13 janvier 2011
Les écoles d'ingénieurs : une pièce maitresse du paysage de formation et de recherche français
Valérie Pécresse s’est rendue à l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Rouen afin de faire un point sur l’avenir des écoles d’ingénieurs dans le nouveau paysage universitaire. En présence des étudiants, du corps enseignant, d’anciens diplômés de l’école et d’industriels de la région, elle a abordé plusieurs sujets parmi lesquels l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, la parité, mais aussi les liens entre les écoles d’ingénieurs et les universités.La ministre s’est réjouie de la très bonne insertion professionnelle des jeunes ingénieurs dont 90% trouvent un emploi deux mois après l’obtention de leur diplôme. Elle a souligné que le nombre de femmes ingénieurs a augmenté de manière considérable depuis 20 ans mais reste aujourd’hui insuffisant avec seulement 17% de femmes dans la profession. La ministre a également salué l’effort des écoles d’ingénieurs qui font aujourd’hui aussi bien que les universités en matière d’ouverture sociale, avec une augmentation de 60% du nombre de boursiers entre 2007 et 2010. Alors que l’INSA est passé à l’autonomie au 1er janvier 2011, Valérie Pécresse a indiqué que l’avenir des écoles d’ingénieurs se trouve dans les pôles de Recherche et d’Enseignement supérieur et plaidé pour un rapprochement entre les écoles et les universités. Ce rapprochement est dans l’intérêt de tous les établissements : les écoles doivent se positionner sur le Doctorat pour accroître leur visibilité à international, et la double formation ingénieur-docteur permettra de couvrir les besoins en compétences de très haut niveau, utiles à l’innovation technologiques et au développement scientifique dont la France a besoin.
La ministre a dévoilé l’augmentation moyenne pour 2011 de 3,5% du budget des 39 écoles d’ingénieurs qui dépendent du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (avec une augmentation minimum de 1,5% pour l’ensemble des établissements). L’année 2010 poursuit ainsi l’augmentation inédite des moyens des écoles d’ingénieurs engagée en 2009.
Au total, sur 2007-2011, leurs moyens auront progressé de manière inédite, avec une augmentation de 17% en moyenne. Sur ces 4 ans, les augmentations ont été différenciées afin d’assurer un rattrapage des écoles historiquement les moins bien dotées, dès lors que leur activité et leurs performances justifiaient des hausses et un accompagnement substantiels. Ainsi des établissements comme les écoles centrale de Lille et de Nantes, les ENI du Val de Loire, de Metz et de Tarbes, les écoles de chimie de Clermont-Ferrand, de Montpellier et de Paris, l’ENSI de Bourges, l’ENSIEE, l’ENSMM de Besançon, l’IFMA de Clermont-Ferrand ou encore l’UT de Troyes, ont vu leurs dotations de fonctionnement croître d’un pourcentage supérieur à 20%.
Les écoles comme les universités sont exonérées de l’effort imposé à toutes les administrations du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Les emplois sont maintenus pour l’ensemble des écoles d’ingénieurs. Enfin, en matière d’investissement, les universités auront une dotation de 3,7 M€ en 2011, qui s’ajoute aux efforts exceptionnels de 2009 d’un montant de 17 M€, permis notamment grâce au plan de relance, et aux efforts de 2010 à hauteur de 11,5 M€. Ainsi, les écoles d’ingénieurs auront perçu 45 M€ au total sur la période 2007-2011 pour des travaux de mise en sécurité et d’accessibilité handicap. Le budget 2011 des écoles d'ingénieurs.
Valerie Pécresse visited the National Institute of Applied Sciences (INSA) of Rouen to make a point about the future of engineering schools in the new education landscape. In the presence of students, faculty, alumni of the school and industrialists of the region, it has addressed several topics including the employability of graduates, the parity, but also the links between schools engineers and universities. More...Commentaires