Blog Educpros de Antoine Amiel. La culture digitale est l’un des axes prioritaires des universités et des entreprises depuis quelques mois; il ne se passe pas un jour sans que le sujet ne soit abordé lors de conférences, de tables-rondes, d’articles. Les entreprises attendent un socle de compétences digitales minimum de la part de leurs salariés, et cette évolution va logiquement se répercuter sur les plaquettes pédagogiques universitaires. Suite...
Laïcité : le(s) cas des doctorants
Blog Educpros de Romain Pierronnet. Il n’aura échappé à personne que le premier ministre a relancé le débat sur l’interdiction du voile dans les universités, débat rapidement clos par le Président de la République. Je ne vais pas chercher à débattre ici de l’éventualité d’étendre cette interdiction aux étudiants, mais poser la question d’une partie de la population universitaire : les doctorants.
Dans les universités
Les universités françaises font partie du service public : les personnels des universités, qu’ils soient ou non titulaires, sont des agents de l’Etat. L’article L141-6 du code de l’éducation dispose en outre que “le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique.” BBA explique ainsi que “dès lors que le doctorant est contractuel de l’établissement, il est agent du service public, donc astreint aux obligations du service public”. Le guide sur la laïcité de la Conférence des Présidents d’Université, mis à jour en septembre 2015, précise ainsi que “si le Conseil d’État n’a pas condamné en soi le port du foulard islamique, pour les élèves, il a maintenu la distinction entre les obligations relatives aux enseignants et celles relatives aux étudiants. Ainsi, de manière générale, le principe de laïcité interdit non seulement aux enseignants, mais encore à l’ensemble des agents du service de l’enseignement public, le droit de manifester leurs croyances religieuses (Conseil d’État, 3/05/2000, Mlle Marteaux, Rec p. 169). Le port d’un signe marquant l’appartenance à une religion est donc constitutif d’un manquement aux obligations du droit de la fonction publique de nature à engager une procédure disciplinaire avec éventuellement à la clé une exclusion des fonctions.”
Une objection pourrait néanmoins résider dans le fait que les enseignants-chercheurs disposent de libertés particulières protégées par la constitution. S’agissant de laïcité, ces “libertés académiques” ne permettent cependant pas de déroger au principe de neutralité des agents du service public. Suite...
Les fonts baptismaux peu républicains de l’agrégation
Blog Educpros de Claude Lelièvre. Ils ne sont pas particulièrement républicains, loin s’en faut. L’agrégation a été créée sous l’Ancien Régime, le 3 mai 1766. Elle a disparu lors de la première République, en 1793. Elle a été rétablie sous l’Empire, en 1808. Et elle a été vraiment restaurée sous la Restauration, en 1821. Mais elle dure depuis 250 ans.Dans le contexte de la soudaine expulsion des Jésuites décidée en 1764, un concours d’agrégation est institué par les lettres patentes des 3 mai et 10 août 1766 pour les trois classes: philosophie, belles lettres et grammaire de dix collèges de la faculté des arts de l’université de Paris. Les candidats doivent être maîtres ès arts.
L’agrégation disparaît en même temps que le reste des institutions universitaires d’Ancien Régime en 1793, sous la première République.
L’agrégation est recréée par le décret impérial du 17 mars 1808 qui organise ce qui est appelé alors »l’Université » (c’est à dire essentiellement ce qu’on appelle aujourd’hui l’enseignement secondaire). On tient là sans doute l’origine de l’appellation « agrégé de l’Université ». Voir l'article...
Universités d’entreprise : l’enjeu n’est pas la formation.
Blog Educpros de Bruno Dufour. Pour une équipe de sport il y a une grande différence entre l’entraînement et la compétition.
Il en va de même entre un centre de formation et une Université d’entreprise. Suite...
Comment challenger une idée créative et passer du codesign au codoing ? Par une expérimentation en mode FabLab !
Quand la calculatrice entre dans l’école du futur
Le Bachelor, ce n’est pas que de la télé réalité…
Paradis fiscaux, faut-il les enseigner ?
Mixité dans l’enseignement supérieur, entre phantasmes et réalité
Blog Educpros de Joël Echevarria. La non-mixité dans l’enseignement supérieur atteint des proportions alarmantes, comme le montrent les chiffres froids et cruels des statistiques officielles. Et la forte sous-représentation des enfants d’ouvriers et la surreprésentation des enfants de cadres constatées sont encore renforcées dans les formations sélectives ou longues (CPGE, grandes écoles, Masters universitaires) : selon les données MENESR-DGESIP 2014-2015 sur l’enseignement supérieur, les enfants d’ouvriers représentent moins de 11% des effectifs (alors qu’ils pèsent plus de 29% de la population des 18/23 ans) et les enfants de cadres plus de 30% (pour 17,5% dans la population). En CPGE, la proportion est de 50% de fils de Cadres et 6,4% de fils d’ouvriers et dans les ENS c’est 53% de fils de cadres pour moins de 3% de fils d’ouvriers. Et des inégalités fortes au sein même de l’Université : les fils d’ouvriers sont 12,7% en Licence et seulement 7,8% en Master,, là où les fils de Cadres pèsent 28% en Licence et 33,5% en master. Voir l'article...
La refondation de l’Ecole: du »plafond » au »plancher »
Blog Educpros de Claude Lelièvre. La « refondation » ne concerne pas (directement) l’ensemble du système éducatif, mais est inscrite essentiellement dans le périmètre de l’Ecole obligatoire. Ce n’est pas une »réforme » de plus. C’est une re-fondation de l’Ecole républicaine et laïque. Voir l'article...