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Formation Continue du Supérieur
27 août 2015

Université et ESS - Un secteur attractif pour les diplômés du supérieur

Ce guide a été réalisé sous la direction de Jean-François Balaudé et Gilles Baillat. Télécharger le guide.
Un secteur attractif pour les diplômés du supérieur
L’ESS emploie 13 % des cadres de l’ensemble du secteur privé. Plus du tiers (37 %) se trouvent dans le secteur de l’enseignement (principalement dans des établissements d’enseignement privé sous statut associatif où ils sont rémunérés par l’Etat). Hors enseignement, 16 % des salariés de l’ESS sont cadres, ce qui représente un taux d’encadrement proche du privé hors ESS. 60 % de ces cadres sont salariés dans des associations (qui regroupent 80 % environ de l’emploi total en ESS), le taux d’encadrement y est donc plus faible. En revanche, le taux d’encadrement est plus élevé dans les mutuelles (avec 11 % des cadres de l’ESS) dans les fondations (4 %) et surtout dans les coopératives (25 %).
Cette spécificité des associations résulte à la fois des domaines d’activité où elles sont présentes mais également de la faible taille des associations employeurs : plus de la moitié d’entre elles ont moins de cinq salariés (voir bibliographie V. Tchernonog, 2013). La part des cadres est particulièrement réduite dans le domaine des loisirs, de la vie sociale et du sport.
L’ESS est caractérisée par une très forte proportion de diplômés de l’enseignement supérieur : 43 % des cadres de l’ESS sont titulaires d’un diplôme universitaire contre 37 % pour l’ensemble des cadres du privé. A contrario, la proportion de diplômés d’écoles d’ingénieur est deux fois moins élevée (14 %) que dans l’ensemble du secteur privé (28 %).
L’emploi des cadres dans l’économie sociale et solidaire en 2010
On devient plus souvent cadre dans l’ESS à l’issue d’une mobilité (interne ou externe) et moins souvent dès le début de la carrière (35 % des cadres contre 48 % pour l’ensemble des cadres). Dans les associations en particulier, on devient cadre en changeant d’entreprise (c’est le cas de 40 % des cadres associatifs).
Plus des trois-quarts des cadres de l’ESS travaillent dans une entreprise de services contre seulement un cadre du privé sur deux. En moyenne, les cadres de l’ESS travaillent dans des entreprises de taille plus petite que l’ensemble des cadres du privé. En conséquence, 60 % des cadres de l’ESS ont une responsabilité hiérarchique (encadrement d’une équipe) contre 40 % des cadres du privé.
Malgré une moyenne d’âge plus élevée, les salaires des cadres de l’ESS sont en moyenne légèrement inférieurs à ceux des cadres du privé (46 000 euros contre 48 000 euros). Ces salaires sont aussi plus concentrés (l’échelle est plus resserrée entre les plus bas et les plus hauts salaires de cadres). Pour une part, cette différence est due à une plus grande importance de temps partiels. Mais dans les coopératives et les mutuelles, les salaires des cadres sont au-dessus de la moyenne des cadres du privé. L’écart de salaire Hommes/Femmes est identique dans l’ESS à ce qu’il est dans le privé.
Le besoin de remplacement des départs à la retraite est significativement plus important que dans le reste du secteur privé. En 2012, 38 % des cadres de l’ESS avaient plus 50 ans (24 % dans l’ensemble de l’économie privée). En 2013, l’APEC a publié sur son site plus de 12 600 offres d’emploi cadre émanant d’organisations de l’économie sociale et solidaire ; elles ont reçu en moyenne deux fois plus de candidatures que les autres, ce qui témoigne de l’attractivité de l’ESS.
Des formations qualifiantes adaptées sont donc nécessaires pour pourvoir ces emplois. Les universités peuvent développer une offre susceptible d’intéresser leurs étudiants en formation initiale comme des professionnels en cours de carrière ou lors d’une réorientation. Télécharger le guide.

27 août 2015

Université et ESS - Les quatre familles traditionnelles de l’ESS : l’approche statutaire

Ce guide a été réalisé sous la direction de Jean-François Balaudé et Gilles Baillat. Télécharger le guide.
Les quatre familles traditionnelles de l’ESS : l’approche statutaire
On intègre traditionnellement dans l’économie sociale et solidaire des entreprises qui relèvent de statuts juridiques censés garantir le respect des principes fondamentaux propres à ce secteur, en particulier les notions de groupements de personnes (par différence avec les sociétés de capitaux), de gestion démocratique, de primauté du projet, de rémunération limitée du capital. C’est pourquoi, il est habituel d’y intégrer quatre familles : les associations, les coopératives, les mutuelles, et les fondations. La présence des fondations peut surprendre puisqu’elles ne regroupent pas des sociétaires ou des associés. Elle s’explique par leur caractère non lucratif et par l’existence très ancienne au sein de l’économie sociale d’un courant animé par des entrepreneurs capitalistes ou de l’économie sociale désireux de s’engager dans des activités de mécènes ou de philanthropes (ce que Charles Gide appelait au début du XX° siècle les patronages). A l’origine de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG), ces fondations jouent un rôle plus important dans les pays de tradition anglo-saxonne mais les réformes récentes du cadre légal français en favorisent le développement et les universités sont de plus en plus concernées (cf. guide des bonnes pratiques en matière de fondations partenariales et universitaires, CPU, 2010).
La loi cadre de 2014 étend ce périmètre à des entreprises qui, sans avoir adopté l’un des quatre statuts juridiques évoqués, choisissent des règles de fonctionnement garantissant qu’elles sont en accord avec leurs principes fondamentaux. Pour faire publiquement état de leur qualité d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, ces « entreprises sociales », tournées vers des activités d’utilité sociale, doivent être enregistrées au registre du commerce et des sociétés sous cette dénomination. Actuellement, elles ne sont pas encore prises en compte par l’Insee dans ses données sur l’ESS.
Les associations constituent la part la plus importante de l’économie sociale et solidaire avec 84 % des établissements et 76,4 % de l’emploi en ETP. Les coopératives sont le deuxième groupe : elles réunissent 12 % des établissements, 14,6 % de l’emploi mais plus de 18 % des rémunérations brutes, ce qui témoigne d’un niveau de rémunération moyen plus élevé et même légèrement supérieur à celui observé dans les entreprises classiques. Elles sont surtout présentes dans les activités financières, dans l’agriculture et les industries agroalimentaires. Les mutuelles de santé (Harmonie Mutualité, MGEN, etc.) et les mutuelles d’assurances (Groupe MACIF, MAIF, MATMUT , Mutuelles des motards, etc.) ont un poids plus faible avec 5,7 % de l’emploi et 7,3 % des rémunérations. Enfin, les fondations (Fondation de France, Apprentis d’Auteuil, fondations de banques coopératives et de mutuelles d’assurances, etc.) sont moins nombreuses mais leur taille moyenne dépasse 50 salariés ; avec leurs 1267 établissements, elles représentent environ 3 % de l’emploi et 3,7 % des rémunérations brutes. Télécharger le guide.

27 août 2015

Université et ESS - Historique

Ce guide a été réalisé sous la direction de Jean-François Balaudé et Gilles Baillat. Télécharger le guide.
Des racines historiques anciennes
L’économie sociale et solidaire s’inspire d’initiatives diverses, apparues pour la plupart au cours des deux derniers siècles, qui ont en commun d’associer des personnes autour d’un projet d’entreprise afin de répondre à un besoin (coopératives de consommation, mutuelles de santé), de favoriser ou sécuriser l’exercice d’un métier ou d’une activité (coopératives de travailleurs, salariés ou non salariés, ou d’artisans) ou encore de défendre une cause d’intérêt collectif (soutien aux enfants handicapés, aux personnes malades, défense du patrimoine ou de l’environnement, contribution à l’inclusion sociale, etc.).
La plupart des grandes doctrines du XIXe (libérale, catholique, protestante, républicaine, radical-socialiste, anarchiste) ont investi à des degrés divers ces formes d’associationnisme, avec l’espoir d’y trouver des remèdes aux questions sociales, de contribuer au progrès social ou de mettre en place des formes d’organisation plus efficace de leurs activités. Des intellectuels (Saint-Simon, Fourier, Le Play, Proudhon, Walras, Gide), des hommes politiques (Blanc, Jaurès), mais également des entrepreneurs sociaux de plusieurs pays européens (Godin, Owen, Schulze-Delitzsch, Raiffeisen) s’engagent alors non seulement dans des débats idéologiques et politiques mais également dans un travail conceptuel et d’identification et même, pour certains d’entre eux, dans l’expérimentation par des réalisations concrètes.
Parmi ces tentatives, beaucoup ont fait long feu (communauté de New Harmony en Indiana avec Robert Owen, colonie de Condé-sur-Vesgre avec Victor Considérant) ; d’autres ont existé plus longtemps (Familistère de Guise, Verrerie ouvrière d’Albi, Coopérative la Fraternelle de Saint-Claude, Camif à Niort) ; certaines ont traversé un ou deux siècles d’histoire pour arriver jusqu’à nous (mutuelles de santé, banques coopératives, mutuelles d’assurance, scop comme Acome, etc.).
Les expositions universelles, notamment à Paris (1855, 1867, 1889 et 1900), furent l’occasion de rapports, de prix, de stands en lien avec l’économie sociale. L’exposition de 1900, avec un Palais de l’économie sociale présentant au public ces institutions de progrès social, offre une première reconnaissance forte de l’idée d’économie sociale et de ses manifestations concrètes. L’expression d’économie sociale émerge donc progressivement au cours du dix-neuvième siècle et prend alors des sens aussi variés que les orientations idéologiques auxquelles ces manifestations se rattachent.
La renaissance contemporaine
Controversée quant à sa définition, l’expression « économie sociale » tombe en désuétude dans la première partie du XXe siècle. Elle ne réapparaît vraiment, en France, qu’au cours des années soixantedix à l’initiative de responsables des grands mouvements coopératifs, mutualistes et associatifs. Cette réapparition est en résonnance avec l’évolution des idées sociales et politiques du moment. Les rapports Bloch- Lainé (1963) et Sudreau (1975) interrogent le fonctionnement de l’entreprise et soulignent la nécessité de sa réforme. L’émergence de la « deuxième gauche » soutient l’idée d’une implication plus forte de la société civile organisée.
Ce fourmillement d’idées et de réflexions anime les débats d’un Comité National de liaison des Activités Mutualistes, Coopératives et Associatives (CNLAMCA) créé en 1970. Celui-ci adoptera en 1980 une charte de l’économie sociale. Elle exprime une volonté commune de faire reconnaître un modèle d’entreprise particulier fondé. sur quelques principes fondamentaux qui reflètent une conception alternative à la gouvernance des sociétés de capitaux et à la recherche exclusive du profit.
L’Université et le monde de la recherche participent à ces réflexions comme en témoigne l’intérêt croissant à l’époque pour les formes d’autogestion et les formes alternatives de production et de travail. On peut citer les travaux d’Henri Desroche, de Claude Vienney ou d’Albert Meister, notamment, sur l’entreprise coopérative et les associations. En parallèle, l’Université Paris-Dauphine et l’Université de Nantes, l’une et l’autre de création récente (1968 et 1961), ouvrent un DESS sur les organisations du « Tiers-Secteur » pendant quelques années. Par la suite, en 1981, l’Université Paris Ouest Nanterre propose un DU de management des organismes de l’économie sociale et l’Université du Mans un DESS dédié à l’économie sociale. L’Université de Paris I crée son Diplôme d’Université.
L’émergence de nouvelles questions sociales
Le ralentissement de la croissance et la montée du chômage massif et durable voient naître des difficultés dans certains territoires. Ce contexte favorise l’émergence d’une nouvelle génération d’entreprises directement engagées sur les problèmes sociaux, comme l’insertion par l’activité économique, qui nourrit au milieu des années 1990 un nouveau courant : l’économie solidaire. Ce mouvement apparaît simultanément dans plusieurs pays en voie de développement notamment en Amérique latine. Il prend parfois le nom d’économie populaire ou communautaire. En France, à la demande de Martine Aubry, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Alain Lipietz rédige en septembre 2000 un rapport intitulé L’opportunité d’un nouveau type de société à vocation sociale. La même année, Guy Hascoët est nommé secrétaire d’Etat à l’économie solidaire. L’appellation « économie sociale et solidaire » est de plus en plus fréquente. Elle voit sa pleine reconnaissance institutionnelle et légale avec la loi n°2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire.
A la fin du XXe siècle, se dessine au plan international un mouvement rassemblé autour de l’idée d’entreprise sociale. Apparue à quelques années de décalage aux Etats-Unis dans la Harvard Business School et en Europe dans le réseau EMES (European Research Network), cette nouvelle formulation rencontre un écho dans beaucoup de pays émergents ou en développement. Elle apparaît tout à la fois comme un renouvellement des politiques sociales publiques, comme un révélateur de démarches entrepreneuriales innovantes et comme un concept fédérateur susceptible notamment d’englober des problématiques émergentes comme la microfinance ou le commerce équitable. L’intérêt pour l’économie sociale et solidaire est ainsi ravivé par la recherche de solutions aux multiples crises (économique, sociale, environnementale, politique) que connaissent les sociétés contemporaines. Ces fortes attentes constituent un formidable levier de développement pour l’économie sociale. Elles traduisent aussi un mouvement de désengagement de l’Etat qui l’expose au danger d’être instrumentalisée comme substitut à des politiques sociales publiques nécessaires.
Une reconnaissance politique croissante
Depuis le dix-neuvième siècle, les pouvoirs publics français sont à la pointe en matière de reconnaissance et de promotion de l’économie sociale même si le mot n’est pas utilisé comme tel. C’est en 1981 que le terme apparait pour la première fois dans l’appareil gouvernemental avec la création d’une délégation interministérielle à l’économie sociale (DIES). En 2001, c’est un secrétariat d’Etat à l’économie solidaire qui est institué. Enfin, l’année 2012 voit la nomination d’un ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon. Celui-ci engagera la démarche qui aboutit à l’adoption en juillet 2014 d’une loi-cadre pour l’économie sociale et solidaire apportant dans la législation française une première définition institutionnelle et juridique pour ce type d’entreprise. Télécharger le guide.

27 août 2015

Université et Économie Sociale et Solidaire - Guide pratique de la CPU

Ce guide a été réalisé sous la direction de Jean-François Balaudé, Président de l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense, Président du comité de la transition écologique et énergétique de la CPU, et Gilles Baillat, Président de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et Président de la commission vie de l’étudiant et des questions sociales de la CPU.
Edito
La Conférence des présidents d’université et le Crédit Coopératif se sont associés avec l’ambition de permettre aux acteurs de l’économie sociale et solidaire et aux universités de mieux se connaître, de renforcer et développer leurs synergies.
Grâce à son action au service des organisations de l’Economie sociale et solidaire depuis plus de 120 ans, le Crédit Coopératif sait qu’elles constituent un modèle économique efficace, pérenne et utile socialement, alliant un pragmatisme fondamental et une vraie capacité à rendre réelles des utopies. Elles ont coutume, toutes consacrées à leurs projets, d’agir avec une grande discrétion, ce qui explique sans doute qu’elles soient restées peu connues si longtemps. Mais dans les remises en question que vit notre temps, leur capacité à offrir de l’emploi, à dynamiser les projets collectifs, collaboratifs, innovants, a été repérée, mise sous le projecteur, ici et dans le monde entier.
L’Université, dans toutes ses dimensions de formation, de recherche, d’engagement dans les territoires, intervient depuis de nombreuses années dans l’étude, l’analyse et l’apprentissage de cet autre modèle économique, centré sur l’humain et le partage.
Il existe au sein des universités, parfois depuis longtemps, des formations dédiées, des chaires spécifiques, de grande qualité qui, par nature, s’adressent à des publics déjà avertis, voire spécialisés. Pour faire valoir la richesse de la biodiversité des entreprises il faut aller plus loin encore, changer d’échelle, manifester la présence de l’ESS à hauteur de sa réalité et de son potentiel. La Conférence des présidents d’université et le Crédit Coopératif en sont convaincus.
Les universités répondent au besoin de sens des jeunes, et de bien d’autres, de plus en plus nombreux à vouloir se former à l’ESS et même à créer leurs propres entreprises. Pour autant, l’économie sociale, partie intégrante de notre monde en évolution, voit à chaque moment ses pratiques et ses principes être interrogés. Pour se réinventer au quotidien, l’Economie sociale et solidaire, plus qu’avant, se tourne vers l’université et sa capacité de réflexion et de recherche.
Economie sociale et universités, les points communs sont nombreux. Non délocalisable, émanation du territoire, tournée vers son projet d’efficacité, d’utilité, cadre d’action des étudiants, l’économie sociale est un lieu de réalisation des dynamiques et des innovations.
La conception de ce guide, montre une volonté partagée par le Crédit Coopératif et la Conférence des présidents d’université dans leur partenariat bien installé de faire progresser ensemble la connaissance sur une économie efficiente et respectueuse de l’homme. Ce guide a été réalisé avec le concours d’un grand nombre d’acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire. Qu’ils soient ici remerciés de leurs contributions précieuses ayant permis d’appréhender l’ESS dans la diversité de ses dimensions.
Nombre de synergies existent déjà. Avec ce guide, nous avons souhaité que leur mise en valeur à côté d’une présentation plus théorique apporte à chacun les éléments pour découvrir cette économie et comment elle peut être d’avenir pour toutes les parties prenantes de l’Université dans ses missions de formation, de recherche et de responsabilité sociétale.
Jean-Louis Bancel, Président du Groupe Crédit Coopératif - Jean-Loup Salzmann, Président de la CPU. Télécharger le guide.

27 août 2015

La CPU lance le premier guide « Université et Economie sociale et solidaire » en partenariat avec le Crédit Coopératif

La Conférence des présidents d’université (CPU) et le Crédit Coopératif ont conçu ensemble le guide « Université et Economie sociale et solidaire » qui vise à permettre aux acteurs de l’Economie sociale et solidaire (entreprises, mouvements, collectivités territoriales, …) de connaître les filières d’enseignement de l’ESS et à ceux de l’Enseignement supérieur (universitaires, étudiants, associations universitaires) de tisser des liens avec les structures de l’ESS, afin de développer des synergies.
Illustré d’exemples et de présentations d’acteurs phare, le guide s’organise en cinq parties :
– un panorama de l’économie sociale et solidaire ;
– un inventaire de l’offre de formation et de recherche en ESS, université par université ;
– une mise en avant de l’engagement associatif dans les campus universitaires ;
– une partie consacrée à l’ancrage de l’ESS dans les territoires ;
– la dimension internationale.

L’ESS, un secteur porteur
L’Economie sociale et solidaire, apparue il y a plus de deux cents ans, connaît dès les années 1990 avec le ralentissement de la croissance économique, un important renouveau.
De plus en plus d’étudiants sont en recherche de sens et souhaitent se former à l’Economie sociale et solidaire, une économie interrogée au quotidien sur ses pratiques dans un monde qui bouge. Pour se réinventer, l’ESS se tourne notamment vers l’Université et sa capacité de réflexion et de recherche.
Aujourd’hui, l’ESS emploie près de 10 % des actifs au niveau national et plus de 15 % dans certains départements ruraux. C’est un secteur d’avenir puisqu’on évalue à près de 600 000 le nombre d’emplois à renouveler d’ici 2020.
Aux termes de la loi, l’économie sociale et solidaire comprend essentiellement cinq familles d’entreprises qui placent l’homme au cœur de leurs préoccupations : les associations, les coopératives, les mutuelles, les fondations et les entreprises sociales.
La Conférence des présidents d’université et le Crédit Coopératif, partenaires depuis 6 ans, souhaitent développer les relations entre ESS et Universités. Ils ont ainsi publié deux premiers ouvrages : « Le Guide des bonnes pratiques en matière de fondations partenariales et universitaires » et « Le guide de l’accueil et de l’accompagnement de l’étudiant handicapé à l’université ». Avec la conception du guide « Université et Economie sociale et solidaire », ils montrent une volonté partagée de faire progresser ensemble la connaissance sur une économie efficiente et respectueuse de l’Homme.
L’ouvrage a été réalisé sous la direction de Jean-François Balaudé, président de l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense, et président du comité de la transition écologique et énergétique de la CPU, et de Gilles Baillat, président de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et président de la commission vie de l’étudiant et des questions sociales de la CPU, avec le concours des membres d’un comité de pilotage : le Crédit Coopératif, la Caisse des Dépôts, l’Association pour le développement des données sur l’économie sociale (ADDES), le Réseau Inter-Universitaire de l’Economie sociale et solidaire (RIUESS), l’Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Universités (ORSU), et avec le soutien de l’Economie Sociale Partenaire de l’Ecole de la République (ESPER), de KPMG, et du Mouvement associatif.
Le guide est disponible en ligne.

27 août 2015

L’Université dans ses territoires : l’éclairage de Philippe Estèbe, géographe

A l’occasion de l’université d’été de la CPU qui a lieu le 25 et 26 août, Philippe Estèbe, géographe et auteur notamment de L’égalité des territoires (PUF 2015), participe à la table ronde « Les territoires de l’Université », aux côtés de Nicolas Portier, directeur général de l’Assemblée des Communautés de France. Pour le site de la CPU, il analyse le lien qui unit l’université et son territoire et annonce les grands défis géographiques auxquels, selon lui, l’université va être confrontée dans les années à venir. Voir l'article...

27 août 2015

Contrat pluriannuel de site - COMUE Languedoc-Roussillon Université (2015-2019)

Tous les détails du contrat pluriannuel de la COMUE Languedoc-Roussillon Université pour 2015-2019 : identité de la communauté, caractéristiques du site.

Identité de la Communauté
La Communauté d’universités et établissements s’intitule "Languedoc-Roussillon Université" (L.R.U.).
Les statuts de la COMUE ont été approuvés par le décret n° 2014-1682 du 30 décembre 2014.
La COMUE L.R.U. comprenait initialement 8 membres (dont le C.N.R.S.. et l'I.R.D.), puis à 7 après la fusion des universités Montpellier 1 et Montpellier 2 (1er janvier). Elle devrait prochainement repasser à 8 membres, avec l’entrée de SupAgro.

Principales caractéristiques du site

  • Les membres de L.R.U. regroupent près de 71 000 étudiants sur 99 000 étudiants en Languedoc-Roussillon. Plus du tiers en L.L.S.H., 29% en Droit-Sciences-Eco AES, 18,5% en Sciences, 13,5% en Santé (Source : STRATER).
  • - Les formations universitaires de niveau L sont en forte augmentation au cours des dernières années.
  • Les établissements membres de la COMUE totalisent 11 écoles doctorales (dont 1 école doctorale issue de la fusion de deux autres au sein de l’université de Montpellier). Toutes les disciplines scientifiques sont représentées. La formation doctorale est au 6ème rang national pour le nombre de docteurs.
  • Le potentiel de recherche du site Languedoc-Roussillon est particulièrement important si on y inclut celui des organismes (64% des effectifs de chercheurs du public en 2012, lesquels sont environ de 5 500 en équivalents temps plein).

Le Languedoc-Roussillon se positionne au 5ème rang national de la production scientifique française en termes de publications et au 3ème rang en termes de visibilité (2012). Il se distingue en particulier en biologie appliquée-écologie (2ème rang national) et notamment en agriculture, biologie, végétale (1er rang national), en écologie biologie marine, en biotechnologie et génétique (2ème rang).
Outre le domaine agronomie-biodiversité-environnement, la chimie (« pôle Balard »), la biologie-santé (« pole Rabelais ») sont d’autres axes prioritaires de la recherche sur le site.

  • Au titre du PIA2, L.R.U. candidate à l’AAP IDEX/ISITE, sur le volet IDEX (projet Live+). Le projet mentionne un partenariat avec l’ensemble des institutions publiques d’enseignement supérieur et des organismes présents sur l’académie.
  • 62 projets de la région (et notamment une participation à 21 LABEX) ont été retenus au titre du PIA1 représentant 198 M€ de ressources affectées, valorisant les domaines phares tels que l’énergie, la santé, la chimie, l’environnement, l’agronomie.
  • Le site de Montpellier a par ailleurs bénéficié de l’opération Campus et s’est vu à ce titre doté d’un capital de 325 millions d'euros (dont 162,5 millions d'euros du Conseil régional). La COMUE assure le pilotage des opérations. Certaines devraient avoir un impact important sur le site en matière de recherche et de formation, comme la construction du "pôle chimie Balard" ou la faculté de médecine. Voir l'article...
27 août 2015

La part de l'apprentissage augmente dans le supérieur

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Selon la Dares, en 2014, 265 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été comptabilisés dans le secteur privé, soit une baisse de 3 % par rapport à 2013, moindre que les -8 % observés l’année précédente. Cette baisse concerne uniquement les formations de niveaux IV et V, alors que la tendance est à la hausse dans le supérieur. Avec des entrées quasiment stables, le secteur tertiaire reste le principal utilisateur de l’apprentissage, totalisant 58 % des nouveaux contrats de 2014. Le moindre recul des entrées dans les secteurs de l’hébergement-restauration (-1 %) et du commerce (-0,8 %), qui représentent la moitié des nouveaux apprentis du tertiaire, a limité la baisse dans ce secteur, malgré la forte baisse dans la coiffure et les soins de beauté (-10 %).
Consulter Dares Analyses n° 57 de juillet 2015. Voir l'article...

27 août 2015

Cadre juridique de la formation : 3 journées Safran dès septembre 2015

Logo de l'Agence Régionale de la Formation tout au long de la vie (ARFTLV Poitou-charentes)Si vous travaillez ou si vous souhaitez exercer ou évoluer dans le secteur de l’emploi et de la formation, la connaissance du droit et des financements de la formation continue et celle des politiques et du fonctionnement du système emploi-formation sont aujourd’hui indispensables.
L’ARFTLV vous propose 3 réunions d’information à La Rochelle pour découvrir ou actualiser vos connaissances sur les politiques, les acteurs et les financements des formations pour les demandeurs d’emploi et les salariés du secteur privé :

- Le cadre juridique général de la formation professionnelle - le 29 septembre
- Le cadre juridique de la formation des salariés - le 30 septembre
- La formation des demandeurs d’emploi - le 6 octobre

Programme de ces journées et Bulletin d’inscription - Consultez toute la programmation Safran 2015-2016
Contact : safran@arftlv.org - 05 49 50 37 52. Voir l'article...

26 août 2015

Le compte personnel de formation (C.P.F.) - La formation continue des adultes dans l'enseignement supérieur

Le compte personnel de formation (C.P.F.) est un compte en heure qui permet à tout salarié ou demandeur d’emploi de bénéficier d’une action de formation.
Depuis le 1er janvier 2015, le compte personnel de formation (C.P.F.) remplace le DIF (droit individuel de formation). Toutefois, les heures non consommées au titre du DIF peuvent être mobilisées pendant 5 ans dans le cadre du nouveau compte. Le DIF reste en vigueur pour les salariés relevant du secteur public.
Le C.P.F. a pour objectif d’accroître le niveau de qualification de chacun et de sécuriser son parcours professionnel. En tant que nouveau moyen d’accès à la formation, le C.P.F. s’adresse à tout salarié du secteur privé qui peut l’utiliser tout au long de sa vie professionnelle, depuis l’âge de 16 ans jusqu’à sa retraite. Le C.P.F. relève de l’initiative du salarié.
Le C.P.F. est un compte en heures qui permet à toute personne salariée ou demandeur d’emploi de suivre une action de formation. Le compte est crédité au rythme de 24 h par an les cinq premières années, et au rythme de 12 h les deux années et demie suivantes, dans la limite de 150 h. Il peut être cependant abondé par l’employeur, la branche professionnelle ou par tout organisme ou encore par le salarié lui-même. Voir l'article...

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