Le blog de Jean-Luc Vayssière. Depuis quelques jours, articles de presse et déclarations publiques se multiplient à propos de notre université. L’annonce d’un exercice déficitaire pour la seconde année consécutive et, surtout, d’un épuisement du fonds de roulement ont provoqué un déferlement de critiques à notre égard. Alors qu’il était difficile jusque-là d’animer le débat public à propos des difficultés des universités françaises, de l’illisibilité de leur positionnement dans le paysage de l’enseignement supérieur et des conséquences prévisibles de leur sous-financement chronique, je constate que le sujet est devenu vendeur, dès lors qu’il peut être mis en scène et dramatisé par la désignation publique de coupables livrés à la vindicte collective.
Je ne cherche pas à nier la position financière difficile dans laquelle se trouve l’UVSQ, qui accuse un déficit de fonctionnement de 7,2 millions d’euros (soit environ 4% de son budget). Je ne cherche pas non plus à minimiser ma part de responsabilité dans cette situation : j’ai plus d’une fois tiré une grande fierté des succès de notre université, ce n’est pas aujourd’hui, alors que le vent est contraire, que je renoncerai à assumer mes engagements...
On gagne toujours à relire les classiques ; cela m’a donné tout loisir de méditer sur les vers du Britannicus de Racine :
« J’ose dire pourtant que je n’ai mérité
Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité ». Voir l'article entier...
1 décembre 2013
J’ose dire pourtant que je n’ai mérité ni cet excès d’honneur, ni cette indignité
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