Par Caroline Beyer. Un décret qui liste les masters autorisés à choisir leurs étudiants mécontente le monde universitaire. Suite...
Sélection à l’université : les étudiants d’accord, mais après la licence
Par Paul de Coustin. La perspective d’une sélection généralisée à l’université n’effraie pas les étudiants, bien au contraire. D’après les témoignages recueillis par Le Figaro, ils sont plutôt soulagés que la sélection soit prochainement rendue légale en master: beaucoup avaient constaté qu’elle se pratiquait déjà. Suite...
Sélection à l’université: découvrez si votre master est sélectif
Par Paul de Coustin. Un décret à paraître liste les formations universitaires qui pourront sélectionner leurs étudiants entre la première et la seconde année de master. Une « réflexion » est lancée sur ce cycle universitaire. Suite...
Université : le ministère écarte une nouvelle fois toute sélection en licence
Par Marine Miller. A peine publié et aussitôt enterré, le rapport de l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche sur « l’affectation en première année de licence dans les formations à capacités d’accueil limitées » (droit, psychologie, sciences et techniques des activités physiques et sportives [Staps], et première année commune aux études de santé [Paces]), aura fait long feu. Rendu public le 22 avril, ce rapport a immédiatement appelé une réaction du ministère qui a classé sans suite les propositions « politiques » de son inspection. Voir l'article...
La polémique se poursuit sur la sélection en master
Par Adrien de Tricornot. Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), dont l’avis est consultatif, a montré un véritable embarras sur le projet de décret sur la sélection en master dont il était saisi, lundi 18 avril. Le texte, qui vise à « régulariser » la sélection entre la première et la deuxième année de master (dites M1 et M2), a reçu seulement 19 votes favorables contre 27 contre, et… 29 abstentions. Voir l'article...
Why the new SAT is a reminder to improve the teaching of writing
By . The SAT, the test that many schools require to check for college readiness, has recently gone through a makeover. Perhaps the most significant change is to the writing portion of the SAT, which presents students with new and more complex reading and and writing challenges. More...
Communiqué sur la sélection à l’entrée des Masters 2
Saisi du projet de décret sur l’accès des étudiants en master 2, visant à « régulariser » la sélection entre la première et la deuxième année de master (dites M1 et M2), et prévoyant une liste de M2 habilités à sélectionner, le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) a rejeté ce texte le 18 avril 2016 (19 voix pour 27 contre, 29 abstentions dont celles des représentants de notre association).
La position de notre association a été exprimée publiquement par nos élus.
QSF s’est alarmé du climat d’improvisation et d’autorité centralisatrice dans lequel a été gérée la question des masters, que le gouvernement était appelé à régler dans l’urgence, suite à l’avis contentieux du Conseil d’État déclarant illégale la pratique très répandue de la sélection à l’entrée du M2. Voir l'article...
La sélection en master 2 fait encore grincer des dents
Par Thibaut Cojean, Orientations. Les tensions restent vives entre universités et gouvernement. En cause, les sélections en master 2, que le ministère veut limiter à entre 30 et 40 % des diplômes. Cinq présidents d’universités montent au créneau et menacent de fermer des masters. Voir l'article...
Découvrez la liste des masters 2 autorisés à sélectionner
Par Thibaut Cojean, Orientations. Le nombre de masters 2 autorisés à sélectionner leurs étudiants à la rentrée 2016 sera de 1 304. Trop pour l’Unef, pas assez pour la CPU. Rien n’est figé, puisqu’une concertation de quatre mois autour du cycle master commencera la semaine prochaine. Voir l'article...
L'affectation en première année de licence dans les formations à capacité d'accueil limitée - Etat des lieux et propositions
La mission d’inspection générale a étudié les moyens permettant de réduire le nombre de premiers vœux non satisfaits à l’issue de la procédure d’affectation, A.P.B., notamment dans les formations à capacité d’accueil limitée. Le premier volet du rapport est consacré à l’examen du cadre réglementaire de la procédure d’affectation et comprend un état des lieux des formations les plus en tension en 2014 et 2015. Le second volet analyse les différents leviers qui pourraient permettre de réduire le nombre de formations et de candidats concernés par le tirage au sort. L'affectation en 1e année licence dans les formations capacité d'accueil limitée.
2.3.5. Envisager une alternative au libre accès à l’université
La question se pose dès lors de savoir s’il ne faut pas aller plus loin et modifier profondément les règles qui encadrent aujourd’hui l’accès à l’université. C’est le choix qu’ont fait les auteurs du rapport sur la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES). Constatant que « le système actuel est préjudiciable à tous » et qu’il « génère de la souffrance pour [l]es jeunes qui se retrouvent en échec à l’université », ils proposent une solution à la fois simple et équitable, qui apparaît comme un point d’équilibre entre la sélection, jugée encore aujourd’hui contraire aux valeurs et aux missions de l’université, et l’égalité d’accès, qui se traduit dans bien des cas par une sélection différée, plus redoutable encore pour les étudiants les plus fragiles. Il s’agit en effet de « passer d’un droit formel et aveugle à un droit réel et éclairé pour améliorer la réussite des étudiants », en mettant fin au principe de l’accès de droit à l’université pour les candidats issus des voies technologique et professionnelle. Ces derniers verraient leur demande examinée par un conseil d’orientation associant les représentants des différentes filières publiques de l’enseignement supérieur et recevraient, en cas d’avis défavorable, une autre proposition d’affectation, mieux adaptée à leur profil :
- « Il est (…) nécessaire de faire évoluer le dispositif d’orientation, en posant un principe simple : tout bachelier doit avoir accès à une filière de l’enseignement supérieur adaptée à son cursus scolaire et à son ambition (..). Pour les bacheliers, ce droit d’accès ne sera pas automatique, il s’inscrira dans un processus d’orientation et d’examen de leurs capacités de réussite dans chacune des filières souhaitées (…). Pour les filières générales de l’université, l’accès doit être de droit pour les bacheliers des séries générales. Pour les autres, c’est sur la base d’un examen du dossier du candidat qu’un avis favorable, favorable sous condition ou bien défavorable sera donné. Dans tous les cas, une poursuite d’études adaptée sera proposée sous la responsabilité du recteur. L’avis favorable doit permettre l’accès direct dans la filière souhaitée. L’avis favorable sous condition doit ouvrir sur un parcours adapté (modules supplémentaires de préparation à l’enseignement supérieur lors de l’année de terminale, parcours étalé avec renforcement lors de prérequis insuffisants…). Dans le cas d’un avis défavorable, le conseil d’orientation précédemment évoqué examinera le dossier pour formuler la proposition d’orientation la plus adaptée au profil du candidat ».
La mission souscrit pleinement à cette proposition, qui vise à mettre fin à l’échec massif à l’université des bacheliers professionnels et, dans une moindre mesure, technologiques, en leur proposant des solutions alternatives de poursuite d’études. Les bacheliers professionnels sont en effet « moins de 5 % à réussir dans les parcours universitaires. Ils ont parfois une réelle volonté d’intégrer des formations académiques – ce qui pose alors la question des acquis dont ils ont besoin pour y réussir –, mais c’est aussi faute de trouver une formation supérieure adaptée ou d’espoir d’une bonne insertion professionnelle qu’ils choisissent de s’inscrire dans des filières universitaires. Les échecs qu’ils subissent alors ne font qu’accroître leur désarroi »65. La situation des bacheliers technologiques apparaît plus contrastée. Leurs chances de réussite à l’université, bien que réduites, varient sensiblement selon les filières et les établissements. Il convient par ailleurs de prendre en compte les réformes des différentes séries de la voie technologique, dont les plus récentes datent de 2012 et qui n’ont pas encore produit tous leurs effets. Or, le point commun de ces réformes est précisément de développer la part des enseignements généraux, afin de renforcer l’attractivité de ces filières mais aussi de faciliter la poursuite d’études des bacheliers qui en sont issus. Ce dernier objectif, dont il reste à vérifier s’il a été atteint, apparaît contradictoire avec une proposition visant à limiter leur accès à l’université, ou du moins à le subordonner à l’obtention d’un avis favorable. On pourrait envisager, dès lors, qu’ils soient dispensés de solliciter cet avis sur proposition du conseil de classe de terminale – lequel serait amené à se prononcer en première instance, au regard des résultats, de la motivation et du potentiel de l’élève, sur une demande de poursuite d’études dans une filière universitaire autre que le DUT.
Ce dispositif, toutefois, ne ferait pas disparaître à lui seul le tirage au sort, dans la mesure où le nombre de bacheliers généraux qui demandent en premier voeu les formations en tension excède fréquemment les capacités d’accueil de ces dernières et où les autres bacheliers, en particulier professionnels, les classent rarement en premier voeu. Ainsi, à Nantes et à Bordeaux, où 143 et 231 premiers voeux de candidats de terminale du secteur n’ont pas été satisfaits en L1 STAPS en 2015, le nombre de propositions faites à des bacheliers professionnels s’établit respectivement à 15 et à 18, et à 47 et 62 pour les bacheliers technologiques. À Lille 2, en revanche, où seulement 39 candidats ayant demandé STAPS en premier voeu n’ont pas été admis dans le parcours général, le tirage au sort a bénéficié à 26 bacheliers professionnels et 58 bacheliers technologiques. À Paris-sud, 70 premiers voeux ont été écartés (27 hors candidats n’ayant pas fait six voeux) et 53 bacheliers professionnels et technologiques admis. La situation dépend, on le voit, des établissements.
Il conviendrait ainsi de conjuguer l’accès sous condition des bacheliers professionnels et technologiques et la limitation du nombre d’étudiants autorisés à redoubler pour éviter de recourir au tirage au sort et mettre fin à « l’hypocrisie du système actuel ». On passerait ainsi d’une gestion des flux, égalitaire mais inéquitable, à un accompagnement personnalisé destiné à permettre aux futurs étudiants de trouver la solution de poursuite d’étude la mieux adaptée à leur projet, mais aussi à leur profil et à leur parcours antérieur.
