Malgré les tensions régionales, l’économie israélienne s’est progressivement transformée, passant du modèle de pays émergent à celui de pays avancé, avec une économie très ouverte. Outre quelques secteurs traditionnels prospères comme la chimie ou la plasturgie, une partie importante du tissu industriel d’Israël s’est progressivement réorientée vers le secteur des hautes technologies (aéronautique, électronique civile et de défense, internet et technologies numériques, biotechnologies). La recherche et l’innovation sont des moteurs du développement économique et social d’Israël. D’après un rapport de synthèse du Conseil consultatif scientifique remis au Secrétaire des Nations Unies, seuls 12 pays consacrent plus de 2,5 % de leur PIB à la recherche, dont Israël, avec 4,2 % en 2015. De plus, Israël est le premier pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en nombre de chercheurs pour 1 000 emplois (17,4 en 2012), compte 7 000 startups et Tel Aviv se classe parmi les principaux pôles d’innovation à l’échelle mondiale.
Données politiques, économiques et démographiques.
En quelques chiffres
Superficie : 20 582 km2
Population (2015) : 8,345 millions d’habitants (74,9 % Juifs, 20,7 % Arabes, 4,4 % autres)
Langues officielles : hébreu et arabe
Monnaie : le shekel (1 euro = 4,22 shekels)
PIB (2015) : 296 Md de dollars (35e mondial)
PIB/hab. : 36 721 dollars
Taux de croissance (2015) : 2,5 % (prévision de 2,8 % en 2016)
Taux de chômage (2015) : 5,3 %
Indice de développement humain (2014) : 0,884 (19e rang)
Budget de l’enseignement supérieur (2014) : 1,7 % du PIB (moyenne OCDE : 1,6 %)
Population étudiante (2014/2015) : 307 285 étudiants
Prix Nobel : 12 prix Nobel dont 6 en chimie et 2 en économie
Les dates clés
1924 : Ouverture à Haïfa du Technion, Institut de technologie d’Israël
1925 : Création de l’Université hébraïque de Jérusalem
1934 : Création de l’Institut des sciences Weizmann à Rehovot
1947 : Adoption du plan de partage des Nations Unies (Résolution 181) qui prévoit la création d’un État juif et d’un État arabe
1948 : Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël
1949 : Établissement des relations diplomatiques entre la France et Israël
1949 : Entrée d’Israël à l’UNESCO
1955 : Création de l’Université Bar Ilan à Ramat Gan
1956 : Création de l’Université de Tel Aviv
1958 : Loi établissant le Conseil de l’enseignement supérieur
1959 : Accord bilatéral de coopération culturelle, scientifique et technique entre la France et Israël
1963 : Ouverture de l’Université de Haïfa
1967 : Guerre des Six Jours (5 -10 juin)
1969 : Création de l’Université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva
1974 : Création de l’Université ouverte
1975 : Premier accord de libre-échange entre Israël et la Communauté européenne
1993 : Déclaration de principe israélo-palestinienne (Oslo I)
1996 : Signature d’un accord avec l’Union européenne permettant la participation d’Israël aux programmes cadres de recherche européens (PCRD)
2003 : Création du Haut Conseil pour la Coopération Scientifique et Technologique entre la France et Israël
2010 : Entrée d’Israël dans l’OCDE
2014 : Accord associant Israël au programme Horizon 2020 de l’Union européenne
Un système universitaire de rang mondial
L’enseignement supérieur occupe une place importante dans la société israélienne.
En 2014, 53 % des 35-44 ans étaient diplômés de l’enseignement supérieur plaçant Israël à la 5e place mondiale pour cette tranche d’âge.
Le Conseil de l’enseignement supérieur (CES) israélien accrédite 9 universités, dont une université ouverte. Le système d’enseignement supérieur israélien compte également 33 collèges académiques (20 publics et 13 privés) et 21 centres de formation pour enseignants. Les collèges académiques délivrent principalement des diplômes de bachelor et quelques masters. Ils ont été créés pour la plupart dans les années 1990-2000 pour répondre au besoin de diplômés du marché du travail. Seules les universités sont habilitées à délivrer des doctorats.
Les universités sont les institutions les plus prestigieuses en Israël, quatre d’entre elles (Technion, Université hébraïque de Jérusalem, Institut Weizmann, Université de Tel Aviv) figurent parmi les 200 meilleures du monde d’après le classement de Shanghai 2016.
Les universités s’engagent fortement dans l’innovation et l’entreprenariat à travers des sociétés de transfert technologique, des incubateurs et des programmes de formation à l’entreprenariat.
Profil des étudiants israéliens
➢ Obtention du diplôme de bachelor à un âge médian de 27 ans :
• Pour la majorité des jeunes, début des études repoussé par le service militaire (3 ans pour les hommes et 2 ans pour les femmes) ;
• De nombreux étudiants travaillent pendant leurs études.
➢ En 2014-2015, sur 307 285 étudiants :
• 77 % sont en premier cycle ;
• 19 % en deuxième cycle ;
• 3,5 % en troisième cycle ;
• 0,5 % préparent un diplôme spécialisé.
FRANCOPHONIE ET ENSEIGNEMENT DES LANGUES ÉTRANGÈRES
3e communauté française hors d’Europe : environ 150 000 Français vivent en Israël et près d’un Israélien sur dix est francophone.
18 500 élèves apprennent le français dans l’enseignement secondaire en Israël.
6 établissements sont conventionnés auprès de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE).
5 universités israéliennes proposent des cours de français. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Institut français d’Israël, un professeur de français langue étrangère est mis à disposition de l’Université Bar Ilan et de l’Université de Tel Aviv.
Mobilité internationale
En 2014, près de 15 000 étudiants israéliens sont partis étudier à l’étranger. La Jordanie, 1er pays d’accueil (19,5 %), est la destination privilégiée des Arabes israéliens, qui représentent près de la moitié des étudiants mobiles. Les États-Unis (15,9 %), la Roumanie (12,2 %), l’Allemagne (10,6 %) et l’Italie (10,1 %) complètent le top 5. Les étudiants choisissent ces pays pour différentes raisons : proximité géographique et culturelle, excellence des universités, enseignement en anglais, bourses attractives ou encore image positive en Israël.
➢ Mobilité vers la France : 12e destination choisie par les étudiants israéliens.
En 2015-2016, 248 étudiants israéliens sont en France, dont 46,7 % d’étudiantes. 170 (68,5 %) sont inscrits dans les universités :
• 43,5 % en Licence, 40,0 % en Master et 16,5 % en Doctorat
• La majorité (57,1 %) en Langues, Lettres et Sciences humaines
• 16,5 % en Sciences, STAPS
Les atouts de la France : une richesse culturelle, une offre de formations diversifiées, des institutions prestigieuses, de forts liens entre les scientifiques israéliens et français, des études peu onéreuses. Les freins identifiés : un enseignement majoritairement en français, un manque de bourses, les actes antisémites en France et leur écho en Israël.
➢ Mobilité vers Israël : la France, 2e pays d’origine des étudiants internationaux inscrits en Israël.
COOPÉRATION UNIVERSITAIRE ET SCIENTIFIQUE BILATÉRALE
Établissements israéliens les plus actifs dans les échanges étudiants avec la France : le Technion, l’Université hébraïque de Jérusalem, l’Université de Tel Aviv, le Centre Interdisciplinaire d’Herzliya (IDC), l’Université Ben Gourion du Néguev, l’École Bezalel d’arts et de design de Jérusalem. 1 294 co-publications en 2015 : la France est le 5e partenaire scientifique d’Israël derrière les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie.
➢ Programmes de l’Ambassade de France en Israël :
Bourses Chateaubriand : 10 bourses de recherche par an pour financer des mobilités en France de jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants israéliens.
Volontaires Internationaux (VI) chercheurs : 5 jeunes chercheurs français en poste dans des laboratoires israéliens dans le cadre d’un Doctorat ou post-doctorat en sciences exactes (cofinancement France et université d’accueil).
Partenariat Hubert Curien (PHC) Maimonide : 6 projets de coopération scientifique franco-israélienne sélectionnés chaque année pour une période de deux ans (budget annuel d’1 million d’euros, cofinancé par la France et Israël).
Haut Conseil pour la coopération scientifique et technologique : coordination des actions de coopération scientifique franco-israélienne.
➢ Programmes européens : la participation d’Israël aux programmes-cadres de recherche et de développement européens, au programme Horizon 2020 et au programme d’échanges universitaires Erasmus+ a ouvert de nouvelles perspectives aux coopérations et a facilité la circulation des étudiants israéliens en Europe.
CAMPUS FRANCE EN ISRAËL
Un Espace Campus France à Tel Aviv et une antenne à Haïfa : promotion des études en France auprès des lycées, collèges académiques et universités israéliens, accompagnement et conseil des étudiants israéliens dans leurs projets d’études en France.
L’Institut français de Nazareth est également très actif dans la promotion des études à travers son programme de français pour des élèves désireux de réaliser leurs études en France.
ACTIONS DES AUTRES PAYS
Pays les plus engagés dans la promotion des études à l’étranger : Allemagne, Australie, Canada, États-Unis, Italie et Royaume-Uni. L’Allemagne et l’Italie, mènent en parallèle une politique active de promotion de l’apprentissage de leur langue respective.
De nombreuses universités (et certaines ambassades) font appel à des entreprises d’information, de conseil et de préparation au départ. Les universités d’Europe de l’Est, en particulier, attirent de nombreux étudiants dans leurs formations médicales et paramédicales en anglais. Voir l'article...