Plus des deux tiers des diplômés de licence et master sortis de formation en 2010 ont bénéficié des aides à l’insertion proposées par les universités et globalement plus de 80 % d’entre eux les ont trouvées utiles. A l’issue d’une licence générale ou d’un master, les étudiants ayant bénéficié d’un tel dispositif présentent une meilleure insertion que les autres. Les jeunes dont les deux parents ne sont pas diplômés du supérieur accèdent ou recourent moins aux aides et débouchent sur de plus faibles niveaux d’emploi.
Concernant les spécialités des formations, les disparités sont plus faibles entre les deux grands domaines de licence professionnelle (industriel et tertiaire) qu’entre les grands domaines communs aux licences générales et masters. Ainsi, pour les licences générales, la part des bénéficiaires est moindre dans les domaines arts, lettres, langues et sciences humaines et sociales (ALLSHS). On retrouve cette disparité entre domaines au niveau master, y compris concernant les aides pour l’accès au stage, alors que celui-ci est obligatoire dans toutes les filières. Quand 51 % des diplômés de master en sciences ont bénéficié de cet accompagnement, ils ne sont plus que 36 % en ALLSHS et 42 % en droit économie gestion.
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