La politique de lutte contre le VIH/SIDA en France et dans la plupart des pays riches n’a pas eu recours aux stratégies traditionnelles de la santé publique en situation d’épidémie, qui reposent sur l’arbitrage des autorités et font souvent appel à la coercition. Elle s’est d’emblée caractérisée par l’absence inédite de limitation des droits individuels au nom du bien commun. Ce choix libéral repose sur la conviction que la défense des libertés est bénéfique pour la promotion du bien commun qu’est la santé.Le corollaire de cette responsabilité commune est l’attribution de fonctions spécifiques, indissociables et complémentaires à chacun des acteurs, professionnels de santé et malades dans la définition et la conduite des politiques de santé.
Ce concept de "démocratie sanitaire" est inscrit dans la loi de modernisation du système de santé votée en janvier 2016. Plus...