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Formation Continue du Supérieur
16 octobre 2015

La mobilité des étudiants d’Afrique sub-saharienne et du Maghreb

Cette note synthétique Hors-Série Campus France présente une analyse statistique globale de la mobilité internationale des étudiants africains, avec un focus sur la France. Afin de bénéficier d’un panorama complet, les tableaux statistiques sont accompagnés de cartes qui permettent de visualiser instantanément les flux migratoires. Un éclairage particulier est apporté dans les commentaires aux facteurs qui incitent les étudiants africains à choisir la France et à l’importance de leur présence parmi l’ensemble des étudiants étrangers accueillis dans le pays.
I. LA MOBILITÉ INTERNATIONALE DES ÉTUDIANTS AFRICAINS
Principaux chiffres de la mobilité :
Pour 2012, l’Unesco a évalué à 385 433 le nombre d’étudiants africains en mobilité internationale1. Ce chiffre représente environ 10 % de la mobilité étudiante mondiale sans évolution notable par rapport à 2010 (380 376 étudiants en mobilité).
Pour 335 566 d’entre eux (87 %), l’UNESCO a pu déterminer le pays destination. Cette note s’appuie sur ces données pour l’analyse des destinations choisies.
Il apparait que la mobilité des étudiants africains est très concentrée : plus de la moitié se répartissent sur trois pays (France, Royaume-Uni, Afrique du Sud), 2/3 sur cinq pays et 3/4 sur sept destinations.
Fait nouveau, alors que l’Europe communautaire séduit à elle seule 57,4 % de ces étudiants, le continent africain devance désormais l’Amérique du Nord avec respectivement 14,7 % et 13 % d’étudiants captés.
L’Asie n’est choisie que par 5,2 % des étudiants africains et pourrait se voir bientôt rejointe par le Moyen-Orient en nette progression à 3,6 %.
La France, solide premier pays d’accueil
Forte de ses liens historiques, la France reste nettement en tête avec 113 936 étudiants africains accueillis en 2012, soit 34 % des étudiants en mobilité du continent. En 2010, ce chiffre était de 111 195 (+2,5 %). Plus significatif encore, ces étudiants représentent à eux seuls 42 % des étudiants étrangers accueillis en France.
Si l’on considère les statistiques nationales plus récentes du MENESR2, la hausse des effectifs s’est poursuivie entre 2012 et 2015. Du fait du développement de la mobilité internationale mondiale, la part des étudiants africains parmi les étudiants étrangers accueillis avait tendance à s’effriter entre 2009 et 2013. Elle est repartie à la hausse à la rentrée 2014. Selon ce recensement, le poids des étudiants africains est passé de 38 % en 2012 à environ 43 % aujourd’hui.
Loin derrière la France, trois pays sont au coude à coude avec environ 33 000 étudiants africains accueillis : le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud et les États-Unis. La percée de l’Afrique du Sud est d’autant plus marquée que le pays accueille essentiellement des étudiants du continent (78 %), alors que pour le Royaume-Uni et les États-Unis, les africains ne représentent qu’une très petite partie des étudiants qu’ils accueillent (7,8 % / 4,3 %).
L’Afrique du Sud joue la carte de la proximité et accueille
pour 26 % des étudiants du Zimbabwe, 38 % avec la Namibie et le Lesotho, 48 % avec le Mozambique et le Botswana.
Suit un groupe de trois autres pays : l’Allemagne (13 780), le Canada (11 640) et la Malaisie (11 270). À noter qu’en Malaisie un étudiant étranger sur cinq est africain.
Le Maroc s’impose progressivement comme destination
des étudiants sub-sahariens avec 6 996 étudiants accueillis en 20103, soit 81 % des étudiants accueillis dans le pays, essentiellement francophones. Six pays africains constituent la moitié des étudiants accueillis : la Mauritanie, la Guinée, le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Congo.
Parmi les autres pays d’accueil, si les volumes sont nettement en retrait, certains accueillent quasi exclusivement des étudiants africains : Ghana, Burundi, Madagascar, Niger…
II. LE CHOIX DE LA FRANCE
Une étude réalisée par Campus France auprès des étudiants étrangers en France permet de cerner avec précision les motivations des étudiants africains.
Comparativement à l’ensemble des étudiants en mobilité internationale qui viennent en France, les étudiants africains motivent leur décision d’études à l’étranger par le désir d’accéder à de meilleures conditions d’enseignement (55 %), notamment pour les pays sub-sahariens, mais également par le souhait d’obtenir un diplôme étranger internationalement reconnu (54 %). C’est aussi pour eux une façon d’acquérir une expérience internationale (30 %). Ils sont par contre nettement moins en recherche d’expérience personnelle (15 %) ou motivés par l’apprentissage de la langue française (4 %).
À noter qu’avant de venir, seuls 30 % envisagent une première expérience professionnelle en France à l’issue de leurs études, chiffre qui double en cours d’études, sans doute favorisé par le fait que deux tiers de ces étudiants jugent s’être bien intégrés pendant leur séjour.
Au moment du choix du pays d’études, deux étudiants africains sur trois ne souhaitent pas d’autre destination que la France mais ce taux est plus marqué dans le Maghreb (71 %) que dans le reste de l’Afrique (59 %). Chez ceux qui hésitent, la France est très souvent le choix prioritaire et le second pays envisagé est un pays anglo-saxon permettant de développer la maitrise de l’anglais.
L’attractivité de la France repose pour 78 % sur la qualité de sa formation, 70 % la valeur de ses diplômes et 57 % la réputation de ses établissements et de ses enseignants. Sur ces trois points, les convictions des étudiants sub-sahariens sont encore plus marquées que celles des étudiants du Maghreb. A l’inverse, la connaissance du français favorise le choix de la France pour 35 % des premiers contre 50 % des seconds.
Pour une population parfois très jeune, partir étudier à l’étranger n’est pas sans générer une certaine appréhension et nécessite des capacités d’adaptation. Environ un quart des jeunes africains se déclarent préoccupés avant de venir en France avec des interrogations sur leur futur accueil et leur intégration sociale.
Point majeur qui favorise la pérennité des liens, à l’issue du séjour 89 % des étudiants africains tirent un bilan positif de leurs études en France, dont la moitié très positif, et 85 % se déclarent prêts à recommander la France contre seulement 13 % d’un avis contraire.
III. L’IMPORTANCE DES ÉTUDIANTS AFRICAINS DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR FRANÇAIS
En France, les étudiants africains sont massivement inscrits à l’université : 100 973, soit 88,5 % d’entre eux. Cette proportion est très nettement supérieure à la moyenne des étudiants étrangers en France (73,4 %). Il en résulte que près d’un étudiant étranger sur deux inscrit à l’université est originaire du continent africain (46,1 %).
Des variations importantes sont observables selon le pays d’origine. Ainsi, tandis que 85 % des Algériens s’inscrivent à l’université, ce taux chute à 63 % pour les Marocains qui s’inscrivent pour 10% en écoles d’ingénieurs hors université et 8,8 % en écoles de commerce et de gestion (contre seulement 1,8 % des algériens).
En matière de niveau d’études universitaires, 43,4 % des étudiants africains sont inscrits en cursus Licence (vs 44,9 % pour les étudiants étrangers), 48,1 % en Master (vs 43,6 %) et 8,5 % en Doctorat (vs 11,5 %).
Un sur trois choisit la filière sciences & STAPS5 (32,7 % vs 26,5 % des étudiants étrangers) ; 22,9 % les sciences économiques & AES6 (vs 19,2 %) ; 12 % le droit ; 8,9 % la filière médicale. Comparativement aux autres étudiants étrangers, ils sont nettement moins attirés par les filières lettres et sciences sociales (19,9 % vs 31,7 %).
En moyenne, les étudiants africains effectuent deux années d’études supérieures en France et restent 26 mois dans le pays.
Enfin, au niveau économique, leur apport financier est très important. Sur la base d’un budget mensuel moyen légèrement supérieur à 800 €, et des dépenses annexes (inscriptions, dépenses touristiques…), ils dépensent environ 1,5 milliards d’euros chaque année en France. Télécharger Numéro : HS - 14. La mobilité des étudiants d’Afrique sub-saharienne et du Maghreb.

15 octobre 2015

Participez à un séminaire de contact

Logo  Agence Erasmus+ France Education Formation« FLIC – From local to international cooperation”, séminaire de contact organisé par l'agence portugaise à Ericeira du 18 au 21 novembre. L'objectif de ce séminaire est le développement de la coopération entre les collectivités territoriales et les acteurs de l'éducation, la formation et la jeunesse autour de la mise en place de projets de partenariats stratégiques transectoriels et de mobilité. La participation de collectivités locales et régionale est encouragée. Voir l'article...

15 octobre 2015

Le + d'Erasmus : découvrez la nouvelle publication de l'agence

Logo  Agence Erasmus+ France Education FormationLe "+ d'Erasmus" est la nouvelle publication de l'agence. Vous y retrouverez toutes les dernières informations sur le programme Erasmus+ et bien plus.
Téléchargez le "+ d'Erasmus". Voir l'article...

15 octobre 2015

Tournée des Balkans

Logo  Agence Erasmus+ France Education FormationPour cette nouvelle édition des Journées itinérantes de l'étudiant dans la région des Balkans, les Ambassades de France en Bulgarie, en ARYMacédoine, en Serbie, en Bosnie-Herzégovine, au Monténégro vous proposent de participer aux manifestations de l'enseignement supérieur français dans 5 pays, du 31 octobre au 10 novembre 2015.
Plus d'informations. Voir l'article...

15 octobre 2015

ESPE : présentation des écoles supérieures du professorat et de l'éducation

Les ESPE proposent une formation des enseignants renouvelée, innovante et favorisant la réussite pour tous, quels que soient les territoires, l’origine culturelle ou sociale. Ces écoles forment à des masters Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF), des formations de haut niveau, alliant enseignements, stages et formation en alternance. Ce master comporte notamment une initiation à la recherche, une ouverture sur l'international et un volet numérique.

Ouverture des ESPE depuis la rentrée 2013
Depuis la rentrée 2013, les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE) accueillent les étudiants se destinant aux métiers du professorat et de l'éducation. Chacune d'entre elles a fait l'objet d'une accréditation conjointe par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Les ESPE préparent à des masters Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF), à l'issue de deux années d'études post-licence. Ces formations comportent différents modules d'enseignements disciplinaires :

  • une initiation à la recherche
  • une ouverture sur l'international
  • un volet numérique
  • des outils et méthodes pédagogiques innovants

ESPE : former les futurs enseignants
La première mission des ESPE est de former les futurs enseignants. Les enseignements professionnels dispensés s'articulent autour de quatre composantes principales :

  • des enseignements disciplinaires ;
  • un tronc commun permettant de créer une culture partagée par tous les futurs professeurs, quel que soit le degré d'enseignement auxquels ils se destinent ; il s'agira notamment d'une approche générale de la pédagogie et de la didactique, d'enseignements relatifs à la vie des écoles et des établissements du second degré ou d'enseignement supérieur (travail en équipe, relations avec la communauté éducative, gestion de crise) ;
  • une spécialisation en fonction du métier choisi par l'étudiant, plus particulièrement au cours de l'année de master 2 ;
  • des enseignements orientés vers la pratique du métier d'enseignant, principalement pendant l'année de master 2, avec des séances permettant de se familiariser aux situations et activités de classe, et surtout de nombreux stages en établissement scolaire, qui seront dans un premier temps des stages d'observation puis de pratique accompagnée et une année en alternance tout au long du master 2.

Les ESPE, partie intégrante de l'université
Les ESPE, en tant que composantes universitaires, font partie intégrante de l'université. Elles offrent à leurs étudiants les meilleurs enseignants, les meilleures ressources pédagogiques et sont des acteurs de la recherche et de l'innovation en éducation.
L'organisation, la structuration et l'enseignement des différents modules impliquent une collaboration permanente entre les étudiants et les praticiens présents sur le terrain. Des enseignants, des maîtres formateurs, des personnels de direction, des inspecteurs, des représentants d'associations partenaires de l'école interviennent au sein des formations.
Les ESPE ne sont pas réservées aux candidats aux concours de l'enseignement. Elles forment également les étudiants se destinant aux métiers de l'éducation et de la formation hors éducation nationale (éducateurs, formateurs pour adultes etc.), mais aussi les étudiants de licence bénéficiant d'un emploi d'avenir professeur.
Enfin, ces écoles construisent, en partenariat avec les rectorats et l'ESEN, des parcours de formation continue à destination des enseignants, des formateurs, et des personnels d'inspections et d'encadrement.

Site trouver-mon-espe.fr
Le site internet trouver-mon-espe.fr
vous permet d'effectuer une recherche

  • par type de métiers et de disciplines
  • dans le domaine de l'enseignement, de l'éducation et de la formation

Vous pourrez trouver l'ESPE qui correspond à votre recherche.
www.trouver-mon-espe.fr. Voir l'article...

15 octobre 2015

Réouverture du Musée de l'Homme

Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon accompagnaient François Hollande lors de l'inauguration du Musée de l'Homme jeudi 15 octobre 2015.La réouverture du musée au public aura lieu samedi 17 octobre et l'accès sera gratuit jusqu'au 20 octobre. Voir l'article...

15 octobre 2015

Going global, staying engaged

By Becky Gilbert. This week on the EAIE blog, we are highlighting the latest EAIE Occasional Paper Staying Global: how alumni relations advances the agenda. Authors of the book have contributed exclusive blog posts that look at some of the different facets of international alumni engagement in preparation for the EAIE Webinar taking place later this month. Today’s blog post addresses how alumni can become a resource for higher education institutions looking to forge corporate partnerships and, ultimately, increase their fundraising efforts. More...

15 octobre 2015

More of what works best, less of the rest

By Nicholas Miller. Last month, the EAIE released a brand new publication on the ever timely issue of international alumni relations. The EAIE Occasional Paper 24, Staying Global: how alumni relations advances the agenda, tackles the many facets of fostering and maintaining relationships with international alumni. This week on the blog, we will be highlighting the book’s themes as we prepare for the Webinar on 26 October that discusses how the book can benefit your practice and your institution when it comes to capitalising on international alumni. More...

15 octobre 2015

Insights into the European Parliament study

By Leasa Weimer. After a contribution from one of the study’s authors and a critical piece on its limitations, the final blog post in this three-part, week-long series on the European Parliament report on Internationalisation of Higher Education provides key observations to take into consideration when reading the report. More...

15 octobre 2015

The moving target of internationalisation of higher education in Europe

By Stefan Popenici. This critical and thought-provoking piece is the second of three blog posts in this week’s series highlighting the European Parliament report Internationalisation of Higher Education. In the previous blog post of this series, one of the report’s authors addressed some of the tangible conclusions of the study. In this blog post, however, the focus shifts to what was left unsaid. More...

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