Les enfants d’origine étrangère peinent à trouver un emploi
Trois ans après la fin de leurs études, 77 % des jeunes occupent un emploi en moyenne. Mais le taux s’élève à 79 % pour les enfants dont les deux parents sont nés en France et de 66 % pour les enfants dont les deux parents sont nés à l’étranger. Comme le montrent les résultats de l’enquête génération 2004 du Céreq publiées par l’Insee « Formations emploi édition 2009 », les inégalités d’accès à l’emploi selon l’origine sont marquées.
Les écarts sont considérables selon les nationalités. Les difficultés d’insertion sont plus marquées pour les enfants dont les deux parents sont nés au Maghreb (61 % ont un emploi) ou en Afrique sub-saharienne (59 %). La part des jeunes en emploi à durée indéterminée est supérieure de 8 points entre les jeunes dont les deux parents sont nés en France (64%) et ceux dont les deux parents sont nés à l’étranger (56%). Cet écart passe à 12 points quand les deux parents sont nés au Maghreb. Un jeune sur quatre est en emploi à temps partiel quand les deux parents sont nés en Afrique sub-saharienne contre 14 % en moyenne.
On retrouve ces inégalités face au chômage dont le taux s’élève à 28 % pour les jeunes actifs dont les deux parents sont nés à l’étranger (hors UE), contre 13 % pour ceux dont les deux parents sont nés en France. Le diplôme joue un rôle essentiel : en moyenne, les enfants d’étrangers sont moins diplômés que le reste des jeunes, ce qui explique leur situation dans l’emploi.
Mais quel que soit le niveau scolaire, il existe un écart avec les jeunes ayant deux parents nés en France : le taux de chômage des non-diplômés atteint 30 % trois ans après leur sortie du système éducatif. C’est considérable, mais nettement inférieur aux enfants d’étrangers hors Union européenne (42 %). A diplôme équivalent, le taux de chômage pour les enfants de parents français et ceux ayant des parents étrangers peut varier de 1,5 pour les titulaires d’un CAP/BEP à 2,2 pour les diplômés de l’enseignement supérieur.
Bien des facteurs sont à prendre en considération, comme les discriminations, mais aussi l’origine sociale des jeunes, le rôle du réseau familial et enfin la fermeture de millions d’emplois de la fonction publique à ceux de ces jeunes demeurés étrangers.
Le sentiment d’avoir subi une discrimination à l’embauche est tout autant partagé par les hommes et femmes sortis sans diplôme du système éducatif (18 %) mais il est plus élevé pour les jeunes dont les deux parents sont nés à l’étranger (32 %). Ce sentiment de discrimination à l’embauche est ressenti par un tiers de l’ensemble des sortants d’une génération dont les deux parents sont nés à l’étranger contre 10 % pour ceux dont les deux parents sont nés en France. Ce taux passe à 14 % lorsqu’un seul des parents est né à l’étranger. Un tel écart peut difficilement résulter uniquiment d’une sensibilité qui serait plus grande des enfants de parents étrangers.
Trei ani de la absolvire, 77% din tinerii angajat, în medie. Dar rata a fost de 79% pentru copiii ai căror părinţi s-au născut în Franţa şi 66% pentru copiii ai căror părinţi s-au născut în străinătate. Cum este ilustrat de rezultatele anchetei din 2004 generaţie Céreq publicate de către INSEE "de locuri de muncă de Formare 2009" editie , inegalităţile în accesul la locuri de muncă de origine sunt marcate. Diferenţele sunt semnificative în funcţie de naţionalitate. Dificultăţi de integrare sunt mai mari pentru copiii ai căror părinţi au fost atât născut în Africa de Nord (61% sunt angajaţi) sau în Africa subsahariană (59%). Ponderea tinerilor în muncă permanent este mai mare cu 8 puncte în rândul tinerilor ai căror părinţi au fost ambele născute în Franţa (64%) şi cele cu ambii părinţi născuţi în străinătate (56%). Acest lucru creşte diferenţa la 12 puncte atunci când ambii părinţi s-au născut în Maghreb. Unul din patru este cu timp parţial de muncă atunci când ambii părinţi s-au născut în Africa sub-sahariană împotriva a 14% în medie. Mai mult...







