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Formation Continue du Supérieur
10 décembre 2012

Rapport et recommandations 2012 du Comité de suivi de la loi LRU

http://www.fsi-adm.ups-tlse.fr/fsi/inter/img_bandeau.jpgRapport 2012 du Comité de suivi de la loi LRU. Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités. Ouvrir.
Introduction

Cinq ans après le vote de la loi LRU, et alors que sa réforme est engagée, ce rapport est l'occasion de procéder à plusieurs constats sur la situation des universités en France et de suggérer quelques pistes pour l’avenir.
L'investissement dans l'enseignement supérieur, et dans la recherche en lien avec l'enseignement supérieur, est la pierre angulaire de l'économie de la connaissance et donc essentielle pour la compétitivité et la prospérité future de la nation. Il est donc plus important que jamais d'entrer dans un cercle vertueux où la confiance et le soutien financier de l'État permettent aux universités de développer la qualité de leurs activités de recherche et de formation ainsi que l'efficacité de leur gestion. Les étudiants ne peuvent qu’être les grands bénéficiaires d’un système universitaire amélioré.
Pour rester performant, reconnu et attractif, le système français d'enseignement supérieur et de recherche doit être pensé dans une perspective européenne et mondiale: la mobilité des étudiants, comme celle des chercheurs, est de plus en plus courante, nécessaire et productive. Les évolutions en France seront donc comparées à celles en cours dans d'autres pays. L'enjeu majeur pour les prochaines années reste de se rapprocher du standard international qui fait de l'université le lieu central de création et de transmission du savoir et, par conséquent, de croisement de l'enseignement supérieur et de la recherche publique, en rapprochant dans un même objectif d’intérêt national et international les trois branches historiquement séparées en France que sont les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche.
La loi LRU s’inscrit dans un mouvement législatif continu depuis les lois de 1968 et de 1984 qui vise à conférer aux universités une autonomie réelle. Force est de constater que pour ce critère, celles-ci demeurent encore dans le dernier tiers des universités européennes. La France apparaît par exemple au 27e rang (sur 28) pour ce qui est de l'autonomie dans la gestion du personnel (« staffing autonomy »), au 22e rang pour l'autonomie financière, au dernier rang pour l'autonomie académique (University Autonomy in Europe II. The Scorecard. By Thomas Estermann, Terhi Nokkala & Monika Steinel. European University Association, 2011).
La loi LRU a contribué à conforter la liberté de décision des universités, en matière de gestion principalement, leur permettant de progresser dans leur stratégie de formation, recherche et innovation et de s’affirmer comme acteurs moteurs pour fédérer toutes les forces en présence sur un site, rôle déterminant pour le développement d’un territoire. Le principe de l'autonomie des établissements ne doit donc pas être remis en cause.
D’autres marges de progrès restent possibles, notamment en matière de stratégie, d’organisation interne et de structuration du paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. Des adaptations de la loi sont donc indispensables, même si certaines réformes relèvent davantage du pouvoir réglementaire voire d’une évolution des pratiques. Les rapports du comité de suivi, en particulier des années 2010 et 2011, s’exprimaient déjà sur ces points.
Plus largement, des évolutions profondes restent nécessaires et tout particulièrement en ce qui concerne le renforcement des liens entre recherche publique et enseignement supérieur ou encore entre différentes filières de l'enseignement supérieur (universités, classes préparatoires, grandes écoles). Ces évolutions devront tout à la fois concilier le « modèle international d’universités autonomes » et les fondements du système français d’enseignement supérieur et de recherche qui repose sur une mission de service public national et comprend une diversité d’établissements.
L’autonomie des universités s’exerce dans un cadre de référence national défini par la stratégie de l’État pour l’enseignement supérieur et la recherche indissociés, stratégie qui doit contribuer à la construction de l’espace européen et s’inscrire dans une dimension internationale. Au moment où se prépare un acte III de la décentralisation et une nouvelle loi pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), il est essentiel que l’État réaffirme cette ambition internationale et s’exprime sur sa vision d’aménagement national comme sur le niveau souhaitable de maillage territorial pour éviter une dispersion préjudiciable à la dimension universitaire de la vie étudiante et des activités scientifiques et pédagogiques. Articuler les deux réflexions législatives permettrait d’inscrire les politiques d’ESR dans un paysage international, national et territorial et d’affirmer la place centrale des universités.
Le respect de l’autonomie dévolue aux établissements pose la question de la nécessaire évolution du rôle de l’État, garant du respect du cadre de référence et de la cohérence de l’ensemble du dispositif. L’État doit privilégier la mise en place d'un environnement incitatif et un mode de régulation ne laissant plus place au contrôle a priori et au suivi pointilleux, et accorder sa confiance aux établissements.
La loi LRU et les responsabilités et compétences élargies (RCE) sont fréquemment associées compte-tenu de leur forte imbrication. Néanmoins, il convient de rappeler que si les RCE sont inscrites dans la loi, le périmètre de celle-ci est beaucoup plus étendu puisqu’elle définit les missions mêmes du service public de l’enseignement supérieur ou encore la gouvernance des universités. Au 1er janvier 2013, toutes les universités françaises seront passées aux RCE.
Au terme de cinq années de travail et de centaines d’auditions de nombreux acteurs et partenaires de l’enseignement supérieur et de la recherche, le comité de suivi présente ses constats et recommandations autour de cinq thèmes. Ce rapport ne se substitue pas aux précédents mais les complète, actualise plusieurs aspects et en reprend certaines recommandations essentielles regroupées sous les chapitres suivants:
- 1. Gouvernance et organisation
- 2. Recherche et formation
- 3. Moyens et immobilier
- 4. Les universités dans leur environnement
- 5. Le rôle de l’État
Les recommandations liées au présent rapport figurent ci-après.
RECOMMANDATIONS 2012

1 - Réaffirmer et conforter le rôle stratégique du conseil d’administration.
2 - Renforcer l’ouverture du conseil d’administration à l’extérieur: instaurer le vote des personnalités extérieures du CA pour l’élection du président. En conséquence, revoir leur mode de nomination.
3- Réduire la prime majoritaire pour l’élection des représentants des enseignants-chercheurs au conseil d’administration.
4 - Autoriser la réunion du conseil scientifique et du conseil des études et de la vie universitaire dans un conseil unique en prévoyant une certaine souplesse dans les modalités de constitution de cette nouvelle instance.
5 - Laisser aux universités le choix de leur organisation interne.
6 - Reconnaître le doctorat dans les entreprises et favoriser le recrutement des docteurs dans la haute fonction publique.
7- Mettre en oeuvre les dispositifs permettant d’ouvrir largement à l’extérieur les concours de recrutement d’enseignant-chercheur, en ce qui concerne tant les candidats que les membres des comités de sélection.
8 - Réviser le modèle de répartition des moyens aux établissements et définir une base de calcul stable de la masse salariale.
9 - Poursuivre la mise en sécurité, la réhabilitation et la modernisation du patrimoine immobilier universitaire par des procédures partenariales (État, collectivités territoriales, établissements).
- Renforcer la compétence patrimoniale des établissements (MESR, CPU, AMUE).
- Poursuivre l’expérience de dévolution du patrimoine aux établissements et en assurer l’évaluation
10 - Confirmer le rôle moteur des universités dans une politique de site et leur place centrale dans la structuration de l’enseignement supérieur et de la recherche.
11 - Étudier la possibilité sous certaines conditions d’affecter des emplois de personnels titulaires dans un PRES.
12 - Définir les missions attendues d’une structuration de site avant d’en arrêter le statut.
13 - N’accorder le nom d’université qu’à une organisation disposant d’une offre de formation cohérente de la première année de licence au doctorat, appuyée sur des unités de recherche reconnues.
14 - Rénover la contractualisation quinquennale entre l’État et les établissements.
- Intégrer dans le contrat la totalité des dotations, masse salariale comprise.
- Engager la contractualisation de site dès 2013.
Télécharger le Rapport 2012 du Comité de suivi de la loi LRU.

http://www.fsi-adm.ups-tlse.fr/fsi/inter/img_bandeau.jpg 2012 Report of the Monitoring Committee of the LRU. Law n ° 2007-1199 of 10 August 2007 on local freedoms and responsibilities of universities. Open.
Introduction
Five years after the adoption of the LRU, and while the reform is undertaken, this report is an opportunity to make several observations on the situation of universities in France and suggest some ways forward. More...

9 décembre 2012

Rapport Moreau sur la création d’un "Commissariat général à la stratégie et à la prospective"

http://www.gouvernement.fr/sites/all/themes/pmv5_5/lib/img/menu-politiques_publiques-header-content_open.pngRemise du rapport de Yannick Moreau sur la création d’un "Commissariat général à la stratégie et à la prospective". Télécharger le rapport Moreau pour un commissariat à la stratégie et à la prospective.
Mme Yannick Moreau a remis au Premier ministre le rapport de son groupe sur la création d’un "Commissariat général à la stratégie et à la prospective".

En clôture de la Grande conférence sociale des 9 et 10 juillet 2012, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, avait proposé de créer, dans l’esprit de l’ancien commissariat général au plan, un lieu de dialogue et d’expertise, ouvert à l’ensemble des acteurs sociaux.
Le 14 septembre 2012, Mme Yannick Moreau, présidente de section au Conseil d’Etat, ancienne présidente du Conseil d’orientation des retraites (COR), a été chargée par le Premier ministre de conduire une réflexion sur la création « d’un lieu de dialogue, de réflexion prospective et d’expertise sur les politiques publiques ouvert à l'ensemble des acteurs sociaux », ayant vocation à se substituer au Centre d’analyse stratégique (CAS).
Mme Moreau s’est appuyée sur un groupe de hautes personnalités, composé de Mme Marion Guillou, de MM. Philippe Aghion, Pierre Rosanvallon, Henri Rouilleault et Louis Schweitzer. A l’issue d’un très important travail étayé par de nombreuses auditions et des contacts approfondis avec les partenaires sociaux, Mme Moreau a remis son rapport au Premier ministre le 4 décembre 2012.
Le rapport souligne les faiblesses du dispositif actuel en matière de stratégie et de prospective: multiplication d’organismes par domaine de politique -dont le rôle utile n’est pas contesté-, insuffisance de leur mise en réseau avec le Centre d’analyse stratégique, ne permettant pas une mise en cohérence des différents travaux. Le rapport confirme ainsi l’absence d’un lieu structuré de réflexion transversale, qui serait un instrument au service des pouvoirs publics pour préparer la prise de décision et redonnerait toute leur place à des méthodes de travail privilégiant la concertation avec les partenaires sociaux et les acteurs publics et privés. Le rapport propose de combler ce manque et de créer un « commissariat général à la stratégie et à la prospective » qui aurait un rôle important auprès du Gouvernement.
Le Premier ministre s’est félicité de la qualité de ce travail, dont il partage les grandes orientations. Des décisions précises pour la création de ce nouvel organisme seront présentées en Conseil des ministres avant la fin de l’année. Télécharger le rapport Moreau pour un commissariat à la stratégie et à la prospective.
Extrait du rapport Moreau
Proposition 14:
Simplifier les organismes de consultation et de concertation dans le secteur du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.

Υποβολή της έκθεσης Yannick Moreau για τη δημιουργία ενός "Επιτρόπου Γενική στρατηγική και προνοητικότητα." Κατεβάστε την έκθεση σε ένα αστυνομικό τμήμα στρατηγική Moreau και προνοητικότητα.
Η κ. Yannick Moreau έδωσε στον πρωθυπουργό έκθεση της ομάδας του για τη δημιουργία ενός "Γενική στρατηγική της Επιτροπής και προνοητικότητα."
Κλείνοντας τη Μεγάλη Κοινωνική Διάσκεψη στις 9 και 10 Ιουλίου 2012, ο Jean-Marc Ayrault, ο Πρωθυπουργός είχε προτείνει να δημιουργήσουν στο μυαλό του πρώην γενικού σχεδίου της αστυνομίας, ένα μέρος του διαλόγου και της τεχνογνωσίας, ανοικτής σε όλους τους κοινωνικούς φορείς. Περισσότερα...

6 décembre 2012

Lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale - Rapport "Emploi, travail, formation professionnelle"

Groupe de travail Lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale: remise des sept rapports. A une semaine de la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, les personnalités qualifiées chargées de piloter les groupes de travail mis en place par le Premier Ministre ont remis, aux ministres concernés, leurs préconisations pour l’élaboration du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Retrouvez les sept rapports.
Rapport du Groupe de travail "Emploi, travail, formation professionnelle". Voir la composition du groupe. Atelier présidé par Catherine Barbaroux et Jean-Baptiste de Foucauld

Placé auprès de Michel Sapin, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, et de Thierry Repentin, Ministre délégué auprès du ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, le groupe de travail "Emploi, travail et formation professionnelle" est présidé par Catherine Barbaroux et Jean-Baptiste de Foucauld.
Extraits sur la Formation

En 2010, plus de trois emplois salariés sur dix de jeunes de 15 à 29 ans sont des emplois temporaires (CDD du privé, emplois en intérim, postes de non titulaires du public) ou des emplois aidés, contre 12 % pour l’ensemble des salariés...
La solution est-elle de favoriser l’accès à la formation
des jeunes demandeurs d’emploi sans qualification et des jeunes notamment suivis par les missions locales? On sait que si la formation intervient à la suite d’un épisode de chômage, le risque de chômage ultérieur s’aggrave fortement. A contrario, quand la formation intervient à l’issue d’une ou plusieurs périodes d’emploi, alors on constate une nette amélioration de la situation du jeune. Ce constat pourrait conduire à des préconisations de type « work first » pour les jeunes (cette perspective est d’ailleurs conforme à l’esprit des « emplois d’avenir »)...
MESURE 4 : Instaurer un véritable « droit au parcours » afin de garantir l’enchainement sans rupture des actes nécessités par l’insertion dans l’emploi durable.

Tirer les leçons des expériences et des évaluations de terrain pour articuler accompagnement social et professionnel et pour viser l’enchainement sans rupture des actes d’orientation, de formation et/ou des « mises en situation de travail » nécessités par l’accès ou le maintien dans l’emploi. Cette nécessaire fluidité ne préjuge en rien de l’ordre de ces phases. Parfois, la mise immédiate en emploi permet de lever des réticences à la formation. Mieux vaut ainsi que la formation s’impose plutôt qu’elle ne soit imposée. C’est la condition nécessaire à la réduction des taux de ruptures trop élevés (supérieurs à 30%) observés dans de nombreux parcours d’insertion ou de formation. L’essentiel réside dans la capacité de mobiliser au bon moment et sans interruption ou contrainte de statut les éléments utiles au parcours individuel. Ceci implique une ingénierie renouvelée tant pour l’organisation des parcours que pour la mobilisation des financements et l’adaptation de l’offre de formation. Alors que le « droit à l’initiative du salarié » (cf. DIF/CIF, VAE, etc.) est formellement reconnu, le droit du demandeur d’emploi, plus souvent prisonnier d’un « parcours prescrit » (à vocation d’insertion, de professionnalisation, de formation, de placement), doit être reconnu lui aussi...
MESURE 19 : Progresser en qualité et en stabilité dans l’usage des contrats aidés destinés à prévenir ou à résorber le chômage de longue durée ou récurrent.

A cet égard, nous proposons:
- Que les fluctuations à la hausse du chômage soient le plus possible absorbées par le recours au chômage partiel, couplé chaque fois que c’est possible et souhaitable à des actions de formation. Celles-ci doivent en tout état de cause se développer en direction des demandeurs d’emploi lorsque le chômage augmente. Il ne s’agit pas de postuler que la formation est le préalable à l’emploi, mais simplement d’utiliser une phase particulière du marché du travail pour combler des lacunes et préparer l’avenir...
- En cas d’entrée en formation longue de la personne embauchée en contrat aidé, possibilité pour l’employeur de recourir à un autre contrat aidé, même à temps très partiel, pour combler la vacance, afin d’éviter le refus de formation...
MESURE 21 : Rendre accessible une formation de qualité à ceux qui en ont le plus besoin.

C’est à la fois une condition de prévention du chômage de longue durée et un facteur de retour à l’emploi souvent décisif. Il faut prioritairement:
- s’adresser aux salariés des entreprises se trouvant en situation de pauvreté ou de précarité, ou exposés d’une manière ou d’une autre à ce risque. Le plan de formation doit porter une attention particulière à ces publics vulnérables. Il ne s’agit évidemment pas de priver les salariés qualifiés de l’entretien ou du développement de leurs compétences mais de rétablir un équilibre;
- Articuler aussi systématiquement que possible chômage partiel et formation;

- Proposer une offre adaptée aux demandeurs d’emploi et allocataires du RSA socle qui en expriment la demande et/ou dont le bilan de compétence en fait apparaitre le besoin.
Compte tenu du nombre de financeurs et de décideurs concernés ces objectifs nécessitent une profonde remise en question des pratiques actuelles:
- une information claire et facilement accessible sur les formations existantes, les dates et délais, les places disponibles et une offre de formation adaptée à des entrées à flux tendus non dépendantes des rythmes scolaires;
- des appels d’offre plus souples, laissant leur place aux petits organismes locaux et ne sacrifiant pas la qualité aux prix;
- une amélioration substantielle de l’offre de Pôle emploi: formation des conseillers, individualisation en fonction des besoins des personnes;
- un repositionnement du rôle de l’AFPA au sein du Service public de l’emploi et une redéfinition de sa mission, en lien avec les conseils régionaux, relative à la formation qualifiante des demandeurs de l’emploi;
- une utilisation plus fréquente, plus aisée, plus souple, de la VAE,
et sa mise en oeuvre simultanément avec le début de la recherche d’emploi si besoin;
- une relance puissante des actions contre l’illettrisme: la lutte contre l’illettrisme mériterait d’être érigée en Grande cause nationale pendant une année.
MESURE 22 : Porter progressivement à 20% la part de la formation professionnelle attribuée aux demandeurs d’emploi en plus des jeunes, chaque financeur étant concerné, avec des possibilités larges et souples de mutualisation.
L’optimisation nécessaire de l’offre et des processus de formation, indispensable source d’économie, ne suffira pas à couvrir les besoins immenses de rattrapage et de prévention. Les partenaires sociaux ont réalisé des efforts significatifs (qui ne doivent pas leur être confisqués par une régulation budgétaire à courte vue) en termes de volume et de méthode en mettant en place le FPSPP. Cette démarche exemplaire doit être imitée par les autres financeurs dans le cadre d’une GPEC territoriale ou de logiques de filières qui doivent se renforcer notamment en termes d’anticipation et d’accompagnement des mutations économiques.
Il ne s’agit pas de déposséder les salariés les plus qualifiés de leur droit à formation mais de lutter contre une tendance hélas profondément ancrée dans les pratique qui creuse les inégalités d’accès et ne crée que trop rarement les conditions d’une seconde chance par rapport au niveau de formation initiale ou de qualification dans l’emploi.
MESURE 23: Inviter les partenaires sociaux à négocier les modalités de mise en oeuvre d'un compte individuel de formation, "crédité" soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne (Proposition du rapport Gallois sur la compétitivité).
Cette avancée serait évidemment décisive et de nature à créer de manière encore plus certaine un droit effectif à une seconde chance. Plusieurs scénarios existent pour ces droits de tirage liés tant à la durée des études initiales qu’à la nécessité de reconversion. Les modalités en termes de portabilité des droits déjà existants et/ou de financements mutualisés ont déjà donné lieu à plusieurs propositions. Nous formons le souhait que ce sujet puisse trouver un écho favorable auprès des organisations syndicales.
MESURE 25 : Donner à Pôle emploi les moyens d’une action personnalisée efficace.

- accroître les capacités des conseillers à faire accéder les demandeurs d’emploi à la formation et à la VAE...
4. – Une action particulière et forte pour soutenir le parcours des jeunes en difficulté

Au-delà des emplois d’avenir et du futur contrat de génération, il est indispensable de poursuivre les efforts en faveur des jeunes en poursuivant l’extension des formations en alternance et en renforçant les mécanismes de contact avec les entreprises...
CONCLUSION

Dans les propositions précédentes, nous avons fait beaucoup appel à la volonté des acteurs, aux changements des comportements, aux réformes qualitatives, à un renouvellement des méthodes, à la fluidité des partenariats. Tout cela est essentiel. Mais on ne fera pas émerger une société de solidarité active sans que cette solidarité soit aussi sonnante et trébuchante. C’est pourquoi nous avons proposé que, peu à peu, d’ici la fin de la législature, environ 6 Mds supplémentaires soient consacrés à l’accès à l’emploi et à la formation professionnelle des personnes en situation de pauvreté. Un peu moins de 3 Mds € proviendraient des réallocations des fonds de la formation professionnelle, et un peu plus de 3 Mds € de l’Etat et des agents des fonctions publiques. Dans la situation de crise que nous connaissons, il faut en effet changer d’échelle pour élargir le processus s’inclusion.
Lire les diverses contributions des participants à l’atelier, sur le site du CNLE. Les autres rapports: "Accès aux droits et aux biens essentiels, minima sociaux", "Inclusion bancaire et lutte contre le surendettement", "Familles vulnérables, enfance et réussite éducative", "Gouvernance des politiques de solidarité", "Logement, hébergement", "Santé et accès aux soins". Télécharger le Rapport du Groupe de travail "Emploi, travail, formation professionnelle".

Ομάδα εργασίας Καταπολέμηση της φτώχειας και του κοινωνικού αποκλεισμού:. Παρουσίαση των επτά εκθέσεις Μια εβδομάδα πριν από το Πανελλήνιο Συνέδριο για την καταπολέμηση της φτώχειας και του κοινωνικού αποκλεισμού, τα προσόντα πρόσωπα που είναι υπεύθυνα για την κίνηση των ομάδων εργασίας που έχουν συσταθεί από το πρωθυπουργός παρέδωσε στους ενδιαφερόμενους υπουργούς, τις προτάσεις τους για την ανάπτυξη του πολυετούς καταπολέμηση της φτώχειας και του κοινωνικού αποκλεισμού. Βρείτε τα επτά εκθέσεις. Έκθεση της Ομάδας Εργασίας "Απασχόλησης, Εργασίας, Επαγγελματικής Κατάρτισης". Διαβάστε τις διάφορες εισφορές από τους συμμετέχοντες στο εργαστήριο CNLE χώρο. Άλλες εκθέσεις: "Η πρόσβαση σε δικαιώματα και βασικά αγαθά, την κοινωνική ελάχιστα" , "ένταξη και η καταπολέμηση της υπερχρέωσης τράπεζα", "ευάλωτες οικογένειες, τα παιδιά και την εκπαιδευτική επιτυχία", "πολιτικές διακυβέρνησης της αλληλεγγύης", "διαμονή Στέγαση", "Υγεία και την πρόσβαση στην περίθαλψη". Κατεβάστε την έκθεση της ομάδας εργασίας «Απασχόληση, Εργασίας, Επαγγελματικής Κατάρτισης". Περισσότερα...
5 décembre 2012

Rapport IGAENR sur l'Agence Europe Éducation Formation France (A2E2F)

Ministère de l'éducation nationalePar Jacques HAUDEBOURG et Alain PLAUD, Inspecteurs généraux de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Agence Europe Éducation Formation France. Contrôles secondaires sur l'exercice 2011. Télécharger le Rapport de l'IGAENR sur l'AEEFF.
Le rapport sur les contrôles secondaires des actions de l’année 2011 de l’Agence Europe Éducation Formation France (AEEFF) s’inscrit dans la continuité des années précédentes; ces contrôles qui concernent la mise en œuvre du programme "Éducation et formation tout au long de la vie" sont imposés dans leur forme et dans le fond par la Commission européenne aux autorités nationales et servent de base à la rédaction de la déclaration annuelle d’assurance que chaque état doit produire. Il ressort des contrôles réalisés cette année que l’AEEFF, la Commission européenne et l’autorité nationale ont considérablement amélioré la définition des objectifs des programmes qui sont ainsi mieux suivis même si, en France, le taux de réalisation des crédits et le taux de satisfaction de la demande sont un peu faibles. De grands progrès dans l’organisation de l’AEEFF et la réalisation des contrôles primaires sont à noter, tandis que le suivi des recommandations reste de très bonne qualité.
Conclusion

L’année 2011 a été, pour l’AEEFF, une année riche en évolutions organisationnelles et en restructuration de ses lignes directrices d’activité.
Une réorganisation des services basée sur le suivi des publics pour le nouveau « Département Développement » pendant que le « Département de Gestion des Programmes » continuait à travailler sur les programmes de la convention EFTLV était un véritable challenge dont les premiers résultats sont prometteurs et permettent de se positionner, déjà, sur la préparation de la future convention 2014/2020.
Une définition affinée des objectifs de l’agence et surtout la mise en oeuvre d’actions prioritaires qui fixent de véritables objectifs prioritaires permettent de mieux construire les plans d’action et de mieux intervenir sur les actions qui posent problème.
Des résultats obtenus plutôt positifs sur les objectifs fixés, une restructuration en cours mais à poursuivre sur les taux de satisfaction de la demande des programmes montrent que la réorganisation n’a pas été un facteur de perturbations même si le taux de réalisation des actions, notamment dans les programmes Erasmus et Leonardo da Vinci, reste un point noir constant sur lequel l’agence se doit d’intervenir.
Une amélioration constante de la fonction développement, des actions de dissémination et de valorisation largement augmentées et une réaction très positive sur la qualité des contrôles primaires sont également à mettre au crédit de cette année.
Il convient de persévérer dans cette voie, d’achever la restructuration de l’organisation des contrôles, de continuer à faire évoluer le département « Développement » notamment en lui faisant jouer un rôle accru dans la définition des objectifs des actions et des programmes et l’agence confirmera les bonnes dispositions relevées. Agence Europe Éducation Formation France. Contrôles secondaires sur l'exercice 2011. Télécharger le Rapport de l'IGAENR sur l'AEEFF.

Ministry of National Education By Jacques and Alain HAUDEBOURG PLAUD, General Inspectors for Administration of Education and Research. Agence Europe Education Formation France. Secondary controls for the year 2011. Download the Report on IGAENR AEEFF. The report on the secondary controls the actions of the year 2011 Agence Europe Education Formation France (AEEFF) is in line with previous years, these controls concerning the implementation of the "Education and lifelong learning throughout life "are taxed in form and substance by the European Commission and national authorities are the basis for the drafting of the annual statement of assurance that each state should occur. More...

23 novembre 2012

Rapport sur Sciences Po - une forte ambition, une gestion défaillante

Logo Cour des comptesLa Cour des comptes a rendu public, jeudi 22 novembre 2012, son rapport public sur Sciences Po. Le contrôle a porté sur les années 2005 à 2010. Il met en évidence le dynamisme de l’institution, mais révèle une gestion défaillante. La Cour fait 19 recommandations pour mettre fin aux irrégularités constatées, mettre en place une politique rigoureuse de maîtrise des dépenses ou encore assurer la transparence de gestion de l’établissement. La 3ème chambre de la Cour des comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière, juridiction financière répressive, des irrégularités les plus importantes. Lire le rapport.
Une architecture institutionnelle atypique et une organisation complexe

Sciences Po est un ensemble formé par la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et l’Institut d’études politiques de Paris (IEP). L’IEP relève du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche mais est géré administrativement et financièrement par la FNSP, il n’a ni budget ni personnel. Il en est résulté une organisation administrative complexe qui a rendu difficile le pilotage de l’ensemble formé par Sciences Po.
Un développement rapide et des innovations nombreuses, obtenus à un coût élevé

La croissance du nombre d’étudiants, qui a quasiment doublé depuis 2005, a entraîné une forte progression des charges: le budget de la FNSP a crû de 78,7 à 127,1 millions d’euros de 2005 à 2010.
La subvention de l’Etat qui finance à plus de 50 % l’établissement est passée de 47,7 à 63,6 millions d’euros quand le produit des droits d’inscription versés par les étudiants a progressé de 9,9 à 27,9 millions d’euros.
L’Etat n’a pas suffisamment assorti son soutien par des contreparties et contraintes en matière de maîtrise et de suivi des dépenses. La situation des finances publiques impose aujourd’hui que cette exigence soit placée au cœur des préoccupations de la FNSP.
L’activité de recherche a été développée, notamment à travers le recrutement d'une cinquantaine d’enseignants-chercheurs et de chercheurs permanents sous contrat privé.
Une gestion marquée par de nombreuses anomalies

Le contrôle de la Cour a mis en lumière de nombreuses défaillances. Certaines résultent de l’insuffisante vigilance des conseils chargés d’administrer Sciences Po et de l’incapacité de l’Etat à exercer son rôle de tutelle. D’autres ont été permises par l’ambiguïté juridique qui caractérise le statut actuel de Sciences Po et par la méconnaissance des textes qui lui sont applicables.
La Cour relève particulièrement les anomalies suivantes:
- des irrégularités multiples et récurrentes dans la gestion du service des enseignants-chercheurs;
- les conditions d’attribution à des enseignants-chercheurs de logements de fonction et le défaut de déclaration fiscale et sociale des avantages en nature correspondants;
- l’instauration d’un système de rémunération de l’administrateur-directeur non maîtrisé, hors de proportion avec les rémunérations perçues en France par les dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur comparables, et opaque car non présenté aux instances dirigeantes de l’institution et à l’Etat;
- le développement d’un système opaque de rémunération des salariés de la fondation;
- le financement sur les ressources de Sciences Po, sans approbation du conseil d’administration de la fondation, de la mission « Lycée pour tous », confiée intuitu personae au directeur de l’IEP par le président de la République et n’entrant pas dans l’objet de la FNSP.
- l’absence de respect de l’ordonnance du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics;
- la souscription d’un emprunt structuré dit « toxique » de 15 millions d’euros, potentiellement risqué pour l’institution, sans autorisation préalable du conseil d’administration et sans information des autorités ministérielles.
Conclusion

En dix ans, Sciences Po a montré son dynamisme et sa capacité d’adaptation aux évolutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. Toutefois, sa gestion a été marquée par de nombreuses irrégularités.
La troisième chambre de la Cour des comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière de certains faits constatés et a transmis le dossier au parquet général à cette fin.
En outre, dans le contexte actuel des finances publiques, la singularité et la pérennité de l’institution ne seront préservées que si des réformes sont mises en œuvre pour en augmenter l’efficience. La Cour invite dès lors l’Etat et Sciences Po à prendre les mesures nécessaires pour assurer une réelle transparence dans la gestion de l’établissement et renforcer la cohérence de son pilotage opérationnel et de sa gouvernance.
La Cour formule 19 recommandations visant à mettre fin aux irrégularités constatées, mettre en place une politique rigoureuse de maîtrise des dépenses ou encore assurer la transparence de gestion de l’établissement. Lire le rapport.
Logo Cour des comptes The Court of Auditors has made public Thursday, November 22, 2012, its report public on Sciences Po The audit covered the years 2005 to 2010. It highlights the dynamism of the institution, but reveals poor management. The Court made 19 recommendations to stop irregularities, implement a strict policy of cost control or ensure transparent management of the institution. The 3rd Chamber of the Court of Auditors has decided to appeal to the Court of budgetary and financial discipline, financial jurisdiction repressive irregularities most important. Read the report. More...
22 novembre 2012

Rapport Gallois - la formation comme levier de la politique industrielle

Aquitaine Cap MétiersLe Commissaire général à l'investissement, Louis Gallois, a rendu, le 5 novembre 2012, son rapport intitulé « Pacte pour la compétitivité de l'Industrie française », au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Partant d'un diagnostic assez sévère du manque d’attractivité de l'industrie française, le rapport fait de l’enseignement et de la formation professionnelle des outils fondamentaux de la compétitivité d’un pays.
Plusieurs propositions destinées à rapprocher le système éducatif et les entreprises, et à développer les formations qualifiantes et diplômantes y sont formulées:
- Mettre en place un nouveau service public de l’orientation qui guiderait les étudiants dans les filières qui recrutent, du collège à l’enseignement supérieur. Sa création permettrait d’éviter plus de 10% de chômage dans certains secteurs d’activité.
- Renforcer la place des entreprises au sein de l’enseignement technique et professionnel, en systématisant leur présence au sein des instances de gouvernance de ces structures, en multipliant des initiatives telles que « les accords-cadres de partenariat entre l'Éducation nationale et les fédérations professionnelles » dans les universités.
- Le rapport déplore une orientation des jeunes « en fonction des places disponibles, non des besoins ».
- Doubler le nombre de formations en alternance pendant le quinquennat (objectif: 500 000 apprentis en 2017)
- Redorer l'image des métiers de l'industrie     
- Les auteurs du rapport relèvent le manque de valorisation des formations techniques dans le secondaire. « La formation initiale des jeunes doit, plus qu'elle ne le fait actuellement, les conduire à se diriger vers les métiers de l'industrie ».
- Proposer aux partenaires sociaux de discuter des modalités de mise en place d’un compte individuel de formation attaché à la personne et non au statut, dans le prolongement des travaux en cours du CNFPTLV (Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie).
Télécharger le rapport Gallois.

Ακουιτανία Δοσοληψίες Cap Ο Γενικός Επίτροπος Επενδύσεων, Louis Gallois, στις 5 Νοεμβρίου 2012, μια έκθεση με τίτλο "Σύμφωνο για την Ανταγωνιστικότητα γαλλική βιομηχανία," ο πρωθυπουργός, Jean-Marc Ayrault. Ξεκινώντας με μια διάγνωση αρκετά σοβαρή έλλειψη ελκυστικότητας της γαλλικής βιομηχανίας, η έκθεση της εκπαίδευσης και της κατάρτισης από τα βασικά εργαλεία της ανταγωνιστικότητας μιας χώρας.
Γίνονται αρκετές προτάσεις για να φέρει το εκπαιδευτικό σύστημα και τις επιχειρήσεις, καθώς και την ανάπτυξη προσόντων και διπλωμάτων
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5 novembre 2012

La formation dans le rapport Gallois - doubler l'alternance, développer la VAE, négocier un compte individuel de formation

Louis Gallois, commissaire général à l’Investissement, a remis son rapport "Pacte pour la compétitivité de l'industrie française" au Premier ministre, lundi 5 novembre 2012 à l'Hôtel de Matignon. Télécharger le rapport Louis Gallois: Pacte pour la compétitivité de l'industrie française.
1. Une formation répondant aux besoins de l’industrie

La régression de la France dans les classements PISA est, à l’évidence, un sujet de préoccupation. Nous ne traiterons pas ici de ce sujet majeur mais nous voulons souligner que l’Éducation est à la base de la compétitivité d’un pays. Elle mérite une priorité absolue. Nous nous concentrerons ici sur l’impact de l’appareil et des politiques de formation sur l’industrie. Avec une remarque préliminaire: l’enseignement technique et professionnel ne bénéficie toujours pas, en France, de la priorité qu’il mérite même si les Régions ont fait un effort considérable d’investissement dans les lycées. Les moyens alloués sont encore insuffisants et l’image de cet enseignement, au moment de l’orientation des jeunes, n’est pas valorisée. Cela impacte directement l’attractivité et l’emploi industriels. La différence avec l’Allemagne est ici « massive »: elle explique, sans aucun doute, une part significative de l’écart de compétitivité entre les deux pays.
a. La formation initiale: rapprocher le système éducatif et les entreprises

De nombreux industriels se plaignent de ne pas trouver les personnels dont ils ont besoin, en dépit d’un chômage élevé. Cela résulte pour partie – nous l’avons déjà noté – d’une inadéquation persistante entre l’offre de l’Éducation Nationale et les besoins des entreprises.
Le Service Public de l’Orientation oriente trop souvent en fonction des places disponibles et pas assez en fonction des besoins. La loi du 24 novembre 2009 a créé un droit pour toute personne à être « conseillée, informée, accompagnée en matière d’orientation professionnelle ». Ce droit doit être effectif. Le dialogue entre le dispositif d’enseignement et l’industrie est lui-même très insuffisant. Cependant, les mentalités évoluent des deux côtés; cela doit permettre de renforcer ce dialogue, de manière efficace.
Nous proposons que les entreprises soient associées à la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseil d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national. Les accords-cadres de partenariat entre l’Éducation Nationale et les fédérations professionnelles devraient être vigoureusement encouragés. Il conviendrait de multiplier des initiatives analogues dans les Universités. Les grandes écoles tirent en effet une partie de leur force de la proximité avec les entreprises. Les visites et les stages d’enseignants et d’élèves à tous niveaux actuellement trop peu fréquents, permettraient une meilleure connaissance de l’entreprise et de son rôle dans la société. Leur nombre doit être sensiblement accru.
14e proposition: systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l’enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d’administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national.
Parallèlement, il appartiendra aux entreprises de développer leurs actions d’apprentissage et de professionnalisation, les deux participants de l’alternance: nous proposons un objectif de doublement du nombre des formations en alternance sur le quinquennat. Cela relève à la fois de l’initiative des entreprises – elle doit être encouragée et contractualisée – et du rôle des organismes collecteurs de la taxe d’apprentissage. Des progrès significatifs ont été réalisés dans ce sens, ils concernent en particulier l’enseignement supérieur (un quart des formations en apprentissage - 26,1% des apprentis en 2011 - Éducation nationale, Repères et références statistiques 2012). Il conviendrait maintenant de faire de l’apprentissage une voie attractive pouvant être choisie à tous les niveaux de formation. Cela suppose, d’une part, que l’on prenne des mesures pour faciliter la recherche par les jeunes candidats d’une entreprise d’accueil et, d’autre part, qu’on aborde les problèmes cruciaux du transport et du logement des apprentis. Enfin, les expériences particulièrement riches de structures associant formation initiale et formation continue devraient être multipliées dans les lycées professionnels et techniques comme dans les Universités. Les Investissements d’Avenir pourraient d’ailleurs renforcer leur soutien à ce type d’opération.
15e proposition: doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat.
b. La formation continue : développer les formations qualifiantes et diplômantes

Comme pour la formation initiale, il ne s’agit pas ici de traiter dans sa globalité la question extrêmement complexe de la formation continue, qui engage, chaque année, plus de 30 milliards d’euros. La dernière évaluation de la dépense globale de formation professionnelle, établie pour l’année 2009, fixait un montant de 31,3 Mds € (cf. DARES Analyses n° 82, novembre 2011 et G. Larcher, La formation professionnelle : clef pour l’emploi et la compétitivité, avril 2012). Une évaluation de l’adéquation de cet effort massif aux objectifs qu’il se fixe nous paraît nécessaire. L’importance du sujet, notamment au regard des problèmes d’emploi, justifie un débat national large. Nous n’examinerons ici que les réorientations éventuelles liées à l’objet de ce rapport.
Deux évolutions paraissent nécessaires.

La première concerne le développement de formations qualifiantes et diplômantes, ou celles donnant lieu à des validations des acquis de l’expérience (VAE) reconnues hors de l’entreprise. L’objectif est d’éviter que la carrière des salariés ne se joue, en fait, qu’au moment de la formation initiale. Il s’agit ici d’accroître le potentiel des salariés, leur employabilité et leur capacité à gérer des mobilités choisies ou liées aux évolutions ou aux difficultés des entreprises où ils travaillent. Cela suppose que l’on aille à contre-courant d’une évolution historique vers le raccourcissement des périodes de formation, celle-ci étant de plus en plus focalisées sur l’adaptation des salariés à leur poste de travail et de moins en moins sur le développement de leurs capacités. Il devrait être demandé aux partenaires sociaux de négocier un compte individuel de formation, « crédité » soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne. Le congé individuel de formation et le droit individuel à la formation seraient alors fusionnés. L’objectif, pour tout salarié, d’une progression d’au moins un niveau de qualification au cours de sa vie active a été reconnu (Article L 6111-1 du code du travail); il convient maintenant de « passer à l’acte ».
16e proposition: demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en oeuvre d’un compte individuel de formation, « crédité » soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne.
La seconde orientation concerne le renforcement de l’effort de formation vers les salariés les moins qualifiés pour accroître leur capacité d’évoluer dans et hors de l’entreprise. Ils travaillent souvent dans des PME où la formation continue est difficile à mettre enoeuvre. Les Régions, dans leurs compétences de développement économique et de formation professionnelle et en s’appuyant sur les partenaires sociaux, pourraient jouer un rôle plus actif pour faciliter et organiser ces formations en relation avec les organismes collecteurs.
Nous ne voudrions pas clore ces développements sur la formation sans évoquer la culture scientifique et technique. La formation initiale des jeunes doit, plus qu’elle ne le fait actuellement, les conduire à s’orienter vers les métiers de l’industrie. Nous avons vu que les formations techniques ont une image peu valorisée dans le secondaire. Les grands enjeux de la science sont insuffisamment explicités. La curiosité technique s’estompe. Plus grave encore, la notion même de progrès technique est trop souvent remise en cause à travers une interprétation extensive – sinon abusive – du principe de précaution et une description unilatérale des risques du progrès, et non plus de ses potentialités. Le principe de précaution doit servir à la prévention ou à la réduction des risques, non à paralyser la recherche; il doit, au contraire, la stimuler. Fuir le progrès technique parce qu’il présente des risques nous expose à un bien plus grand risque: celui du déclin, par rapport à des sociétés émergentes qui font avec dynamisme le choix du progrès technique et scientifique, tout en n’étant pas plus aveugles que nous sur les nécessaires précautions.
Retrouver le goût et l’optimisme de la science et de la technique est une responsabilité majeure que partagent tous les acteurs de la société: responsables politiques, médias, corps intermédiaires, entreprises, enseignants. L’État doit, quant à lui, impulser le mouvement et fédérer les initiatives. pp. 37-39 du Rapport.
Télécharger le rapport Louis Gallois: Pacte pour la compétitivité de l'industrie française.

Louis Gallois, Commissioner General of Investment, issued its report "pact for competitiveness of French industry" the Prime Minister, Monday, November 5, 2012 at the Hotel Matignon. Download the Gallois' report: Pact for Competitiveness French industry.
1.
Training that meets the needs of industry
Regression of France in the PISA rankings is obviously a concern.
We will not deal here with this major issue, but we want to emphasize that education is the foundation of a country's competitiveness. She deserves a high priority. We focus here on the impact of the aircraft and training policies on the industry. Two developments appear necessary.
The first concerns the development of training qualifications and diplomas, or those leading to validation of prior learning (APL) recognized outside the company
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5 novembre 2012

Graduate nurses don't care? 'Erroneous' media-fuelled anxiety, says report

Click here for THE homepageBy Chris Parr. The move to make nursing an all-graduate profession has not had a detrimental effect on the quality of care, an independent commission on the future of nurse education has found. According to the final report of The Willis Commission, published today, the move to degree-level nursing registration has become “a lightning conductor for disquiet, offering a simplistic and erroneous explanation” for a perceived increase in the number of cases where nurses have been found to neglect their patients.
“Anxiety among patients and the public – regularly fuelled by sections of the media – that graduate nurses will be less compassionate and caring than nurses without degrees provides a turbulent backdrop to the many unresolved challenges facing nursing education today,” says the report, titled 'Quality with Compassion: the future of nursing education'. More...
1 novembre 2012

Raising the profile of postgraduate education

HEFCE logoA report on postgraduate education by the Higher Education Commission was launched today. The report, ‘Postgraduate Education: An Independent Inquiry by the Higher Education Commission’, makes an interesting and useful contribution to the postgraduate debate. HEFCE provided evidence to the inquiry and has informed the Higher Education Commission about our enhanced work in this area. HEFCE has supported the development of a diverse and successful postgraduate sector, including through additional funding of more than £200 million for taught and research programmes between 2012-13 and 2014-15. As the report highlights, we are undertaking research on postgraduate activity. This is intended to inform discussions with Government, the higher education sector and other stakeholders on the approach to postgraduate funding from 2015-16, the first year in which higher fee-paying students may enter postgraduate study.
The research HEFCE is undertaking includes work on:

  • establishing the costs of and fees charged for of postgraduate study
  • investigating the information needs of current and potential postgraduate students
  • improving understanding of demand for postgraduate study from final year undergraduates before and after the undergraduate reforms, through a survey linked to the National Student Survey
  • identifying issues around widening participation and access for postgraduate students, including transition rates from undergraduate to postgraduate study for different socioeconomic groups
  • working with Research Councils UK and Universities UK on the outcomes of postgraduate study, such as employability and workplace impact, and on issues of research quality such as those identified in the report.

Further details of HEFCE’s work on postgraduate study.
Notes

  1. We are providing an additional £40 million per year for taught postgraduate programmes and £35 million per year for postgraduate research.
  2. The HEFCE teaching funding consultation outcomes (HEFCE 2012/19) is available.
  3. Details of funding for teaching in 2013-14 are available in HEFCE 2012/08.
27 octobre 2012

Rapport d'activité 2011 - GIP CampusFrance

Avant-propos
En 2012, le GIP CampusFrance fusionne avec Egide, premier opérateur français de la mobilité internationale, pour donner naissance à l’établissement public Campus France qui reprendra également les activités internationales du CNOUS.
Ce rapport d’activité 2011 vient donc conclure 14 ans d’activités d’Edufrance puis CampusFrance en tant qu’Agence nationale pour la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger. Sur cette période,
• le nombre d’étudiants en mobilité dans le monde est passé de 1 377 216 en 1998 à 3 700 000 en 2009 selon l’UNESCO;
• le nombre d’étudiants internationaux en France est passé de 152 000 à 284 000;
• les 7 établissements d’enseignement supérieur adhérents à l’origine du projet sont désormais 266;
• 61 sites internet sont disponibles dans 29 langues;
• de nombreux moteurs de recherche destinés à faciliter l’accès à l’information ont été développés: offre de formation, CampusBourse, catalogue des écoles doctorales, catalogue des formations en anglais, catalogue des programmes courts et séjours culturels…;
• 925 fiches et documents permettent aux étudiants internationaux de mieux comprendre l’offre de formation;
• les Espaces CampusFrance, implantés à l’origine dans 8 pays définis comme prioritaires, sont aujourd’hui au nombre de plus de 170 dans 108 pays et emploient plus de 300 personnes;
• depuis la première participation en 1998 à un salon au Mexique, inauguré par le président de la République, Jacques Chirac, CampusFrance Paris a participé à 228 manifestations associant 4 678 établissements pour un total de 2 562 159 visiteurs;
• enfin, plus de 30 publications institutionnelles ont été éditées en 2011.
Ce sont toutes les actions de promotion effectuées en 2011 qui sont ici détaillées et évaluées. Désormais, l’ensemble des actions de Campus France s’enrichira de l’accueil et du suivi de la mobilité internationale des étudiants et des chercheurs.
1. ÉTAT DES LIEUX DE LA MOBILITÉ ÉTUDIANTE ÉTRANGÈRE EN FRANCE - CHIFFRES CLÉS

Depuis 1998, date de création de l’Agence, le nombre d’étudiants étrangers dans l’enseignement supérieur français est passé de 151 969 à 283 621, progressant ainsi de 86,6%. Au cours de cette période, la part des étrangers dans la population étudiante est passée de 7,1% à 12,2%. Selon l’Unesco, en 2009, la France est le 4e pays d’accueil des étudiants internationaux.
Le nombre d’étudiants étrangers a augmenté de 2,3% en 2010 par rapport à 2009, alors que le nombre total d’étudiants en France n’a progressé que de 0,2%.
L’Afrique reste le premier continent d’origine des étudiants étrangers avec 44,2% en 2010, suivi par l’Europe qui devient en 2010 le deuxième continent d’origine, devançant l’Asie. Si les pays de l’union européenne continuent de peser environ 18% du total des étudiants internationaux en France, ce sont les pays hors union européenne qui progressent le plus (avec 17 914 étudiants hors UE, leur nombre augmente de plus 46,2% par rapport à 2009). En baisse par rapport à 2010, l’Asie est en 2010 le troisième continent d’origine et représente 21,6% du total des étudiants, tandis que les Amériques représentent 8,6% du total. En forte baisse par rapport à 2010, le Moyen-Orient pèse désormais 4,5%. Enfin, le continent océanien reste très peu représenté.
LES ACTIVITÉS DE PROMOTION DANS LE MONDE

Avec plus de 283 000 étudiants internationaux en France représentant 12,2% du total des étudiants, la France confirme l’attractivité des établissements d’enseignement supérieur français. La progression constatée depuis 1998 de 86,6% provient notamment de l’action de CampusFrance, établie en concertation avec les ministères de tutelle et les conférences d’établissements. Pour faire connaître l’offre de formation française à l’étranger, les Coordonnateurs géographiques de l’Agence CampusFrance s’appuient sur le réseau des Espaces et organisent de nombreuses manifestations de promotion détaillées ci-dessous par zones.
2.1 Afrique

En 2010-2011, la France accueillait 125 489 étudiants originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Plus de 44% des étudiants étrangers en France sont issus de ce continent dont l’effectif étudiant a progressé globalement de 1,8% depuis l’an dernier. Ce chiffre recouvre des disparités importantes: le nombre d’étudiants du Maghreb baisse de 0,8% tandis que celui des étudiants d’origine sub-saharienne progresse de 5,2%.
La France reste le premier pays d’accueil des étudiants maghrébins et africains. Cette tendance est confirmée par une hausse significative pour l’Algérie: plus de 4,8% en 2010 par rapport à 2009. En revanche, après une croissance de 20% entre 2008 et 2009, on observe un tassement du nombre d’étudiants tunisiens (-4,9%). Cela peut aussi être expliqué par le printemps arabe qui a perturbé la campagne d’inscriptions notamment pour la procédure DAP (1ère et 2e année de Licence). Par ailleurs, la mobilité étudiante de l’Afrique subsaharienne vers la France reste forte. Par niveau d’étude, le niveau Master prévaut, suivi par le niveau Licence puis le Doctorat. Par disciplines, les sciences exactes attirent le plus grand nombre d’étudiants suivies par les sciences économiques et sociales, les lettres, les sciences humaines et les langues.
• Un printemps arabe qui a des conséquences sur la mobilité étudiante

Les révolutions courant 2011 en Tunisie ou en Libye ont eu des conséquences sur la campagne opérée par les postes diplomatiques et les Espaces CampusFrance. Les conséquences de ce printemps arabe devront être observées sur le long terme afin de voir si les flux d’étudiants auront été profondément modifiés ou si l’impact aura été ponctuel.
• Maroc et Afrique du Sud: un positionnement de pays d’accueil
Maroc :
comme l’Afrique du Sud, le Maroc se positionne de plus en plus comme un pays d’accueil notamment pour les étudiants originaires d’Afrique sub-saharienne. Cela repose sur un développement du réseau des établissements privés ainsi que sur des accords de coopération universitaire toujours plus nombreux.
Afrique du Sud : ce pays devient un réel pôle régional en termes de rayonnement universitaire et occupe la 2e place derrière la France pour l’accueil des étudiants africains grâce à une croissance toujours très forte.
• Deux grandes opérations au Maghreb
Sessions de formations:
afin de professionnaliser le réseau de ses agents, CampusFrance a mis en place des sessions de formation au dernier trimestre 2011 en Algérie et en Tunisie. Plus de 80 personnes ont participé à ces sessions: responsables, agents d’accueil, conseillers d’entretiens ou agents administratifs. Ces sessions ont permis de faire le bilan de la campagne qui venait d’être clôturée, d’actualiser les connaissances concernant le paysage universitaire français mais aussi de mettre l’accent sur la gestion du stress et d’évoquer les difficultés rencontrées lors de la conduite d’entretiens.
Entretiens du Club France-Maroc:
les 2 et 3 décembre se sont tenus à Casablanca les Entretiens du Club France-Maroc et les Journées Logistique et Transports. Conférences et ateliers ont permis de mettre en relation acteurs académiques français et acteurs économiques marocains, et le public étudiant a pu découvrir à l’occasion d’un salon l’offre de formation des établissements français dans une thématique porteuse offrant de nombreux débouchés.
• Le réseau des Espaces

En 2011, le réseau des Espaces a continué sa croissance en Afrique sub-saharienne grâce à des labellisations au Kenya, au Ghana ou en Angola. De nouvelles ouvertures sont déjà prévues en 2012 sur ce continent (Tchad et Togo). Formation régionale pour l’Afrique à Paris: dans le cadre d’un projet financé par le Ministère des Affaires étrangères et européennes, l’Agence CampusFrance a organisé à Paris en avril 2011 une session de formation destinée aux acteurs de la promotion de l’enseignement supérieur français sur le continent africain et permettant de mettre en place les échanges d’expériences entre les postes en Afrique francophone et anglophone.
2.2 Amériques
• Amérique latine, Antilles et Amérique centrale

Selon l’UNESCO en 2009, sur les 3,05 millions d’étudiants en mobilité, 5,4% proviennent d’Amérique latine (164 684). S’il reste modeste, ce nombre a progressé de 42,5% depuis 2005. La bonne santé économique du continent avec une croissance qui reste très largement supérieure aux moyennes européennes et nord-américaine, la massification et l’internationalisation du système universitaire latino-américain ainsi que l’émergence ou le retour d’une classe moyenne en quête de qualité académique sont autant d’éléments qui expliquent l’accroissement de la mobilité étudiante ces deux dernières années. Pour la première fois, les autorités politiques locales manifestent la volonté d’attirer plus d’étudiants internationaux et de renforcer l’attractivité de leur propre système universitaire (Brésil, Colombie, Argentine et en moindre mesure Mexique et Pérou).
Autre spécificité mexicaine: le succès des missions de recrutement pour les grandes écoles. La mission de mars 2011 conduite avec une quinzaine d’écoles de management et d’ingénieur, à Mexico, Guadalajara et Merida, a été une vraie réussite. Ce format, plébiscité par les grandes écoles car privilégiant une relation directe et exclusive avec un étudiant potentiellement intéressé, n’avait pas rencontré le même succès au Brésil en 2010.
Avec 2 295 étudiants colombiens en France en 2010, la Colombie reste le deuxième pays de mobilité latinoaméricaine vers la France. La Colombie a par ailleurs entamé ces deux dernières années une mutation vers une mobilité encadrée plus forte. Le séminaire qui s’est tenu à Carthagène en novembre 2011 entre la CPU (Conférence des Présidents d’université) et l’ASCUN (Association des Recteurs des universités colombiennes) à l’initiative de l’Ambassade, a montré le désir croissant des universités françaises et colombiennes de privilégier des flux équilibrés d’étudiants et de professeurs tout en favorisant des projets de recherche mixte toujours plus nombreux. C’est ainsi qu’en 3 ans, le nombre de double diplômes est passé de 24 à près de 80. La Colombie, en accueillant le siège de la formation CampusFrance pour tous les Espaces d’Amérique latine en mars 2011, a présenté de nombreuses initiatives modélisables pour tout le continent.
Des pays qui s’imposent progressivement

Le Pérou est le pays en Amérique Latine qui a connu la progression la plus importante entre 2006 et 2010 avec 56% en nombre d’étudiants présents dans les établissements français et 33% en nombre de visas. Avec une croissance économique qui frôle les 8% depuis 3 ans et un environnement sécurisé, le Pérou apparaît comme une destination privilégiée pour des programme d’échanges entre la France et l’Amérique latine.
Le Chili reste stable avec une sixième place en France et une progression constante depuis 2006 (24,2 % pour atteindre en 2010, 735 étudiants en France). Les perspectives prometteuses des bourses Becas Chile n’ont pas eu les effets attendus sur la mobilité vers la France. Le mécanisme d’octroi de ces bourses reste préjudiciable à la France, privilégiant encore les classements internationaux même si, grâce aux efforts de l’Ambassade comme de l’Allemagne (DAAD, en situation similaire), les accords de coopération pondèrent un peu ce système. Le salon EuroPosgrados en avril 2011 a connu des résultats mitigés, reflétant l’intérêt modéré des étudiants chiliens pour la France au profit des pays anglosaxons. Malgré cela, la nature et la qualité des collaborations scientifiques entre la France et le Chili font que ce pays reste un partenaire incontournable des stratégies internationales des établissements français en Amérique latine.
L’Argentine connait une situation inverse. Si le nombre d’étudiants argentins en France est en faible augmentation depuis 2006 (6,7%), la forte progression du nombre de visas étudiants vers la France, dans la même période (+60%), entrainera à court terme une présence argentine dans les établissements français plus importante, proche de celle des années 2000. Le pays bénéficiant d’une croissance économique persistante, la mobilité s’intensifie à la faveur d’accords d’échanges ou de mécanismes de bourses plus que d’initiatives individuelles. À titre d’exemple, ARFITECH entraine depuis 2011 un nombre important et croissant d’ingénieurs argentins en France alors que le salon EuroPosgrados en suivi de celui du Chili a connu un succès relatif.
Une situation contrastée pour des mobilités étudiantes modestes

Le Venezuela poursuit une croissance forte depuis 2006 (plus 40% et plus 33% en nombre de visas), cependant le nombre d’étudiants vénézuéliens, 563 en 2010, n’est pas à la hauteur de l’importance de ce pays et des bonnes relations universitaires qui perdurent en dépit d’un environnement politique contraignant.
La communauté étudiante équatorienne en France est en net ralentissement avec 337 étudiants en 2010 (contre 402 en 2008). En revanche, le nombre de visas délivrés en 2010 est en augmentation (414). L’Espace CampusFrance de Quito devrait rejoindre en 2012-2013 le CEF andin composé de la Colombie et du Pérou.
Si la Bolivie stagne (autour de 200 étudiants en France depuis 2006) la situation de la République Dominicaine est plus préoccupante avec une décroissance depuis 2006 de plus de 20% en nombre d’étudiants et en nombre de visas malgré des relations universitaires de qualité entre les deux pays et des fonds gouvernementaux destinés à des mobilités vers la France.
L’Uruguay et le Paraguay s’installent dans des mobilités négatives vers la France avec une réduction de 8% pour le premier et moitié moins pour le second. Ces résultats ne reflètent ni les nombreux partenariats universitaires ni la coopération scientifique de haut niveau qui existent entre les deux pays. Cependant, la réouverture des Antennes CampusFrance dans les Alliances françaises de ces deux pays et la formation, dont ont bénéficié en 2011 leurs responsables, devraient relancer la promotion et pourraient inverser cette tendance.
• L’Amérique Centrale
Dominé par trois pays (Costa Rica, Salvador et en moindre mesure le Guatemala), le nombre d’étudiants centroaméricains en France est en moyenne largement en baisse (Nicaragua -62%, le Honduras -13%, le Panama -3%) et d’autres conjoncturellement en augmentation comme le Salvador et le Guatemala, fruits de nouveaux programmes de bourses gouvernementaux pour pallier l’absence ou le nombre limité de doctorats. CampusFrance a concentré ses efforts en 2011 autour de sessions de formation, la première en novembre au Salvador et la seconde en décembre au Costa Rica.
• L’Amérique du Nord

Avec 6 463 étudiants en 2010-2011, le nombre d’étudiants originaires du continent nord-américain est en augmentation de 6% par rapport à l’année dernière.
À la différence de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ses plus proches concurrents, la France est le seul pays européen à afficher, depuis 2005, une croissance régulière et continue (plus 44,7%), croissance qui devrait s’accélérer très fortement dès 2012 avec les retombées attendues de certains programmes de bourses gouvernementaux ambitieux comme Science Sans Frontière (Brésil) ou bilatéraux (Mexique, Colombie, Équateur…).
Avec 17 859 étudiants latino-américains, soit 12 628 pour l’Amérique du Sud et 5 231 pour l’Amérique Centrale et la Caraïbe, la proportion d’étudiants latinos en France représente 6,3%, en augmentation par rapport à 2009 de 5,8% pour l’Amérique du Sud et 13,8% pour l’Amérique Centrale Caraïbe. Le premier pays latino-américain représenté en France est le Brésil (au 16e rang des pays d’origine, avec 4 489 étudiants en 2010), suivi à la 24e place par la Colombie (3 108 étudiants) et à la 28e place par le Mexique (2 400).
Une mobilité dominée par le Brésil

6e puissance mondiale depuis l’année dernière, le Brésil accentue son leadership également en matière de mobilité étudiante vers la France. En effet avec 3 055 étudiants dans les universités françaises le Brésil devance largement le Mexique, son concurrent direct en taille, qualité universitaire et poids démographique. Le Brésil reste le pays qui a connu la plus forte progression depuis 2006 avec 41,2% d’augmentation.
Le Brésil a été marqué par deux événements majeurs en 2011:
Le premier a été la signature le 15 décembre à Brasilia, dans le cadre du voyage du Premier Ministre au Brésil, d’une convention entre les Présidents de la CAPES et du CNPq, Agences brésiliennes de mobilité universitaire et scientifique et le Président de l’Agence CampusFrance, Monsieur Gérard Binder, sous les auspices de Monsieur François Fillon et de Madame Dilma Rousseff, Présidente de la République fédérative du Brésil.
La CAPES et le CNPq proposent 10 000 bourses d’études vers la France de 2012 à 2015 dans le cadre du projet « Science sans frontière ». Ces bourses couvriront essentiellement les études de premier cycle scientifique et technique général ou professionnel, de cycle ingénieur, les études doctorales et postdoctorales. CampusFrance a été choisie pour gérer ce programme pour la France, pour placer et suivre ces étudiants jusqu’en 2015.
Ce programme va doubler, voire tripler à moyen terme le nombre d’étudiants en France et changer durablement la dominante disciplinaire, passant d’une tradition Sciences humaines et sociales (SHS) à une mobilité plus scientifique et technologique.
Le deuxième événement a été le lancement en novembre du premier salon européen EuroPos, en partenariat avec le DAAD et le NUFFIC à l’instar des salons EuroPosgrados créés dans le reste de l’Amérique latine. Avec une délégation française de 23 établissements, dont la moitié constituée par des PRES et des universités, la France a représenté le premier pavillon universitaire sur ce salon. La délégation s’est ensuite séparée pour des rencontres à Porto Alegre ou à Recife.
En dépit d’une année 2011 compliquée (annulation de l’année du Mexique en France et contexte sécuritaire difficile), la mobilité étudiante mexicaine vers la France est en nette augmentation et affiche une croissance de presque 21% depuis 2006. Avec 2 526 visas étudiants en 2010, le Mexique reste un partenaire universitaire majeur de la France dont une des caractéristiques principales est le fruit d’une coopération universitaire soutenue et encadrée, d’une mobilité courte et, grâce aux efforts de l’Ambassade, un accent de plus en plus marqué vers les co-diplômes et les cotutelles de thèse. Organisé en novembre 2011, le premier séminaire franco-mexicain a permis à une cinquantaine d’universités mexicaines d’échanger avec l’Ambassade et les universités françaises sur les modalités d’application des doubles diplômes et de partager les bonnes pratiques entre établissements.
Pour le Canada, 2 314 visas ont été délivrés en 2011 (dont 1 640 dans le cadre de l’accord franco-canadien). S’agissant des États-Unis et selon l’IIE (Institute of International Education), ce sont près de 17 000 étudiants en mobilité en France en 2010, dont 3 356 étudiants dans les universités françaises et le reste en courts séjours notamment linguistiques. Une journée pays États-Unis en mai 2011 avec une centaine d’établissements français participants et une mission d’une vingtaine de centres universitaires de FLE (Français Langue Étrangère) et écoles de langue lors du salon World Language Expo (ACTFL Denver) en novembre ont ponctué l’activité promotionnelle sur ce pays.
NAFSA Vancouver

Rendez-vous des échanges et de la coopération universitaire, l’édition 2011 de NAFSA à Vancouver a permis à une importante délégation française (52 établissements représentés) de rencontrer leurs partenaires américains et canadiens et plus largement du monde entier. À l’initiative des Services scientifiques et universitaires d’Ottawa et de Vancouver, un Atelier sur les cotutelles et doubles-diplômes s’est tenu en marge de la Conférence faisant suite à celui organisé en décembre 2010 à Vancouver et Toronto. Cet Atelier s’est poursuivi par des rencontres bilatérales entre universités canadiennes et françaises.
2.3 Asie

Plus d’un million d’étudiants asiatiques poursuivent des études en dehors de leur pays, faisant de l’Asie le premier continent d’origine des étudiants en mobilité internationale. Ils représentent près de 40% des étudiants internationaux, en augmentation de 30% depuis 2005. La France occupe la 7e place des pays d’accueil avec près de 50 000 étudiants asiatiques en 2010-2011.
Les priorités stratégiques

La Chine demeure le premier pays d’origine avec, pour l’année 2010-2011, près de 30 000 étudiants chinois représentant plus de 10% du total des étudiants étrangers. Ce chiffre est en constante augmentation, le nombre de visas pour études délivrés à des étudiants chinois ayant augmenté de près de 40% depuis 5 ans. Cependant, la France enregistre depuis deux ans une baisse de son attractivité; elle occupe aujourd’hui le 9e rang des pays d’accueil des étudiants chinois, dans un contexte toujours plus concurrentiel.
L’Inde, où la mobilité étudiante a plus que doublé depuis 2002 et où la population des 15-24 ans augmentera de 4 millions sur les 15 prochaines années, est le pays d’Asie où la France doit améliorer son attractivité. En 2010-2011, 1 900 étudiants indiens se répartissaient, pour 60% d’entre eux, entre écoles d’ingénieurs et écoles de commerce. Pour mémoire, l’Allemagne en attire environ 3 500. La France, au 10e rang des pays d’accueil, a pour objectif de tripler le nombre d’étudiants indiens.
Le Vietnam est le 2e pays d’Asie le plus représenté en France avec, pour l’année 2010-2011, 6 660 étudiants dont 80% en université qui se dirigent principalement vers des Masters en sciences économiques et en administration économique et sociale.
Des actions de promotion… en faveur de la mobilité individuelle

La mobilité étudiante asiatique est principalement le fait de décisions individuelles, prises par l’étudiant et sa famille, l’éducation étant le principal poste de dépense des familles en Asie. Pour convaincre les étudiants dans un contexte de très forte concurrence, CampusFrance a organisé des manifestations offrant des occasions de prise de rendez-vous entre étudiants et établissements tout au long de l’année.
Mars 2011 : la manifestation CIEET tenue en Chine dans 4 villes (Pékin, Shenyang, Wuhan et Shanghai) a permis à 20 établissements d’enseignement supérieur français de rencontrer individuellement plus de 1 100 étudiants. Plus de 30 000 visiteurs ont été comptés sur les salons à Pékin et à Shanghai.
Mai 2011: la manifestation “French Business Studies Fair 2011” en Corée a réuni 13 établissements d’enseignement supérieur français et a permis rencontres institutionnelles, entretiens individuels avec les étudiants (plus de 200 entretiens effectués) et présentations des études en France.
Octobre 2011:
• au cours de la deuxième manifestation CIEET en Chine, plus de 1 800 entretiens ont été réalisés par 29 établissements français (à Pékin, Xi’An, Canton, Chengdu, Wuhan et Shanghai). Les salons de Pékin et de Shanghai ont rassemblé près de 50 000 visiteurs.
• la 10e édition du Salon européen « European Education Fair Taiwan » a réuni 135 stands représentant 13 pays.
européens pour un total de 26 000 visiteurs. Les 13 établissements français présents ont eu plus de 200 entretiens avec des étudiants taiwanais.
Décembre 2011 : au Vietnam, la 3e édition du salon franco-allemand de l’enseignement supérieur s’est tenue à Hanoi, Ho Chi Minh et Danang réunissant 21 établissements français pour 2 600 visiteurs et 400 rendez-vous individuels.
… en faveur de la mobilité encadrée

Deux manifestations phares ont été organisées à Paris:
• Une « Journée Inde » (septembre) où se sont retrouvés pour une matinée de conférences et une après-midi de rencontres 60 établissements français et 10 institutions indiennes.
• Une « Journée Japon » (décembre) rassemblant plus de 60 établissements français à la Maison de la Culture du Japon avec des représentants d’universités japonaises. Enfin, la Tournée des Écoles Doctorales en Chine et à Hong Kong en novembre 2011, a proposé à une quarantaine d’Ecoles dans 5 villes (Pékin, Canton, Wuhan, Shanghai et Hong Kong), des entretiens avec les étudiants, des rencontres avec les partenaires institutionnels, des visites ciblées de laboratoires ainsi que des conférences de présentation des études doctorales en France.
Les Espaces CampusFrance

Le réseau des Espaces CampusFrance a été consolidé en 2011 par l’ouverture d’un Espace en Birmanie (Rangoon), au Bangladesh (Dacca) et en Chine (Shenyang) complétant les 30 Espaces et 9 antennes CampusFrance en Asie. Deux projets sont à l’étude: en Australie et au Cambodge. Une formation régionale a eu lieu en juin 2011 à Hanoi.
2.4 Europe
Depuis 2008, et après une période de baisse continue, la mobilité des étudiants européens vers la France ne cesse de progresser. Une hausse de 12,5% des inscriptions a été enregistrée en 2010/2011. Les étudiants européens sont aujourd’hui 70 000 à suivre des études en France. Ils représentent près d’un quart des étudiants étrangers.
Les étudiants originaires de l’Union européenne (UE) sont les plus représentés : ils étaient 52 000, soit plus des ¾ des effectifs des étudiants européens. Toutefois, la mobilité des étudiants originaires des pays non communautaires connait une croissance spectaculaire de 46% en un an. Ils étaient 18 000 inscrits en France en 2010/2011. Notons que les étudiants venant en France dans le cadre du programme Erasmus étaient 22 000 cette année.
• Union Européenne et AELE

La progression constatée depuis 2008 des étudiants ressortissants de l’UE inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur français se confirme avec 4,2% d’augmentation par rapport à 2010. Ces étudiants représentent 18,5% des étudiants étrangers en France. Le Portugal (plus 8,17%), l’Espagne (plus 8,34%), le Royaume-Uni (plus 7%) et l’Italie (plus 5,81%) sont les pays qui envoient le plus d’étudiants en France. L’attractivité de la France s’est également améliorée dans les pays du nord (Danemark, Norvège, Pays-Bas) et des pays Baltes. L’Allemagne, avec 8 483 étudiants, vient en sixième position d’origine des étudiants étrangers en mobilité en France. C’est le premier pays européen. L’attractivité de la France pour les étudiants allemands est renforcée par les missions de l’Université franco-allemande (UFA) qui bénéficie du soutien politique franco-allemand et de financements importants. À l’inverse les étudiants polonais et bulgares sont de moins en moins nombreux à partir étudier à l’étranger et en France en raison d’une baisse démographique et d’un contexte économique favorable à l’embauche localement. Pour soutenir l’attractivité de la France en Europe, plusieurs opérations de promotion ont été organisées en fonction d’une thématique nationale ou régionale.
Manifestation France-Allemagne en Pologne

CampusFrance et le DAAD se sont associés pour organiser un pavillon France-Allemagne à l’intérieur d’un salon international Perspektywy du 3 au 5 mars 2011 à Varsovie. Cette participation conjointe de la France et de l’Allemagne s’est inscrite dans le prolongement des accords de Weimar signés en 1991 pour relancer les coopérations universitaires et scientifiques entre ces 2 pays et la Pologne. L’image attractive de l’Allemagne (1er pays d’accueil des étudiants polonais) est l’atout majeur de cette opération. Invitée d’honneur, la délégation française était composée de 16 établissements et la délégation allemande de 12 établissements. Le public jeune, lycéen, n’a pas convaincu la majorité des exposants français et allemands même si la fréquentation était soutenue. Toutefois, l’intérêt pour la France était au rendez-vous.
Les Manifestations CampusFrance en Grèce et en Bulgarie

Ces opérations de promotion organisées conjointement avec les Ambassades de Grèce et de Bulgarie s’inscrivent dans une continuité pour présenter aux étudiants grecs et bulgares les différentes opportunités d’études en France. En Grèce, 16 établissements d’enseignement supérieur français ont participé à ce rendez-vous des études en France à Athènes et 13 à Sofia en Bulgarie. Elles visaient à mettre en valeur les formations conjointes, les filières francophones et les coopérations universitaires et scientifiques. Le contexte de coupes budgétaires des universités grecques ne permet plus d’accueillir autant d’étudiants et ces derniers sont contraints à s’expatrier. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux en France (près de 2 200 en 2010/2011).
La participation française exceptionnelle en Allemagne

À la suite de négociation avec les organisateurs du salon « Studyworld » les 20 et 21 mai 2011, près de 40 établissements français sont venus promouvoir l’enseignement supérieur de la France mis à l’honneur pour l’occasion. Nos partenaires de l’UFA et de l’Ambassade de France en Allemagne ont fait la promotion des cursus franco-allemands auprès du jeune public allemand. Le pavillon français a attiré un public jeune et surtout francophone.
• Hors Union Européenne
La tournée des Balkans

Du 23 au 31 octobre 2011, s’est déroulée la première tournée universitaire dans 4 pays des Balkans: Albanie, Macédoine, Serbie et Bulgarie. La Serbie et la Macédoine bénéficiant de programmes de bourses « développement solidaire », ont vu le nombre de leurs étudiants en France augmenter. En revanche, l’Albanie et la Bulgarie sont deux pays où l’influence de la France diminue. Treize établissements français ont participé à cette manifestation itinérante et ont pu rencontrer les publics étudiants et universitaires de chacun de ces pays. En marge de ces opérations phares, l’Agence CampusFrance a contribué à renforcer l’image de la France et de son enseignement supérieur en participant à des salons éducatifs dans plusieurs pays à la demande des Ambassades de France: salon des étudiants à Lausanne (30 et 31 mars 2011), Studenska Arena à Ljubljana (18 et 29 octobre 2011), Best 2011 à Vienne (3-6 mars 2011), Gaudeamus à Brno en République tchèque (2 au 5 novembre 2011).
Turquie
La France se place aujourd’hui au 5e rang des pays d’accueil des étudiants turcs, avec environ 2 500 inscriptions dans les universités et les grandes écoles françaises. Afin d’encourager la mobilité étudiante entre les établissements d’enseignement supérieur français, l’Agence CampusFrance, l’Ambassade de France en Turquie et le YÖK (Conseil de l’enseignement supérieur turc, équivalent du Ministère de l’enseignement supérieur) ont organisé au mois d’avril la mission en France de quatorze recteurs d’universités turques, conduite par le Professeur Dr. Yusuf Ziya Özcan, Président du YÖK. Lors de sa visite, ce dernier a signé une déclaration conjointe avec la Ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche visant le renforcement des échanges entre les établissements d’enseignement supérieur des deux pays et le développement de la mobilité des étudiants français et turcs (notamment par des formations conjointes, cotutelles de thèse et doubles diplômes).
CampusFrance particulièrement active dans les pays de l’ex-URSS
Kazakhstan

Depuis 2006, le nombre d’étudiants kazakhstanais inscrits en France a augmenté de 18%. Ils sont aujourd’hui 277. Cette évolution est particulièrement marquée au niveau Master où le nombre d’étudiants a été multiplié par deux. Ce résultat encourageant est le fruit d’une politique française de plus en plus volontariste auprès du Kazakhstan comme en témoigne l’organisation, pour la deuxième année consécutive, du forum franco-kazakhstanais de l’enseignement supérieur où se sont retrouvés, à Astana et Almaty, les représentants d’établissements français et kazakhstanais. Destiné à mieux faire connaître les outils d’échanges (systèmes de bourses, bureau CampusFrance, programmes européens...) et à valoriser le système universitaire français, l’événement a mobilisé 19 représentants français d’établissements d’enseignement supérieur et des représentants du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Russie

La France est aujourd’hui le 4e pays d’accueil des étudiants russes. Ils étaient 4 496 à étudier dans un établissement français en 2009-2010, et leur nombre dans les universités françaises a augmenté de 15% depuis 2006. Après une mobilisation importante en 2010 à l’occasion de l’année croisée France-Russie, CampusFrance a souhaité poursuivre son effort en direction des étudiants russes. L’agence s’est associée à l’organisateur ICIEP (Interuniversity Centre for International Educational Programmes) pour proposer aux établissements français une participation aux salons de Kazan, Moscou et Saint-Pétersbourg. Les représentants français ont également pu bénéficier d’une matinée de rencontres institutionnelles pour prendre contact avec leurs partenaires russes ou avancer sur leurs projets en cours.
Ukraine
Actuellement 6e pays d’accueil des étudiants ukrainiens, la France a accueilli 1 580 étudiants ukrainiens en 2009-2010. Leur nombre a augmenté de 12% depuis 2006. Ils sont plus de 85% à choisir l’université. Consciente du potentiel des étudiants ukrainiens et de leur attrait pour le système français, l’agence CampusFrance a accompagné l’Ambassade de France à Kiev dans l’organisation de la 7e édition du salon Études et Carrières de Lviv et Kiev. La manifestation a connu une mobilisation similaire à 2010: plus de 9 000 visiteurs et une délégation de 13 représentants d’établissements français présents sur le pavillon français.
Nouveaux Espaces

En 2011, le réseau CampusFrance en Europe s’est encore étoffé avec l’ouverture des Espaces d’Astana (Kazakhstan) et de Zagreb (Croatie).
Programme de bourses « développement solidaire »

Le ministère de l’Intérieur a chargé CampusFrance d’un programme de bourses « développement solidaire » dédié à la mobilité d’étudiants de niveau Master 2 de Serbie, Macédoine et Montenegro. En 2011, deuxième année du programme, la France a accueilli une dizaine d’étudiants.
2.5 Moyen-Orient
En 2010-2011, la France accueillait 12 889 étudiants venus des pays du Moyen-Orient, les étudiants libanais constituant à eux seuls plus de 40% du total. Les étudiants du Moyen-Orient forment ainsi 4,5% de la population étudiante étrangère en France, chiffre en baisse de 19% par rapport à l’année précédente. Selon l’UNESCO, ce sont les États-Unis et le Royaume Uni qui accueillent la majorité des étudiants de cette région du monde. La stratégie de promotion de l’enseignement supérieur français dans les pays du Moyen-Orient est axée sur les niveaux Master et Doctorat, dans les sciences médicales, juridiques, politiques et économiques. Dans la région du Golfe, la France jouit d’une image traditionnellement positive auprès des milieux académiques locaux. Cependant, la réputation de l’enseignement supérieur français doit être confortée auprès de ces étudiants qui sont massivement attirés par les pays anglo-saxons et par l’Allemagne.
Les relations privilégiées qu’entretient la France avec cette région du monde, associées à une forte volonté politique locale de diversifier les partenariats, peuvent créer un environnement favorable à une meilleure coopération universitaire dans un contexte très concurrentiel. Au titre de ces relations privilégiées, de nombreux établissements français ont délocalisé des formations au Moyen-Orient. Le paysage universitaire émirien est ainsi marqué par l’implantation de l’université d’Abou Dhabi-Sorbonne (2006). De même, l’Insead et HEC ont suivi ce mouvement, avec l’ouverture d’un campus et des programmes de formation de recherche pour l’un et avec la signature de programmes de formation des cadres et cadres supérieurs d’entreprises pour l’autre. À Dubaï, l’école française Esmod a créé son Université de la Mode. Au Liban, Bordeaux École de Management ou l’ESCP Europe ont créé leurs formations.
Quelques développements spécifiques

Qatar : le Qatar a besoin de former des élites dans toutes les disciplines, plus particulièrement dans les filières de médecine, droit, sciences humaines, sciences de l’ingénieur et dans différents secteurs (BTP, sciences de l’environnement, gestion de l’eau, tourisme). Le gouvernement qatarien encourage la mobilité de ses étudiants avec des bourses d’études pour la France, afin de former des cadres supérieurs francophones.
Koweït : l’Université nationale veut maintenir une sélection rigoureuse, mais elle fait face à une inflation d’étudiants. Ainsi, plus de 5 000 d’entre eux étudient actuellement aux États-Unis, en Jordanie, en Syrie et au Liban. La mobilité étudiante sortante est encadrée par l’octroi de bourses importantes qui vont être orientées vers des formations professionnalisantes (DUT et Licences professionnelles notamment) et le niveau D.
Arabie Saoudite : la formation des étudiants saoudiens est l’un des axes de coopération bilatérale entre la France et l’Arabie Saoudite. La grande majorité des étudiants saoudiens partent en France pour une formation médicale. Ces échanges doivent désormais s’élargir à d’autres domaines, afin de répondre au souhait de la France d’accueillir 500 nouveaux étudiants saoudiens par an.
La 2e édition du salon IECHE de l’enseignement supérieur organisé à Riyadh du 19 au 22 avril 2011 a rassemblé près de 30 établissements sur le pavillon français. Cette manifestation, organisée par le ministère saoudien de l’enseignement supérieur, vise à faire connaître aux étudiants les possibilités pour parfaire leur formation dans un autre pays. Ce salon rassemble plus de 300 établissements du monde entier et reçoit plus de 250 000 visiteurs sur 4 jours.
Le réseau des Espaces

Le réseau des Espaces du Moyen-Orient a été consolidé en 2011 par l’ouverture d’Espaces à Oman, au Yémen ainsi que 2 représentations en Irak : un Espace à Bagdad et une antenne à Erbil.
De nouvelles labellisations sont prévues en 2012 au Koweït et au Qatar.
3. Les sites internet de CampusFrance
3.1 Les sites locaux et la formation des Espaces
3.2 Le site national
3.3 De nouveaux développements
4. La présentation de l’offre de formation
4.1 Les moteurs de recherche et les bases de données
4.2 Les supports d’information pour les étudiants
5. Les manifestations de promotion

5.1 Les salons étudiants et les missions thématiques
5.2 Les formats institutionnels
6. Le réseau des Espaces CampusFrance
6.1 Les Espaces CampusFrance
6.2 Les activités des Espaces CampusFrance
6.3 La coordination des Espaces CampusFrance
7. Les adhérents de CampusFrance

19 nouveaux adhérents en 2011
8. Les programmes internationaux

8.1 Les appels d’offre internationaux
8.2 L’Office Méditerranéen de la Jeunesse (OMJ)
8.3 Le programme Malaisie
8.4 Le programme “Entrepreneurs en Afrique 2011”
9. Les publications institutionnelles

9.1 Les Courriers CampusFrance
9.2 Les Notes, les Repères, les Dossiers
Annexes

Annexe 1 : organisation
Annexe 2 : données budgétaires

Télécharger le Rapport d'activité 2011 - GIP CampusFrance. Voir aussi le Rapport d'activité 2010 - GIP CampusFrance.

Foreword
In 2012, the GIP CampusFrance merged with Aegis, the leading French international mobility, giving rise to a public institution Campus France which will also include international activities CNOUS.
This activity report 2011 has therefore conclude 14 years of activities CampusFrance CampusFrance and as an agency for national promotion of French higher education abroad. More...

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