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Formation Continue du Supérieur

6 avril 2013

Intitulés des diplômes nationaux de master

http://blog.educpros.fr/didier-delignieres/wp-content/themes/longbeach_deligneres/images/img01.jpgLe projet de nomenclature des intitulés de diplôme national de master fait des propositions assez étonnantes. Evidemment, je me suis principalement intéressé au sort réservé aux STAPS. La proposition est claire: un seul intitulé « STAPS » (c’est la seule discipline à laquelle ce sort est réservé), en d’autres termes un diplôme indifférencié où rien n’apparaîtra des spécificités de la formation suivie par l’étudiant, hormis sur l’annexe descriptive.
Quand on sait que les spécialités actuelles des masters STAPS renvoient à des domaines aussi variés que l’entraînement sportif, la réhabilitation des maladies chroniques, le management des entreprises de tourisme sportif, ou l’ergonomie des matériaux sportifs, on peut légitimement se demander si c’est une bonne idée.
On a peut-être pensé qu’il y a avait trop peu d’étudiants en STAPS pour leur accorder plus d’un intitulé de diplôme? Quelques chiffres:
Théologie : 3 mentions pour 143 étudiants, soit une pour 48 étudiants
Biologie-Santé : 21 mentions pour 14184 étudiants, soit une pour 675 étudiants
Information-Communication : 12 mentions pour 9681 étudiants, soit une pour 807 étudiants
Sciences de la terre de l’univers et de l’environnement : 6 mentions pour 5508 étudiants, soit une pour 918 étudiants
Economie : 16 mentions pour 15719 étudiants, soit une pour 982 étudiants
Géographie : 6  mentions pour 7239 étudiants, soit une pour 1206 étudiants
Droit : 20 mentions pour 42182 étudiants, soit une pour 2109 étudiants
STAPS : 1 mention pour 6324 étudiants…
Il n’y avait sans doute pas de représentant de la discipline STAPS autour de la table.
http://blog.educpros.fr/didier-delignieres/wp-content/themes/longbeach_deligneres/images/img01.jpg The proposed nomenclature headings graduate degree proposals is pretty amazing. Obviously, I'm mainly interested in the fate STAPS. The proposal is clear: one entitled "STAPS" (this is the only discipline in which the lot is reserved), in other words a degree where nothing will undifferentiated specific training followed by student except on the descriptive annex. More...
6 avril 2013

Etat des lieux des pratiques en termes de Responsabilité Sociétale des Universités

http://orsu.afev.eu/images/orsu_accueil_02.pngJeudi 28 mars - Rencontres Universités Entreprises de l’AEF
L’Afev et l’UNICEF France dévoilent en exclusivité le premier rapport de l’ORSU Universités et territoires: un état des lieux des pratiques en termes de Responsabilité Sociétale des Universités.
Nous formulons aujourd’hui quatre recommandations pour étendre la RSU:
    * Une coopération renforcée entre universités et collectivités territoriales;
    * L’inscription d’un volet RSU dans les projets d’établissements et schémas de l’enseignement supérieur et de la recherche;
    * La mise en dynamique de la communauté universitaire dans son ensemble;
    * Une valorisation plus importante des engagements solidaires des porteurs de la RSU, dans les cursus et les carrières.
Edito
L’Université n’est pas seulement un lieu d’enseignement et de recherche, elle a aussi une responsabilité vis-à-vis de la société. C’est la conviction que je me suis forgée, grâce à mes différentes expériences, de part mon expérience de terrain dans le milieu associatif et en tant que dirigeant d’université. À l’étranger, j’ai été notamment très marqué par l’implication de certaines universités brésiliennes pour redonner confiance à la population des favelas.
La Responsabilité Sociétale des Universités (RSU) est une véritable opportunité pour changer la vision de l’université à l’échelle territoriale, nationale, européenne et internationale. Par ailleurs, elle permet à l’ensemble des acteurs du territoire de prendre conscience et d’intégrer le rôle de l’université, et plus largement celui de la communauté universitaire, étudiants et personnels, sur des problématiques culturelles, sociales, économiques et environnementales. La RSU invite donc à penser un autre lien entre l’université et son lieu d’implantation, celui de la coopération et de la solidarité. Elle est enfin une ressource pour la mise en oeuvre d’une politique globale et territoriale de développement durable à l’échelle du territoire.
Ainsi, l’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Universités (ORSU) est un outil formidable de promotion mais également d’appréciation des actions mises en oeuvre par les établissements d’enseignement supérieur sur les territoires. Je suis intimement convaincu que cet Observatoire a un sens réel et une vraie valeur ajoutée pour montrer ce que la jeunesse peut apporter. Plus qu’un soutien à la jeunesse, il s’agit de faire confiance à cette jeunesse.
Ce premier rapport de l’ORSU a pour vocation de dresser un premier état des lieux des pratiques menées, de mettre en lumière certaines initiatives très originales et d’en identifier les acteurs et les processus. Il est également riche en enseignements pour le renforcement de la RSU: celle-ci doit devenir un axe de coopération dans les projets d’établissements et schémas directeurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, elle doit impliquer la communauté universitaire dans son ensemble, et les universités doivent s’impliquer plus avant dans la reconnaissance de l’engagement des étudiants et des personnels.
Pour conclure, je profite de l’occasion qui m’est offerte pour saluer les initiateurs de l’ORSU, en l’occurrence l’AFEV et l’UNICEF France, l’ensemble des partenaires, la CPU, l’ARF, l’AVUF et la MGEN. Je tiens à saluer également l’ensemble des acteurs qui ont accepté de répondre à cette première enquête. N’hésitez pas à nous faire connaître toutes vos initiatives de RSU sur vos territoires! La RSU est une chance pour le rayonnement et la reconnaissance de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les territoires. Saisissons-la! Télécharger le rapport Universités et territoires: un état des lieux des pratiques en termes de Responsabilité Sociétale des Universités.
http://orsu.afev.eu/images/orsu_accueil_02.png DÉARDAOIN, 28 Márta - aithne ar Ollscoileanna na gCuideachtaí AEF
An Afev agus UNICEF Fhrainc nochtann go heisiach ar an chéad tuarascáil ORSU Ollscoileanna agus na críocha: fardal de chleachtais i dtéarmaí Ollscoileanna Fhreagracht Shóisialta Chorparáideach. Níos mó...
6 avril 2013

Une licence pro "métiers du télé-crochet et de la téléréalité"

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifUne licence professionnelle télé-réalité en guise de poisson d'avril
La téléréalité n'a plus aucun secret pour vous? Validez vos connaissances à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée! Une licence pro "métiers du télé-crochet et de la téléréalité" sera en effet proposée dès la rentrée prochaine, selon les dires de son président Gilles Roussel… plein d'humour pour le 1er avril!
L'annonce a fait l'effet d'une bombe sur Twitter. Le président de l'Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, Gilles Roussel en personne, a annoncé le lancement à la rentrée prochaine d'une nouvelle formation sur YouTube, relayée la chaîne Radio Recc. Une formation ambitieuse, "qui lui tenait à cœur depuis 2008, dès la huitième saison de Koh-Lanta", affirme-t-il. Le rêve est ainsi (quasiment) devenu réalité : dès septembre prochain, les étudiants en Lettres et Arts pourront valider une licence professionnelle "Métiers du télé-crochet et de la téléréalité".
Une formation professionnalisante et diplômante

L'objectif est d'assurer une formation diplômante, qui devrait permettre aux étudiants de participer en priorité aux émissions de télévision, sans avoir à passer de casting. Formation initiale, formation continue, et même VAE : le choix est vaste pour les 69 étudiants qui pourront suivre cette formation, dispensée par des "professionnels" issus du monde de la téléréalité.
Le site internet de ReccWebbradio a même pu se procurer la plaquette de la licence. Précise, elle se présente comme n'importe qu'elle autre plaquette de licence… si ce n'est qu'elle arbore les logos d'émissions de téléréalité. Au programme: beaucoup de théorie, comme des cours d'"Histoire de TF1 et d'M6", "Histoire des sociétés de production par l'exemple Endemol", ou encore "Formation Rap et R'n'B". Mais l'accent est également mis sur la pratique, primordiale: "Initiation à l'interview Morandini", "Clash appliqué" et même "Techniques de coiffure et bodybuilding"…
Un cursus (un peu trop) novateur

"Parler plus fort que les autres", "savoir retourner un foutage de gueule contre son adversaire", ou encore "créer un conflit pour déstabiliser un groupe uni" seront également dispensés tout au long de la troisième année de spécialisation. L'étudiant pourra par ailleurs "s'hyperspécialiser" au second semestre, puisqu'il devra choisir entre l'univers du télé-crochet (Star Academy, Pop Star,…) et celui de la téléréalité (Nice people, Secret Story,…). Une formation ambitieuse, et qui semble pour le moins farfelue. Rien de plus normal, puisque la licence professionnelle "Métiers du télé-crochet et de la téléréalité" est en réalité un… poisson d'avril!
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifA professional license reality as a April Fool
The reality has no more secrets for you? Validate your knowledge at the Université Paris-Est Marne-la-Vallée! Licensed pro "trades talent show and reality" will indeed be proposed next September, in the words of its president Gilles Roussel ... humorous for April 1st. More...
6 avril 2013

Un diplôme "mention bière" à l'université, c'est désormais possible

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifLa bière, c’est tout un art et ça s’apprend. De ce fait, l’université de la Rochelle dispense un diplôme universitaire pour former des professionnels, mais aussi pour produire et commercialiser sa propre bière.
Depuis quelques années, une petite nouvelle a fait son entrée sur les bancs universitaire. Quelle soit blanche, blonde ou brune, la bière a en effet réussi à se faire une place dans les programmes de faculté. L’université de la Rochelle a ainsi créé un diplôme universitaire d’opérateur de brasserie, habilitant une quinzaine de particuliers ou de professionnels à un savoir approfondi sur le brassage de la bière. Pour ces jeunes amateurs avides de nouveaux projets, cette formation apporte une connaissance scientifique et technique au métier de brasseur, qui leur permet de lancer et développer leur propre activité. Suite de l'article...
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gif Is é an beoir ar ealaíne agus is féidir a fhoghlaim. Dá bhrí sin, soláthraíonn an Ollscoil La Rochelle ollscoil do ghairmithe a oiliúint, ach freisin a tháirgeadh agus a dhíol a beoir féin. Níos mó...
6 avril 2013

Une licence pro e-commerce en préparation du côté de l’IUT d’Avignon

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifL'IUT d'Avignon, en partenariat avec la société Semaweb, prévoit le lancement d'une licence professionnelle Marketing et commerce sur internet.
Les formations en e-commerce se développent peu à peu dans le monde de l'enseignement supérieur français, avec l'émergence des nouveaux métiers liés à ce secteur d'activité en fort développement. L'IUT d'Avignon travaille ainsi actuellement sur la création d'une licence professionnelle, baptisée "Marketing et commerce sur internet". Un nouveau cursus qui devrait être lancé dès la prochaine rentrée.
Réalisation d'une enquête en ligne

L'IUT d'Avignon prépare cette formation avec Semaweb, agence de référencement naturel et web marketing, et réalise actuellement une enquête en ligne sur l'usage des nouvelles technologies dans les PME notamment.
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifLa IUT d'Avignon , in collaborazione con Semaweb, prevede di lanciare una licenza commerciale e di marketing commercio su Internet. Più...
6 avril 2013

Les MOOCs pour remédier aux difficultés des universités

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifLe Sénat de Californie envisage de passer par les cours de masse en ligne et ouverts pour réduire les listes d'attentes des établissements universitaires de l'Etat, et augmenter le taux de réussite des étudiants.
Les MOOCs seraient-ils une possibilité pour remédier et compenser les difficultés éprouvées par les universités? Alors qu'une large majorité des présidents d'établissements américains considèrent les "Massive Online Open Courses" (MOOCs) comme étant très bénéfiques, le Sénat californien envisage de recourir à ces cours de masse en ligne et ouverts pour résoudre le problème des classes surpeuplées. Une proposition de loi dans ce sens vient ainsi d'être déposée. Suite de l'article...
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifThe California Senate is considering moving from mass online courses and open to reduce waiting lists academic institutions of the state, and increase the success rate of students. More...
6 avril 2013

L'université Stendhal s'allie au conservatoire de Grenoble

http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifL'université Stendhal de Grenoble, délivrant notamment des diplômes en Humanités, vient de conclure un partenariat avec le conservatoire de la ville. Un rapprochement qui offre de nouvelles possibilités de formation aux étudiants!
Il y a du nouveau du côté de l'université Stendhal de Grenoble: les étudiants peuvent désormais coupler leur licence Lettre et arts du spectacle avec la formation en théâtre du conservatoire de la ville. Ces cursus seront disponibles dès la prochaine rentrée. L'occasion, tant pour les étudiants que pour les élèves du conservatoire, d'augmenter et d'enrichir leurs compétences, grâce à cette formation diversifiée.
Des possibilités multiples et variées
Les élèves du cycle d'enseignement professionnel initial (CEPI) du conservatoire souhaitant suivre en sus la licence Lettres et arts du spectacle - parcours Arts du spectacle de l'université sont gâtés: ce parcours a été spécialement imaginé pour eux. Désormais, ils suivront conjointement les trois années de licence et de CEPI. Dans ce cas, l'inscription se fera dans les deux établissements. A noter que tous les étudiants, de l'université ou du conservatoire, pourront, s'ils le souhaitent, accéder aux enseignements de l'autre établissement, par le biais de cours "hors cursus".
http://www.e-orientations.com/imgs/orientation-etudes-metier-emploi.gifTá an Ollscoil Stendhal in Grenoble, lena n-áirítear eisiúint céimeanna i nDaonnachtaí, tá isteach i gcomhpháirtíocht leis an Ardscoil na cathrach. Meascán a chuireann deiseanna oiliúna nua do mhic léinn. Níos mó...
6 avril 2013

Formation professionnelle: la réforme risque d'être mouvementée

http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngLe ministre du travail Michel Sapin a annoncé que la réforme sur la formation professionnelle serait signée avant la fin d'année 2013. Objectif : réaliser un "compte formation" pour les salariés, et mieux former les demandeurs d'emploi.
François Hollande avait annoncé un projet de loi, le 4 mars dernier, alors qu'il était en visite à Blois, avec l'objectif affirmé de permettre aux demandeurs d'emplois de bénéficier, dans les deux mois suivant leur inscription à Pôle emploi, d'une formation professionnelle. Une annonce que vient d'appuyer Michel Sapin. "Un document d'orientation sera adressé [par le gouvernement] aux partenaires sociaux à l'issue de la grande conférence sociale, une négociation interprofessionnelle s'engagera ensuite; un projet de loi interviendra d'ici à la fin de l'année", a-t-il ainsi expliqué.
Une réforme qui promet de vifs débats

Cette grande conférence sociale, prévue pour le second semestre, devrait permettre au patronat et aux syndicats de conclure un accord. Mais les discussions risquent d'être houleuses, le système de formation demeurant complexe, même après la réforme de 2009. Il bénéficie pourtant de gros moyens - 31,5 milliards d'euros dépensés en 2010 - distribués en priorité par les entreprises, puis l'Etat (à hauteur de 28%) et les régions (15%). Les partenaires sociaux seront, de plus, confrontés à un problème: la formation des chômeurs ne doit pas se faire au détriment de la formation professionnelle des salariés.
http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngLa réforme de la formation professionnelle aura bien lieu
Michel Sapin, le ministre du Travail, va désormais piloter le chantier, suite à la nomination de Thierry Repentin au ministère des Affaires européennes.

Suite à la nomination de Thierry Repentin, le ministre délégué à la Formation professionnelle et à l'Apprentissage, au ministère des Affaires européennes, on commençait à s'interroger quant à la réforme de la formation professionnelle. Mais ce sera finalement Michel Sapin, le ministère du Travail, qui pilotera cette nouvelle réforme.
Constitution d'un pôle formation

En effet suite au départ de Thierry Repentin après le remaniement ministériel du 19 mars dernier, Jean-Marc Ayrault a précisé que "Michel Sapin engagera une concertation avec les partenaires sociaux, en vue d'une négociation". Pour piloter ce lourd chantier, un pôle formation de trois personnes a été constitué, avec une équipe resserrée pilotée par Jérôme Giudicello, qui sera épaulé par Catherine Beauvois et Daniel Vatant.
http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngLabour Minister Michel Sapin announced that the reform of vocational training would be signed before the end of 2013. Objective: To create a "learning accounts" for employees, and better train job seekers. More...
6 avril 2013

Les DRH français font partie des moins bien payés au monde

http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.pngSi vous êtes DRH en France et que vous songez à vous expatrier, voici une étude qui ne va pas forcément vous inciter à rester sur le territoire français. Les cadres RH tricolores sont en effet parmi les moins bien lotis en matière de salaires, affirme une enquête Michael Page.
Le Baromètre RH international 2013 réalisé par le cabinet Michael Page est formel: il ne fait pas bon être DRH en France, ni même en Europe… L'enquête, réalisée en mars dernier dans le monde entier auprès de plus de 4 300 cadres RH, révèle en effet de grandes disparités.
En moyenne, 35% des cadres européens ont un revenu inférieur à 60 000 euros par an. Ils ne sont que 9% en Australie ou en Nouvelle-Zélande dans ce cas. Suite de l'article...
http://www.le-grep-rh.com/imgs/le-grep-rh.png Má tá tú HRD an Fhrainc agus an bhfuil tú ag smaoineamh easaoránachta, is anseo staidéar nach a dhéanann gá duit fanacht ar chríoch na Fraince. Feidhmeannaigh acmhainní daonna soilse go deimhin, i measc na amach is measa ó thaobh pá, a deir suirbhé trí Page Michael. Níos mó...
6 avril 2013

A propos de la "Bombe de la dette étudiante"

http://static.mediapart.fr/files/imagecache/photo_utilisateur_normale/pictures/default.pngPar OLChantraine. La crise de l’université à l’ère de la Contre-Réforme Néo-Libérale est maintenant assez bien documentée et donc connue, par ceux qui veulent savoir, autour d’un certain nombre de questions:
-       la marchandisation des formations, conçues de plus en plus par référence à des aptitudes opératoires adaptées au marché du travail immédiat, abusivement appelées « compétences », où l’utilité sociale n’est plus considérée, remplacée par la compétitivité et la rentabilité financière
-       le management mimétique nourri par le modèle d’une entreprise autoritaire soucieuse seulement de réduction des coûts, de valorisation mercaticienne des produits, d’évaluation par indicateurs bureaucratiques, de normalisation par le stéréotype
-       l’utilitarisme de la recherche et de la publication
-       l’abaissement des disciplines et sciences, réduites à un statut de sous-traitantes des applications
-       la réduction de la « culture » à quelques discours slogans d’un pragmatisme fantasmatique courant d’échec en échec, s’affligeant à chaque étape du déclin dont il est le zélateur
-       la servitude volontaire des universitaires qui préfèrent s’infliger eux-mêmes la potion néo-managériale plutôt que de résister, parce que faisant le calcul (paradoxe du prisonnier, quand tu nous tiens…) que puisque les autres ne résisteront pas il n’y a qu’à se préoccuper de la répartition des restes.
Pourtant reste une question: Pourquoi?
Quelle est la logique économique de cette (ir)-résistible catastrophe?
Le petit livre de François Delapierre, « La bombe de la dette étudiante », (éditions Leprince),  fournit une bonne part de la réponse.
Sans être un ouvrage de recherche originale, il rassemble en une interprétation cohérente un certain nombre de faits socio-économiques constitutifs de la crise contemporaine de l’Université et en restitue la dynamique.
La thèse de l’ouvrage est que le capitalisme a terminé de tirer les conséquences de son projet de « rentabilisation » de l’Université.
Les grandes entreprises, la finance, les banques ont identifié en quoi l’Université pouvait devenir,  enfin!, un domaine économique comme un autre, soumis à la concurrence libre et non faussée, permettant à une grande échelle – de plus en plus à une échelle mondiale – l’extorsion d’importants profits sur les étudiants, leurs familles et l’état. Pour cela elles ont réorienté l’activité universitaire pour en faire une activité de service à grande échelle, dont les produits (notamment le « diplôme ») sont vendus à crédit aux étudiants et à leur famille.
De manière massive aux Etats-Unis ou en Corée du Sud, de manière croissante au Canada au Royaume-Uni, de manière naissante (mais approchant déjà les 10% de la masse étudiante) en France, de manière conquérante dans les relations Nord-Sud, les étudiants et leur familles s’endettent auprès des banques pour acheter de la formation, de la « force de travail » plus ou moins chère, plus ou moins labellisée auprès des écoles supérieures et des universités.
Le plus possible, elles réduisent la place du financement public de la formation aux formations de socle commun, non valorisables sur le marché concurrentiel de la force de travail et veulent accaparer pour le domaine marchand, de concurrence « libre et non fossé », la production de la force de travail financièrement rentable.
Pour cela, elles trouvent des idéologues au sein de l’UMP par exemple, dont une centaine de députés soutiennent que le « prêt étudiant » relève de la justice sociale, ou dans des officines, telle Terra Nova ou des chercheurs de l’Essec, qui défendent l’idée que la gratuité des études et les bourses doivent faire place à la rentabilité et la dette.
Ou encore elles façonnent à leur main « l’espace universitaire européen et mondial ». LRU, AERES, Erasmus mundus, les ECTS, la « semestrialisation », la « logique compétences », la contractualisation  etc… sont leurs outils.
C’est l’aveuglement – ou la trahison? – du parti « socialiste » que d’accompagner sans aucune distance ni critique ce mouvement depuis le début du « Processus de Bologne », ne se différenciant jamais du pouvoir néo-libéral, même lorsque la prétendue « alternance » lui en crée l’occasion.
Par ce processus, bientôt il ne sera plus nécessaire qu’à l’Université on apprenne vraiment quelque chose ou fasse vraiment de la recherche.
Il suffira qu’on prenne le moyen de labelliser des marques aussi prestigieuses que vaines (Sciences Po, par exemple…) ou de se faire référencer à Shanghaï par des bookmakers parfumés académiquement, pour vendre à crédit de la formation à des étudiants, comme aux Etats-Unis on vendait naguère des maisons à la lower middle-class.
Peu importe que l'Université apporte quelque chose aux étudiants, à leurs familles ou à la société. Peu importe l’avancée de la connaissance. Peu importe l’élaboration de la culture.
L’important est que les étudiants entrent dans le système de la dette, et, dès leur entrée à l'Université, se mettent à produire du profit pour la banque, comme un patron de pêche qui se ruine en gavant d’intérêt d’emprunt le Crédit Agricole, comme les Grecs qui gavent la ploutocratie internationale des intérêts usuraires des emprunts contractés par leurs gouvernants corrompus.
Lire le petit livre de Delapierre sera sans doute d’un grand secours pour tous ceux qui veulent comprendre et combattre la ruine programmée de l'Université et des étudiants. Les étudiants québécois ont déjà montré la voie. Continuons à l’éclairer.
Il faut sauver l’Université.
http://static.mediapart.fr/files/imagecache/photo_utilisateur_normale/pictures/default.png By OLChantraine. Crisis of the university in the age of the Counter-Reformation Neo-Liberal is now fairly well documented and therefore known by those who want to know about a number of issues:
- The commodification of training designed more with reference to procedural skills suited to the labor market immediately, wrongly called "skills", where social utility is no longer considered replaced by the competitiveness and profitability

- Management mimetic nourished by the authoritarian model of a business concerned only cost reduction, recovery mercaticienne products, evaluation indicators by bureaucratic standardization by the stereotype
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