
Au cours de sa conférence de presse organisée ce jour, l’AERES rend publique une étude régionale des résultats de ses évaluations conduites entre 2007 et 2010. L’étude présente pour la première fois une analyse de l’
évaluation « intégrée » de l’offre de formation et des activités de recherche des universités regroupées ainsi par région-académie.
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Elle est composée des principes/évolutions de la méthodologie de l’agence, inscrits dans une démarche d’assurance qualité, et de chaque(s) analyse(s) régionale(s) se déclinant suivant: *la présentation synthétique de l’académie; *la synthèse d’évaluation par université; *l’examen de « l’offre licences » de l’académie; *l’analyse des activités de recherche et de l’enseignement adossé à la recherche.
Académie par académie, consulter l'étude régionale des résultats des évaluations de l'AERES réalisées entre 2007 et 2010.
Celle-ci présente pour la première fois une analyse de l’évaluation « intégrée » de l’offre de formation et des activités de recherche des universités regroupées ainsi par région-académie.
L’étude est composée des principes/évolutions de la méthodologie de l’agence, inscrits dans une démarche d’assurance qualité, et de chaque(s) analyse(s) régionale(s) se déclinant suivant l’analyse globale de l’académie, la synthèse d’évaluation par université, l’examen de « l’offre licences » de l’académie, et l’analyse des activités de recherche et de l’enseignement adossé à la recherche.
L’AERES publie ce jour sa première étude régionale*, académie par académie, des évaluations réalisées dans l’enseignement supérieur et la recherche entre 2007 et 2010. En moins de 4 années, 10 000 évaluations ont été menées mobilisant en moyenne 4 500 experts français et internationaux par campagne.
Lors de la présentation à la presse de l’étude « AERES 2010 – Analyses régionales des évaluations réalisées entre 2007 et 2010 », Jean-François Dhainaut, président de l’AERES, a souligné cinq enseignements à retenir:
* une relation très forte existe entre la qualité de la recherche et celle des masters et inversement;
* la collaboration est devenue effective entre les universités et les écoles, entre les universités et les organismes de recherche, entre les universités et les CHU et entre les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et ceux du monde socio-économique;
* une dynamique des grandes métropoles a été engendrée par la préparation aux récents appels d’offres tels l’opération Campus et le Grand Emprunt. Ces métropoles ont mis en place une réflexion autour de projets collaboratifs permettant l’implantation de grands plateaux techniques;
* au sein des régions, hors des grandes métropoles, des collaborations étroites sont indispensables pour atteindre la masse critique qui permettra de travailler à armes égales avec les grandes métropoles;
* les universités de création récente remplissent le plus souvent remarquablement leur mission de proximité. Leur mission de recherche, plus difficile à accomplir, ne peut se concevoir qu’en tissant des liens avec les grandes métropoles.
En conclusion, Jean-François Dhainaut indique que « l’AERES a insufflé une culture qualité et d’autoévaluation dans les universités et initié une dynamique de progrès. Cette 1re évaluation cartographique est un outil novateur et indispensable. Il faut maintenant aller plus loin : l’étendre aux écoles, valider les procédures d’évaluation du personnel, promouvoir l’autoévaluation et l’évaluation à l’international ». L’étude est téléchargeable dans sa version complète, ou région par région, à partir du site Internet de l’AERES:
http://tourl.fr/aflg.
Académies Aix-Marseille et Nice La région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte deux académies, Aix-Marseille et Nice. La première est deux fois plus importante que la seconde en nombre d’étudiants comme de personnels enseignants et BIATOSS. Les deux académies possèdent un site universitaire principal, Aix-Marseille et Nice, et un site de création récente, respectivement Avignon et Toulon. Dans cet ensemble multi-académique, les forces de recherche universitaires2 sont essentiellement présentes autour d’Aix-Marseille et de façon moindre à Nice. À ce potentiel universitaire, il faut cependant ajouter les ressources présentes dans les organismes implantés en partie sur des sites propres, comme l’INRIA à Sophia-Antipolis. Le potentiel de recherche d’Avignon et de Toulon est limité.
La région compte 1 pôle de compétitivité mondial, Solutions communicantes sécurisées (pôle mondial à Rousset), et 1 pôle à vocation mondiale à Toulon, Mer Seanergie. Il existe 1 Réseau thématique de recherche avancée (RTRA) multipolaire à Marseille ainsi que 8 instituts Carnot (dont 2 à Marseille, 2 à Aix-en-Provence et 3 à Sophia-Antipolis).
Le site d’Aix-Marseille affiche près de 3 500 enseignants- chercheurs et chercheurs dans 113 unités de recherche : 22 unités en sciences et technologies, 39 en sciences de la vie, de la santé et de l’écologie et 52 en SHS. La part des enseignants-chercheurs et chercheurs dans les unités à notoriété internationale est respectivement de 44 %, 20 % et 5 %. On constate un éparpillement des enseignants-chercheurs dans de petites structures monothématiques, ce qui affaiblit le potentiel marseillais en sciences de la vie, de la santé et de l’écologie (SdVSE) ainsi qu’en sciences humaines et sociales (SHS). Il faut cependant noter qu’Aix-Marseille possède des unités au meilleur niveau d’excellence en sciences et technologies et sciences de la vie et de la santé. Dans le domaine SHS, la Maison des sciences de l’homme doit favoriser l’émergence d’unités à forte reconnaissance internationale.
Les unités de l’Université de Nice – Sophia-Antipolis représentent un potentiel de recherche de 1 342 enseignants-chercheurs et chercheurs dans 56 unités de recherche. La part des chercheurs dans les unités à forte lisibilité internationale représente 13,5% essentiellement en sciences de l’univers, mathématiques, immunologie et pharmacologie. En informatique, la recherche de l’INRIA à Sophia-Antipolis, dont la notoriété est excellente, soutient fortement certaines équipes de l’université. Un nombre important d’équipes présente une taille infra-critique, ce qui pénalise la qualité de leur production scientifique.
À Avignon comme à Toulon, le potentiel en recherche est réparti sur un ensemble très large de disciplines, ce qui permet difficilement d’atteindre une taille critique. Les établissements d’Avignon et de Toulon doivent accroître leurs collaborations avec les universités voisines si elles souhaitent permettre aux équipes existantes d’intégrer des unités à forte lisibilité et de renforcer les moyens dans leurs axes prioritaires tels que, à Avignon, informatique, information-communication et agronomie
et environnement.
En région PACA, l’offre de formation est importante, mais il faut noter le faible nombre d’élèves ingénieurs (2%) et d’étudiants en formations technologiques (7,5%). Les universités de Toulon et d’Avignon ont un taux supérieur à 70% d’étudiants inscrits en licence et leur offre de master, très limitée, se justifie dans leurs domaines prioritaires et pour certaines spécialités à caractère professionnel.
À Aix-Marseille, l’offre de formation est extrêmement vaste et, pour le niveau master, de qualité variable. Les mentions des sciences et technologies sont globalement appréciées, conséquence positive de la forte structuration de la recherche dans ce secteur. La qualité des masters en SdVSE et en SHS est très contrastée, la multiplicité des spécialités (notamment 226 en SHS) fragilise l’offre de formation dans ces deux domaines.
À Nice, la part des étudiants en licence est supérieure à la moyenne nationale. L’offre de master est excessivement dispersée avec un trop grand nombre de mentions et de spécialités (42 mentions, 112 spécialités). Nombre de spécialités possèdent de fait de petits effectifs. Le resserrement de l’offre de formation devrait permettre d’atteindre un nombre suffisant d’inscrits et favoriserait l’adossement à la recherche.
À Marseille, en dehors de la médecine, tous les champs disciplinaires sont répartis sur deux établissements au moins. Cette particularité, associée à la multiplicité des sites des formations et au caractère transversal de l’organisation de la recherche impose une évolution importante: la création du PRES Université d’Aix-Marseille, avec pour objectif la fusion des universités marseillaises répond à cette exigence. La réussite de ce projet, par les économies d’échelle qu’il exige, la fin des compétitions stériles qu’il suppose, devrait permettre à Aix-Marseille de devenir une place universitaire au meilleur niveau international et de renforcer son attractivité.
Modérément attractives pour les étudiants et les enseignants-chercheurs et chercheurs, les universités d’Aix-Marseille doivent renforcer leur visibilité internationale afin de s’affirmer comme leader parmi les universités méditerranéennes.
L’Université de Toulon appartient à l’académie de Nice, toutefois, comme Avignon, elle s’inscrit dans la sphère d’influence marseillaise. Les échanges et les collaborations se font essentiellement avec les établissements marseillais. L’Université d’Avignon a su définir et soutenir ses axes prioritaires qui pourront acquérir une réelle visibilité nationale et internationale.
En ce qui concerne l’Université de Toulon, la situation est complexe, la gouvernance est peu maîtrisée, ce qui entraîne des difficultés financières, une gestion des ressources humaines inefficace et un contrôle du fonctionnement des composantes déficient.
L’Université de Nice – Sophia-Antipolis est isolée géographiquement et ses relations avec les établissements proches d’Aix-Marseille et de Grenoble sont relativement lâches, ce qui l’incite à rechercher des collaborations avec les universités transalpines. Le PRES euro-méditerranéen manque cependant d’objectifs réalisables à court et moyen terme. Ces ambitions extérieures ne doivent pas masquer les indispensables restructurations et simplifications qui permettront à cette université de mettre à la disposition de ses activités de recherche et de formation, une organisation efficace.
During his press conference today, AERES publishes a regional study of the results of its evaluations conducted between 2007 and 2010. The study presents the first analysis of the "integrated" assessment of the provision of training and research activities of universities and grouped by region-academy. Download the full study.
It is composed of principles/methodology developments of the agency, enrolled in a quality assurance process, and each (s) analysis (s) region (s) are declining following: * synthetic presentation of the Academy * synthesis evaluation by University * Review of "supply licenses" Academy * Analysis of research and education backed by research.
Academy by Academy, visit the regional study of the assessment results AERES conducted between 2007 and 2010. It presents for the first time an analysis of the "integrated" assessment of the provision of training and research activities of universities and grouped by region-academy. The study is composed of principles / developments of the methodology of the agency, enrolled in a quality assurance process, and individual (s) analysis (s) region (s) is declining following the overall analysis of the Academy, synthesis evaluation by university, considering "the offer licenses" of the academy, and analysis of research and education backed by research .
Academies Aix-Marseille and Nice
The Provence-Alpes-Cote d'Azur has two academies, Aix-Marseille and Nice. The first is two times larger than the second number of students as teachers and staff BIATOSS.The two academies have a main university site, Aix-Marseille and Nice, and a site of recent creation, respectively Avignon and Toulon. In this whole multi-academic research universitaires2 forces are mainly present around Aix-Marseille and Nice to a lesser extent. In this academic potential, we must add, however, present resources in agencies located in part on its sites, as INRIA Sophia-Antipolis. The research potential of Avignon and Toulon is limited. More...