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Formation Continue du Supérieur
17 juillet 2012

Attributions de Thierry Repentin

http://www.legifrance.gouv.fr/img/Legifrance-Le-service-public-de-l-acces-au-droit.jpgDécret n° 2012-877 du 16 juillet 2012 relatif aux attributions du ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage. JORF n°0164 du 17 juillet 2012, page 11723, texte n° 34, NOR: FPAX1228124D.
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social,
Vu le décret du 18 juin 2012 portant nomination du Premier ministre;
Vu le décret du 21 juin 2012 relatif à la composition du Gouvernement;
Vu le décret n° 2012-774 du 24 mai 2012 relatif aux attributions du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social,
Décrète:
Article 1
M. Thierry Repentin, ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargé de la formation professionnelle et de l'apprentissage, traite, par délégation du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, les questions relatives à la formation professionnelle continue des jeunes et des adultes et à l'apprentissage.
A ce titre, il contribue à la définition de la politique du Gouvernement en matière de formation professionnelle tout au long de la vie et d'apprentissage et participe à la définition des règles relatives à la formation professionnelle continue, à l'apprentissage, à la reconnaissance des qualifications professionnelles et à la validation des acquis de l'expérience. Il promeut toute mesure concourant à l'accès à la qualification, à la maîtrise des savoirs de base, à la structuration de l'offre de formation, au développement des innovations et à la qualité des prestations. Il participe à la définition de la politique d'information et d'orientation professionnelles et aux actions en ces matières. Il veille à la cohérence de la politique de certification professionnelle.
Le ministre délégué auprès du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social accomplit toute autre mission que le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social lui confie.
Article 2
Pour l'exercice de ses attributions, le ministre délégué dispose, en tant que de besoin, des services placés sous l'autorité du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, ou dont il dispose, notamment de la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle et de la direction générale de l'enseignement scolaire.
Article 3

Dans la limite des attributions qui lui sont déléguées, M. Thierry Repentin reçoit délégation du ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social pour signer, en son nom, tous actes, arrêtés et décisions.
Il contresigne, conjointement avec le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, les décrets relevant de ces attributions.
http://www.legifrance.gouv.fr/img/Legifrance-Le-service-public-de-l-acces-au-droit.jpg~~VΔιάταγμα αριθ. 2012-877 της 16ης Ιουλίου 2012 για τις λειτουργίες του Υπουργού Εκπρόσωπος του υπουργείου εργασίας, την απασχόληση, την επαγγελματική κατάρτιση και τον κοινωνικό διάλογο, στο τέλος της εκπαίδευσης και της μάθησης. Περισσότερα...
17 juillet 2012

Universités françaises : autonomes mais en crise

http://www.marianne2.fr/photo/iphone_titre_1171930.png?v=1329559257Par Ismaël Mereghetti. Il s'agissait d'une des réformes les plus valorisées du quinquennat Sarkozy. La loi sur l'autonomie des universités devait offrir à l'enseignement supérieur français une plus grande souplesse, davantage de dynamisme et une meilleur visibilité sur le plan international. A l'heure actuelle, un quart des établissements est en grande difficulté financière.
Les premiers effets de la loi sur l'autonomie des universités se font sentir. Près de 20 grandes universités risquent de faire face à des déficits conséquents en 2012. Selon un audit de la Cour des Comptes rendu public il y a quelques jours, il manquerait près de 120 millions d'euros au budget de l'enseignement supérieur. Concrètement, les établissements en difficulté disposeraient d'une trésorerie proche voire inférieure à un mois de fonctionnement, bien en deça du seuil de prudence. La situation n'est certes pas catastrophique, mais ne fait que confirmer une tendance inquiétante : depuis deux ans, les budgets sont de plus en plus serrés et le nombre d'universités dans le rouge ne cesse de croître. En novembre 2011, 8 établissements étaient en déficit et le ministre de l'enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, se félicitait alors que la «très grande majorité soit en bonne santé financière» et blâmait les quelques moutons noirs pour leur mauvaise gestion financière.
Les difficultés semblent en réalité bien plus structurelles. Comment en est-on arrivé là? La loi sur l'autonomie de 2007 a confié aux présidents des universités la gestion de la totalité de leur budget, masse salariale comprise. 90% du budget provient d'une dotation de l'Etat. Or, si l'Etat a alloué aux universités des sommes 3 à 4 fois supérieures aux budgets antérieurs à la loi, il semblerait que les coûts de la masse salariale ne soient pas suffisamment pris en compte. Le GVT - glissement vieillesse technicité -, la hausse de la masse salariale par le seul fait du vieillissement de certains personnels qui changent d’indice, n'est pas financé et engendre des dépenses supplémentaires non prévues au départ. De même, les universités scientifiques, à forte activité de recherche, voient leurs crédits de fonctionnement sous-estimés, car le ministère prendrait mal en compte le personnel technique et les ingénieurs indispensables pour faire fonctionner les laboratoires. Enfin, autres problèmes budgétaires : le «décret licence» d’août 2011, signé par Laurent Wauquiez, exige 1500 heures de cours sur trois ans, mais aucun crédit supplémentaire n’a été prévu pour les financer. Dans le même registre, le 10e mois de bourse des étudiants (160 millions d'euros) a été «oublié» dans les budgets fixés par l'ancien gouvernement selon Geneviève Fioraso, la nouvelle ministre de l'enseignement supérieur.
Face à ces difficultés, les universités françaises, dont les quatre meilleures au classement de Shanghai, doivent faire des économies. Les présidents commencent à rogner sur les dépenses d'investissements afin de dégager de l'argent pour le simple fonctionnement courant des établissement. Le renforcement de la sécurité des bâtiments ou encore l'informatisation des universités sont ainsi mis en suspens. Pour Jean-Loup Salzmann, en charge de la commission des moyens à la Conférence des présidents d’universités (CPU) et président de Paris-Nord, «il serait impensable qu’un gouvernement de gauche, qui mise sur la jeunesse et sur la recherche, mette les universités à la diète budgétaire ou, pire, les place sous tutelle» (Le Monde daté du 6 juillet). La lutte est engagée avec Bercy...
Une réforme qui fait consensus ?

La loi sur l'autonomie des universités a longtemps été présentée comme le grand succès de la mandature Sarkozy. En septembre dernier, l'ancien président vantait encore les bienfaits de cette loi, expliquant qu'elle permettait de mettre fin à «des années de disette budgétaire pour les universités». Les difficultés des universités avant la loi telles que les décrit Nicolas Sarkozy semblent étrangement proches des difficultés actuelles : «Le budget augmentait mais comme les effectifs décuplaient, le budget en valeur relative diminuait». Constat strictement équivalent à la situation présente, quelques années après la mise en application de la réforme. Réforme qui devait obligatoirement s'accompagner de moyens selon l'ancien président, qui le confirme ici à plusieurs reprises...
A gauche, nombreux étaient les soutiens de l'autonomie des universités. En 2007, François Hollande déclarait au Nouvel Observateur qu'il était pour la réforme... si des garanties financières étaient données.
De même Ségolène Royal, en août 2011, allait plus loin que le gouvernement et souhaitait donner encore plus d'autonomie aux établissements universitaires.
Jack Lang, ancien ministre de l'Education, affirmait quant à lui à L'internaute que le «gouvernement allait dans le bon sens»:
Isabelle This Saint-Jean, conseillère de François Hollande sur l'enseignement supérieur pendant la campagne présidentielle, déclarait en janvier dernier: «L’autonomie de gestion, je ne suis pas sûre qu’il faille y revenir. Avant, il fallait quand même presque écrire au ministère pour avoir des stylos! » Tout en précisant que la LRU n'était pas une vraie loi d'autonomie, «les établissements étant tenus par des moyens financiers insuffisants».
Même tonalité chez Vincent Peillon, alors simple conseiller de François Hollande, en février 2012, qui soulignait à L'internaute magazine la nécessité de la réforme:
Dans son discours de politique générale du 3 juillet dernier, Jean-Marc Ayrault a annoncé la réforme de la loi sur les universités, pour début 2013. La recherche et l'enseignement supérieur faisaient partie des mesures phares du candidat Hollande pendant la campagne présidentielle.
http://www.marianne2.fr/photo/iphone_titre_1171930.png?v=1329559257By Ishmael Mereghetti. It was one of the most valued of reforms Sarkozy quinquennium. The law on university autonomy was to offer French higher education more flexible, more dynamic and better visibility internationally. Currently, one quarter of schools is in serious financial trouble. More...
16 juillet 2012

Service Public Régional de la Formation Franche-Comté

Retour à l'accueil - Site du Conseil régional de Franche-ComtéAvec le service public régional de la formation, accédez rapidement à une formation adaptée à vos besoins!
Pourquoi ?

Un service unique pour:
- organiser son retour à l’emploi,
- acquérir une qualification ou compléter ses acquis,
- engager une reconversion professionnelle.
Pour qui ?

Un service personnalisé pour les personnes de 16 à 62 ans qui :
- sont en recherche d’emploi,
- ont besoin de définir leur projet professionnel,
- veulent être accompagnées dans leur parcours vers la formation et l’emploi.
Allez à la page HistoriqueQuoi ?
Le service public régional de la formation, ce sont 9 plateformes de formation qui couvrent tout le territoire franc-comtois et vous proposent:
- des formations individuelles et collectives allant des savoirs dits « de base » (bases du français, des maths, de la bureautique ….) jusqu’à des niveaux élevés de qualification, en passant par un premier niveau de qualification (CAP, titre professionnel, …) vous ouvrant la porte de l’emploi,
- des formations ouvertes qui mixent « périodes de formation » et « périodes d’application en entreprise » et qui offrent une première expérience professionnelle,
- pour les demandeurs d’emploi non indemnisés par Pôle Emploi, la possibilité de percevoir une rémunération (sous certains critères),
- pour les personnes les plus éloignées des plateformes de formation, un complément financier « pass formation » pour les frais de déplacement et ou d’hébergement occasionnés (sous certains critères).
Allez à la page HistoriquePlus qu’un service, c'est une innovation sociale qui garantit:

- un accès au plus près de chez vous,
- un accompagnement individualisé et équitable tout au long du parcours de formation.
Comment ?
Adressez-vous à un professionnel de l’orientation, en fonction de votre lieu de résidence, pour définir et valider vos besoins ou votre projet. Vous serez ensuite dirigé vers l’organisme de formation approprié pour élaborer votre propre parcours de formation.
Allez à la page HistoriqueQui sont les professionnels de l’orientation?
- Les agences Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi adultes de + de 26 ans
- Le réseau des Missions Locales-Espaces Jeunes pour les jeunes de 16 à 26 ans sortis de formation initiale
- Les agences Cap Emploi pour les personnes ayant une reconnaissance de « travailleur handicapé »
- Le réseau des Centres d’Information aux droits des femmes et des familles pour les femmes en difficulté sociale et professionnelle  
Retour à l'accueil - Site du Conseil régional de Franche-Comté Με την περιφερειακή δημόσια υπηρεσία εκπαίδευσης, γρήγορη πρόσβαση στην εκπαίδευση κατάλληλη για τις ανάγκες σας!
Γιατί;

Μια μοναδική υπηρεσία για:

- Οργανώστε την επιστροφή τους στην απασχόληση,

- Να αποκτήσουν προσόντα ή να συμπληρώνει τα επιτεύγματά της,

- Έναρξη επανεκπαίδευση
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16 juillet 2012

Conférence sociale - la pertinence de l’action régionale reconnue sur tous les sujets

Les Régions ont apprécié le fait d’être invitées dans la « grande conférence sociale » où elles se sont fortement impliquées, avec 12 représentants dans les différentes tables-rondes. L’importance des questionnements partagés avec les partenaires sociaux montre cette nécessité, encore accrue par la crise économique.  Dans le cadre du nouvel acte de décentralisation les Régions peuvent être le creuset d’un dialogue social et territorial renouvelé et renforcé. Dans les 4 tables rondes où les Régions étaient représentées (emploi, formation, redressement productif, fonction publique), les participants ont tous reconnu la légitimité et la pertinence de l’action régionale.
Table-ronde formation

Les Régions ont confirmé:
- leur engagement dans la lutte pour la qualification de tous les jeunes. Elles ont déjà travaillé cette question sur leur territoire et s’inscrivent pleinement dans cet objectif politique partagé par l’Etat, les partenaires sociaux et les collectivités locales.
- la nécessité d’un droit à la formation initiale différée, essentiel pour doter les moins qualifiés de connaissances et de compétences utiles tout au long de la vie même si la question de la cohérence et du financement reste posée.
- Les Régions ont fait partager la nécessité d’un véritable service public régional de l’information, orientation et de l’emploi; c’est au plus près des territoires et des populations que cette question primordiale pourra être traitée pour une réelle efficacité et mettre fin à l’orientation subie le plus souvent synonyme d’échec. Les Régions réclament une place majeure dans la gouvernance locale des dispositifs articulant orientation/formation/emploi.
Table-ronde emploi

- Les Régions sont favorables à l’expérimentation du contrat de génération pour anticiper et accompagner les départs en retraite massifs dans les TPE et les entreprises artisanales.
- Elles souhaitent un dialogue social territorial renouvelé et renforcé, appelé de leurs voeux par les partenaires sociaux. Accompagné par le développement de la gestion prévisisonnelle de l’emploi et des compétences territoriales, il permettra de mieux anticiper les mutations économiques, de contribuer à la sécurisation des transitions professionnelles et pour les Régions, de mettre les stratégies de formation au service du développement des personnes, des entreprises et des territoires.
- Elles prônent un pilotage territorial clair du service public de l’emploi.
- Elles souhaitent un droit à l’expérimentation au niveau régional sur les questions de formation et d’emploi, notamment pour les plus fragiles et les salariés en possible situation de rupture économique.
Table-ronde redressement productif

- Les régions, pivots d’un développement économique durable, sont reconnues comme les acteurs majeurs du redressement productif dans les territoires et doivent en mobiliser tous les outils au profit des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI).
- Elles ont ainsi un rôle clé dans le soutien à leur compétitivité à travers l’appui à l’innovation, le financement et le développement du capital humain.
- Elles sont résolument engagées dans le pacte social et productif pour accompagner les entreprises dans leurs mutations économiques et technologiques mais aussi dans leur développement sur les marchés de demain, faisant de leurs territoires des écosystèmes de concertation et de croissance.
- Elles posent de nouveau, en conséquence, la question d’une gouvernance plus efficace reposant sur trois niveaux: l’Europe, l’Etat et les Régions.
Table-ronde fonction publique

- Les Régions se félicitent que désormais la fonction publique  soit considérée comme une chance et non un poids pour le redressement de la France.
- Elles s’inscrivent dans la volonté des partenaires sociaux d’harmoniser les trois fonctions publiques, ce qui permettra de faciliter les mobilités et les évolutions de carrière professionnelle.
- Le recours à l’apprentissage dans la fonction publique doit être promu pour l’intégration des jeunes en difficulté.

Οι περιφέρειες έχουν εκτιμηθεί καλούνται να τη «μεγάλη κοινωνική συνέδριο" όπου συμμετέχουν σε μεγάλο βαθμό, με 12 εκπροσώπους στις διάφορες συζητήσεις. Η σημασία της ανάκρισης από κοινού με τους κοινωνικούς εταίρους καταδεικνύει την ανάγκη αυτή, εντείνεται από την οικονομική κρίση. Περισσότερα...

15 juillet 2012

Points sur des thèmes de travail du Céreq

22 thèmes de travail du CéreqRefaire le point sur les grands thèmes d'études du Céreq pour mieux comprendre les rouages de la relation formation-emploi. Formation, insertion, emploi, orientation, travail, autant de thèmes aujourd'hui revisités par la demande sociale, les professionnels et les acteurs des politiques publiques.
Parus ces trois dernières années, ces articles sont issus des Brèves du Céreq, notre lettre d'information mensuelle.
A  partir de ces "Points sur", il vous est possible d'accéder aux actualisations de nos publications dans ces thématiques. "A voir aussi", sur la colonne de droite, permet de compléter votre information.
Le points sur
Les inégalités de genre dans les travaux du Céreq.
Les discriminations des jeunes issus de l'immigration.
Les enquêtes Génération: atouts et mode d’emploi.
Les étudiants: parcours de formation et insertion professionnelle.
La mobilité géographique des jeunes.
Le projet CAPRIGH. Ou comment promouvoir les « capacités » individuelles et collectives.
Le Baccalauréat professionnel.
« BTS et DUT », ou le niveau III professionnel en questions
L'apprentissage.
log40ansoducereqLa professionnalisation de l'enseignement supérieur.
L'Europe des certifications.
Diplômes... Mode d'emploi!
L'orientation tout au long de la vie.
Evaluer les politiques publiques.
La relation formation emploi dans les territoires.
L'évolution du système de formation continue en France.
Identifier et décrire des métiers.
L’alimentation des emplois. Ou comment et par qui sont pourvus les emplois dans les entreprises et les organisations?
La prospective sectorielle des métiers et des qualifications.
Prendre le parti de la proximité: le positionnement individuel de certains professionnels.
L'archipel de la restauration et de l'hôtellerie visité par le Céreq.
Insertion, emploi, formation : atouts et faiblesses des TPE et PME.
Dans cette démarche, il nous a paru intéressant de joindre deux communications des Journées du longitudinal, mai 2012: -  40 ans d’enquêtes sur l’insertion des jeunes, -  Le thème de la mobilité dans les actes des Journées du Longitudinal (1994-2011).
22 work themes CEREQ Re-emphasize the major themes of Céreq studies to better understand the workings of the relationship between training and employment. Training, integration, employment counseling, job, many themes revisited today by social demand, professionals and public policy actors.
Published in the last three years, these articles are from the News of Céreq, our monthly newsletter.

From these "Points", you can access the updates to our publications on these topics.
"See also" on the right column, completes your information.
The points on

Gender inequalities in the work of Céreq.

Discrimination of young people from immigrant backgrounds.

Investigations Generation: strengths and instructions.

Students: training and professional integration
. More...
15 juillet 2012

Aides à la formation avant l'embauche - POE et AFPR

La POE (préparation opérationnelle à l'emploi) et l'AFPR (action de formation préalable au recrutement) dispositifs «complémentaires d'aide au développement des compétences des demandeurs d'emploi préalablement à leur recrutement». Quels sont les objectifs de ces dispositifs? A qui s'adressent-ils? Quelles sont les modalités de mise en oeuvre?... Autant de questions autour de la POE et l'AFPR auxquelles nous vous proposons de répondre à travers ce dossier d'actualité. Consulter le dossier.
Il est parfois difficile de trouver un candidat correspondant à un profil de poste particulier. Pour remédier à cette situation et permettre aux demandeurs d’emploi d’accéder plus rapidement à un emploi, deux dispositifs peuvent être mobilisés:
• la POE: Préparation Opérationnelle à l’Emploi,
• l’AFPR: Action de Formation Préalable au Recrutement.
« La POE (Préparation Opérationnelle à l’Emploi) et l’AFPR (Action de Formation Préalable au Recrutement) sont deux dispositifs d’aides au financement d’une action de formation préalable à l’embauche. Ceux-ci sont gérés par Pôle emploi et ont la même finalité:
• permettre à un demandeur d’emploi d’acquérir les compétences professionnelles requises pour occuper l’emploi correspondant à l’offre déposée par une entreprise auprès de Pôle emploi.»
Pour ces deux dispositifs, un plan de formation est mis en oeuvre avec un conseiller Pôle emploi. Cette formation est d’une durée de 400 heures maximum; l’objectif est d’acquérir les qualifications et les compétences nécessaires pour accéder à l’emploi visé.
Elaboration d’un plan de formation

Le plan de formation est un document établi entre le Pôle Emploi et le futur employeur. Ce document contient:
• Les objectifs pédagogiques et compétences à acquérir pour le demandeur d’emploi
• Le lieu de formation
• Le contenu et les modalités pratiques de réalisation de la formation (choix de l’organisme de formation...)
Cette convention est signée entre le Pôle Emploi, le futur employeur et le demandeur d’emploi. Une date prévisionnelle d’embauche est inscrite.
A noter : Dans le cadre de la POE, le Pôle Emploi ne finance pas le tutorat, c’est pourquoi il est possible pour l’employeur de faire appel à l’OPCA dont il dépend pour contribuer au financement de la formation. Dans ce cas, l’OPCA est co-financeur et doit signer le plan de formation.
Une formation de 400 heures maximum

La réalisation de la formation se fait soit par:
• un organisme de formation interne à l’entreprise
• un organisme de formation externe à l’entreprise
Dans tous les cas, l’entreprise doit désigner un tuteur, référent du stagiaire.
A noter : Une période de formation par l’employeur (tutorat) peut y être associée, sauf pour les particuliers employeurs. Dans tous les cas, l’employeur désigne un tuteur, référent du stagiaire. L’employeur doit communiquer à Pôle emploi tout incident de stage.
Les principales étapes de ces dispositifs
La démarche :

1. Dépôt de l’offre d’emploi à Pôle emploi
2. Identification, parmi les candidats présélectionnés par Pôle emploi, d’un candidat susceptible d’occuper l’emploi concerné sous réserve de suivre une formation
3. Elaboration du Plan de formation
4. Signature d’une convention avec Pôle emploi précisant les objectifs, la durée, le financement, la date prévisionnelle d’embauche et sa forme
5. Désignation d’un tuteur référent dans l’entreprise
6. Conclusion du contrat de travail envisagé, à l’issue du dispositif.
A noter : Pôle emploi participe à toutes les phases du dispositif en partenariat avec tous les acteurs,
concertation avec OPCA et analyse des besoins, choix des organismes de formation, sélection des candidats et
suivi de formation. En 2012, 420 POE Collectives ont déjà été engagées à La Réunion et environ 150 sont à venir.
La POE Collective
La loi Cherpion du 28 juillet 2011 instaure la mise en place d’une POE collective permettant de former plusieurs demandeurs d’emploi afin d’occuper des postes identifiés par un accord de branche ou par le conseil d’administration d’un OPCA. Cette démarche débouche sur les mêmes types d’embauche que la POE individuelle.
Mise en oeuvre de la POE Collective - Opcalia Réunion

En 2011, 14 OPCA ont signé avec Pôle emploi une Charte d’enseignements communs pour installer le dispositif de la POE, en présence de Nadine MORANO, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, ainsi que de Christian CHARPY, directeur général de Pôle emploi. Opcalia qui faisait déjà partie des OPCA signataires, a signé au mois de mars dernier une convention nationale en faveur de la POE Collective dont l’objectif est d’accompagner 10 000 demandeurs d’emploi. Laurent
Il existe depuis la loi Cherpion la POE Collective, pouvez-vous nous expliquer ce que c’est, et quelles sont les différences avec la POE Individuelle?
LG :
La POE individuelle concerne une entreprise et un bénéficiaire, c’est une relation bilatérale. L’entreprise à un besoin sur un poste précis. La POE collective quant à elle répond à des besoins identifiés par une branche, un bassin d’emploi ou un OPCA. Il y a une articulation branche/territoire. La finalité est la même pour les deux dispositifs, c’est l’embauche des demandeurs d’emploi.
Quels sont les secteurs et le type d’employeurs qui utilisent le plus ces dispositifs?
LG :
En ce qui concerne la POE individuelle, ce sont surtout les employeurs des secteurs tertiaire, commerce et secrétariat. Pour la POE collective, une analyse et une prospective est à réaliser sur les métiers en tension et les axes stratégiques prioritaires du territoire développés par la Région. Aujourd’hui, il y a la mise en place de POE collective dans le secteur de la Restauration avec une dimesion mobilité. La branche n’étant pas seulement à La Réunion, nous sommes dans une continuité territoriale et une dimension extrarégionale. Mais la POE Collective doit avant tout répondre aux besoins du territoire.
Quels sont les avantages pour les différentes parties (employeurs et salariés) et pour quels objectifs?
LG :
Pour les employeurs, pouvoir dans le cadre de compétences recherchées en amont, préparer des personnes à occuper des postes opérationnels. Lors d’un recrutement il y a toujours un delta entre les compétences et connaissances attendues et celles disponibles par la personne. L’objectif est de répondre aux besoins des deux parties. Pour le demandeur d’emploi, ce sera d’accélérer son retour à l’emploi et de bénéficier d’une formation adaptée au poste pour lequel il a été sélectionné. A l’issue de la POE collective, le demandeur d’emploi signe soit un CDI, un contrat de professionnalisation de 12 mois minimum, un contrat d’apprentissage ou un CDD de 12 mois minimum.
Quelles sont les démarches ou les étapes pour que l’employeur puisse bénéficier de la POE Collective?
LG :
A titre d’exemple, pour la POE collective dans le domaine de l’optique, c’est le syndicat des opticiens qui s’est réuni sur la base des besoins identifiés en emploi et formation. de la branche, de leurs métiers. La POE qui se met en place avec la Chambre de Métiers a pour objectif de préparer les personnes pour le Bac Pro Opticien. L’idée c’est qu’une organisation professionnelle, un syndicat professionnel ou un groupement d’employeurs identifie dans leur secteur des besoins particuliers, prioritaires, et puisse en amont préparer les personnes à intégrer un emploi et/ou une formation.
Pour quels résultats, ce dispositif est-il un outil d’insertion? Avez-vous des données chiffrées?
LG :
Nous sommes en attente d’éléments précis sur la POE collective qui s’est déroulée dans la Restauration mais nous avons déjà des jeunes qui ont signé un contrat de professionnalisation ou d’apprentissage pour certains à La Réunion, pour d’autres en Métropole. Ce qui est intéressant dans ce type d’action, c’est qu’il y a un vrai maillage qui s’est fait entre les partenaires, l’idée est de fonctionner en réseau, en partenariat.
Quel est le lien avec Pôle emploi?
LG :
A partir du moment où l’on va identifier avec une organisation professionnelle des besoins en emploi, Pôle emploi, qui contribue déjà a dégagé des besoins de part leurs actions terrains, réalise un gros travail d’identification des profils à positionner et organise des réunions d’information collective pour informer les demandeurs d’emploi sur les métiers concernés.
Comment savoir quels secteurs peuvent être concernés?
LG :
Au niveau de l’optique par exemple, nous nous sommes appuyés sur des analyses de l’OREF, nous savons que d’ici 2020, 2030, il va y avoir un vieilliseement de la population, donc ça veut dire des besoins en produits d’optique important. On sait ausi que c’est un secteur avec une évolution technique, technologique très rapide et qui surfe sur une dimension de mode. Donc tous ces éléments permettent de dimensionner une volumétrie sur les métiers et compétences attendues pour les prochaines années.
Actions de POE Individuelle et Collective - AGEFOS PME Réunion

L’AGEFOS PME a signé avec le Pôle emploi une convention-cadre nationale pour le placement, le développement des compétences et l’accompagnement des transitions professionnelles des demandeurs d’emploi. Mme Solène BOISSEL, Chargée d’Etudes au sein d’AGEFOS PME Réunion, nous présente les actions à venir en termes de POE collective et les secteur concernés.
POE Individuelles

Depuis la Réforme de la formation professionnelle de Novembre 2009, les jeunes Demandeurs d’emploi en difficultés peuvent bénéficier d’actions de POE Individuelles. Les POE sont montées pour déboucher sur des CDI, CDD d’au moins 12 mois, des contrats de professionnalisation CDI/ CDD et des contrats aidés. Sur sollicitation de Pôle Emploi, AGEFOS PME Réunion cofinance ces formations à hauteur de 7€/ HT l’heure de formation.
Ces parcours durent en moyenne 280 heures et permettent aux jeunes stagiaires d’acquérir des compétences métiers ciblées par le dépôt préalable d’une offre d’emploi et correspondant à un besoin identifié par un employeur.
Depuis le premier trimestre 2011, 51 POE Individuelles ont été signées. Les secteurs d’activités concernés sont principalement l’Automobile, le Transport et les Assurances. Cependant cette liste n’est pas exhaustive, puisque toutes les entreprises adhérentes à l’AGEFOS PME Réunion au titre de la professionnalisation, quelque soit leur structure et forme juridique peuvent bénéficier de ce dispositif emploi et recruter de manière pérenne.
POE Collectives

Ce dispositif se compose d’un socle de compétences clés et de compétences métiers associé à un module de Technique de Recherche d’emploi.
Les premières actions de POE Collectives initiées par AGEFOS PME Réunion, sont prévues pour le mois de Juin 2012. A la différence de la POE Individuelle, la POE Collective ne nécessite pas de diffusion d’offre d’emploi préalable.
La réflexion du besoin en compétences s’est faite en amont. Ainsi, le réseau AGEFOS PME a identifié 5 secteurs d’activités éligibles à la POE Collective:
• Le transport et la logistique
• L’industrie
• L’hôtellerie et la Restauration
• Le Commerce et la distribution
• Le support aux entreprises.
Les demandeurs d’emploi intéressés seront ainsi formés aux métiers de la vente, de la comptabilité, du secrétariat, de la logistique, de la restauration…
AGEFOS PME Réunion finance, les actions engagées à hauteur de 12€/ HT/ l’heure de formation. Pôle Emploi interviendra sur le financement des frais annexes. 240 Demandeurs d’emploi sont concernés par ce dispositif et le parcours moyen d’une POE Collective est de 350 heures. Des événements (Forums, job dating, infos collectives) seront programmés à l’issue des premières POE pour augmenter les sorties positives, notamment en contrat d’alternance.
Ce dispositif Emploi devrait recevoir le soutien du FPSPP (Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels) suite à la participation de l’AGEFOS PME Réunion à l’appel à projet spécifique DOM diffusé en Avril 2012.
Mise en place au sein d’une entreprise
La POE Collective est mise en place depuis peu à La Réunion. Cependant des actions ont déja été menées. C’est le cas du Groupe Chevillard qui dans le cadre d’une opération de recrutement a mobilisé la POE Collective. Cette action a pour objectif de permettre à des demandeurs d’emploi d’intégrer l’entreprise sous contrat d’apprentissage. Mme Véronique LOUIS, Directrice Administrative et Financière au sein du Groupe Chevillard, nous en dit plus sur leur action.
Pourquoi avoir mis en place une POE Collective au sein de votre structure? Quels étaient vos besoins?
VL :
Dans le cadre du projet de formation pour les promotions 2012, nous souhaitions recruter des personnes en apprentissage sur les sessions BAC Pro et BTS. La mise en place d’une POE Collective avait plusieurs objectifs:
• Mettre le candidat en situation professionnelle en magasin, ce qui lui permettra de se positionner par rapport au métier visé
• Permettre au chef d’entreprise d’évaluer le candidat en matière de motivation et de niveau par l’intermédiaire du CFA
• Apporter une formation préqualifiante pour la suite de la formation BAC Pro ou BTS.
Comment avez-vous procédé, Quels partenaires, organismes sont intervenus?
VL :
Le SOR (Syndicat des Opticiens de La Réunion) a travaillé avec le Pôle emploi sur la mise en place de cette POE Collective Pendant la durée du dispositif (10 semaines), le candidat est rémunéré par Pôle emploi, les frais pédagogiques étant pris en charge par l’OPCA. Par conséquent, aucune charge financière n’est à supporter par l’entreprise. La sélection des candidats a été organisé par la Chambre des Métiers et le Pôle emploi, notre structure a ensuite organisé les entretiens de recrutement.
Combien de personnes ont été concernées? Pour quels types de formations?
VL :
Parmis les personnes sélectionnées par nos partenaires, 4 personnes viennent d’intégrer Chevillard grâce à la Préparation Opérationnelle à l’Emploi. Des entretiens de motivation et des tests ont été réalisés pour intégrer les formations BAC Pro ou BTS Optique Lunetier en apprentissage. Chaque stagiaire en POE est suivi par un tuteur au sein des strutures sur lesquelles ils on été affectés. De plus, notre groupe possédant, un atelier centralisé, un laboratoire en contactologie et un service logistique, les stagiaires découvrent toutes les facettes du monde de l’optique.

Το POE (ετοιμότητα για χρήση) και η AFPR (κατάρτιση πριν από την πρόσληψη) συσκευές "πρόσθετες δεξιότητες της αναπτυξιακής βοήθειας των ατόμων που αναζητούν εργασία πριν από την πρόσληψή τους." Ποιοι είναι οι στόχοι αυτών των συσκευών; Ποιοι είναι αυτοί; Ποιες είναι οι λεπτομέρειες εφαρμογής; ... Τόσες πολλές ερωτήσεις γύρω από το POE και AFPR που προτείνουμε για την αντιμετώπιση αυτού του ζητήματος μέσω της τοπικής. Περισσότερα...

15 juillet 2012

CVDUFUTUR Eportfolio

Numero_VertCVDUFUTUR Eportfolio: arrêt de service et nouvelle version le 11 juillet 2012 / Métier de la formation
La Région Provence-Alpes-Côte d`Azur met en place la nouvelle version du CVDUFUTUR Eportfolio le 11 Juillet 2012.
Dotée de nombreuses innovations dont la génération de plusieurs modèles de CV, des saisies plus rapides, une interface graphique rénovée, etc., cette version permet désormais aux utilisateurs d`utiliser les smartphones et tablettes pour travailler à tout moment sur leur portefeuille de compétences, pour entrer en relation avec des formateurs, des employeurs, etc.
Toutes les données de la version précédente seront intégrées dans la nouvelle version qui sera toujours accessible à l'adresse: http://www.cvdufutur.eu.

Les utilisateurs recevront un mail personnalisé leur rappelant les informations de connexion, identifiant et mot de passe qui demeurent inchangés.
Le basculement technique entre version imposera un arrêt de service pouvant durer la journée entière et prévu prévisionnellement le 11 Juillet 2012. Les organismes ayant des actions à cette date doivent prévoir de repousser celles-ci même si l’arrêt sera de la durée la plus courte possible.
Pour toute information et assistance merci de contacter le Gip FIPAN, Pole Recherche et Développement, Romain Goura et Roger Raybaud sur le mail: cvdufutur.gipfipan@ac-nice.fr.
Numero_Vert CVDUFUTUR ePortfolio: servizio di arresto e la nuova versione 11 luglio 2012 la formazione / Business
La Provence-Alpes-Cote d'Azur imposta la nuova versione di ePortfolio CVDUFUTUR 11 Luglio 2012
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15 juillet 2012

Parution de l'Echo du CARIF sur les 10 ans de la VAE

Parution de l'Echo du CARIF sur les 10 ans de la VAE« L’Echo du CARIF » vous présente de façon synthétique des  temps forts de notre activité.
Ce numéro vous rend compte du séminaire régional organisé le 25 mai dernier à l’occasion des 10 ans de la VAE, qui avait pour objectif de croiser les points de vue des usagers, des certificateurs, des financeurs et des partenaires de la VAE et de mener une réflexion commune sur les enjeux et l’amélioration du dispositif.
La mise en place de la Validation des Acquis de l’Expérience a bousculé, en effet, d’une façon considérable les pratiques dans le champ de la formation. Elle a  permis de porter un regard différent sur les certifications, de repenser les référentiels, les pratiques d’entreprise ainsi que les processus d’apprentissage collectif.
Le CARIF, centre régional de ressources au service des politiques d'emploi et de formation, accompagne depuis l’origine ce dispositif et constitue une interface et un lieu de dialogue entre les acteurs politiques, sociaux et économiques.
Nous vous souhaitons une bonne lecture de ce numéro.
« La VAE, une forte mobilisation autour d’un processus exigeant »

Vincent Merle, professeur au Cnam et président de l’Association nationale des Carif-Oref était l’invité du Séminaire régional « Les 10 ans de la VAE en PACA » organisé par le CARIF Espace Compétences le 25 mai dernier à Aubagne.
Dans son propos introductif, il a rappelé les réticences exprimées lors de la création de ce droit individuel, puis a réaffirmé l’exigence de ce dispositif et conclu sur la forte mobilisation des acteurs dans l’ingénierie pédagogique et financière.
Des réticences dans la mise en oeuvre

Ce droit individuel à la validation des acquis de l’expérience bouscule d’une façon considérable les pratiques dans le champ de la formation ini-tiale et continue, et suscite encore aujourd’hui des craintes: « Vous allez dévaloriser les diplômes! ». Or, dans la pratique, on constate que la VAE redonne du sens aux certifications professionnelles et que les conditions de délivrance des diplômes sont parfois plus rigoureuses que pour les autres modalités d’accès à la certification. Une autre réticence s’exprime par le fait que l’on va dissuader, détourner les individus de la formation. Là encore, on fait le constat que les personnes qui s’engagent en VAE, reprennent confiance en elles, éprouvent le sentiment d’être véritablement reconnues pour ce qu’elles savent faire, et que cela leur donne envie d’aller plus loin et de continuer en formation.
Un processus exigeant

Malgré une certaine fascination pour cette dé-marche, qui va à l’encontre de nos habitudes culturelles, les chiffres ne sont pas à la hauteur des ambitions. Pour autant, Vincent Merle nous invite à prendre conscience de plusieurs élé-ments qui relativisent la culture du chiffre et qui nous incitent à ne pas brûler les étapes: il faut
prendre en compte l’ensemble de l’ingénierie mise en place, et les méthodes qui garantissent la valeur sociale et juridique du dispositif. Com-prendre la rigueur de l’ingénierie, c’est accepter la lourdeur du dispositif car la VAE est et restera une démarche exigeante.
Au-delà du nombre de certifications délivrées, ce sont les avantages collatéraux de la VAE qui sont intéressants. Dans un métier, une branche professionnelle, ou une entreprise, l’engagement de plusieurs personnes produit un effet sur le collectif de travail et redonne du sens à des dé-marches de construction de parcours. Une des réussites de la VAE tient au fait qu’elle répond aux préoccupations actuelles qui ne se résument pas au simple slogan: « Formons-nous », mais qui inscrivent l’accès à la certification dans un processus de construction de trajectoires.
Une mobilisation qui ne faiblit pas
On a parfois attendu de la VAE qu’elle soit « la vitamine qui booste l’ensemble du système de formation professionnelle ». Pour Vincent Merle, la VAE n’est pas une vitamine mais plutôt un sucre lent qui continue à travailler le corps social de mille façons. En effet, elle a permis de porter un regard diffé-rent sur les certifications, de repenser les réfé-rentiels, les pratiques d’entreprise ainsi que les processus d’apprentissage collectif. Ces transformations sont le fruit de multiples coopérations, d’une envie de construire ensem-ble, de dialoguer sur cet objet de travail, malgré des univers professionnels différents. Cette forte mobilisation est l’un des enseignements majeurs de ces 10 dernières années.
Les chiffres de la VAE en Provence Alpes Côte d’Azur

Les grandes tendances depuis 2003
52 500 personnes recevables
39 000 passages devant un jury
21 800 validations totales
15 000 validations partielles

64% des candidats ont une validation totale après le passage devant le jury Dans le cadre de sa mission d’observatoire de la VAE, le CARIF Espace Compétence publie chaque année les résultats du dispositif en région, c’est ainsi que vous pouvez retrouver sur notre site www.espace-competences.org l’ensemble des données depuis 2003. Le constat général qui est fait sur l’état des lieux du dispositif, fait apparaître une stagnation du nombre de candidats depuis 2008. Avec 5 000 candidats recevables chaque année, la région PACA se situe au 4e rang au niveau national. En 2011, 10 000 candidats se sont inscrits dans des réunions d’information sur l’ensemble du territoire régional, 5 500 notifications de recevabilité ont été émises et 4 920 passages devant un jury ont été organisés.
Un candidat sur deux utilise le financement dédié à la VAE
64% des candidats se voient délivrer leur certification en totalité, 26% d’entre eux obtiennent une validation partielle, 10% quittent le dispositif sans aucune validation. 2 290 personnes ont bénéficié d’un accompagnement en VAE (hors secteur sanitaire et social). On constate également que depuis 2 ans, 1 personne sur 2 utilise le financement dédié à ce droit individuel.
Un regard porté sur le parcours du candidat et sur l’enjeu pour l’entreprise

Permettre l’expression des usagers de la VAE (candidats, chefs d’entreprise, OPCA, branches professionnelles) a été l’un des objectifs prioritaires de ce séminaire. En effet les différents témoignages ont permis d’éclairer les échanges et ont surtout permis d’engager une réflexion à moyen terme sur les enjeux du dispositif pour les prochaines années. C’est ainsi que nous avons abordé la question de la sécuri-sation du parcours en validation des acquis de l’expérience, en répondant à plusieurs interrogations.
Comment permettre au plus grand nombre de s’inscrire dans cette démarche exigeante? Comment les accompagner en prenant en compte leurs potentiels, mais également leurs craintes et leurs difficultés? Comment conjuguer l’organisation pédagogique mise en oeuvre avec les straté-gies individuelles des candidats?
La VAE devient un véritable processus et n’est plus simple-ment qu’une modalité d’accès à la certification. « J’ai fait le choix de m’engager dans la VAE et d’y consacrer 3 ans ».
Témoignage d’une lauréate

Du côté des représentants de l’entreprise, les participants de la table ronde ont réaffirmé l’intérêt de la VAE dans les dynamiques de gestion des ressources humaines, car elle redonne du sens au travail, elle qualifie l’entreprise comme structure apprenante, elle dynamise les collectifs de travail, elle engage les branches professionnelles dans une redéfi-nition des métiers. Beaucoup d’échanges et de réflexions que vous retrouverez dans les actes de ce séminaire et qui seront la base des futurs travaux du CARIF et des différents opérateurs du dispositif en région PACA.
L’accompagnement en VAE
La nécessité de le rendre lisible et accessible au plus grand nombre

Pendant ce séminaire, a été présentée l’initiative de la Région, qui réunit l’ensemble des financeurs de la VAE (Pôle Emploi, DIRECCTE, OPCA, FONGECIF), pour définir un cadre facilitant l’accès à un accompagnement de qualité. Ce travail fera l’objet dans les prochains mois d’une convention de partenariat pour une politique concertée en faveur du développement de la VAE.
Les Enjeux de la CNCP, Brigitte Bouquet, Rapporteur Général

Créé en 2002, le RNCP (Répertoire National des Certifica-tions Professionnelles) fête également cette année ses 10 ans. Sous tutelle du ministère en charge de la formation professionnelle, il contient 6 920 fiches descriptives de chaque certification accessible par la voie de la formation initiale, continue ou par la VAE.
Le RNCP, un repère essentiel
La loi de 2002 a modifié considérablement le regard porté sur la certification professionnelle. A présent, l’ensemble des certificateurs construisent leurs diplômes selon une approche compétences. C’est un véritable changement de paradigme, car « le centre de gravité du diplôme » s’est déplacé du savoir aux compétences en lien avec l’activité professionnelle. On peut faire ici le constat d’une montée en charge de l’offre de certification professionnelle, notamment pour les organismes privés et ceci pour plusieurs raisons: l’inscription au répertoire leur permet de capter plusieurs sources de financement. L’instruction des dossiers par la commission nationale, l’exigence du processus d’évaluation mise en place, l’évaluation de la performance du diplôme en terme d’insertion contri-buent à une reconnaissance de la qualité de leurs offres.
« En 2011, le RNCP compte 6 920 fiches, dont 4 529 certifications enregistrées de droit et 2 391 certifications enregistrées sur demande »

On constate également un développement important de l’offre issue des branches professionnelles, avec aujourd’hui 170 CQP enregistrés au répertoire. La Commission nationale de la certification profession-nelle a également été désignée en application de la loi de 2002, comme référent national pour la coordination du Cadre Européen des Certifications pour l’éducation et la formation tout au long de la vie. L’une de ses missions porte sur la mise en cohérence entre le cadre européen et la nomenclature française de 1969. C’est bien ici la question des équivalences entre certifications au niveau européen qui est posée car celles-ci devront évoluer pour faciliter les parcours de mobilité en Europe.
Publication of the Echo of CARIF on 10 years of VAE "The Echo of CARIF" presents in summary of the highlights of our business.
This number reflects the regional seminar on May 25 to mark 10 years of VAE, which aimed to cross the views of users, certifiers, funders and partners of VAE and joint reflection on the issues and improving the system.
The establishment of the Validation of Acquired Experience shook up, in fact, a considerably practices in the field of training. She has to look differently on qualifications, to rethink the repositories, business practices and the collective learning process.
The CARIF, regional resource center serving the policies of employment and training, accompanied from the outset and this device is an interface and a forum for dialogue between political, social and economic.

We hope you enjoy reading this issue.

"The VAE, a strong mobilization around a demanding process"

Merle Vincent, a professor at CNAM and president of the National Association of CARIF-OREF was the guest of the Regional Seminar "The 10 years of VAE in PACA" organized by the Space CARIF Skills May 25 in Aubagne.
  In his opening remarks, he recalled the reservations expressed during the creation of this individual right, then reaffirmed the requirement of this mechanism and concluded on the strong mobilization of stakeholders in the educational and financial engineering. More...
15 juillet 2012

Rapport annuel 2011 du Défenseur des droits

Remise du rapport annuel 2011
Notre institution vient de célébrer son premier anniversaire. A cette occasion, je viens de remettre au Président de la République, François HOLLANDE, le rapport d’activité du Défenseur des droits pour l’année 2011. Ce document trace un bilan complet de notre action au cours des douze derniers mois. Il explique le travail que nous avons mené en reprenant, avec des pouvoirs et des missions élargis, l’ensemble des actions du Médiateur de la République, du Défenseur des Enfants, de la Halde et de la Commission nationale de Déontologie de la Sécurité.
Au cours de cette année particulière, les services du Défenseur ont instruit près de 100 000 cas dont ils ont été saisis. Pour 2012, notre ambition demeure de défendre les droits et les libertés individuelles de tous les citoyens. Le rapport complet et sa version synthétique sont consultables sur ce site et téléchargeables. Dominique Baudis, Défenseur des droits. Rapport annuel 2011. Synthèse. Synthèse au format animé.
EDITORIAL
C’est une société en voie de déshumanisation que décrivaient l’an dernier les responsables des quatre autorités aujourd’hui regroupées dans le cadre du Défenseur des droits.
Une société au bord de la crise de nerfs pour le Médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, qui alertait sur le burn-out.
Une société blessée par le « fléau des discriminations », dont le président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), Éric Molinié, rappelait qu’« elles sont une forme d’injustice particulièrement révoltante qui mine le pacte républicain. »
Une société où « la précarité touche près de 2 millions d’enfants en France », constatait la Défenseure des enfants, Dominique Versini.
Une société où l’autorité indépendante chargée de veiller à la déontologie de la sécurité rencontrait « des difficultés, des oppositions, des échecs » dans sa mission de défense des Droits de l’homme, écrivait Roger Beauvois, président de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (Cnds).
Ce tableau brossé par mes prédécesseurs donne la mesure de la tâche et de l’urgence. Il traduit une crise de confiance: notre République est-elle capable de se hisser à la hauteur de ses idéaux? Il exprime une profonde aspiration à ce que soient mieux garantis, et de façon concrète, les droits et libertés, l’égalité et la solidarité, qui fondent le pacte républicain.
Face à un tel constat, la République pouvait-elle se résigner et rester sourde aux alertes des autorités chargées de faire respecter les droits? Pouvait-elle laisser les citoyens se débattre au milieu des difficultés qu’ils rencontrent, que ce soit à la suite d’une erreur commise par une administration, du fait d’une discrimination prohibée par la loi, pour faire prévaloir les droits des enfants ou apporter réparation à celui qui a été victime d’un manquement aux règles de déontologie des forces de l’ordre?
Avec la création du Défenseur des droits, la République a relevé le défi en offrant à chacun un nouveau moyen de mieux faire respecter ses droits et ses libertés grâce à une Institution accessible à tous et armée de pouvoirs juridiques plus étendus que ceux dont disposaient les autorités administratives indépendantes aujourd’hui regroupées.
La création du Défenseur des droits est donc loin d’être une simple mesure de réorganisation ou rationalisation administrative. L’élévation au rang constitutionnel de l’Institution chargée de la défense et de la promotion des droits et libertés lui confère en effet une force nouvelle. D’un tel fondement juridique découlent des obligations et d’exigeantes responsabilités.
L’égal accès aux droits fondamentaux, l’effectivité des droits, la prévention des risques de discrimination ou de rupture d’égalité et la sanction des infractions aux principes républicains fondamentaux sont au coeur d’une culture des droits qui doit se déployer dans l’ensemble de la vie sociale, et dont le Défenseur des droits doit être le garant.
La légitimité de notre Institution dépend de sa capacité à exercer ses missions de manière effective et efficace, à offrir à chacun l’accès à l’ensemble de ses droits.
Les enjeux sont d’autant plus forts que la crise et ses répercussions dans l’ensemble des domaines de la vie sociale, économique, politique, intellectuelle… fragilisent l’accès aux droits et aux libertés, la conscience de leur universalité, et mettent en danger la cohésion sociale en contrevenant aux principes fondamentaux de notre République. Trop souvent, l’efficacité semble se construire au détriment de l’égalité, de la solidarité et de la protection sociales, voire contre elles. Dans ce contexte, paradoxalement, la connaissance croissante des droits ouverts se double trop souvent d’une méconnaissance sur les voies et moyens d’accéder concrètement à ces droits.
La précarisation entraîne le sentiment, trop souvent justifié, d’un déficit de protection, d’une inégalité liée à l’exclusion doublée d’un sentiment d’ignorance face aux codes de notre société complexe. Fragilisés par une désocialisation croissante, certains renoncent d’euxmêmes à exiger le respect de leurs droits. Notre Institution doit s’attacher à informer les plus vulnérables de leurs droits et du fait qu’ils ont droit au droit.
Toute atteinte au principe d’égalité est une rupture du lien de citoyenneté. Chaque individu doit disposer des voies de recours et se voir reconnu comme sujet de droit à l’égal de tout autre, au-delà des différences sociales, économiques, de la maladie, de l’âge, de l’origine…
La révision constitutionnelle a créé une Institution indépendante qui se doit également d’être impartiale. Si son indépendance est garantie par les dispositions de la loi organique, son impartialité relève d’une démarche qui lui incombe et qui repose notamment sur la transparence et le caractère contradictoire de ses procédures.
La gratuité, la simplicité de la saisine, qui peut s’effectuer en ligne, la possibilité de nous saisir directement sur l’ensemble des missions, contribuent à faire du Défenseur des droits une Institution accessible, au service des citoyens et à l’écoute de leurs difficultés.
Chargé par les pouvoirs exécutif et législatif de construire et de faire vivre cette Institution nouvelle, Le croisement des expériences et des savoir-faire des agents réunis au sein du Défenseur des droits a permis, en quelques mois, de développer des modes d’intervention inédits au service de chacune des missions qui lui sont confiées.
Une relation de confiance avec le Parlement est une condition essentielle pour ancrer le Défenseur des droits dans notre paysage institutionnel ainsi qu’un gage de son efficacité. D’ores et déjà, le travail engagé avec le Sénat et l’Assemblée nationale, notamment à travers des échanges fréquents avec les commissions parlementaires, atteste de la qualité et de la fluidité de cette relation.
Le Défenseur des droits et ses équipes doivent être en permanence à l’écoute de la société civile, des associations et des organisations représentatives. Instance clé dans le débat démocratique, à la fois observateur et acteur de la société, il lui revient non seulement de lutter contre les discriminations, l’arbitraire, l’injustice… mais aussi de permettre, par le dialogue, de construire de nouvelles perspectives, de faire évoluer le droit et les pratiques, de mieux comprendre la société et de contribuer à la faire progresser vers toujours plus de justice, de liberté et d’égalité.
Rendre un meilleur service aux citoyens sans demander davantage aux contribuables

Un nombre significatif de réclamations pouvait relever de la compétence de plusieurs des quatre autorités fusionnées au sein du Défenseur des droits, dotées de prérogatives nouvelles et étendues.
En premier lieu, la création du Défenseur des droits a permis d’ouvrir une entrée unique qui simplifie grandement la saisine par le réclamant, qui n’a plus à s’interroger sur l’institution compétente pour traiter d’une situation dans laquelle il a été porté atteinte à ses droits et qui peuvent relever de plusieurs chefs de saisines.
Ainsi en est-il de la question de la scolarisation des élèves en milieu ordinaire dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances et la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Celle-ci faisait l’objet de travaux parallèles au sein de la Halde, du Médiateur de la République et du Défenseur des enfants, chacun au titre des missions qui lui étaient confiées. Désormais, de tels sujets sont d’emblée traités de façon transversale dans l’Institution, en prenant en compte l’ensemble des droits garantis par les différents textes. Cette simplification de l’accès aux droits facilite les démarches des citoyens qui font appel à nous.
En deuxième lieu, la création d’un service de recevabilité unique permet immédiatement l’orientation la plus favorable au traitement rapide et efficace du dossier. À cet égard, la mise en place d’une application informatique unique appelée à assurer l’enregistrement, l’archivage et la traçabilité de l’ensemble des réclamations constitue un projet stratégique majeur qui aura mobilisé des crédits substantiels.
Le rapprochement des services dans le cadre d’une Institution unique crée les synergies indispensables entre des entités qui, auparavant, agissaient séparément les unes des autres. On peut prendre l’exemple du Pôle Santé: il coopère désormais étroitement au traitement de certaines des réclamations adressées au Pôle Déontologie de la sécurité, à celui de la Défense des enfants, ou pour des discriminations pour raisons de handicap ou d’état de santé. Son expertise est précieuse, ce qui n’était pas envisageable lorsque les autorités étaient séparées.
Troisièmement, le Défenseur des droits peut recourir à des modes d’intervention gradués, qu’il s’agisse de la recommandation en droit ou en équité, du règlement amiable des conflits, de la transaction civile ou pénale… Ces différents modes d’intervention permettent désormais à chacune des missions inscrites dans la loi de mieux répondre aux réclamations qui lui sont adressées.
Pour les actions de promotion des droits, d’une part, et les propositions de réforme de textes législatifs et réglementaires, d’autre part, le Défenseur des droits offre aujourd’hui cette faculté à chacune des missions qui lui incombent. Actions de formation, actions de sensibilisation, conduite partenariale d’études, extension du centre de documentation, développement des actions internationales…
Les évolutions mentionnées ci-dessus ont été conduites à coût constant.
Alors que les différences de salaires et de primes entre les anciennes institutions sont significatives, la création d’un cadre de gestion commun ne peut se faire qu’en réduisant les écarts entre agents appelés à effectuer le même travail au service de l’Institution.
Tandis que, dans un passé récent, les fusions de directions au sein des ministères des Finances ou d’organismes publics dans le domaine de l’emploi ont légitimement bénéficié de crédits supplémentaires importants pour être menées à bien, le rapprochement des quatre autorités composant le Défenseur des droits a été conduit à moyens constants. Lorsque d’autres autorités administratives indépendantes ou organismes publics agissant dans le champ de la protection des droits ont été récemment créés ou se sont vus dotés de nouvelles compétences, il leur a été accordé de nouveaux postes, ainsi que les crédits y afférents. Alors même que le Défenseur des droits aligne par le haut, en les étendant, les prérogatives antérieurement dévolues aux organismes qui y ont été fusionnés, et que de nouvelles et importantes compétences lui sont accordées, rien n’a été prévu pour lui assurer des moyens supplémentaires comparables à ceux des organismes évoqués ci-dessus.
Le réseau des délégués, garants de la proximité

Lors de mon audition par le Parlement le 15 juin 2011, je me suis engagé à « faire du Défenseur des droits une Institution de proximité grâce au maillage territorial », avec un accent porté sur les départements d’Outre-mer et la compétence en matière de défense des enfants, en unifiant les réseaux des trois autorités qui en disposaient.
Les délégués établissent avec les citoyens une relation de proximité grâce aux 411 bénévoles, tous expérimentés, qui apportent leur compétence et leur engagement au service de ceux qui s’adressent au Défenseur des droits. Ce contact est essentiel pour réhumaniser les relations entre les administrés et les pouvoirs publics. L’objectif est de donner à chaque réclamant, partout en France, l’opportunité de bénéficier d’une écoute. Quelle que soit la raison qui amène une personne à solliciter le Défenseur des droits, il est indispensable que chaque délégué soit à même de la recevoir, de l’écouter, de l’orienter dans ses démarches et d’enregistrer son dossier. Ceci a été mis en place grâce à une formation suivie par l’ensemble des délégués.
Dans ce contexte, la première mission de la nouvelle direction du réseau territorial est de compenser les départs, en nombre limité, intervenus durant la période transitoire ou par rotation naturelle, pour, d’une part, permettre aux départements les moins peuplés de disposer d’au moins deux délégués, et d’autre part, de mieux couvrir le territoire en tenant désormais compte de l’ensemble des compétences du Défenseur des droits. Ceci suppose que, dans chaque département, se mettent en place les modalités d’organisation d’un travail collégial et de mutualisation des compétences disponibles, par la formation et les recrutements, sur chaque territoire. Le réseau du Défenseur des droits est au service de tous les individus pour faire valoir leurs droits, surtout dans les quartiers défavorisés, trop souvent désertés par les services publics.
L’international

Je mesure l’importance du legs international des quatre autorités précédentes et l’intérêt que nos nombreux partenaires internationaux manifestaient à l’égard d’une Institution nouvelle.
En effet, le débat qui a entouré la création du Défenseur des droits a eu des échos bien au-delà de nos frontières dans la mesure où, dans les nombreuses enceintes internationales où notre pays est présent, son action en matière de respect des droits et libertés demeure particulièrement observée.
Qu’il s’agisse de l’Organisation des Nations Unies (ONU), du Conseil de l’Europe ou de l’Union européenne, nous sommes associés à l’ensemble des travaux de réflexion et d’évaluations portant sur la protection des Droits de l’homme et des droits fondamentaux. Nos agents sont reconnus pour leur compétence. Ils portent la parole de l’Institution dans des réseaux spécialisés tels que, par exemple, le réseau européen des Médiateurs, l’Enoc (European Network of Ombudspersons for children), ou le réseau européen des organismes de lutte contre les discriminations European Network of Equality Bodies (Equinet).
Ces lieux d’échange d’expertises et de bonnes pratiques apportent aux juristes du Défenseur des droits un regard renouvelé sur les grands enjeux juridiques européens et d’utiles références en vue du traitement de certains dossiers ayant un caractère transnational. Cette présence dans les enceintes internationales est décisive dans la mesure où il s’y débat de l’application effective des textes internationaux et où s’y façonnent les normes internationales qui, demain, s’imposeront au législateur et au juge national.
J’ai rencontré le nouveau président de la Cour européenne des Droits de l’homme, Sir Nicolas Dusan Bratza et le juge français, M. André Potocki, afin qu’ensemble nous envisagions les modalités de notre coopération au service des droits et la faculté pour le Défenseur des droits de pouvoir déposer des observations devant la Cour dans le cadre d’un litige, et de contribuer au suivi de l’exécution des arrêts de la Cour concernant la France. Ces initiatives se sont traduites par une intervention systématique de l’Institution pour éviter que les parents accompagnés de mineurs soient placés en centre de rétention administrative, pratique réprouvée par le juge européen.
Les travaux engagés dans le cadre de partenariats bilatéraux (Macédoine, Québec, Liban) ou multilatéraux (partenariat oriental avec l’Europe de l’Est et le Caucase) permettent des transferts de savoir et des partages d’expérience.
Ces démarches contribuent au développement de la démocratie dans différentes aires géopolitiques proches, en particulier les espaces francophones et méditerranéens.
Ce premier rapport annuel rend compte d’une période de transition: d’abord un trimestre durant lequel les quatre autorités administratives indépendantes fonctionnaient de manière autonome; ensuite un trimestre d’incertitude après l’adoption de la loi organique du 29 mars 2011 jusqu’à la nomination du Défenseur des droits le 22 juin; enfin, un semestre d’installation et de démarrage de la nouvelle Institution.
Rien n’aurait été possible sans les compétences et l’implication des équipes regroupées au sein du Défenseur des droits. Leur mobilisation et leur expertise constituent le socle sur lequel les individus peuvent s’appuyer pour faire respecter leurs droits et libertés. L’action décisive des délégués bénévoles sur les territoires témoigne également d’un engagement civique au service des droits et de l’égalité, auquel je tiens à rendre un hommage très sincère.
Voir aussi Comment saisir le Défenseur des droits, Le Défenseur des droits, un médiateur unique au service de tous les citoyens, Loi relative au Défenseur des droits.

Παρουσίαση της Ετήσιας Έκθεσης 2011
Ίδρυμα μας έχει μόλις γιόρτασε την πρώτη επέτειο της.
Με την ευκαιρία αυτή, δίνω μόνο τον Πρόεδρο της Δημοκρατίας, Φρανσουά Ολλανδία, η έκθεση του υπερασπιστή των ανθρωπίνων δικαιωμάτων για το 2011. Το έγγραφο αυτό καθορίζει μια συνολική αναθεώρηση των εργασιών μας κατά τους τελευταίους δώδεκα μήνες. Εξηγεί τη δουλειά που έχουμε κάνει με τη λήψη, με διευρυμένες αρμοδιότητες και τα καθήκοντα, όλες οι μετοχές του Διαμεσολαβητή, ο Διαμεσολαβητής για τα παιδιά της χωματερής και της Εθνικής Επιτροπής για την αστυνομία Δεοντολογίας. Περισσότερα...

15 juillet 2012

Une formation pour un emploi

Retour à l'accueil - Site du Conseil régional de Franche-ComtéLe service public régional de la formation, ouvert depuis le 1er juillet, garantit un accès à tous à la formation.
Depuis le 1er juillet, les jeunes qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme, mais aussi les adultes au chômage et sans perspective dans leur métier, peuvent être accompagnés grâce au nouveau dispositif appelé “Service public régional de la formation”.
Après avoir validé leur projet professionnel avec un « orienteur », tel que Pôle emploi ou les missions locales-Espaces Jeunes, ils sont dirigés vers un organisme de formation agréé par la Région qui traduira ce projet en parcours professionnel. L’idée est d’offrir un suivi individuel pour aider chacun à faire le bon choix en termes de formation et l’amener à un premier niveau de qualification (niveau CAP), grâce des formations adaptées à son profil. Ce service personnalisé est une véritable innovation sociale lancée par la Région Franche-Comté. Ce dernier garantit, en effet, l’égalité devant les prestations proposées et l’accessibilité géographique sur le territoire. L’un des points forts consiste ainsi à proposer aux personnes concernées un lieu de formation proche de leur domicile.
Plus d'infos.
Allez à la page HistoriqueAvec le service public régional de la formation, accédez rapidement à une formation adaptée à vos besoins!
Pourquoi ?
Un service unique pour:   
- organiser son retour à l’emploi,
- acquérir une qualification ou compléter ses acquis,
- engager une reconversion professionnelle.
Allez à la page HistoriqueVous avez moins de 26 ans, adressez-vous à votre mission locale/espace jeune la plus proche de votre domicile: cliquez ici.
Pour qui ?

Un service personnalisé pour les personnes de 16 à 62 ans qui:
- sont en recherche d’emploi,
- ont besoin de définir leur projet professionnel,
- veulent être accompagnées dans leur parcours vers la formation et l’emploi.
Quoi ?

Le service public régional de la formation, ce sont 9 plateformes de formation qui couvrent tout le territoire franc-comtois et vous proposent:
- des formations individuelles et collectives allant des savoirs dits « de base » (bases du français, des maths, de la bureautique ….) jusqu’à des niveaux élevés de qualification, en passant par un premier niveau de qualification (CAP, titre professionnel, …) vous ouvrant la porte de l’emploi,
- des formations ouvertes qui mixent « périodes de formation » et « périodes d’application en entreprise » et qui offrent une première expérience professionnelle,
- pour les demandeurs d’emploi non indemnisés par Pôle Emploi, la possibilité de percevoir une rémunération (sous certains critères),
- pour les personnes les plus éloignées des plateformes de formation, un complément financier « pass formation » pour les frais de déplacement et ou d’hébergement occasionnés (sous certains critères).
Plus qu’un service, c'est une innovation sociale qui garantit:
- un accès au plus près de chez vous,
- un accompagnement individualisé et équitable tout au long du parcours de formation.
Allez à la page HistoriquePrenez rendez-vous avec l’agence Pôle emploi la plus proche de votre domicile en appelant le 39 49(1) (selon le service, gratuit ou 0,11 € TTC maximum l’appel, hors éventuel surcoût de l’opérateur) - www.pole-emploi.fr. Pour vous y rendre ensuite,  voici les adresses des agences franc-comtoises: cliquez ici.
Comment ?
Adressez-vous à un professionnel de l’orientation*, en fonction de votre lieu de résidence, pour définir et valider vos besoins ou votre projet. Vous serez ensuite dirigé vers l’organisme de formation approprié pour élaborer votre propre parcours de formation.
*Qui sont les professionnels de l’orientation ?
- Les agences Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi adultes de + de 26 ans
- Le réseau des Missions Locales-Espaces Jeunes pour les jeunes de 16 à 26 ans sortis de formation initiale
- Les agences Cap Emploi pour les personnes ayant une reconnaissance de « travailleur handicapé »
- Le réseau des Centres d’Information aux droits des femmes et des familles pour les femmes en difficulté sociale et professionnelle.

Retour à l'accueil - Site du Conseil régional de Franche-Comté The regional public service training, open since July 1, allows easy access to all training.
Since July 1, youth who leave school before graduation, but also adults unemployed and without prospects in their profession, may be accompanied by the new device called "Public Service Regional Training"
. More...

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