jeunes et participe aux soutenances des projets tuteurés; elle participe également à la Commission Formation, au Conseil d’Administration de l’Association pour les Formations d’Ingénieurs des Services de l’Automobile (AFISA) et en assure le suivi administratif. Dans le cadre de la promotion de la formation d’ingénieur auprès des entreprises et des jeunes, une fiche argumentaire dédiée aux entreprises a été réalisée, en collaboration avec les professionnels.
Licence OMSA

L’ANFA a participé à la gestion et au suivi pédagogique de la licence qui accueillait 46 étudiants à la rentrée 2010, sur les sites de l’Université de Marne-La-Vallée et de l’ISTA à Saint-Brieuc. Des travaux préparatoires à l’ouverture de cette licence à l’IUT de Grenoble ont été réalisés.

La collecte a été réalisée au titre de:
- la professionnalisation: 31,86 millions d’euros (32 millions en 2009),
- la formation continue: 78,32 millions d’euros (69,6 millions en 2009),
pour un total de 110 millions d'euros (101,6 millions en 2009), auxquels s’ajoutent:
- la taxe fiscale spécifique au secteur: 30 millions d’euros (28 millions en 2009),
- la taxe d’apprentissage: 29 millions d’euros (28,8 millions en 2009).
Ces ressources ont permis à l’ANFA de financer en 2010:
- 3386 contrats de professionnalisation (3 280 en 2009), dont 95% de contrats à destination des jeunes de moins de 26 ans,
- 23800 périodes de professionnalisation (18800 en 2009),
- la formation continue de 59604 stagiaires (46625 en 2009) issus d’entreprises de 10 salariés et plus,
- la formation continue de 46538 stagiaires (43325 en 2009) issus d’entreprises de moins de 10 salariés.
L’accord triennal « Compétences Emplois », conclu avec l’Etat en février 2010 et qui doit, sur 3 ans, concerner 10 000 salariés, a représenté en 2010 une somme de 2,8 millions d’euros engagée pour la formation continue de 2400 stagiaires des TPE et PME.
Dans le cadre des missions qui lui sont confiées par la Commission Paritaire Nationale pour l’Emploi
(CPNE) de la Branche, l’ANFA prend aussi en charge:
- l’accompagnement de 61000 jeunes en formation initiale, dont 26000 apprentis,
- la mise en oeuvre de l’axe « Développement de la GPEC » de l’accord Compétences-Emplois, qui prévoit la réalisation dans les entreprises de diagnostics qualitatifs et quantitatifs des emplois, des métiers et des compétences,
- le développement du dispositif CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) de la Branche: en 2010, 1660 jeunes ont préparé un CQP; 51 CQP sont actuellement accessibles, également, par la Validation des acquis de l’expérience (VAE),
- l’Observatoire, cellule de diagnostic et prospective, qui a la responsabilité de l’ensemble des études sur les métiers et les qualifications du secteur,
- l’actualisation du Répertoire National des Qualifications des Services de l’Automobile (RNQSA) qui établit la liste exhaustive et les caractéristiques des Qualifications de la Branche.
L’ANFA et ses 11 Délégations régionales assurent également des missions de service par:
- la formation et le perfectionnement de 2238 formateurs de CFA ou enseignants de lycées,
- l’organisation en régions de journées techniques sensibilisant enseignants des CFA et lycées professionnels aux nouvelles technologies pour la mobilité durable,
- la formation et l’accompagnement de la fonction de tuteur,
- l’information de 500000 jeunes, de leurs familles et des enseignants sur les formations et les métiers du secteur,
- une forte implication sur les volets ECVET (crédits d’apprentissage européens pour la formation et l’enseignement professionnels) et Mobilité européenne.
Le rapport d’activité 2010 de l’ANFA est téléchargeable sur le site www.anfa-auto.fr.
http://www.anfa-auto.fr/img/site/anfa.gif Report of activity of the NAFA 2010: 169 million euros for the training of the car, truck and two wheels. Mandated by the social partners, the National Association for Automobile Training (NAFA), a Certified Joint Collector Services Branch of the Automobile, has collected 169 million euros in 2010 to meet the training needs of businesses and the public sector work. More...
15 août 2011

Les seniors dans le rapport "La négociation collective en 2010"

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/img/logo-documentation-francaise.gifLa négociation collective en 2010. Ministère du travail, de l'emploi et de la santé; FRANCE. Direction générale du travail; FRANCE. Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques, Paris ; Ministère du travail, de l'emploi et de la santé. Juillet 2011, 650 pages. Télécharger le rapport. Télécharger le rapport 2009.
Le rapport, préparé par le ministère chargé du travail et présenté devant la Commission nationale de la négociation collective, rend compte des évolutions liées à la négociation collective en 2010. Il retrace à grands traits l’actualité de la négociation, en dégage les principales tendances et s’ouvre sur les analyses des organisations professionnelles de salariés et d’employeurs. L’ouvrage détaille les évolutions du contexte législatif et réglementaire, pour présenter ensuite une analyse par thèmes des accords collectifs conclus par les acteurs sociaux. Des dossiers spécifiques permettent en outre d’élargir le propos sur des thématiques connexes à celles de la négociation collective.
Les Seniors dans le rapport "La négociation collective en 2010"
IX. LA NÉGOCIATION SUR L’EMPLOI DES SENIORS
IX.1. LES ACCORDS SPÉCIFIQUES À L’EMPLOI DES SENIORS, CONCLUS EN APPLICATION DE L’ARTICLE L.138-24 DU CODE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Rappel des dispositions applicables

L’article L.138-24 du Code de la sécurité sociale instaure à compter du 1er janvier 2010 une pénalité de 1 %des rémunérations ou gains versés aux travailleurs salariés ou assimilés, pour les entreprises employant au moins 50 salariés ou appartenant à un groupe dont l’effectif comprend au moins 50 salariés lorsqu’elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à l’emploi des salariés âgés. Pour les entreprises ou groupes d’entreprise dont l’effectif est d’au moins 50 salariés et inférieur à 300 salariés, un accord de branche validé par le ministère chargé de l’Emploi et étendu par le ministère chargé du Travail peut leur permettre de sortir du champ d’application de cette pénalité.
Éléments nécessaires pour qu’un accord de branche puisse faire l’objet d’un avis favorable du ministère chargé de l’Emploi

Pour qu’un accord de branche puisse faire l’objet d’un avis favorable de la part du ministère chargé de l’Emploi, il doit nécessairement comporter:
• un objectif chiffré global de maintien dans l’emploi ou de recrutement des salariés âgés:
- si cet objectif concerne le maintien dans l’emploi, il doit concerner les salariés âgés de 55 ans et plus;
- s’il concerne le recrutement, il doit concerner les salariés âgés de 50 ans et plus;
• des dispositions favorables au maintien dans l’emploi et au recrutement des salariés âgés, relevant d’au moins trois des six domaines d’action obligatoires suivants:
- recrutement des salariés âgés dans l’entreprise,
- anticipation de l’évolution des carrières professionnelles,
- amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité,
- développement des compétences et des qualifications et accès à la formation,
- aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite,
- transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat.
Un objectif chiffré, mesuré au moyen d’un indicateur, est défini pour au moins une disposition favorable retenue parmi ces domaines d’action.
• des modalités de suivi de la mise en oeuvre des dispositions retenues parmi les domaines d’action obligatoires, et de la réalisation de l’objectif chiffré;
• une durée maximale d’application de trois ans.
IX.1.1. Éléments d’analyse des 88 accords validés

Les éléments présentés ici portent sur les 88 accords de branche ayant fait à la date du 31 décembre 2010 l’objet d’un avis favorable de la part du ministère chargé de l’Emploi. Les domaines d’action présentés sont ceux pour lesquels au moins une disposition est assortie d’un objectif chiffré mesuré au moyen d’un indicateur.
Objectifs globaux

Parmi les 88 accords validés, l’objectif de maintien en emploi des seniors a été plus souvent retenu que celui du recrutement. 84 accords ont retenu un objectif de maintien en emploi des salariés âgés de 55 ans et plus. 10 accords ont retenu un objectif de recrutement des salariés âgés de 50 ans et plus.
IX.1.2. Analyse des accords validés entre le 1er avril et le 31 décembre 2010

L’édition 2010 du Bilan de la négociation collective en 2009, présentait une analyse de tous les accords conclus et validés à la date du 31 mars 2010. Après les éléments globaux d’analyse présentés ci-dessus, quelques précisions sont apportées sur les neuf accords de branche ayant fait l’objet d’un avis favorable de la part du ministère chargé de l’Emploi après le 31 mars 2010 (cinéma distribution, coiffure, organismes de formation, HLM sociétés coopératives, hôtellerie de plein air, oeufs conditionnement commercialisation transformation, prestataires de services secteur tertiaire, organismes de sécurité sociale, viandes industrie commerces en gros). Les domaines d’action présentés sont ceux au sein desquels au moins une disposition est assortie d’un objectif chiffré mesuré au moyen d’un indicateur.
IX.1.2.1. Les objectifs globaux

Les neuf accords ont retenu un objectif de maintien en emploi des salariés âgés de 55 ans et plus. Quatre types d’objectifs ont été retenus: le maintien de la part des 55 ans au plus au même niveau que celui constaté au moment de la conclusion de l’accord, l’accroissement de cette part, le maintien de tous les seniors dans l’emploi et le retard de l’âge moyen des départs à partir de 55 ans.
IX.1.2.2. Les domaines d’action

Les domaines d’action retenus ici sont ceux dans lesquels les branches ont défini au moins une action à laquelle elles ont assorti un objectif chiffré mesuré au moyen d’un indicateur. Sur les neuf accords analysés, aucun n’a retenu le domaine d’action relatif au recrutement des salariés âgés.
• Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles (neuf accords) L’ensemble des accords de branche analysés développe des actions dans ce domaine. L’entretien de milieu de carrière est repris dans tous les accords. Les mesures favorisant le recours au bilan de compétences sont reprises par quatre accords. Viennent ensuite des mesures favorisant l’accès à la formation, à la validation des acquis de l’expérience (VAE), ainsi que des actions de sensibilisation des managers.
• Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation (six accords). Les accords prévoient des mesures variées favorisant l’accès au droit individuel à la formation, à la validation des acquis de l’expérience ou aux bilans de compétences. Un accord prévoit de faciliter l’accès à des jurys. Deux accords invitent à réserver un sort particulier aux actions de formation en faveur des seniors dès la constitution du plan de formation.
• Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat (six accords). Six accords prévoient des actions de tutorat ou de parrainage. À côté de cette mesure phare, les accords proposent d’autres actions comme des mesures valorisant l’accueil des nouveaux salariés par les seniors ou leur rôle de formateur interne.
• Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité (cinq accords). L’aménagement du temps de travail en fin de carrière se retrouve dans trois accords. Au-delà de cette mesure, les propositions sont diverses: identification des risques, amélioration des conditions de travail, formation des managers aux risques.
• Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite (quatre accords). Les quatre accords concernés prévoient des mesures de réduction progressive ou partielle du temps de travail. Les autres mesures sont un soutien apporté au salarié dans ses démarches pour préparer sa retraite, la prise en charge des cotisations retraite par l’employeur pour les salariés à temps partiel, le recours au compte épargne temps.
IX.2. LES ACCORDS ABORDANT LE THÈME DE L’EMPLOI DES SENIORS

Les accords peuvent aborder le thème de l’emploi des seniors dans le cadre d’autres négociations (formation, diversité, égalité professionnelle, etc.).
IX.2.1. Les mesures en faveur des seniors relatives à la formation

Au travers de l’accord du 8 décembre 2010 relatif à l’égalité, la mixité et la diversité, la branche des sociétés d’assistance adopte des dispositions favorables aux seniors en matière de gestion des compétences et de formation professionnelle. La branche des maisons à succursales de vente au détail d’habillement prévoit dans son accord sur la formation professionnelle signé le 27 décembre 2010 un chapitre relatif à la formation des seniors. Le développement de la formation professionnelle des seniors doit être facilité par le recours à l’entretien de deuxième partie de carrière, la validation des acquis de l’expérience, le bilan de compétences, le tutorat. L’accord du 3 novembre 2010 pour la prévention et la réduction de la pénibilité dans les entreprises de transport routier prévoit dans son article 7 des dispositions relatives au développement des compétences et des qualifications dans le secteur du déménagement. Certaines d’entre elles promeuvent le développement de la formation en faveur des seniors via le droit individuel à la formation (qui ne peut être refusé par l’employeur, mais seulement reporté une fois dans la limite de six mois), la validation des acquis de l’expérience, le passeport professionnel déménagement. Par avenant du 12 juillet 2010 à l’accord national du 7 mai 2009 relatif à des mesures urgentes en faveur de l’emploi dans la métallurgie, les partenaires sociaux de la branche prévoient dans le chapitre intitulé “maintien et accompagnement dans l’emploi”, des mesures spécifiques en faveur des seniors et plus particulièrement en vue de développer le recours aux contrats de professionnalisation:
• majoration possible du forfait de prise en charge par l’organisme paritaire collecteur agréé des industries métallurgiques (OPCAIM) des dépenses relatives à ce contrat appliquée par priorité en faveur de salariés âgés de 45 ans ou plus ou lorsque le contrat est qualifiant;
• prise en charge des coûts liés à l’exercice de la fonction tutorale par l’OPCAIM et engagés par les entreprises de 250 salariés ou moins, dans la limite de 200 euros par contrat;
• durée minimale du parcours de formation mis en oeuvre au bénéfice des salariés de 47 ans et plus dans les entreprises de plus de 250 salariés fixée à 35 heures sur 12 mois calendaires.
IX.2.2. Les mesures d’aménagement des fins de carrière des seniors

Par avenant à la convention collective du 25 janvier 1991, les industries des jeux, jouets et articles de fête et ornements de Noël, articles de puériculture et voitures d’enfant, modélisme et industries connexes prévoient le recours au travail intermittent dans le seul but de faciliter l’aménagement de la fin de carrière sur certains types d’emplois qui comportent une alternance de périodes travaillées et non travaillées. L’objectif est d’aider le salarié à bénéficier d’une période de transition avant la cessation de son activité et de l’aider à accompagner le salarié
appelé à lui succéder.
IX.2.3. Autres accords abordant le thème de l’emploi des seniors

La branche des ateliers et chantiers d’insertion a signé un accord de méthode relatif à la négociation sur l’emploi des seniors le 5 octobre 2010. Les partenaires sociaux conviennent de mettre en oeuvre, dans le cadre de la convention collective nationale en cours de rédaction, une négociation visant à définir un dispositif conventionnel relatif à l’accès à l’emploi, au parcours professionnel, à la transmission des savoirs et des compétences des seniors. La branche de l’enseignement privé à distance a signé le 15 janvier 2010 un accord visant à favoriser le recrutement, le maintien dans l’emploi ainsi que le traitement non discriminant des seniors en matière de promotion et de rémunération. Les professions libérales ont signé un accord relatif à la qualité de l’emploi le 9 juillet 2010. Les professions libérales prévoient, dans le chapitre 4 du titre IV de leur accord, de favoriser l’emploi des seniors et de:
• promouvoir les entretiens professionnels spécifiques lors de la 45e et 55e année du salarié ayant au moins deux ans d’ancienneté dans l’entreprise;
• valoriser le tutorat via notamment une dispense d’activité partielle pour le tuteur avec maintien intégral de la rémunération ou toute autre mesure équivalente, ainsi que la formation à la fonction tutorale;
• mobiliser le service public pour l’emploi (recrutement par simulation, évaluation en milieu de travail préalable au recrutement, notamment);
• aménager les conditions de travail à partir de 55 ans;
• promouvoir la formation professionnelle;
• suivre l’emploi des seniors (un chapitre spécifique doit y être consacré dans le rapport socio-économique).

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/img/logo-documentation-francaise.gifCollective bargaining in 2010. Ministry of Labour, employment and health; FRANCE. Labour Branch, FRANCE. Ministry of Labour, employment and health. Directorate of Coordination of Research, studies and statistics, Paris, Ministry of Labour, employment and health. July 2011, 650 pages. Download the report. Download the report in 2009.
Seniors in the report "Collective bargaining in 2010"
IX. TRADING ON THE USE OF SENIORS
IX.1. AGREEMENTS FOR USE OF SENIORS, CONCLUDED UNDER ARTICLE L.138-24 OF THE CODE OF SOCIAL SECURITY
Recall provisions
Article L.138-24 of the Code of Social Security sets from 1 January 2010 a penalty of 1% of the remuneration or earnings paid to employees and the like, for companies employing at least 50 employees or in a group whose membership includes at least 50 employees when they are not covered by an agreement or an action plan on employment of older workers. For businesses or business groups with a staff of 50 employees and less than 300 employees, an industry-validated by the Ministry of Employment and extended by the Ministry of Labour may enable them to out of the scope of this penalty. More...

16 juillet 2011

PACA dans le rapport "Le Financement et les effectifs de l'apprentissage en France" du CNFPTLV

http://www.cereq.fr/var/plain_site/storage/images/media/images/cnfpt/21940-1-fre-FR/CNFPT_medium.jpgLe présent rapport se situe dans le cadre des travaux visant à améliorer la compréhension et clarifier les mécanismes de financement de l’apprentissage, mission dévolue à la Commission des Comptes du Conseil National de la Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie, présidée par Gabriel MIGNOT, Président de chambre honoraire à la Cour des Comptes. La Commission des Comptes s’appuie sur un groupe technique apprentissage (GTA) qui prépare, suit et met en cohérence les données provenant de différentes sources statistiques. Ce groupe, composé à l’instar du Conseil national, de représentants de l’Etat, des Conseils régionaux et des partenaires sociaux et économiques est coordonné par Carole ABOAF, conseillère technique en charge de l’apprentissage au secrétariat général du Conseil National, assistée de Maria MELICIANO. Télécharger le rapport.
Extraits sur la Région PACA (pp.177-202)

Afin de renforcer le Service Public Régional de Formation Permanente et d’Apprentissage, la Région participera à la création d’une Université Régionale des Métiers, qui se veut être un pôle ouvert aux jeunes et aux adultes dédié à l’information, l’orientation, la formation et l’apprentissage tout au long de la vie.
Le diplôme, tremplin pour l'obtention d'un emploi stable

Le diplôme reste un critère favorisant l'obtention d'un emploi stable. En effet, 68 % des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur sont en CDI à temps complet, contre 42 % des non-diplômés. À secteur et âge équivalents, le risque de CDD est 1,6 fois plus fort pour un jeune sans diplôme que pour un diplômé de l'enseignement supérieur, 1,4 fois pour un jeune titulaire d'un baccalauréat général et 1,2 fois pour un jeune ayant un CAP, BEP ou baccalauréat professionnel. Un diplôme professionnel réduit donc plus fortement le risque qu'un baccalauréat général. Pour un jeune salarié, un diplôme de l'enseignement supérieur protège cependant moins du risque de CDD que pour un salarié plus âgé. Pour les plus de 30 ans, le risque de CDD est ainsi deux fois plus faible pour un diplômé de l'enseignement supérieur que pour un non-diplômé (à secteur équivalent).
3.3 Services régionaux concernés chargés de la mise en oeuvre de la politique apprentissage
Trois directions sont en charge de l’apprentissage au sein du pôle Economie Emploi et Formation. Au sein de la Direction de la Formation et de l’Apprentissage, le Service Apprentissage a pour finalité d’assurer les compétences de la Région en la matière. Il élabore la carte des formations du Programme Régional d’Apprentissage, contribue au financement des CFA et de leurs équipements et conduit diverses actions afin d’améliorer les conditions de vie des apprentis (financement du premier équipement, aide à la mobilité européenne, ...).
Le service Apprentissage veille au respect et à la mise en oeuvre des aspects réglementaires et conventionnels tout en intégrant les conditions de fonctionnement et de financement des CFA au regard des évolutions du contexte socio-économique, démographique et dans une logique d’équilibre des différentes voies d’accès à la qualification professionnelle (relation formation professionnelle sous statut scolaire et apprentissage).
Au sein de la Direction de l’Emploi et de Sécurisation des Parcours Professionnels, le pôle de gestion des indemnités compensatrices aux employeurs d’apprentis a pour mission de gérer les aides financières accordées aux employeurs d’apprentis selon les critères définis par les réglementations régionales. Ces aides ont pour objectif de favoriser le développement qualitatif des formations liées aux contrats d’apprentissage et de contribuer à la lutte contre les discriminations. Enfin, la Direction des Politiques de Santé, du Social et de la Prévention a notamment en charge les dossiers relatifs aux formations régionales du sanitaire (infirmier, aide-soignant, ambulancier, …).
http://www.cereq.fr/var/plain_site/storage/images/media/images/cnfpt/21940-1-fre-FR/CNFPT_medium.jpg Questo rapporto è al lavoro per migliorare la comprensione e chiarire i meccanismi di finanziamento della formazione compito assegnato alla Commissione di Revisione del Consiglio nazionale della formazione professionale per tutta la vita, presieduta da Gabriel Mignot, Presidente Onorario della Camera presso la Corte dei conti. La Commissione Bilancio è sostenuta da un gruppo di apprendimento tecnico (GTA) che prepara, controlla e fornisce dati coerenti provenienti da diverse fonti statistiche. Questo gruppo, come il Consiglio Nazionale, rappresentanti dell'industria, dei Consigli di Stato regionale e le parti sociali ed economiche è coordinato da Carole ABOAF, Consulente tecnico responsabile della formazione presso il Segretariato generale del Consiglio nazionale, assistito Maria MELICIANO. Scarica la relazione.
Estratti della regione PACA (pp.177-202)

Per rafforzare il servizio pubblico scolastico regionale e l'apprendimento, la Regione parteciperà alla creazione di un Professioni regionale all'Università, che mira ad essere un centro aperto a giovani e adulti dedicato a fornire informazioni, orientamento , formazione e apprendimento per tutta la vita
. Maggiore informazioni...
26 juin 2011

L'Enseignement supérieur dans le rapport 2010 de la Miviludes

PDF - 4.2 MoPublication du rapport d’activités 2010 de la Miviludes. La Miviludes a remis le 15 juin 2011 son rapport annuel au Premier ministre. Télécharger le rapport 2010 de la Miviludes. La Formation professionnelle est depuis longtemps une préoccupation de la Miviludes:

La formation professionnelle, en pleine expansion, draine des fonds importants qui ne pouvaient laisser inactifs des organisations ou des individus toujours à la recherche d’un enrichissement. Dès 1999, la commission d’enquête parlementaire sur « les sectes et l’argent » conduite à l’Assemblée nationale par Jacques Guyard et Jean-Pierre Brard, alertait sur « l’influence que certaines sectes ont acquise dans des réseaux de formation et les perturbations qu’elles ont apportées dans le fonctionnement de plusieurs entreprises » et elle préconisait une réaction déterminée de l’ensemble des acteurs concernés. Dans le prolongement de cette alerte parlementaire, le ministère de l’emploi a adressé à ses services déconcentrés - les directions régionales et départementales du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle - des instructions sur la nécessité d’une plus grande vigilance sur des pratiques induisant des risques ou des dérives de caractère sectaire. L’accent a été mis notamment sur les risques pouvant découler de l’ambiguïté de la notion de développement personnel au regard de la formation professionnelle. L’engouement pour les thérapies alternatives, l’attrait pour le « coaching » ou « team-building » symbolisent cette tendance. Formation professionnelle: le droit de savoir.
Quelques passages sur l'Enseignement supérieur. Télécharger la Formation dans le Rapport de la Miviludes 2010.
Un cadre juridique relevant à la fois de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle

Les formations proposées dans le domaine des PNCAVT relèvent, selon les cas, soit de la législation relative à l’enseignement supérieur libre, telle que le code de l’éducation l’énonce, soit de la législation relative à la formation professionnelle qui a connu en novembre 2009 une profonde rénovation propice à une meilleure organisation de la lutte contre les dérives sectaires.
Les règles applicables en matière d’enseignement supérieur

Aux termes de l’article L. 151-6 du code de l’éducation, « l’enseignement supérieur est libre ». Les conditions d’ouverture des cours et des établissements d’enseignement supérieur sont énoncées dans le titre III du livre VII de la troisième partie du code de l’éducation. Ainsi, l’article L. 731-1 stipule :
« Tout Français ou tout ressortissant d’un autre État membre de la Communauté européenne ou d’un autre État partie à l’accord sur l’espace économique européen, âgé de vingt-cinq ans, n’ayant encouru aucune des incapacités prévues par l’article L. 731-7, ainsi que les associations formées légalement dans un dessein d’enseignement supérieur, peuvent ouvrir librement des cours et des établissements d’enseignement supérieur, aux seules conditions prescrites par le présent titre. Toutefois, pour l’enseignement de la médecine et de la pharmacie, il faut justifier, en outre, des conditions requises pour l’exercice des professions de médecin ou de pharmacien. »
Concernant les modalités de l’ouverture des cours et des établissements d’enseignement supérieur, on peut noter que celle-ci est soumise à une déclaration faite au recteur, au préfet et au procureur général de la cour ou du procureur de la République, indiquant les noms, professions et domiciles des fondateurs et administrateurs des associations formées pour créer ce type d’établissement (art. L.731-2) ; l’ouverture de chaque cours doit être précédée d’une déclaration de l’auteur des cours au recteur d’académie ou à l’inspecteur d’académie, mentionnant notamment l’objet de l’enseignement (art. L.731-3). De même, la liste des professeurs et le programme des cours sont communiqués chaque année à ces mêmes autorités (art. L.731-4).
Quant à la dénomination des ces établissements, l’article L.731-5 précise que les établissements d’enseignement supérieur « comprenant au moins le même nombre de professeurs pourvus du grade de docteur que les établissements de l’État qui comptent le moins d’emplois de professeurs des universités peuvent prendre le nom de faculté libre ».
En dépit du principe de la liberté de l’enseignement supérieur ainsi rappelé, l’utilisation de certaines dénominations est protégée par la loi.
Ainsi, l’usage du terme « université » de même que l’intitulé des diplômes sont encadrés par l’article L731-14 du code de l’éducation: « Les établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’universités. Les certificats d’études qu’on y juge à propos de décerner aux élèves ne peuvent porter les titres de baccalauréat, de licence ou de doctorat. Le fait, pour le responsable d’un établissement, de donner à celui-ci le titre d’université ou de faire décerner des certificats portant le titre de baccalauréat, de licence ou de doctorat, est puni de 30000€ d’amende. »
Quant à la récente appellation « master », elle est également réservée aux diplômes nationaux comme le précise le décret n°2002-481 du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux : « les diplômes nationaux conférant des grades sont fixés par voie réglementaire. Seuls ces diplômes nationaux peuvent porter le nom de baccalauréat, de licence, de master ou de doctorat. »
Afin de prévenir toute confusion quant à la nature de l’enseignement proposé et de ses débouchés, les articles L471-2 et L471-3 du code de l’éducation imposent un dépôt préalable des publicités des établissements privés et exigent que ces derniers mentionnent leur caractère privé. L’article L471-3 précise notamment que : « la publicité ne doit rien comporter de nature à induire les candidats en erreur sur la culture et les connaissances de base indispensables, la nature des études, leur durée moyenne et les emplois auxquels elle prépare. » La méconnaissance de ces dispositions est sanctionnée par l’article L471-5 du code de l’éducation de un an d’emprisonnement et de 15000€ d’amende.
Le contrôle des établissements d’enseignement supérieur privés est prévu par l’article L731-13 : « I. Les cours ou établissements d’enseignement supérieur privés sont toujours ouverts et accessibles aux délégués du ministre chargé de l’enseignement supérieur. La surveillance ne peut porter sur l’enseignement que pour vérifier s’il n’est pas contraire à la morale, à la Constitution et aux lois. II. Le fait de refuser de se soumettre à la surveillance, telle qu’elle est prescrite au I, est puni de 3750€ d’amende. En cas de récidive dans le courant de l’année qui suit la première condamnation, le tribunal peut prononcer la fermeture du cours ou de l’établissement. »
PDF - 4,2 MBKözzététele a 2010-es tevékenységi jelentése a Miviludes . A Miviludes be június 15, 2011 Éves jelentés a miniszterelnök. Töltse le a 2010-es jelentése alapján Miviludes. Szakképzés: a tudáshoz való jog. Néhány részek a felsőoktatásban. Töltse le a képzési jelentés Miviludes 2010.
A szabályokat a felsőoktatási
Cikke értelmében L. 151-6 az Oktatási Kódex, "felsőoktatási ingyenes." A feltételek a tanfolyamok és a felsőoktatási intézmények meghatározott III Book VII III az Oktatási kód. Például a cikk L. 731-1 szerint:
"A francia vagy bármely állampolgára egy másik tagállam az Európai Közösség vagy egy másik tagállam részese a megállapodásnak az Európai Gazdasági Térség, huszonöt év, amelynek során felmerült esetleges fogyatékosság alatt cikk L. 731-7, és egyesületek által létrehozott törvény célja a felsőoktatás nyithat szabadon tanfolyamok és felsőoktatási intézmények, csak az előírt feltételeket, ezt a címet. Azonban a tanítás és gyógyszerészeti, akkor igazolnia kell, továbbá a követelményeket a szakma az orvosát vagy gyógyszerészét". Még több...
11 mars 2011

L'Enseignement supérieur dans le rapport Cherpion - Gille

http://www.assemblee-nationale.fr/commun/img2010/fd-header-niveau3.jpgIl s'agit du Rapport déposé en application de l'article 145-7 alinéa 1 du règlement, par la commission des affaires sociales sur la mise en application de la loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009 relatif à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie n° 3208 déposé le 9 mars 2011 par MM. Gérard Cherpion et Jean-Patrick Gille.
Extraits sur l'Enseignement supérieur

Des dispositions plus dispersées de la loi concernent les jeunes. Ces dispositions ne demandaient pas de précisions réglementaires comme l’article 62 a pour objet de développer, à titre expérimental, les formations qualifiantes en coopération entre les établissements de formation professionnelle et les universités...
L’intégration obligatoire à un cursus pédagogique

Le présent article 30 prévoit également l’intégration obligatoire des stages à un cursus pédagogique, dans des conditions qu’a fixées le décret d’application du 25 août 2010. D’après les informations recueillies, une circulaire devrait prochainement compléter ce corpus. Certaines personnes auditionnées, ainsi que la Conférence des présidents d’université (CPU) dans une contribution écrite, ont en effet jugé insuffisamment précis le texte du décret précité, qui comporterait encore des « ambiguïtés ».
Ce décret donne une interprétation large du champ des stages concernés : la formation peut être « diplômante ou non diplômante » ; les stages peuvent être accomplis « à titre obligatoire ou optionnel ». Le souci manifesté par le ministère de l’enseignement supérieur est de ne pas interdire les stages qui ne seraient pas obligatoires, ou du moins prévus dans les programmes de formation, problème qui se serait posé dans certaines universités. Selon un écrit transmis par la direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle, « ce décret vise à mettre fin aux abus d’employeurs qui recruteraient en stage des jeunes diplômés sortis de l’université ou des pratiques de formation qui habillaient des contrats de travail sous l’appellation abusive de stage. Mais (…) l’application du texte ne doit pas avoir pour conséquence de restreindre l’accès des étudiants à ces stages dès lors qu’ils répondent aux critères fixés par le décret (…). La nouvelle règlementation permet le développement et la généralisation des stages, [l’objectif étant] de normaliser la pratique des stages pour éviter les abus, mais aussi de faire en sorte que la professionnalisation des cursus s’amplifie ».
Une enquête nationale conduite en juin 2010 montre en effet que la pratique des stages n’est pas encore vraiment généralisée à l’Université, comme on le voit sur le tableau ci-dessous. 28 % seulement des étudiants inscrits en formation initiale dans une université française ont suivi un stage au cours de l’année 2008-2009, et ce avec des situations très hétérogènes : les formations à vocation professionnelle intègrent en général des stages obligatoires ; c’est moins le cas des formations plus généralistes ; par ailleurs, la proportion d’accès aux stages augmente au fur et à mesure que l’on avance dans les cursus. Bref, si près de 90 % des étudiants en dernière année de formation d’ingénieur ou de DUT partent en stage, ils ne sont que 2 % dans cette situation en première année de licence générale…
L’intégration à un cursus pédagogique exige, selon le décret, deux conditions cumulatives : « une restitution de la part de l’étudiant donnant lieu à évaluation de la part de l'établissement » ; une finalité et des modalités de stage « définies dans l’organisation de la formation ». Selon le document précité de la direction générale de l’enseignement supérieur, « il appartient aux établissements d’enseignement de définir la finalité et les modalités des stages de leurs formations. Dans la définition de cette finalité et de ces modalités, les instances compétentes de l’établissement peuvent adopter une disposition transversale identifiant les formations dans lesquelles les étudiants peuvent accomplir un stage optionnel dès lors que celui-ci est de nature à compléter les enseignements et favoriser l’insertion future dans l’emploi ». On retrouve là le souci de ne pas exclure les stages facultatifs sans cependant les laisser hors de tout contrôle.
Enfin, trois cas particuliers, qu’il convient, selon la direction générale de l’enseignement supérieur, de ne pas considérer comme des exceptions, sont prévus dans le décret, afin, selon cette administration, de couvrir des cas particuliers de stages spécifiques. Peuvent donc également être « intégrés à un cursus », donc autorisés, les stages organisés dans le cadre :
– « des formations permettant une réorientation et proposées aux étudiants, notamment sur les conseils des services d’orientation ou d’un responsable de l’équipe pédagogique de la formation dans laquelle l’étudiant s'est engagé initialement » ; cela correspondrait, par exemple, à des cursus mis spécifiquement en place au second semestre de la première année de licence à l’attention d’étudiants qui envisagent de changer de filière ;
– « de formations complémentaires destinées à favoriser des projets d’insertion professionnelle et validées en tant que telles par le responsable de la formation dans laquelle est inscrit l’étudiant » ;
– « des périodes pendant lesquelles l’étudiant suspend temporairement sa présence dans l’établissement dans lequel il est inscrit pour exercer d’autres activités lui permettant exclusivement d’acquérir des compétences en cohérence avec sa formation. Dans ce cas, en complément de la convention de stage, l’établissement d’enseignement et l’entreprise concluent un contrat pédagogique ».
Les volontés légitimes, mais un peu contradictoires, de favoriser les stages tout en évitant les abus expliquent peut-être les « ambiguïtés » que certains relèvent dans cette rédaction. Sur ce sujet assez polémique, la plus grande clarification doit être recherchée.
4. Un enseignement supérieur privé que l’on veut mieux orienter vers l’insertion professionnelle

L’article 40 de la présente loi insère une disposition peu explicite dans le code de l’éducation : il s’agit d’autoriser l’État à soutenir financièrement, dans le cadre de contrats pluriannuels avec des établissements d’enseignement supérieur, des « dispositifs participant à la mission de service public de l’enseignement supérieur et présentant des caractéristiques innovantes en terme d’insertion professionnelle ». L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur est chargée d’évaluer les résultats.
D’après les éléments produits par les services du Gouvernement, 55 contrats pluriannuels (de deux à cinq ans) ont été conclus en 2010, conjointement par les ministères chargés de l’emploi et de l’enseignement supérieur, avec des associations de l’enseignement supérieur privé. Les établissements d’enseignement supérieur privé doivent, pour en bénéficier, s’inscrire dans des missions de service public et s’engager notamment à développer des actions en faveur de l’apprentissage, de l’entreprenariat et de l’insertion professionnelle des étudiants. Ils doivent se fixer des objectifs dans des domaines tels que la qualité des formations, l’insertion des diplômés, la diversification du public des étudiants, l’amélioration de la réussite en cours de cursus, l’attractivité internationale, la recherche et la diffusion de ses résultats, le développement de la coopération avec d’autres établissements universitaires… Il est enfin précisé que « cette démarche se traduit dès 2010 et au moins jusqu’à fin 2012 par un accompagnement financier annuel de l’État s’élevant à 75 millions d’euros ».
S’agissant des nouveaux pouvoirs de la Commission nationale des certifications professionnelles, ces mêmes services ont néanmoins indiqué que, dès janvier 2010, la Commission a élaboré, avec la participation de tous les ministères certificateurs de droit, une procédure opérationnelle de saisine de la Commission, commune à tous les ministères en cas de création de certification. Au premier semestre 2010, seules deux créations ont fait l’objet d’un avis d’opportunité, mais « la nouvelle procédure va connaître une montée en charge rapidement puisque la Commission [devait] se prononcer fin novembre 2010 sur un ensemble de demandes d’avis. L’enjeu pour 2011 concernera les diplômes de l’enseignement supérieur, potentiellement nombreux (…). La procédure doit en effet associer les universités (sans remettre en cause leur autonomie) et la direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (DGESIP). Cette procédure est donc nécessairement différente et plus lourde que celle s’appliquant à la création des autres diplômes ministériels ».
http://www.assemblee-nationale.fr/commun/img2010/fd-header-niveau3.jpg Ippreżentata skond l-Artikolu 145-7 paragrafu 1 tar-Regolament, il-Kumitat għall-Affarijiet Soċjali dwar l-implimentazzjoni tal-Liġi Nru 2009-1437 tal-24 ta 'Novembru 2009 dwar gwida professjonali u taħriġ vokazzjonali fi tul il-Ħajja No 3208 ippreżentat Marzu 9, 2011 minn MM. Gerard Cherpion u Jean-Patrick Gille.
Estratti dwar l-Edukazzjoni Ogħla

Dispożizzjonijiet huma aktar imxerred dritt li taffettwa ż-żgħażagħ.
Dawn id-dispożizzjonijiet ma titlob għal kjarifika kif preskritt fl-Artikolu 62 jimmira li jiżviluppa bażi sperimentali, it-taħriġ ħiliet fil-kooperazzjoni bejn istituzzjonijiet ta 'taħriġ u universitajiet. More...
25 janvier 2011

L'Enseignement supérieur dans le rapport de Henri Rouilleault

http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpgLe rapport sur l’emploi en sortie de récession a été remis au Ministère du Travail le 21 janvier. Henri Rouilleault, administrateur de l’INSEE, avait été chargé de son élaboration en mars 2010 par les secrétaires d’Etat à l’emploi et à la prospective (Laurent Wauquiez et Nathalie Kosciusko-Morizet).
Henri ROUILLEAULT, administrateur de l’INSEE, a été chargé le 10 mars 2010 d’une mission par les secrétaires d’Etat à l’emploi et à la prospective (Laurent WAUQUIEZ et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET) visant à: *faire un état des lieux de l’évolution du niveau du chômage et les caractéristiques de la population concernée, *examiner l’impact de la crise sur les parcours d’emploi des salariés, *opérer un benchmark européen sur les mesures en faveur de l’emploi, *proposer les évolutions des dispositifs économiques destinés à amortir les conséquences des mutations économiques. A l’issue d’une très large concertation, avec des représentants des organisations représentatives des salariés et des employeurs, des administrations et opérateurs publics concernés aux échelons central et déconcentré, des directeurs des ressources humaines, des élus, des experts, Henri ROUILLEAULT formule 41 propositions visant à renforcer l’accompagnement des transitions professionnelles.
Extraits concernant l'Enseignement supérieur
Dans le quatrième régime, la croissance est tirée par l’innovation. Ce modèle schumpetérien suppose une forte synergie entre l’enseignement supérieur, la recherche publique et privée, les grandes entreprises et les start-up. p.11
En ce qui concerne, la formation initiale, les données font apparaître l’ancienneté de l’effort éducatif américain dans le secondaire et le supérieur, de l’effort allemand dans le secondaire, y compris l’alternance, le niveau élevé et en progression des pays scandinaves et du Japon, l’effort plus récent de la France, et le retard persistant des pays du Sud de l’Europe. p.12
Deux variantes du régime de croissance tiré par l’innovation apparaissent ainsi: la première est fondée sur le lien étroit entre les universités et les entreprises, à l’américaine, avec un fort dualisme entre les emplois technologiques qualifiés et les emplois de service; la seconde, plus inclusive, à l’instar des pays nordiques, s’appuie sur la montée en compétence et responsabilité de l’ensemble des salariés. p.13
Le quatrième régime de croissance, fondé sur l’innovation dans l’industrie et les services, prend difficilement le relais, en Europe et plus particulièrement en France. De nombreux indicateurs, dépenses de R-D, dépôts de brevets triadiques, nombre de chercheurs, dépenses pour l’Enseignement Supérieur, pourcentage de sortie de l’école sans qualification, laissent à désirer. p.40
Si l’insertion professionnelle des jeunes est globalement difficile, comme le montre l’enquête du CEREQ sur la génération sortie en 1998 du système scolaire, elle l’est sensiblement plus pour les non diplômés. La proportion des jeunes sortis non diplômés au chômage ou en inactivité est double de celle des sortis avec un diplôme du secondaire et a fortiori du supérieur. p.75
Passer à un régime de croissance tirée par l’innovation ne concerne pas que la recherche et l’enseignement supérieur, l’interface entre recherche publique et privée. p.150
Pour sortir de cette situation, il faudrait: -une implication accrue des enseignants, avec de nouveaux droits et de nouveaux devoirs pour eux: des locaux pour travailler, seul et en groupe, recevoir les élèves et les parents, davantage de formation hors temps de face à face avec les élèves, de remplacement des collègues absents, de session d’été des universités, -beaucoup moins de redoublements, et beaucoup plus de gestion de la diversité des collectifs d’élèves et d’étudiants en formation..., -davantage d’autonomie des établissements de responsabilité et des directions, dans le prolongement de la réforme des universités..., -davantage de partenariats entre les écoles, les universités, et entreprises, pour l’alternance
éducative, la découverte des métiers, -une concentration des efforts financiers sur la petite enfance et sur l’Université, -des objectifs contractualisés à tous les niveaux. p.187
La France a dans de nombreux secteurs d’activité un problème de compétitivité non seulement par rapport aux pays émergents mais aussi par rapport à l’Allemagne. La priorité à l’innovation, la recherche, l’enseignement supérieur, l’investissement matériel, l’une des conditions nécessaires pour restaurer notre compétitivité dans une économie mondialisée, ne doit pas renforcer ni la fracture numérique ni la fracture sociale. p.197
http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/squelettes/images/header-site-travail.jpg The employment report emerges from recession has been submitted to the Ministry of Labour on January 21.  Rouilleault Henry, director of the INSEE, was responsible for its development in March 2010 by the Secretaries of State for Employment and Foresight (Laurent Wauquiez and Nathalie Kosciusko-Morizet).
Extracts on Higher Education
In the fourth regime, growth is driven by innovation. This model assumes a Schumpeterian strong synergy between higher education, research, public and private, large companies and start-ups. p.11
As regards the initial training, the data show the antiquity of the educational effort in American secondary and higher education, the German effort in the secondary, including alternating high and rising Scandinavian countries and Japan, the latest effort of France, and the continuing delay in the South of Europe. p.12
Also on the blog Strengthen the support of professional transitions and the French documentation Anticipate changes and build consensus - the obligation to negotiate the three-year planning mechanism jobs and skills. More...
19 octobre 2010

L'université dans le second rapport Attali

http://www.lefigaro.fr/images/prenium/logo-eco.gifLa commission a rendu vendredi soir 15 octobre 2010 à Nicolas Sarkozy son second rapport, après celui de janvier 2008. Selon le document, la priorité va au désendettement et aux emplois. Deux urgences et deux priorités de long terme. Loin des 316 mesures qu'elle préconisait dans son premier rapport pour rendre la société moins rigide, la commission Attali s'est cette fois-ci concentrée sur les axes majeurs qui doivent permettre d'augmenter le potentiel de croissance de la France. Dans le rapport qu'il a remis ce vendredi au chef de l'État, Jacques Attali se fixe comme priorité de répondre aux «urgences» que sont le désendettement et l'emploi. Télécharger le rapport Attali.
Voici les passages concernant l'université.
Dans l’enseignement supérieur, le développement de la formation professionnelle continue et de la validation des acquis de l’expérience ne se traduisent pas encore véritablement par une amélioration sensible de l’employabilité et des opportunités professionnelles des salariés. Les mesures relatives à la mise en oeuvre de cours du soir en université ou d’une université des métiers n’ont pas été mises en oeuvre, de même que les mesures visant à développer les stages en entreprise au collège, à renforcer les formations en alternance ou généraliser l’année de stage validée au cours du cursus universitaire de master (seule l’obligation de réalisation d’un stage au cours des années de licence a été prévue). p.115-116

http://www.lefigaro.fr/images/prenium/logo-eco.gif The committee issued Friday night October 15, 2010 to Nicolas Sarkozy's second report, after the January 2008. According to the document, the priority is to reduce debt and jobs. Two emergencies and two long-term priorities. Download the Attali report. More...

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