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Formation Continue du Supérieur
31 octobre 2012

Remise à Geneviève Fioraso du rapport de la mission Peylet sur l'opération Campus

Remise du rapport de la mission Peylet à Geneviève FiorasoRoland Peylet, Conseiller d'Etat, a remis à Geneviève Fioraso le rapport d'évaluation des partenariats public-privé des projets immobiliers de l'opération Campus, réalisé par la mission qu'il préside. Pour produire ses conclusions, la mission, installée le 19 juillet dernier par la ministre, a visité les 19 sites concernés et rencontré les différents acteurs. Télécharger le Rapport Peylet.
Ce lundi 29 octobre, lors d'une conférence de presse au Ministère, Roland Peylet, Conseiller d'Etat, Président de la Mission d'évaluation des projets de partenariats public-privé (P.P.P.) universitaires, a remis son rapport à Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Un blocage des opérations campus

"Cinq après son annonce, plus de quatre ans après la désignation des 13 sites du plan Campus, aucune pierre n'a été posée, aucun permis de construire déposé et une seule convention de partenariat public-privé a été signée le 20 juillet dernier, alors même que 13 000 logements étudiants sont prévus dans l'ensemble des opérations, dans une situation globale de pénurie préjudiciable à la réussite en licence".
Ce constat de blocage avait été anticipé par François Hollande qui demandait, dans ses propositions, "d'accélérer la réalisation des plans Campus". Deux motifs de blocage avaient été identifiés:
- la complexité des procédures de P.P.P. dans ce cadre, dispositif imposé de façon systématique par le précédent gouvernement ;
- la mise à l'écart des collectivités territoriales des instances de gouvernance et de décision des plans Campus, alors même qu'elles co-financent à plus de 1 milliard d'euros les opérations prévues.
Une mission opérationnelle menée par Roland Peylet
L'approche voulue par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (M.E.S.R.) est pragmatique et opérationnelle. La mission que préside Roland Peylet, Conseiller d'état et bénéficiant d'une expérience confirmée dans le milieu concerné, est composée de 18 experts venant d'horizons divers, choisis pour leur connaissance du milieu universitaire et de la recherche et leur expérience d'aménageur: universitaires, anciens recteurs, aménageurs, urbanistes, architectes, inspecteurs de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche.
Comme le précise Roland Peylet, "Cette mission a eu pour souci d'accompagner les projets et de réunir les informations utiles en vue de faire des propositions et recommandations à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Plus qu'un audit classique, les visites sur site avaient pour objet de bien prendre en compte les difficultés rencontrées localement, de faire remonter les préoccupations et les problèmes rencontrés de façon récurrente par les acteurs de terrain et de dégager des solutions partagées".
Un diagnostic précis, site par site

Pour identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions rapides et partagées, les experts ont mené une mission de terrain, en se répartissant 19 sites, avec une méthode efficace : "rassembler tous les acteurs du plan Campus autour de la même table et mener en parallèle des auditions individuelles", selon les experts.
Au total, plus de 500 personnes ont été ainsi rencontrées par les 18 experts.
Au-delà des difficultés liées aux partenariats public-privé, la mission a également pointé : les périmètres insuffisamment déterminés au moment du lancement des projets, la faiblesse des fonctions immobilières, un manque d'accompagnement des porteurs de projets malgré les efforts déployés, l'association insuffisante des collectivités territoriales aux processus décisionnels et à la gouvernance.
La ministre salue "le travail original, rapide mené par cette mission" et se félicite des "préconisations concrètes, qui ont permis, en s'appuyant sur une méthode pragmatique, associant l'ensemble des partenaires et acteurs concernés, au premier rang desquels les collectivités territoriales, de renouer le dialogue, de sécuriser, redynamiser et accélérer les projets immobiliers prévus dans les plans campus. Dans un contexte économique contraint et d'augmentation des demandeurs d'emploi, nous avons plus que jamais besoin d'investir dans l'élévation du niveau de qualification, la recherche, l'innovation, en renforçant l'attractivité et le maillage de nos campus. C'est le sens des préconisations présentées aujourd'hui, qui privilégient l'adaptation des dispositifs aux spécificités des territoires, accélérant ainsi la réalisation des projets d'aménagement".
Cette mission a permis d'ores et déjà de prendre plusieurs décisions qui vont accélérer les projets, comme ceux de Nantes, Lorraine, Condorcet, Strasbourg, ou encore Bordeaux qui devrait être signé le 12 novembre, en s'appuyant notamment sur le décret signé par la ministre le 12 octobre dernier, permettant aux établissements d'enseignement supérieur de délivrer à des tiers des droits réels sur les biens immobiliers mis à leur disposition par l'Etat.
Enfin, la ministre souligne que "ce rapport s'inscrit dans une réflexion globale visant à faire des campus français des lieux de vie ouverts sur le territoire, des campus durables et numériques."
Elle a annoncé qu'à partir des préconisations de ce rapport, un travail s'est désormais engagé avec la Caisse des Dépôts et Consignations, dont elle a rencontré le nouveau directeur général Jean-Pierre Jouyet, les établissements universitaires et scientifiques et les collectivités territoriales, en coordination avec Bercy. Télécharger le Rapport Peylet.
V. LES PREMIERS RESULTATS DE LA MISSION ET SES RECOMMANDATIONS POUR L'AVENIR
A. LES PREMIERS RESULTATS DES MISSIONS SUR PLACE

Quand la mission a identifié des points de blocage, notamment liés aux procédures et à des initiatives insuffisantes de l’État, elle a eu le souci de préparer des arbitrages en vue de poursuivre voire de réorienter les projets.
Son intervention a permis aussi aux acteurs sur place de retrouver, quand cela était nécessaire, le chemin de la concertation (comme en Ile-de-France) voire de la prise de décision (comme en Lorraine) pour débloquer un projet.
Sur une dizaine de sites, elle a proposé des réorientations de montages notamment en MOP pour une partie des opérations. Elle a donné un avis favorable à des montages innovants pour deux sites. Enfin, ses recommandations ont été dictées par le souci de ne pas remettre en cause la modalité du contrat de partenariat quand l’opération était exemplaire d’un projet ayant fait l’objet d’arbitrages difficiles ou lorsque cette remise en question de la procédure aurait pu être interprétée comme une remise en cause du projet lui-même.
B. LES PRINCIPALES RECOMMANDATIONS
En matière de gouvernance

Réaffirmer la responsabilité de l’État au niveau déconcentré (recteur et préfet) en matière de stratégie immobilière universitaire.
Hiérarchiser les projets selon les besoins; il appartient à l’État en concertation avec les universités et les collectivités territoriales de déterminer, site par site, les besoins prioritaires.
Mutualiser les crédits sur les besoins urgents et les projets les plus mûrs; lorsque des projets apparaissent comme ne pouvant être mis en oeuvre rapidement, il est proposé de mutualiser les crédits disponibles sur les projets les plus avancés.
Sur les contrats de partenariat

Utiliser le contrat de partenariat, dans le respect des conditions limitatives posées par la législation, seulement en cas de nécessité avérée, les modalités classiques étant en principe la règle, cela n'excluant pas la recherche d'alternatives à titre expérimental.
Mettre en place une évaluation régulière de l’exécution des conditions de garanties en matière d’entretien et de maintenance des bâtiments universitaires réalisés en contrat de partenariat.
Mieux évaluer la soutenabilité financière et les engagements à long terme; le financement des projets doit tenir compte de l’ensemble des dépenses en résultant pour les universités et notamment de celles qui resteront à leur charge (part de la redevance ou « loyer ») tout au long des contrats de
partenariat.
Responsabiliser les universités sur les coûts induits par les nouvelles opérations (en
conditionnant par exemple les financements sur intérêts intermédiaires à des engagements en matière
de budgétisation des charges de maintenance).
Sur la politique immobilière universitaire dans sa globalité

Développer les outils de suivi au niveau central et dans les universités afin d’avoir une connaissance précise des surfaces, des coûts, et des charges de GER et de maintenance.
Partager le savoir, les bonnes pratiques et les compétences acquises dans le domaine de l’élaboration des projets complexes (en contrat de partenariat, en modèle innovant) dans le domaine de la construction et de l’exploitation des bâtiments.
Généraliser la réflexion préalable relative au bon usage des équipements à construire ou à rénover à toutes les opérations immobilières quelle que soit la modalité de réalisation.
Développer une capacité en ingénierie au service de tous les établissements; il s’agit de donner aux PRES et aux universités les moyens techniques pour développer leurs stratégies immobilières (études préalables, construction de bâtiments ou gestion immobilière…). Si besoin est, établir une véritable cartographie des besoins et projets universitaires sur les sites, notamment dans l’hypothèse d’une dispersion des lieux et dune intrication des projets.
Sur le volet « Vie étudiante »

Formaliser et valider rapidement une programmation d’opérations de la vie étudiante pour en permettre le lancement dès 2013.
Établir quand cela est nécessaire des schémas directeurs des services de la vie étudiante afin de prendre des décisions tenant compte des besoins les plus urgents.
Υποβολή της έκθεσης της αποστολής να Geneviève Peylet Fioraso Roland Peylet, Σύμβουλος Επικρατείας, έδωσε Genevieve Fioraso την έκθεση αξιολόγησης του δημόσιου και του ιδιωτικού σχέδια αξιοποίησης ακινήτων του Campus, που πραγματοποιούνται από την αποστολή που ο ίδιος προεδρεύει. Για την παραγωγή πορίσματά της, η αποστολή, που έχει εγκατασταθεί στις 19 Ιουλίου από τον Υπουργό, επισκέφθηκε τις 19 περιοχές που εμπλέκονται και συναντήθηκε με διάφορους φορείς. Κατεβάστε Peylet έκθεση.
Αυτή η Δευτέρα, 29η Οκτωβρίου, σε συνέντευξη Τύπου στο Υπουργείο, Roland Peylet, Σύμβουλος Επικρατείας, Πρόεδρος της αποστολής αξιολόγησης έργα δημόσιου και ιδιωτικού τομέα (ΣΔΙΤ) πανεπιστήμιο υπέβαλε την έκθεσή της για την Geneviève Fioraso, Υπουργός Τριτοβάθμιας Εκπαίδευσης και Έρευνας
. Περισσότερα...
25 septembre 2012

Le campus dans la vie

http://ut.sarlpcc.com/blog/themes/noviny/img/top-bg.pngAu sommaire du numéro 88 d'Universités & Territoires: "Le Campus dans la vie". Entretien exclusif avec Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
Geneviève Fioraso est depuis le 16 mai 2012 Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a été de 2008 à 2012 adjointe chargée de l’université, de la recherche, de l’économie et des relations internationales de la ville de Grenoble. Entretien exclusif de rentrée.
C’est votre première rentrée comme Ministre et vous avez choisi d’initier des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche. Vous avez annoncé que les régions seraient co-organisatrices, quelle est la place pour les villes et leurs agglomérations? D’un point de vue général, comment souhaitez-vous associer les acteurs des territoires?

Ces Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche se veulent un lieu de débats, de dialogue, ouvert sur la société. L’enjeu est de replacer l’enseignement supérieur et la recherche au coeur des grands enjeux de société, des enjeux économiques et culturels de notre pays, dans une perspective mondiale. Après une phase de consultation, nous avons souhaité une organisation en deux temps: d’abord au niveau territorial puis national, en associant tous les acteurs scientifiques, universitaires, mais aussi socio-économiques, étudiants, et citoyens. Le rôle des territoires est très important. Ils doivent être des acteurs du changement car ils sont au plus près des préoccupations des citoyens. Les Régions organisent les Assises à parité avec l’État, mais toutes les collectivités y seront associées à commencer par les métropoles, et les intercommunalités, très présentes dans les projets universitaires et de recherche. D’un point de vue plus général, je souhaite remettre les territoires au coeur des projets de l’enseignement supérieur et de la recherche en concertation étroite avec les acteurs locaux, à la différence de mes prédécesseurs.
J’ai d’ailleurs rencontré les associations d’élus pour organiser les modalités de ce partenariat.
Le Président de la république a précisé que 50% d’une classe d’âge devaient être diplômés de l’Enseignement Supérieur. Vos récentes interventions démontrent que vous souhaitez insuffler un nouveau souffle à la démocratisation de l’enseignement supérieur afin de corriger les inégalités. Quel bilan tirez-vous du Plan licence? Comment pensez-vous recueillir l’adhésion des enseignants aux changements pédagogiques nécessaires? Finalement, qu’est ce qui «coince» dans notre pays?

La démocratisation de l’enseignement supérieur est une exigence absolue. Elle n’est pas commandée seulement par un sentiment de justice sociale, c’est le redressement du pays qui l’exige, car dans la compétition internationale d’une économie fondée sur l’innovation, c’est la carte que la France doit jouer. Les plans qui se sont succédés, n’ont pas donné satisfaction. Le plan réussite licence, notamment, qui a coûté plus de 700 millions d’euros, n’a donné aucun résultat, malheureusement, faute de mode opératoire. Au contraire, les taux de réussite ont encore baissé. Nous devons remplir l’objectif de 50% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur.
Comment y parvenir?
Par l’innovation pédagogique, certainement. Pour y parvenir, nous nous doterons des outils nécessaires. Des pistes doivent être explorées: la formation pédagogique des jeunes enseignants chercheurs peut être améliorée; on peut imaginer, cela se fait déjà à l’université de Tours, de les décharger d’une partie de leur service, en début de carrière, pour mieux les former. Comment imaginer qu’un jeune maître de conférences n’ait jamais été formé à la pédagogie?
Il faut, ensuite, dans le déroulement des carrières des enseignants chercheurs, valoriser l’implication pédagogique et les innovations pédagogiques: pourquoi les maîtres de conférences ne pourraient-ils pas devenir professeurs au titre de leurs qualités pédagogiques, alors qu’ils ne le deviennent aujourd’hui qu’au seul titre de leurs travaux de recherche?
Démocratiser l’Université, c’est bien entendu réaffirmer que l’Université est une priorité nationale. C’est pourquoi j’ai résisté aux pressions pour augmenter les droits de scolarité. C’est pourquoi les établissements continueront à recevoir des aides publiques importantes. C’est pourquoi nous accompagnerons les Universités en difficulté, pour lesquelles l’autonomie a rimé avec problème de trésorerie, faute d’un suivi sur le terrain, avec une évaluation sous dimensionnée des transferts et même une impasse sur le GVT (glissement vieillesse technicité).
Démocratiser l’Université, c’est favoriser ceux dont les ressources sont les plus faibles: j’ai pris des mesures d’urgence en revalorisant les bourses à hauteur de l’inflation (2%), ce qui représente 35 millions d’euros en dotations nouvelles du MESR en direction des 20% d’étudiants boursiers, en sécurisant le versement du 10ème mois de bourse, soit 160 millions d’euros. Rappelons que le financement du 10ème mois de bourse avait fait l’objet de budgétisation incisive par le précédent gouvernement, et ce, malgré des annonces très médiatisées.
Démocratiser l’Université, c’est aussi continuer d’améliorer l’Admission Post Bac (APB), en allant plus loin dans l’effort de transparence et de justice, pour qu’il n’y ait pas de passedroit possible dans l’accès au supérieur. Il faudra également rapprocher plus fortement les classes préparatoires de l’Université, pour que personne ne s’interdise a priori des parcours d’excellence, et pour que nous arrivions enfin à diversifier nos élites.
C’est pourquoi je veillerai à ce que les bacs pro aient la place qui leur revient dans les BTS, qui sont trop souvent devenus des aspirateurs à bacs généraux, au détriment des publics visés: j’ai écrit dans ce sens à tous les recteurs, pour que les places encore disponibles, à cette rentrée, soient affectées en priorité à des bacs pros. Je veillerai également à ce que ces filières courtes, très prisées en soi, soient reliées aux formations longues, en multipliant les passerelles. J’ai fait les mêmes interventions auprès des IUT pour les bacs technologiques. En tout, cela concerne 20 000 places dans les STS et IUT.
Depuis quelques années, la concentration universitaire avec le regroupement des universités et les grands appels à projets est à l’ordre du jour. Quel est l’avenir des plus petits pôles universitaires que l’on retrouve dans les villes moyennes? Quel est leur rôle pour la démocratisation?

Il y a deux manières de se regrouper: soit sur un même site, quand il comporte plusieurs établissements différents, soit en réseau, entre plusieurs sites: pour les universités des villes moyennes, la solution est dans les coopérations en réseau. Par ailleurs, pour bien des pôles universitaires de villes moyennes, la question se pose différemment et sans rapport direct avec les grands regroupements: ce sont des sites distants des universités métropolitaines, leur existence dépend de la capacité financière de ces dernières, et du soutien des collectivités locales. D’un autre point de vue, la pérennité de ces « petits et moyens » pôles universitaires dépend également de deux facteurs complémentaires, qui assureront leur avenir: premièrement, une spécialisation thématique, qui rendra le pôle attractif largement au-delà de la région d’implantation, et qui permettra de mettre des moyens dans une recherche bien identifiée, et deuxièmement, de forts échanges avec le milieu économique et social du territoire. Sous ces deux conditions, on voit de petits centres universitaires croître et rayonner et pour longtemps. Et il est évident que la proximité, du moins pour le cycle licence, favorise la poursuite des études supérieures dans le sens de la démocratisation.
L’insertion des jeunes diplômés est l’une des principales missions de l’enseignement supérieur. Est-elle pour autant devenue une priorité des universités? La crise économique, l’enkystement du marché de l’emploi sont au rendez-vous et nécessitent la mobilisation de tous les acteurs et parties prenantes. Comment les collectivités et les entreprises peuventelles s’inscrire dans ce chantier?

C’est une absolue nécessité de généraliser la sensibilité à l’innovation, d’en faire un élément constitutif de la nouvelle culture de nos jeunes diplômés, à l’instar du numérique, de l’anglais ou de la mobilité internationale.
Il ne s’agit évidemment pas de former des spécialistes du monde de l’entreprise, mais de transmettre des éléments de culture qui favoriseront la porosité entre deux mondes trop hétérogènes. C’est aussi une formidable occasion d’éprouver de nouvelles méthodes pédagogiques, centrées sur des « projets », des « cas concrets, des « résolutions de problèmes », bref des méthodes qui développent l’esprit d’entreprise, le travail en équipe, la responsabilité et la dynamique collective. Nous sommes déterminés à lancer une nouvelle dynamique sur ce sujet. Il faut se souvenir que l’invention de ce principe de la diffusion des cultures entrepreneuriales, comme sa première mise en oeuvre, ont été initiées par le gouvernement de Lionel Jospin, avec les « Maisons de l’Entrepreneuriat ». Il s’agissait d’une première initiative, dans un cadre encore largement expérimental. Le précédent gouvernement a souhaité généraliser ce dispositif, avec les PEE (Pôles d’Entrepreneuriat Étudiant), installés à la suite d’un appel d’offres interministériel dans les PRES.
Je souhaite à cette occasion rendre hommage au travail de Jean-Louis Boissin, qui coordonne les travaux de la mission interministérielle sur le « Plan d’Actions entrepreneuriat étudiants ». Les objectifs des PEE ont repris ceux des Maisons de l’entrepreneuriat. Les moyens déployés demeurent cependant largement inférieurs aux besoins. Il me semble indispensable de faire un bilan de la situation actuelle pour savoir où en est la mise en place de ces pôles et convenir d’une évolution éventuelle.
Il faut aussi prendre conscience des atouts de l’e-formation: le numérique sera un vecteur de la conquête du champ de la formation professionnelle et continue par les universités françaises.
Toujours sur la vie étudiante. Le logement est un sujet sur lesquels vous avez déjà fait différentes annonces en particulier avec 40 000 logements d’ici 5 ans. Résidences CROUS, logement social hors CROUS, résidences privées, logements dans le diffus, logements en HLM... Le logement étudiant ne se réduit pas à une seule forme. Comment envisagez-vous de mobiliser les acteurs sur ce sujet?

Le budget logement est un des premiers postes de dépenses pour les étudiants, notamment en région parisienne et dans les grandes métropoles, où le coût du logement dépasse parfois 50% de leurs ressources mensuelles.
Le plan Anciaux, qui prévoyait la construction de 40 000 logements neufs en 8 ans, soit 5 000 par an, est loin d’avoir atteint ses objectifs puisque le parc des CROUS n’a cru que de 22 600 logements dans la période prévue (soit moins de 3 000 logements par an) et seules 25 000 réhabilitations ont été effectuées sur les 56 000 annoncées. Pour le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche il s’agit non seulement de rattraper le retard mais aussi d’impulser une ambition nouvelle. Une mesure d’urgence a été prise avant l’été, pour bloquer la hausse des loyers. Aujourd’hui, le projet de loi sur le logement social en cours de délibération au Parlement, est une première étape essentielle pour réaliser l’objectif ambitieux fixé par le Président de la République: construire en moyenne 8 000 nouveaux logements étudiants par an, soit 40 000 sur le quinquennat. C’est cette ambition qui nous mobilise tous. La mise à disposition de terrains par l’État, décidée par le gouvernement pour la construction de logement social, ainsi que le financement par la doublement du livret A de 150 000 logements sociaux par an, avec un fléchage sur au moins six mille logements notamment étudiant, représentent un levier précieux.
Les Villes ont envie d’un habitat étudiant intégré dans le tissu urbain et pas seulement dans des grandes résidences universitaires souvent endogames, où les étudiants s’intègrent rarement à la Cité... Le logement social étudiant peut se réaliser avec des opérateurs multiples, y compris avec des SA HLM, des offices publics ou des associations. Certaines réponses innovantes comme les colocations étudiantes solidaires (Kaps) ont d’ailleurs vue le jour dans votre ville. Quels rôles peuvent jouer les Villes pour contribuer à régler ce problème?

Le premier problème du logement étudiant, c’est évidemment sa pénurie et son manque d’accessibilité, notamment dans les zones où le rapport entre l’offre et la demande est défavorable: rareté des logements, et par conséquent, loyers élevés.
Évidemment, la priorité, c’est de construire de nouveaux logements étudiants. Mais, à la différence de ce qui a pu se faire auparavant, je ne veux pas d’une logique purement arithmétique. Cela ne suffit pas de faire du chiffre, d’accumuler des logements en aveugle, sans vision territoriale, sans concertation avec les territoires. Il faut réfléchir à l’implantation des ces logements, selon la situation des campus, les enjeux d’aménagement locaux.
Nous comptons travailler étroitement avec les Villes et les Communautés d’agglomérations pour utiliser tous les leviers permettant d’augmenter l’offre, quels que soient les opérateurs, à la seule condition que les prix pratiqués soient accessibles aux étudiants et préservent leur pouvoir d’achat. De même que je défends l’idée de campus insérés dans les territoires et ouvert sur leur environnement urbain, je voudrais qu’il y ait de la mixité. Les logements sociaux doivent rassembler des étudiants sans les couper des apprentis ou des jeunes actifs.. Je souhaite que nous puissions avoir des campus intégrés aux villes, dans la vie, avec des équipements mutualisés.
Quelles réponses envisagez-vous de donner à l’appel d’Alain Rousset qui au nom de l’ARF plaide pour que la compétence logement soit affectée aux régions?

Je salue le volontarisme d’Alain Rousset en matière de logement mais également sur d’autres questions relatives à l’immobilier universitaire en général. Tous les présidents de régions ne partageant pas ce volontarisme.
Comme je viens de le dire, la réponse à la crise du logement étudiant et à la nécessité de repenser la place de l’université et de l’étudiant dans la cité doit être élaborée avec toutes les collectivités territoriales. C’est une réflexion collective que nous devons mener, notamment dans la perspective de l’Acte III de la décentralisation. J’incite également tous les acteurs concernés à contribuer dans les Assises car tous ces éléments dessinent une nouvelle université.
Nous verrons ensuite comment répartir les compétences de la manière la plus efficace possible entre l’État et les collectivités: sur des sujets comme le logement étudiant, le patrimoine des universités, on peut imaginer des prises de compétences sur la base du volontariat. Les régions, comme les métropoles sont concernées par ces deux sujets.
Comment envisagez-vous de faciliter la reconnaissance de l’engagement étudiant en particulier dans la dynamique que ce dernier peut avoir dans la relation entre Universités et Territoires?

Environ 40% des étudiants déclarent une pratique associative, pour moitié sportive, mais également culturelle, solidaire, civique… La vie associative contribue à l’animation des établissements, au développement local, à l’acquisition de compétences pour les participants. La prise de responsabilité directe par les étudiants dans les associations, les maisons ou lieux de vie pour les étudiants sont en soi, un élément important de leur formation, que l’on pourrait imaginer, pourquoi pas, de valoriser dans leur cursus universitaire.
L’intensité de la vie associative est sensible aux messages institutionnels, qui les valorisent ou au contraire les freinent, c’est pourquoi j’entends encourager autant que possible cet aspect trop négligé de la vie étudiante.
Vous aviez participé en décembre dernier à un Colloque de l’AVUF sur l’Europe des universités et le rôle des Villes. Comment imaginez vous l’Université de demain? Certaines pratiques européennes vous inspirent ou vous séduisent plus particulièrement? Entre le campus et la ville, vers quel modèle voulez-vous aller ou inventer?

Les campus français ont rarement été conçus comme des lieux de vie. Le panel des services proposés y est faible. La vie collective souvent modeste. Le bien-être des étudiants en est minoré, surtout pour ceux qui disposent de ressources insuffisantes, ou peinent à trouver des repères dans leur parcours académique. Ces enjeux sont décisifs. Le rayonnement des établissements comme leur efficacité tient pour partie à l’attention qu’on leur porte. Pour attirer les meilleurs et pour permettre la réussite du plus grand nombre, il s’agit de renforcer les politiques sur ces sujets.
Dans de nombreux pays, l’université est une ressource importante de l’action culturelle, pour la création comme la diffusion et la médiation. En France l’université, la recherche doivent retrouver leur place au coeur du développement du pays, des régions, des villes. C’est la notion de « vie de campus » ou de « campus dans la vie » que je souhaite encourager dans les territoires.

Télécharger numéro 88 d'Universités & Territoires.
A l'heure ou les propositions sur l'avenir de notre enseignement supérieur prennent leurs sources aux quatre coins de notre territoire avec les assises souhaitées par la nouvelle Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, une refonte de notre newslette en une véritable revue s'imposait. "Universités & Territoires" entame sa 9ème année de publication avec toujours cette conviction que nous défendons: les rencontres du savoir universel et de l'initiative locale sont porteurs de richesse et d'innovation pour nos sociétés. Voici donc cette nouvelle formule, plus riche, plus dense, plus ouverte que nous espérons pouvoir encore améliorer au gré de vos remarques.

http://ut.sarlpcc.com/blog/themes/noviny/img/top-bg.pngIn the number 88 for Universities & Territories: "The Campus in life." Exclusive Interview with Geneviève Fioraso, Minister of Higher Education and Research.
Genevieve is Fioraso since May 16, 2012 Minister of Higher Education and Research.
It was from 2008 to 2012 Deputy for university research, economy and international relations of the city of Grenoble. Exclusive Interview reentry. More...

20 septembre 2012

Le campus Sophi@Tech - un nouveau pôle universitaire dédié aux technologies de l’information et de la communication

http://www.nice-premium.com/local/cache-gd2/db7e8c2cc14c3f814809ded29a68aefe.jpgLe Campus Sophia Tech va permettre de rassembler sur un même site l’ensemble des acteurs académiques : l’Université Nice Sophia Antipolis, Eurecom, l’Inria, l’École des Mines, le CNRS et l’Inra. 2 500 étudiants feront leur rentrée, pour un effectif total de 3 500 personnes.
Un campus emblématique d’une nouvelle dynamique créative
Ce campus a vocation à développer les synergies entre les acteurs et les croisements étudiants, enseignants, chercheurs, clubs d’entreprises et créateurs d’entreprises, renforcer les pôles de compétitivité, permettre l’installation de plates-formes favorisant la création d’entreprises, et démultiplier les possibilités de production scientifique et d’innovations qui contribuent à l’attractivité et au rayonnement du territoire des Alpes-Maritimes.
Cette opération d’un montant global de 73,3 millions d’euros est financée par le Conseil général à hauteur de 34 millions d’euros, l’État à hauteur de 17,2 millions d’euros, la Région à hauteur de 17 millions d’euros et la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis pour 5 millions d’euros.
En savoir plus:
http://sophiatech.eu/.
Enseignement

Fondé sur l’excellence de ses thématiques de recherche et nourri par ses interactions issues du transfert, le pôle a la capacité de maîtriser au plus haut niveau les méthodes du travail universitaire afin de construire et d’harmoniser des formations pour le développement de cursus internationaux basés sur l’innovation pédagogique au niveau master, ingénieur et doctorat, autour d’une approche multidisciplinaire et en relation avec les meilleures structures de formation au niveau international. Les acteurs du site se positionnent dans la logique de la déclaration de Lisbonne et la construction de l’économie de la connaissance la plus compétitive à l’échelle mondiale. Les formations offertes sur le campus ont vocation à accueillir des participants et des intervenants au meilleur niveau international en raison de leurs innovations tant sur le volet multidisciplinaire, que sur l’originalité des approches développées et des méthodes pédagogiques.

http://www.nice-premium.com/local/cache-gd2/db7e8c2cc14c3f814809ded29a68aefe.jpg Sophia Tech Campus permetterà di raccogliere nello stesso luogo tutti gli attori universitari: l'Università di Nizza Sophia Antipolis, Eurecom, INRIA, École des Mines, CNRS e INRA. 2500 studenti faranno il loro ritorno, per un totale di 3500 persone.
Campus emblematico di una nuova dinamica creativa
Questo campus mira a sviluppare sinergie tra gli attori e gli studenti crossover, insegnanti, ricercatori, imprese e imprenditori locali, gruppi di costruzione, permettendo l'installazione di piattaforme per promuovere l'imprenditorialità e aumentare le possibilità di produzione scientifica e le innovazioni che contribuiscono al fascino e il prestigio del territorio delle Alpi Marittime.
Questa operazione per un totale di 73,3 milioni di euro è finanziato dal Consiglio Generale per la somma di 34 milioni di euro, lo Stato pari a € 17,2 milioni, la regione a 17 milioni di euro e la Comunità di agglomerazione Sophia Antipolis per 5 milioni di euro. Più...

5 août 2012

Le Campus ENVAM - ENvironnement et AMénagement

http://www.formasup.fr/sites/all/themes/formasup/images/formasup_logo.gifLe Campus ENVAM
Avec plus de 60 modules disponibles, le campus numérique ENVAM dispose de la meilleure offre de formation à distance dédiée aux professionnels de l'environnement et de l'aménagement du territoire. De niveau licence ou master, les modules ENVAM sont intégralement dispensés sur Internet.
Le campus numérique ENVAM rassemble 9 établissements de l'enseignement supérieur francophone.
C'est un projet porté par l'Université de Rennes 1.
ENVAM propose une offre de formation numérique, directement issue des travaux de recherche de neuf établissements internationaux de l'enseignement supérieur. Intégralement dispensées en e-learning, sur Internet, les formations ENVAM s'adaptent en souplesse aux contraintes des professionnels.
Grâce à l'appui d'experts issus de grands groupes mondiaux, de collectivités territoriales ou d'associations spécialisées, ENVAM se situe au plus près des attentes du marché.
Labellisé par le Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, le campus numérique ENVAM est habilité à délivrer un diplôme inter-universitaire (DIU) reconnu par les établissements français du consortium.
http://www.formasup.fr/userfiles/image/envam2012.gifSe renseigner et s'inscrire
Université de Rennes 1, Service Formation Continue, 4, rue Kléber 35000 Rennes, Tél: 02 23 23 39 50, Fax: 02 99 63 30 33, contact-rennes1@envam.org. http://www.envam.org/.
Nous avons rencontré Ronan Le Cornec, chef de projet, et Eliane André, conseillère en formation continue du campus numérique ENVAM, à l'Université de Rennes 1, lundi 11 juin 2012. Durée de la vidéo : 05:15. Voir la vidéo.
http://www.formasup.fr/sites/all/themes/formasup/images/formasup_logo.gifΠανεπιστημιούπολη EnvAm
Με πάνω από 60 μονάδες που διατίθενται, η ψηφιακή πανεπιστημιούπολη envAm έχει τους καλύτερους επαγγελματίες της εκπαίδευσης εξ αποστάσεως προσφορά αφιερώθηκε σε περιβαλλοντικά και τη χρήση γης. πτυχίο ή ο πλοίαρχος, οι μονάδες είναι πλήρως envAm παρέχονται μέσω του διαδικτύου.

Η ψηφιακή envAm πανεπιστημιούπολη συγκεντρώνει εννέα ιδρύματα της τριτοβάθμιας μάθηση γαλλικά
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28 juillet 2012

Plan Campus et Athéna

Blog Educpros de Pierre Dubois. http://blog.educpros.fr/pierredubois/files/2012/01/duboismanifnovembre-copie.jpgPromenades de l’été. La première phase du Plan Campus de l’université de Strasbourg est achevée. Première opération du Campus vert et ouvert sur la ville: la création du grand parc du Campus de l’Esplanade. La Place d’Athènes: 245 photos de février 2009 à juillet 2012, archives potentielles pour la photothèque de l’université.
“Redéfinissant les circulations et qualifiant les entrées du campus ["les Portes"], le parc permettra non seulement une meilleure lisibilité du site, mais il appellera aussi de nouveaux usages: on y travaillera, s’y déplacera, on y flânera et on s’y rencontrera, à l’image d’un campus de centre ville accueillant et attractif” (plan d’urbanisme et principaux projets de l’opération Campus). Pour se situer : plan général du Campus de l’Esplanade ; plan détaillé: le parc entourera les bâtiments 61 (Le Patio), 60 (Platane), 59 (Pangloss), 58 (Athéna).
Juillet 2012. Album de 45 photos. La transformation de la place d’Athènes est réussie. Voitures sorties de la perspective, mais des places de parking sauvegardées pour le personnel. Pelouses bien tondues. Arbustes et arbres nouvellement plantés. Parterres de fleurs qui donnent une touche coloriée. Athéna se reflétant dans le plan d’eau. L’arrière du bâtiment de la Faculté de Droit (1962) mieux mis en valeur.
Février 2009, janvier 2010, juillet 2010. “La Place d’Athènes mène de l’arrière de la Faculté de droit à l’avenue du Général de Gaulle (station de tramway: Esplanade). Elle est arborée et dotée d’un bassin avec jets d’eau: au centre, trône fièrement la statue d’Athéna. La restructuration devra mettre fin à la circulation et au stationnement des voitures. Celles-ci gâchent la vue sur Athéna et le bassin”. Album de 20 photos.
Juillet 2010. Faculté de Droit: 35 photos des façades, 55 photos de l’intérieur du bâtiiment, 20 photos de la Faculté sous la neige. In Ballades strasbourgeoises. “La Faculté de Droit date de 1962. Ses architectes, R. Hummel, A. Weinstein, M. Burstin, A. Kronenberger”. “Jalon sur l’axe Est-Ouest du campus, la façade principale et son parvis forment un ensemble très théâtral, face à la cathédrale visible à l’horizon. Coursive en attique. Auvent très élégant”.
Avril 2011. Travaux en cours. Album de 30 photos. Vers la faculté de droit et la place d’Athènes, allées Diderot et Capitant.
Juillet 2011.
Réaménagement de la Place d’Athènes. Album de 40 photos. “La statue d’Athéna trône sur les travaux, sur les engins, les pavés et les barrières métalliques. La voiture sera-t-elle totalement exclue de la Place ? Portes d’un Campus vert… sans voitures. L’arrêt de tramway est à vingt mètres”.
Voir aussi L'alliance ATHENA (SHS) dans le rapport Birraux sur les alliances, une nouvelle dynamique pour la recherche, Pour des SHS au coeur de l'enseignement supérieur, ATHENA, l'Alliance des sciences humaines et sociales.

Στείλτε μας τα σχόλιά Blog του Pierre Dubois. http://blog.educpros.fr/pierredubois/files/2012/01/duboismanifnovembre-copie.jpg Περίπατοι στο καλοκαίρι. Η πρώτη φάση του Σχεδίου Πανεπιστημιούπολη του Πανεπιστημίου του Στρασβούργου ολοκληρώθηκε. Πρώτη λειτουργία του πράσινου Πανεπιστημιούπολη και ανοιχτό προς την πόλη: η δημιουργία της Campus του πάρκου της Σπιανάδας. Τόπος της Αθήνας: 245 εικόνες από Φεβρουάριος 2009 - Ιούλιος 2012, δυναμικό αρχεία για τη βιβλιοθήκη του πανεπιστημίου.
"Επαναπροσδιορίζοντας τις κυκλοφορίες και καταχωρίσεις που περιγράφουν πανεπιστημιούπολη [" πύλες "], το πάρκο δεν θα βελτιώσει μόνο την αναγνωσιμότητα της ιστοσελίδας, αλλά επίσης θα καλέσει για νέες χρήσεις: θα εργάζονται εκεί, κινούνται εκεί, και υπάρχει flânera συναντηθούμε εκεί, σαν μια πανεπιστημιούπολη στο κέντρο της πόλης φιλόξενη και ελκυστική "(πολεοδομίας και των μεγάλων έργων της επιχείρησης Πανεπιστημιούπολη).
Για να βρίσκονται: γενικό σχέδιο του Campus του Esplanade? λεπτομερές σχέδιο: το πάρκο γύρω από τα κτίρια 61 (Το Μπαλκόνι), 60 (Sycamore), 59 (Pangloss), 58 (Αθηνά). Περισσότερα...
30 juin 2012

Seeing the forest beyond the branch (campus)

http://enews.ksu.edu.sa/wp-content/uploads/2011/10/UWN.jpgBy Kevin Kinser and Jason E Lane. The past decade has witnessed a surge in colleges and universities operating in more than one country. The international branch campus is an important strategy for some multinational universities, but they have also developed wholly owned subsidiaries, research sites, foreign learning laboratories, study-abroad destinations and outreach offices.
We shouldn’t miss this forest of activity in cross-border higher education by attending only to the trees – or in this case the branches. Over three years ago, we founded the Cross-Border Education Research Team, or C-BERT. Our focus was initially on international branch campuses, because there were few repositories of knowledge about them beyond individual case studies and overviews that lacked empirical grounding.
C-BERT has sought to change that by publishing information that reflects data gathered through surveys and more than 60 site visits across 16 countries. But more broadly, it has led us to consider all of the activities universities undertake that are not exactly branch campuses, but nevertheless involve substantial commitments outside of their home country. We came to realise the forest is more than a bunch of branches.
Defining international branch campuses
In C-BERT’s initial research, our working definition of international branch campuses included four dimensions: ownership, branding, physical presence and academic degree conferral.
Ownership, because we wanted to emphasise the ultimate control of the operation; branding because we wanted to make sure the effort was publicly known through a common name between the home and branch campus; physical presence because online delivery of education is an entirely different activity; and academic awards because this implies the home campus educational purpose can be fulfilled through the branch. All elements had to be present before we would include the initiative in our dataset. In applying this definition, however, it became increasingly clear that institutions were involved in a number of other foreign engagements that weren’t captured by our definition.
We started tracking them informally, but didn’t have a name for them. We also noted that other organisations, such as the Observatory on Borderless Higher Education (OBHE) and the American Council on Education, had included some of these entities in their own lists of international branch campuses even though they didn’t seem to fit their own definitions. A good example of this is the Yale-National University of Singapore partnership to develop a new liberal arts college, and Johns Hopkins University’s partnership with Perdana University in Malaysia that duplicates its graduate medical programme for local students.
Neither of these is a branch campus according to the C-BERT definition, while OBHE grants branch campus status to only the Yale-NUS initiative. But other than where they decided to set up shop, there is little to separate the two efforts. Both are working with in-country partners to establish a unique curriculum based on the home campus’ recognised expertise in the field. Each effort is being led by an academic appointed from the ranks of the home campus. Neither is awarding degrees from the home campus, but both will have their names listed on diplomas to acknowledge the links. The financial and administrative models are similar, as is the support from the host country.
The main difference between the two? Yale uses its name to publicly label the initiative; Johns Hopkins does not.
Whether or not these should be labelled branch campuses is almost beside the point; rather we believe that the focus on international branch campuses has masked the growth of the larger (and, to us, more important) phenomenon of the rise of multinational colleges and universities. International branch campuses are just one aspect of this phenomenon.
Foreign education outposts
So when definitions get in the way, we adjust our approach. We began thinking about ‘foreign education outposts’ as a way to be more inclusive.
Foreign education outposts include a greater variety of cross-border activities. They are physically located in a separate policy and regulatory environment from a parent or founding organisation. They offer programmes or services linked academically and-or administratively to the parent. And the parent has an explicit investment in the foreign education outpost through financial ownership, shared branding or a common name.
An international branch campus is a foreign education outpost, but not all foreign education outposts are international branch campuses.
Examples of foreign education outposts are quite varied.
The American University of Antigua in the Caribbean is a wholly owned subsidiary of Manipal Global Education in India. Through the Studio X programme, Columbia University’s graduate school of architecture, planning and preservation operates social laboratories in the heart of some of the world’s greatest cities.
Six universities from the UK, France and South Africa partnered with a research institute to develop the African Institute for Mathematical Sciences, where African mathematical expertise is being developed in locations across the continent. Our own State University of New York operates outreach offices in Mexico and Russia, which help facilitate research and academic partnerships between SUNY campuses and institutions in those nations.
Branch campuses remain an important aspect of the cross-border higher education phenomenon, and C-BERT will continue to track their development. But we believe that they represent a minority of the activity occurring today. It is time to venture beyond the branch to consider the foreign education outpost forest that is fundamental to the emergence of multinational educational enterprises.
* Kevin Kinser is an associate professor in the department of educational administration and policy studies and Jason E Lane is director of educational studies at the University of Albany.

13 mars 2012

Colloque Eco Campus CPU-CGE: le mag’

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpgLes 19 et 20 janvier 2012, la CPU et la CGE (Conférence des Grandes écoles) ont organisé le premier colloque consacré au développement durable dans les établissements du supérieur. Rassemblant plus de 400 participants issus d’universités françaises et étrangères, d’écoles, d’organismes de recherche, de la société civile… ce colloque qui s’est déroulé à l’UNESCO avait pour thème les « écos-campus, les formations et la responsabilité sociétale des établissements européens d’enseignement supérieur ».
La CPU et la CGE mènent, depuis plus de deux ans un travail commun assidu pour l’intégration dans les politiques des établissements d’enseignement supérieur de la dimension « développement durable ». Consulter le mag’ résumant les débats. Télécharger le Mag' Formations et responsabilité sociétale: quelles stratégies de transition pour les établissements du supérieur.
Formations et responsabilité sociétale: quelles stratégies de transition pour les établissements du supérieur
Édito

La Conférence des présidents d’université et la Conférence des grandes écoles ont organisé ensemble, pour la première fois, un colloque sur les « éco-campus, les formations et la responsabilité sociétale des établissements européens d’enseignement supérieur », les 19 et 20 janvier 2012 à l’UNESCO. Placé sous le haut patronage de l’UNESCO, cet événement a connu un réel succès : près de 400 participants, universités françaises et étrangères, grandes écoles, entreprises, collectivités, associations, y ont pris part. Face à la crise actuelle, les valeurs promues par le développement durable peuvent contribuer à rassurer les citoyens sur leur avenir, mais également offrir des solutions concrètes aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux. L’expression « développement durable » n’a rien de galvaudée: la politique internationale ne peut s’assurer un avenir plus ou moins pacifique sans intégrer des notions telles que la solidarité, l’échange et la préservation des ressources. Le sommet mondial de Rio+20 en juin 2012 sera à ce titre une étape majeure.
Au niveau européen, la stabilité financière et le développement économique sont intimement liés au bien-être des citoyens de chaque État. Beaucoup de gouvernements sous-estiment encore les possibilités offertes par la prise en compte du développement durable dans toutes les composantes de la société. Au niveau national, la France ne peut penser son avenir politique et économique sans penser « développement durable »: formation, emploi, recherche, capacité d’innovation, etc. La compétitivité des grandes écoles et des universités autonomes ne peut se concevoir sans ouverture et interaction avec leur territoire, inversement les collectivités et les entreprises ont besoin de l’enseignement supérieur pour développer des formations répondant à leurs besoins et concevoir en commun des projets de recherche innovants. C’est bien par la coopération et l’échange que nous renforcerons la place des établissements d’enseignement supérieur et leur rôle essentiel pour le développement raisonné de nos sociétés.
Ainsi, face aux enjeux du développement durable, l’enseignement supérieur et la recherche, particulièrement les universités et les écoles, ont une triple responsabilité:
• dans leur mission de formation, développer des filières conduisant aux nouveaux métiers de l’économie verte, favoriser l’acquisition d’une culture commune du développement durable quels que soient les cursus et permettre l’émergence des compétences nécessaires en réponse à la complexité des enjeux sociétaux;
• dans leur mission de recherche, étudier les mécanismes d’évolution de la biosphère, concevoir de nouveaux modèles de développement assortis des organisations et des technologies correspondantes en proposant des solutions applicables;
• dans leur position d’institution, être les laboratoires expérimentaux de la responsabilité sociétale au sein de leurs territoires.
Depuis plusieurs années, les universités et les écoles françaises ont pris conscience de leur rôle et de leur responsabilité dans cette évolution majeure de notre société, comme en témoignent les multiples expériences et démarches mises en place sur les campus, mais également l’adoption, le 17 juin 2010, d’un Plan vert des établissements d’enseignement supérieur, conformément à l’article 55 de la loi Grenelle 1, ou encore le travail commun entre la CPU et la CGE dans l’élaboration d’un référentiel « Plan vert », pour tout l’enseignement supérieur français et en cohérence avec les normes internationales (ISO 26000).
Suite au succès de ce colloque, nous devons continuer de mutualiser les bonnes pratiques, mobiliser un nombre de plus en plus grand d’universitaires et d’étudiants, étudier comment passer d’une approche « militante » à une démarche totalement intégrée dans les stratégies, la gouvernance, l’organisation et les actions conduites par les établissements d’enseignement supérieur, et, enfin, proposer des mécanismes d’évaluation des démarches adoptées, pouvant déboucher sur une labellisation au niveau national et international. Louis Vogel, président de la CPU, et Pierre Tapie, président de la CGE.
Un nouveau référentiel pour aider les établissements à prendre en compte les enjeux du développement durable

Dans son article 55 du 3 août 2009, la loi Grenelle 1 impose à tous les établissements d’enseignement supérieur de mettre en place une démarche développement durable – dans ses dimensions économique, sociétale et environnementale – sous la dénomination « Plan vert ». Simple expression au départ, le Plan vert a pris corps avec l’élaboration – par la CPU, la CGE et leurs parties prenantes – d’un référentiel destiné à la mise en oeuvre de ce plan dans une logique d’amélioration continue. Après une première version en 2010, celle de 2012 vient d’être adoptée par les deux conférences.
Le référentiel 2012 est conçu comme un outil d’autoévaluation. Il est organisé selon cinq axes, comme le référentiel 2010: un axe stratégie et gouvernance, un axe formation, un axe recherche, un axe politique sociale et ancrage territorial, et un axe environnement. Les établissements sont invités à compléter les différents champs du référentiel et à les faire remonter aux conférences en juin prochain. À titre d’exemple, concernant l’axe stratégie et gouvernance, les établissements doivent se pencher sur la façon dont ils sont parvenus à entraîner l’adhésion de leurs personnels et étudiants aux pratiques durables, sur les moyens qu’ils ont dédiés à ces politiques ou l’intégration de ces dernières à tous les niveaux de leurs activités (achats, ressources humaines, etc.). S’agissant de l’axe formation, les questions posées portent sur la manière dont les cursus traditionnels sont adaptés à ces problématiques, sur la création éventuelle d’un pôle de formations spécialisées et/ou d’une école doctorale sur les questions du DD et/ou de la RSE, etc.
En marge du colloque, une réunion s’est par ailleurs tenue avec les représentants des différents référentiels existant à travers le monde, avec à la clé la perspective d’un processus de collaboration qui pourrait être lancé officiellement lors de la conférence de Rio. L’objectif, explique Christian Brodhag, directeur de la recherche à l’École des mines de Saint-Étienne, est de faire progresser ces outils en vue d’être à terme suffisamment crédible pour influencer les classements d’établissements.
Vers une labellisation ?

La labellisation, prochaine étape vers une plus grande appropriation du développement durable par les établissements d’enseignement supérieur? C’est en tout cas le voeu de la CPU et de la CGE qui ont à ce titre créé un « comité » labellisation, chargé d’y réfléchir. L’objectif poursuivi par les promoteurs de ce label « développement durable » est notamment la mise en cohérence du référentiel français avec d’autres normes et pratiques internationales. À terme, la reconnaissance du label au niveau européen est visée. Un tel outil permettrait en outre de mesurer non seulement l’engagement des établissements, mais aussi les résultats de cet engagement. Un label offrirait enfin aux établissements une reconnaissance par les autorités ainsi que par les personnels, élèves/étudiants et leurs familles, employeurs, collectivités locales, partenaires socio-économiques...
Le comité de pilotage « labellisation » est d’ores et déjà chargé de définir les finalités du processus, de proposer l’architecture d’un dis positif à moyen terme, d’instaurer des processus, de tester sur le terrain (audits à blanc), d’identifier les conflits d’intérêts et les difficultés en tout genre, et de chiffrer les coûts directs et induits. Une gouvernance du dispositif devra également être définie, en associant la CTI, l’AERES, les ministères et les autres parties prenantes. Une mise en place effective est prévue pour la rentrée 2013.
Les différents référentiels

De nombreux outils de mesure et/ou d’évaluation des politiques de développement durable existent à travers le monde. En voici la liste – non exhaustive – des plus aboutis:
• STAUNCH, créé en 2007 par l’université de Cardiff en Grande-Bretagne;
• STARS, mis en place en 2006 par AASHE, une association nord-américaine;
• AISHE, élaboré en 2001 par DHO, fondation hollandaise pour un enseignement supérieur durable;
• GreenMetric, lancé en 2010 par l’université d’Indonésie.
Télécharger le Mag' Formations et responsabilité sociétale: quelles stratégies de transition pour les établissements du supérieur.

http://www.cpu.fr/fileadmin/img/logo_cpu.jpg ~ ~ V 19. a 20. januára 2012 CPU a CGE (konferencie vysokých škôl) boli organizované prvé sympózium v oblasti trvalo udržateľného rozvoja na vysokých školách. Spojením viac ako 400 účastníkov z francúzskych a zahraničných univerzít, škôl, výskumných organizácií, občianskej spoločnosti ... sympózium koná tému UNESCO bol "Scotch-kampus, vzdelávanie a sociálna zodpovednosť európskych vysokých škôl."
CPU a CGE olova, viac než dva roky spoločnú tvrdo pracuje na začlenenie inštitúcií vyššieho vzdelávania rozmer "udržateľného rozvoja". Poraďte mag "zhrnul diskusiu. Stiahnite Mag Školenia a sociálna zodpovednosť: čo transformačných stratégií pre inštitúcie vyššieho
. Viac...

21 février 2012

Opération Campus, les chantiers s'accélèrent

http://media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/image/Operation_Campus/33/3/une-operation-campus_146333.79.jpgLa première convention de  transfert de dotation en capital de l'Opération Campus vient d'être signée avec le Campus de Grenoble pour un montant de 400 millions d'euros.
Avancement de l'Opération Campus: Aix-Marseille Université. Université de Bordeaux. Grenoble Université de l'innovation. Campus Grand Lille. Campus Lorrain. Lyon Cité Campus. Montpellier Sud de France. Université de Strasbourg. Université de Toulouse. Opération Campus Paris. Campus Condorcet. Campus Paris-Saclay.
Laurent Wauquiez a signé aujourd'hui avec le président du PRES de Grenoble et la directrice générale de l'A.N.R. la première convention de  transfert de dotation en capital de l'Opération Campus. Le ministre a indiqué que ce transfert de dotation en capital de 400 millions d'euros au campus de Grenoble était le symbole d'une opération Campus qui a déjà commencé à produire ses résultats: plus de 100 chantiers ont été lancés dans toute la France. Le ministre signera dans les prochaines semaines les transferts de dotation en capital des campus d'Aix-Marseille, de Toulouse et de Bordeaux.
L'opération Campus est un investissement sans précédent de 5 milliards d'euros de dotation en capital pour financer les projets d'amélioration des conditions d'études, de modernisation des équipements universitaires, afin que nos campus puissent faire jeu égal avec les meilleures universités internationales. Pour permettre à des premiers chantiers de partir dès fin 2010, l'Etat a débloqué les intérêts de la dotation en capital de 5 milliards d'euros, à savoir 440 millions d'euros, qui permettent de financer des chantiers pouvant partir en dehors des PPP.
Avec ces crédits, ce sont 106 chantiers qui ont pu démarrer sur toute la France. Au-delà de ces 106 chantiers qui ne sont que la partie visible à ce jour de l'Opération Campus, les partenariats publics privés en cours de lancement permettront de financer plus de 2 milliards d'euros de travaux. D'ici le mois d'avril 2012, ce sont 1,8 milliards d'euros de travaux qui seront engagés sur les crédits de l'Etat. Laurent Wauquiez a engagé une accélération des chantiers du plan campus. Début 2011, 17 chantiers avaient démarré contre 106 chantiers aujourd'hui. Certains sont d'ores et déjà inaugurés. En juillet 2011, 50 projets étaient engagés pour 800 millions d'euros de travaux. Aujourd'hui, 106 chantiers et 13 PPP sont engagés, représentant 2 milliards d'euros. En juillet 2011, 15% de la dotation Etat était engagée, contre 60% aujourd'hui.
Ces chantiers dessinent les nouveaux visages des campus du XXIème siècle, au bénéfice des étudiants, des chercheurs, des enseignants et des personnels des universités. Les crédits seront affectés sur des opérations pour améliorer de manière tangible et rapide la vie sur le campus : nouvelles bibliothèques universitaires ouvertes à toute heure, nouveaux restaurants universitaires.... L'objectif est de faire des espaces universitaires de vrais lieux de vie, de culture et d'innovation au cœur des villes.
Exemples concrets de chantiers:
- un nouveau learning center sur le site Assas en plein centre de Paris (5 millions d'euros);
- la rénovation et l'extension des installations sportives sur le campus d'Aix (6 millions d'euros);

- l'aménagement de la Cour Leyteire pour créer un cœur vert en plein centre-ville (1 million d'euros) et l'extension de la bibliothèque de biologie-santé à Bordeaux (1,7 million d'euros);
- la création d'un campus vert sur le campus de Lyon La Doua (8 millions d'euros), sur le campus Grand Sud Est de Toulouse (12,5 M€), et sur le campus de l'esplanade à Strasbourg (13,4 millions d'euros);
- la rénovation de 6 résidences étudiantes à Montpellier (20,5 millions d'euros).
Par ailleurs, l'engagement immobilier de l'Etat sur 2007-2013, en dehors de la dotation en capital de l'Opération Campus, est de plus de 4,6 milliards d'euros: 2,1 milliards d'euros dans le cadre du C.P.E.R. 2007-2013, auxquels s'ajoutent 500 M€ pour le logement étudiant et 2 milliards pour les chantiers exceptionnels hors opération campus, comme la rénovation de Jussieu (1 milliard sur 2007-2013), la création du centre Clignancourt pour Paris 4 (68 millions d'euros), la fin du nouveau campus de la ZAC Rive Gauche pour Paris 7 (158 millions d'euros), le plan immobilier d'urgence en faveur de l'université de Savoie, le déménagement de la faculté des sciences à Saint-Etienne, les investissements en faveur des campus prometteurs et innovants comme Marne-la-Vallée (50 millions d'euros), Clermont (30 millions d'euros).
L'Opération Campus, malgré son ampleur, ne représente qu'1/3 de l'effort immobilier de l'Etat entre 2007-2013. C'est un coup de pouce aux grands sites universitaires pour se mettre au standing international, en donnant de nouveaux bâtiments avec les moyens de les entretenir sur la durée.

Prvý zjazd z prevodu majetku nadačného operácie kampuse nedávno bola podpísaná s kampuse v Grenobli za 400 miliónov dolárov.
Priebeh operácie Campus: University Aix-Marseille.
Univerzita Bordeaux. Grenoble University of Innovation. Areál Lille Grand. Lorraine kampus. Lyon Cité Campus. Montpellier na juhu Francúzska. Univerzita Štrasburgu. Univerzita Toulouse. Prevádzka Areál Paríž. Condorcet kampus. Areál Paríž-Saclay.
Wauquiez dnes podpísali s predsedom PRES Grenobli a generálny riaditeľ NRA konvencie najprv previesť kapitálové dotácie operácie kampuse.
Minister povedal, že tento prevod kapitálová 400 miliónov eur v Grenobli areáli bola symbolom operácii kampuse už začala prinášať výsledky: viac ako 100 projektov bolo začaté v celom Francúzsku. Minister podpíše v najbližších týždňoch prevodu kapitálovej primeranosti areáli Aix-Marseille, Toulouse a Bordeaux. Viac...

6 février 2012

Les 8 campus de “rang mondial” sélectionnés

http://www.acteurspublics.com/files/ap-mag/couverture-AP81.jpgPar Sylvain Henry. François Fillon a dévoilé, le 3 février, le nom des 8 campus universitaires et de recherche sélectionnés dans le cadre des “initiatives d'excellence” du grand emprunt. Ces futurs “pôles pluridisciplinaires de rang mondial” bénéficieront d'un budget de 7,7 milliards d'euros.
Aix-Marseille, Toulouse, les pôles parisiens Sorbonne universités et Sorbonne Paris Cité et le campus de Saclay rejoignent Bordeaux, Strasbourg et “Paris sciences et lettres” parmi les campus universitaires lauréats des “initiatives d'excellence” (Idex), projet phare du grand emprunt. C'est ce qu'a annoncé le Premier ministre François Fillon lors d'un déplacement à la chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux, le 3 février.
Le Premier ministre a souligné tout l'intérêt de ces “Idex”, qui visent à faire émerger des “pôles pluridisciplinaires d'excellence de rang mondial”. Elles permettront, a-t-il précisé, “d'attirer les meilleurs étudiants, les professeurs et les chercheurs les plus reconnus” en associant les établissements d'enseignement supérieur, les universités, les écoles et en multipliant les partenariats avec les entreprises et les organismes de recherche.
Phase probatoire
Les initiatives d'excellences bénéficieront de 7,7 milliards d'euros dans le cadre du grand emprunt. “Cette somme est considérable dans le contexte actuel mais elle obéit parfaitement à la stratégie que nous avons choisie”, a insisté François Fillon. Des montants qui correspondent essentiellement à des dotations en capital qui seront versées après “une phase probatoire de quatre ans”. Et si les objectifs fixés par le gouvernement sont atteints. Ainsi, lauréats depuis juillet 2011, Bordeaux, Strasbourg et Paris sciences et lettres (qui regroupe notamment Normale sup, le Collège de France et l'université Paris-Dauphine) n'ont reçu “que” 10 millions d'euros chacun pour engager leurs premières actions.
Recalés, les projets de Lyon-Saint-Étienne et du pôle parisien “Hesam” (constitué notamment du Cnam, de l'EHESS et de l'ESCP Europe) pourraient être repêchés. Des “projets de grande qualité”, selon François Fillon, dont les responsables seront reçus prochainement par Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur, et René Ricol, commissaire général à l'investissement, en charge du grand emprunt, pour “voir comment les accompagner”.
L'objectif à terme, pour le gouvernement : faire gagner des places aux établissements français dans les classements internationaux. Au risque de créer “un système à deux vitesses”, s'alarme Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Île-de-France. “Les Idex ne doivent pas être des îlots de prospérité dans un désert, mais doivent irriguer toute la communauté universitaire”, prévient de son côté Louis Vogel, président de la Conférence des présidents d'université.

http://www.acteurspublics.com/files/ap-mag/couverture-AP81.jpg~~V Ved Sylvain Henry. François Fillon afsløret, 3 Februar, navnene på otte universiteter og udvalgte forskningsprojekter i forbindelse med "Excellence-initiativer" af store lån. Disse fremtidige "tværfaglige centre i verdensklasse", drager fordel af et budget på 7,7 milliarder euro.
Aix-Marseille, Toulouse, Paris Sorbonne universitetet poler og Sorbonne Paris Cité de Saclay campus og deltag Bordeaux, Strasbourg og "Paris Videnskab og Letters" blandt vinderne af de Campus "initiativer of excellence" (IDEX), flagskibet projektet store lån.
Dette blev meddelt af premierminister Francois Fillon under et besøg på handels-og industri af Bordeaux, 3. februar.
Statsministeren understregede bidrag af disse "IDEX", der er designet til at bringe ud "tværfaglige ekspertisecentre i verdensklasse".
De vil, sagde han, "at tiltrække de bedste studerende, fakultetet og forskere den mest anerkendte" ved at inddrage videregående uddannelsesinstitutioner, universiteter, skoler og stigende partnerskaber med virksomheder og organisationer Forskning. Mere...

6 février 2012

Huit campus à vocation mondiale

Les EchosPar Isabelle Ficek. Tout ne s'arrête pas avec la sélection des Initiatives d'excellence, [ces grands campus à vocation mondiale, NDLR] », assurait-on au Commissariat général à l'investissement (CGI), avant l'annonce des résultats de la deuxième vague de cet appel à projet phare du grand emprunt, doté, au total, de 7,7 milliards d'euros. C'est maintenant que tout commence pour les cinq lauréats distingués officiellement vendredi par François Fillon à Bordeaux: Toulouse, Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Universités (Paris-II, IV, VI) et Sorbonne Paris-Cité (Paris-III, V, VII, XIII, Sciences po Paris, etc.). Ils viennent s'ajouter aux trois Idex désignés en juillet (Bordeaux, Strasbourg et PSL Etoile avec Ulm, Dauphine, etc.).

A eux de concrétiser le projet retenu par le jury et le gouvernement pour former, d'ici à dix ans, des « pôles pluridisciplinaires d'excellence de rang mondial », susceptibles « d'attirer les meilleurs étudiants, les professeurs et chercheurs les plus reconnus », a expliqué le Premier ministre. Ce qui implique pour chacun d'importantes transformations, notamment de gouvernance. La nouvelle étape à franchir est l'élaboration d'une convention à signer avec l'Etat et l'Agence nationale de la recherche. Les dotations allouées à chaque Idex - pour une période probatoire de quatre ans -devraient être connues dans moins d'un mois.
Reste à répartir près de 5,5 milliards d'euros, Strasbourg et PSL ayant été dotés de 750 millions quand Bordeaux - qui a signé sa convention vendredi -l'a été de 700 millions (soit 24 millions d'intérêts par an pour le campus). Ces fonds « ne se substituent pas aux crédits budgétaires », a assuré François Fillon. Une réponse aux inquiétudes fortes dans le secteur face au poids des financements extrabudgétaires, au détriment, critique-t-on, des crédits récurrents.
Quatre projets recalés

Si tout ne s'arrête pas avec la sélection, pour les quatre projets recalés - Grenoble, la Lorraine, Lyon et Hésam (Paris-I, Ehess, ENA, etc.) -, le coup est dur. Devant l'absence de Lyon, gênante quand Rhône-Alpes constitue le deuxième potentiel de recherche français, ainsi que du projet original de Hésam, François Fillon, soulignant la « grande qualité » de ces dossiers « utiles pour le pays », a demandé au commissaire général à l'investissement, René Ricol, et au ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, de les recevoir « pour voir comment financer ces projets sur d'autres crédits ». De quoi, peut-être, dégager une incitation financière de quelques millions d'euros par an, sans laquelle il sera difficile d'engager les transformations nécessaires à ces pôles. Ces déclarations ont été accueillies avec « attention » à Paris et à Lyon, malgré une immense déception et l'inquiétude « de constater l'absence incompréhensible de la région Rhône-Alpes sur la carte ». Vendredi, l'équipe de François Hollande a pointé le risque d'un « système à deux vitesses », avec « quelques pôles [...] aux moyens considérablement renforcés » et des « déserts universitaires et scientifiques ». Une crainte très présente dans le milieu universitaire. Le gouvernement table, lui, sur un effet locomotive des Idex. I. F. ET F. N. (À BORDEAUX), Les Echos.
Les EchosIsabelle Ficek. Všetko nekončí s výberom iniciatív excelentnosti, [to veľký školský areál s globálnou, Ed] ", bolo povedané na valnom komisie pre investície (CGI), pred oznámením Výsledky druhej vlny tejto výzvy na vlajkovým projektom veľkého úveru, s celkom 7,7 miliardy eur. Teraz je tam, kde to všetko začína pre päť víťazov v piatok oficiálne vyznačujú François Fillon v Bordeaux Toulouse, Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne University (Paríž II, IV, VI), Paris-Sorbonne a Cité (Paríž-III, V , VII, XIII, Sciences Po Paris, atď.). Jedná sa okrem troch menovaných v júli IDEX (Bordeaux, Štrasburgu a Ulme s PSL hviezdy, Dauphine, atď.). Viac...
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