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Formation Continue du Supérieur
1 novembre 2013

Tutorat - Opcalia

http://www.opcalia.com/fileadmin/templates/images/contenu/logo_opcalia.pngLa désignation d’un tuteur dans le cadre d’un contrat ou d’une période de professionnalisation n’est pas obligatoire dans toutes les entreprises mais elle est conseillée. Le tuteur favorise la qualité et la réussite des actions conduites dans le cadre des contrats et des périodes de professionnalisation.

Quel intérêt ?

  • Accroître la qualité et l’efficacité des actions conduites dans le cadre des contrats et des périodes de professionnalisation.
  • Favoriser la transmission des savoir-faire et développer l’autonomie professionnelle.

Qui est concerné ?

La désignation d’un tuteur dans le cadre des contrats (Voir fiche technique / Contrat de professionnalisation) et des périodes de professionnalisation (Voir fiche technique / Période de professionnalisation) n’est pas obligatoire dans toutes les entreprises, mais elle est recommandée.

Le tuteur est choisi parmi les salariés qualifiés de l’entreprise et doit :

  • être volontaire ;
  • justifier d’une expérience professionnelle de deux ans minimum dans une qualification en rapport avec l’objectif de professionnalisation visé ;
  • suivre, au maximum, l’activité de 3 salariés au plus en contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage ou en périodes de professionnalisation.

A noter !
L’employeur peut être tuteur à condition de respecter les conditions de qualification et d’expérience. Il ne peut exercer cette mission simultanément qu’à l’égard de 2 bénéficiaires au plus (contrats de professionnalisation, périodes de professionnalisation, contrats d’apprentissage).

Le tuteur doit disposer des moyens et du temps nécessaires à l’accomplissement de sa mission. La formation de tuteur peut être rendue obligatoire par accord applicable à l’entreprise. Il existe des formations spécifiques à l’exercice de la fonction de tuteur. Renseignez-vous auprès de votre conseiller formation Opcalia.

Quelles missions ?

Le tuteur exerce cinq missions principales :

  • accueillir, aider, informer et guider les bénéficiaires des contrats et des périodes de professionnalisation pendant la durée de leur parcours de formation ;
  • organiser l’activité des salariés concernés dans l’entreprise et contribuer à l’acquisition des savoir-faire professionnels ;
  • veiller au respect de l’emploi du temps du salarié ;
  • assurer la liaison avec les organismes de formation ;
  • participer à l’évaluation du suivi de la formation. Suite...
27 octobre 2013

Le tutorat en entreprise : une opportunité pour l'entreprise et le salarié

http://www.mpfm.fr/template/mpfm/img/entete/logo.pngPourquoi faire le choix du tutorat ?
L’arrivée d’une nouvelle personne au sein de l’entreprise se prépare d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un apprenant-salarié en alternance impliqué dans un dispositif particulier de formation. Même si elle n’est pas toujours obligatoire, la présence d’un tuteur auprès de ce nouveau salarié revêt une importance particulière. Elle va contribuer à faciliter son intégration dans l’entreprise.
Quels avantages pour l’entreprise ?
Lorsqu’un nouveau salarié arrive dans l’entreprise, il a besoin de connaître son fonctionnement, au-delà de la mission pour laquelle il a été recruté. La présence à ses côtés d’un salarié-tuteur va lui permettre d’assimiler plus facilement la culture de l’entreprise et d’être opérationnel plus rapidement. Le tutorat est un outil de sécurisation des recrutements pour l'entreprise, il permet de diminuer le taux de rupture des contrats.
Quels avantages pour le salarié-tuteur ?
Confier à un salarié la fonction de tuteur permet de valoriser celui-ci en lui confiant de nouvelles responsabilités. Cette mission peut s’inscrire dans le cadre de la montée en compétence du salarié et de son apprentissage au management.
Quels avantages pour le salarié qui est accompagné ?
Le salarié qui arrive dans l’entreprise va nécessairement éprouver un sentiment d’isolement. La présence d’un tuteur va le sécuriser et faciliter son intégration.
Quelles missions confier au salarié–tuteur ?
Dans sa mission de tuteur, le salarié/ou l’employeur a un triple rôle à jouer :
- Faciliter l’intégration du nouvel arrivant dans l’entreprise
- L’accompagner dans la mise en œuvre des compétences attendues
- Contribuer à l’évaluation des aptitudes professionnelles et connaissances acquises
Pourquoi il est important d’assurer une formation au salarié-tuteur ?
Le tutorat est une relation entre deux personnes dans une situation d’apprentissage : un professionnel expérimenté et une personne en formation placée dans un environnement de travail. Etre tuteur ne s’improvise pas. C’est pourquoi il existe des formations spécifiques pour les salariés–tuteurs qui leur permettent de mieux appréhender leur mission et d’être en situation de réussir le transfert de compétences au profit de l’alternant. La formation peut s'exercer en présentiel (dans le centre de formation) ou à distance.

13 octobre 2013

The all-important graduate student-supervisor relationship

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQWMTBx0CPzMFK637Zb6AgNbjhxfVRtTVkrwKoq4ZPL2p18KKWOEwB3AWIBy Virginia Galt. Universities are becoming more proactive to ensure the union lasts.
During march reading week, when Université Laval was more or less deserted, 40 professors, novice and seasoned, got together on campus to embark on a novel initiative. They came from a range of disciplines, from medicine to agriculture, intrigued by the invitation from the faculty of graduate studies to form a “community of practice” devoted to helping them all, collectively, become better graduate supervisors. More...

31 août 2013

Le tutorat - Intergros

http://www.intergros.com/sites/all/themes/intergros2//logo.pngLe tuteur joue un rôle clé, il accueille, il informe, il guide le salarié, il organise l’activité exercée en entreprise et contribue à l’acquisition des savoir-faire professionnels, enfin, il assure le suivi de la formation et participe aux évaluations en relation avec l’organisme de formation.
Le tuteur sera désigné lors de l'intégration d'un nouvel embauché (contrat de professionnalisation), ou pour accompagner un salarié engagé dans un parcours de formation (période de professionnalisation).
Pour qui ?
Tout salarié expérimenté peut devenir tuteur à condition d'être volontaire et motivé.
Deux conditions sont à remplir pour exercer cette mission :

  • avoir au moins deux ans d’expérience professionnelle et une qualification en rapport avec celle préparée par le salarié accompagné,
  • ne pas suivre plus de deux salariés simultanément en contrat ou en période de professionnalisation (trois dans les entreprises du négoce de matériaux de construction).

Comment ça marche ?
Au-delà de ces obligations, le tuteur a besoin, pour réussir sa mission, de disposer du temps nécessaire pour concilier sa mission avec son activité salariée habituelle, et d’avoir suivi une formation spécifique au préalable car devenir tuteur ne s'improvise pas.
Une formation spécifique  peut être suivie afin d’acquérir les outils et les méthodes pédagogiques indispensables à la transmission des savoir-faire, l’organisation et la coordination des activités du nouveau salarié dans l’entreprise et l’évaluation de sa progression.
Intergros organise des formations tuteur gratuites et réservées aux salariés des entreprises du commerce gros et international dans chaque région (Formations clés en main). Parlez-en avec votre employeur.
Le carnet de bord du tuteur
Le tuteur peut s'appuyer sur le carnet de bord du tuteur conçu par Intergros. C’est un outil pour gagner en efficacité et en temps, il  est composé de 7 fiches pratiques pré renseignées à titre d'exemple ou à compléter. Chacune est assortie d'indications et de conseils adaptés aux situations professionnelles des entreprises du commerce de gros et international.
La fiche destinée à organiser les activités du nouveau salarié (fiche n°3) est disponible pré remplie pour 3 métiers clés du secteur :

15 août 2013

La tutoría en la universidad. ¿ Es posible obligar a los estudiantes a tener éxito ?

http://www.cereq.fr/var/plain_site/storage/images/collections/calificaciones-y-empleo/918-16-esl-ES/Calificaciones-y-empleo_large.pngLa tutoría en la universidad. ¿ Es posible obligar a los estudiantes a tener éxito ? I. Borras. Calificaciones y empleo, n° 82, 2012, 4p.
El sistema de tutoría resulta poco atractivo para los estudiantes, especialmente para los más frágiles. Es verdad que siempre es posible mejorar su organización y su calidad. Pero, ante todo, es necesario abordar la cuestión de a quién está dirigida, y su carácter facultativo. No obstante, aunque esté orientada a un público determinado y sea obligatoria, la tutoría por sí sola no constituye una panacea. Otras posibilidades de ayuda para alcanzar el éxito deben ser exploradas. Télécharger la publication.

14 août 2013

"Avoir un rôle de tuteur..." : qui et dans quel travail ?

http://www.cee-recherche.fr/sites/default/files/cee_logo.gif

Par Anne-Françoise Molinié, Serge Volkoff. Alors que le débat social accorde une place nouvelle à la transmission des savoirs professionnels entre « anciens » et « nouveaux » (notamment à propos des contrats de génération), l’observatoire Evrest fournit sur ce sujet, à partir de données recueillies par les médecins du travail, quelques indications intéressantes pour les années 2010-2011.
Environ un quart des salariés interrogés – davantage chez les cadres – a eu dans l’année « un rôle de formateur, de tuteur ». En dehors de la catégorie des cadres, la proportion de « tuteurs » diminue avec l’âge : il y a bien des « tuteurs » seniors, mais ils sont moins nombreux que chez les jeunes.
En termes de conditions de travail, les « tuteurs » semblent davantage soumis à la pression du temps ; en particulier, ils dépassent souvent leurs horaires normaux de travail. Cette pression accrue est, d’une certaine façon, « compensée » par un plus fort sentiment de reconnaissance, et de plus nombreuses occasions d’apprendre dans le travail. Télécharger Connaissance de l'Emploi 101.

14 août 2013

Évaluation du non-recours au tutorat à l’université

http://www.cereq.fr/var/plain_site/storage/images/collections/net.doc/915-14-fre-FR/Net.Doc_large.pngÉvaluation du non-recours au tutorat à l’université. Par Isabelle Borras (CREG). Avec la collaboration de Nina Lendrin et Evelyne Janeau (OFE). Net.Doc, n° 85, 2011, 35p.
Le tutorat est depuis 2008 un des dispositifs d’accompagnement personnalisé et de soutien du Plan pour la réussite en licence. Largement utilisé par les universités, il peine pourtant à attirer les étudiants.
Alors que les réformes en cours de la licence le confortent, il y a urgence à mieux connaitre ce dispositif, jusqu’à présent peu évalué. Atteint-t-il sa cible ? Comment celle-ci est-elle définie ? Quel accueil est réservé à cette aide à la réussite ? Pourquoi les étudiants y ont-ils, ou non, recours ?
C’est par une entrée originale, centrée sur la question du « non-recours » qu’est ici évalué le tutorat. Une enquête par courrier électronique a été menée auprès d’étudiants de L1 et de leurs tuteurs dans deux universités (l’une de sciences, l’université Joseph Fourier à Grenoble et l’autre de sciences humaines et sociales, l’université Victor Segalen à Bordeaux). La démarche a consisté à comparer trois groupes d’étudiants, ceux qui ont refusé (33 %), suivi (51 %) ou abandonné (16 %) le tutorat proposé, et à confronter leurs réponses avec celles des tuteurs. Lire la suite de la synthèse. Télécharger la publication.

8 juin 2013

Avoir un rôle de tuteur... qui et dans quel travail?

Par Anne-Françoise Molinié, Serge Volkoff. "Avoir un rôle de tuteur..." : qui et dans quel travail ?
Alors que le débat social accorde une place nouvelle à la transmission des savoirs professionnels entre « anciens » et « nouveaux » (notamment à propos des contrats de génération), l’observatoire Evrest 1 fournit sur ce sujet, à partir de données recueillies par les médecins du travail, quelques indications intéressantes pour les années 2010-2011. Environ un quart des salariés interrogés – davantage chez les cadres – a eu dans l’année « un rôle de formateur, de tuteur ». En dehors de la catégorie des cadres, la proportion de « tuteurs » diminue avec l’âge : il y a bien des « tuteurs » seniors, mais ils sont moins nombreux que chez les jeunes. En termes de conditions de travail, les « tuteurs » semblent davantage soumis à la pression du temps; en particulier, ils dépassent souvent leurs horaires normaux de travail. Cette pression accrue est, d’une certaine façon, « compensée » par un plus fort sentiment de reconnaissance, et de plus nombreuses occasions d’apprendre dans le travail.
Pour télécharger le Connaissance de l'emploi n°101, février 2013, au format pdf, cliquer ici.

Les occasions où des salariés se retrouvent en situation d’en former d’autres sont diverses, multiformes, et de plus en plus fréquentes. Elles peuvent surgir à l’occasion de changements techniques ou organisationnels, du développement de la polyvalence, de mobilités, d’arrivée de « nouveaux » – que ceuxci soient stagiaires, apprentis, intérimaires, jeunes embauchés ou simplement venus d’un autre service. Elles peuvent être plus ou moins organisées, s’inscrire (ou non) dans le cadre de dispositifs formalisés, s’accompagner (ou non) d’une reconnaissance pour celui qui joue le rôle de formateur.
26% des salariés disent avoir un rôle de formateur, de tuteur
Les résultats fournis par l’exploitation de la base nationale Evrest (EVolutions et Relations en santé au Travail) témoignent de la fréquence de ces situations, puisque plus du quart des salariés interrogés en 2010-2011 disent avoir eu, depuis un an, « un rôle de formateur, de tuteur », cette proportion étant un peu plus élevée pour les hommes (27,8%) que pour les femmes (23,5%). Si cette proportion dépasse 40% pour les cadres et les salariés de certaines professions intermédiaires (notamment celles de la santé et du travail social, et les contremaîtres et agents de maîtrise), elle reste élevée et atteint encore 20% pour la plupart des professions d’employés et d’ouvriers qualifiés.
Les différences entre secteurs d’activité ou entre tailles d’établissements sont beaucoup moins marquées qu’entre catégories socioprofessionnelles. Les salariés ayant eu un rôle de « tuteur » représentent 29 % des salariés dans l’industrie, 23% dans la construction, 25% dans les commerces et 26% dans les services. Ils sont 23% dans les entreprises de moins de 10 salariés, environ 25% pour les entreprises entre 10 et 200 salariés, et 29% dans les entreprises d’au moins 200 salariés.
Evrest ne permet pas de savoir ce que recouvrent ces situations « de formateur, de tuteur », si elles s’inscrivent dans un cadre formalisé, si elles sont une composante reconnue du métier ou si elles viennent s’ajouter aux tâches usuelles, à quels « formés » elles s’adressent… Par contre, cette source permet de repérer certaines caractéristiques sociodémographiques des « tuteurs », et surtout de donner des informations sur leurs conditions de travail, dont l’activité de formation n’est souvent qu’une composante.
Les « tuteurs » ne sont pas spécialement des seniors
Il n’y a pas d’âge particulier pour avoir un rôle de tuteur, de formateur. Toutes catégories sociales confondues, au moins un salarié sur cinq, quel que soit son âge, s’est retrouvé en situation de formateur au cours de l’année précédente. Mais ce rôle ne s’accompagne pas non plus d’une mobilisation particulière des seniors. Au niveau global comme dans presque toutes les catégories sociales, c’est parmi les salariés de 30 à 40 ans qu’on trouve les plus forts pourcentages de « tuteurs », cette proportion déclinant ensuite sensiblement avec l’âge. Il n’y a que parmi les cadres que le pourcentage le plus élevé se situe entre 40 et 44 ans et que les plus âgés (55 ans et plus) semblent faire l’objet de sollicitations fortes. À l’inverse, parmi les employés et les ouvriers, la proportion de « tuteurs » dans les tranches d’âge à partir de 45 ans non seulement diminue fortement, mais est plus faible que celle constatée pour les moins de 30 ans.
Plus de la moitié des « tuteurs » dépassent souvent leurs horaires
L’activité de formation n’est que rarement l’activité principale de ceux qui ont un rôle de « tuteur ». Bien souvent, cette activité doit venir se nicher dans les interstices de situations de travail ordinaires, sans que les objectifs productifs et le temps assignés l’aient prise en compte. Si le questionnement d’Evrest ne permet pas d’identifier la place de la formation dans l’activité de travail des « tuteurs », il ouvre la possibilité de caractériser leurs conditions de travail, relativement à celles des salariés qui n’ont pas ce rôle. Nous présenterons ces résultats sous forme de tableaux en pourcentages, en ayant auparavant vérifié que les résultats qui en ressortent se vérifient, pour les hommes comme pour les femmes, lorsqu’on tient compte (à l’aide de modèles multivariés, logistiques) de l’âge, de la catégorie socio-professionnelle, et de la taille de l’établissement. Le temps apparaît comme une dimension particulièrement sensible du travail des « tuteurs », surtout s’il s’agit de dépassement d’horaires, mais aussi du sentiment de « devoir traiter trop vite une opération qui demanderait davantage de soin », ou encore de la perception de la pression temporelle.
Plus de la moitié des « tuteurs » signalent qu’en raison de la charge de travail, ils dépassent souvent ou très souvent leurs horaires normaux, soit près de 20% d’écart avec les « non-tuteurs ». Dépasser ses horaires est plus fréquent chez les cadres, mais l’écart entre « tuteurs » et « non-tuteurs » se retrouve, de façon plus ou moins marquée, dans toutes les catégories sociales. Et il est aussi important pour les femmes que pour les hommes. De multiples hypothèses interprétatives peuvent être avancées, entre lesquelles Evrest ne permet pas de trancher. L’activité de formation ou de tutorat est toujours une activité qui demande du temps et qui suppose de pouvoir se rendre disponible pour l’échange et la transmission. Dépasser ses horaires peut ainsi traduire les effets des contraintes temporelles accrues qu’impose l’articulation entre activité de travail et activité de tutorat, dans un contexte d’intensification du travail. On peut aussi faire l’hypothèse que les contextes de changements organisationnels et technologiques fréquents, qui multiplient les situations où des salariés doivent en former et en accueillir d’autres, sont aussi souvent des contextes de forte pression temporelle, avec des conséquences éventuelles en termes d’horaires.
Les « tuteurs » expriment également plus souvent que les « non tuteurs » – et là encore dans toutes les catégories sociales – qu’ils ont le sentiment de devoir « traiter trop vite une opération qui demanderait davantage de soin » ou que la pression temporelle est pour eux source de difficultés importantes (qu’ils cotent 7 et plus sur une échelle de 0 à 10). On peut y voir comme précédemment le signe des contraintes de temps résultant de l’intégration, plus ou moins bien pensée, d’une activité de formation à leur activité « principale » déjà bien intense. Mais le fait de se retrouver en situation de « tuteur » s’accompagne peut-être aussi d’une attention particulière à la qualité de ce que l’on fait et transmet, rendant plus sensibles les difficultés rencontrées pour apporter à son travail autant de soin qu’on l’aurait souhaité.
Les « tuteurs » ont plus souvent un travail qui permet d’apprendre
46% des « tuteurs » répondent « oui, tout à fait », quand on leur demande si « leur travail permet d’apprendre des choses » (contre 34% pour les « non-tuteurs »). Ce jugement très positif sur la richesse de leur travail différencie « tuteurs » et « non-tuteurs », quelle que soit leur catégorie sociale. La composante formative de leur activité contribue d’ailleurs probablement à ce jugement, puisqu’elle peut être l’occasion de développer une réflexion sur son propre travail, d’approfondir des connaissances, mais aussi d’apprendre dans l’échange avec ceux que l’on forme. On peut rapprocher cette réponse, renvoyant l’image d’un travail enrichissant, de celle concernant la formation que reçoivent aussi plus fréquemment les « tuteurs »: 56% d’entre eux disent avoir bénéficié d’une formation depuis un an, contre 42% des « non-tuteurs ». Là encore, les hypothèses sont multiples: développement de formations spécifiques ou simplement plus fréquentes pour les « tuteurs »; attention particulière des « tuteurs » eux-mêmes à leur besoin de se former ; effets de contexte, le tutorat étant peut-être plus développé dans des entreprises davantage soucieuses de la formation de leur salariés. Enfin, les « tuteurs » se sentent un peu plus souvent « tout à fait » reconnus par leur entourage professionnel, le tutorat pouvant d’ailleurs être une des composantes de cette reconnaissance.
Un effort récompensé?

Les tuteurs, à tout âge et dans toutes les catégories, apparaissent, par comparaison avec les autres salariés, davantage soumis à la pression du temps dans leur travail, mais aussi mieux reconnus par leur entourage professionnel, et disposant de meilleures possibilités d’élargir leurs connaissances. Evrest ne permet pas de savoir ce qui, dans ces particularités, relève de leurs situations individuelles (un tuteur serait « plus investi », dans tous les sens du terme), ou du contexte de leurs entreprises : des milieux de travail à la fois plus sollicitants et plus propices au développement des savoirs. Comment s’en trouvent-ils? « Toutes choses égales d’ailleurs », l’état de santé des « tuteurs » n’apparaît pas très différent de celui des autres salariés. Comme si, en première analyse, la gratification constituée par un travail plus intéressant ou mieux reconnu «compensait » à peu près l’effort accru que représente la prise en charge des nouveaux. Il est difficile de prédire ce qu’il en sera à plus long terme.
POUR EN SAVOIR PLUS

Thébault J., Gaudart C., Cloutier E., Volkoff S., 2012, “Transmission of vocational skills between experienced and new hospital workers”, Work, 41.
Gaudart C., Delgoulet C. Chassaing K., 2008, « La fidélisation de nouveaux, dans une entreprise du BTP: approche ergonomique des enjeux et des déterminants », @ctivités, revue électronique, 5 (2).
Cloutier E., Fournier P-S., Ledoux É. et coll., 2012, « La transmission des savoirs de métier et de prudence par les travailleurs expérimentés - Comment soutenir cette approche dynamique de formation dans les milieux de travail », Montréal, IRSST, Études et recherches, Rapport R-740.
Numéro spécial à l'occasion de la sortie du 100ème numéro de Connaissance de l'emploi

Connaissance de l’emploi est un support mensuel de vulgarisation scientifique, qui fait le point sur un sujet d’actualité ou une recherche en cours. Pour consulter le numéro spécial de Connaissance de l'emploi au format pdf, cliquer ici.
By Anne-Françoise Molinié, Serge Volkoff. "Having a role of guardian ...": Whom and for what work?
While social debate provides a new way for the transmission of professional knowledge between "old" and "new" (especially regarding contracts generation), the observatory provides Evrest one on this subject, from data collected by doctors, some interesting indications for the years 2010-2011
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26 mai 2013

The Point of Grad School is to Learn to Say “No”

http://chronicle.com/img/photos/biz/icons/profhacker-nameplate.gifBy Brian Croxall. A few weeks ago, I discussed how I discovered toward the end of graduate school that mentoring is a fantasy. In short, what I mean by this is that in any advising situation both parties often have expectations of how the relationship will work and that these expectations do not always align with each other or with reality. I came to this realization after one of my dissertation readers suggested I add a bit of Heidegger to my project. (If that sounds like the set-up to an academic punchline, well, it’s Friday, right?) Eventually, I declined, and my reader didn’t bring it up again. Read more...
25 mai 2013

Do students get enough contact time with tutors?

http://static.guim.co.uk/static/d700dbf8c1c58ee4662f6874d69baad6a401fa52/common/images/logos/the-guardian/news.gifBy . A report for consumer watchdog Which? and the Higher Education Policy Institute last week found that nearly one in three first-year students at UK universities felt their courses were not good value. We ask: would you like more contact with your tutors?
Bob Hughes graduated recently with a BA in English from York University

I had four to eight hours of seminars and lectures a week, with anything from 30 students to around 200 in lectures and around 10 to 15 of us in seminars. It gave me a lot of time to find my own arguments and thoughts and critically engage with it. Had we had more contact hours in certain areas, it would have detracted from our independent studies. But I know for a number of students paying £9,000 a year the expectation is higher. Some have tried working out roughly how much per hour a seminar or lecture costs. I think that number is arbitrary and doesn't reflect all the university experience. But they do want more bang for their buck. Read more...
<< < 10 20 30 31 32 33 34 > >>
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