En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Les politiques d’équilibre de mobilité de certains établissements
Selon certains établissements, comme l’université d’Artois, le déséquilibre est dû à certains partenariats de réputation qui impliquent une mobilité entrante supérieure à la mobilité sortante.
Certains établissements, comme l’INSA Toulouse, se sentent moins concernés car ils sont dans une situation où il y a plus d’étudiants sortants que d’entrants. Aussi, l’établissement accepte un déséquilibre des échanges dans certains cas particuliers.
C’est le cas aussi d’universités comme Saint-Etienne ou Lille. Ces situations posent la question de la capacité de certains établissements à développer leurs partenariats avec une attractivité moins importante pour les étudiants internationaux. À l’université de Montpellier, les entrants sont là tendanciellement plus nombreux que les sortants. Pour le programme Erasmus+, lorsque les déséquilibres sont très forts pour certains accords, les départements qui les portent sont invités à réfléchir à la pertinence de l’accord existant.
Toutefois, les raisons incitant à la mise en place d’accords étant plurielles (disposer de places dans des institutions à l’étranger pour ses étudiants, accueillir des étudiants de haut niveau, soutenir des logiques de double diplôme, ou encore encourager les mobilités des personnels enseignants et administratifs), l’existence d’un déséquilibre entre entrants et sortants n’est pas considérée en soi comme problématique. Dans le cas des programmes anglophones hors Erasmus+ (Afrique du Sud, Australie, Canada anglophone, Inde, États-Unis), deux cas de figures se présentent : soit des conventions d’échanges bilatéraux où le nombre des entrants et des sortants est contrôlé, quitte à être rééquilibré sur deux ou trois ans si jamais un déséquilibre devait apparaître ; soit des programmes qui incluent une partie payante (Pré-stage et cours spécifiques). Dans ce second cas les équilibres de flux sont prédéfinis contractuellement afin dans tous les cas d’obtenir des dispenses de droits de scolarité pour les étudiants sortants.
À l’école des Mines Saint-Etienne, les flux entrants et sortants sont équilibrés, tous partenariats confondus. Pour y parvenir au mieux avec les conventions plutôt utilisées pour la mobilité entrante, l’accent est mis sur la communication pour présenter ces opportunités au moment d’un forum international en tout début d’année universitaire de leur première année. De fait, les mobilités bilatérales sont équilibrées avec les partenaires japonais, coréens, chiliens, argentins et européens. La recherche d’un certain équilibre peut aussi passer par l’existence de relais dans certains pays internationaux. À l’INSA de Lyon, les quatre bureaux de représentation implantés dans le monde (Brésil, Chine, Mexique, Vietnam), sont chargés d’assurer la représentation de l’école ou du groupe INSA, d’accompagner le recrutement d’étudiants pour une mobilité à l’INSA mais aussi de rechercher des stages à l’étranger pour les étudiants nationaux. À l’université Clermont Auvergne, les accords d’échange sont établis pour répondre à un besoin de mobilité sortante. Il se peut toutefois, que les entrants soient plus nombreux que les sortants. L’établissement veille alors à équilibrer les flux sur plusieurs années et lorsque cela n’est pas possible, limite le nombre d’étudiants en mobilité entrante. À l’ENSTA Bretagne, les partenariats d’échanges courent sur plusieurs années et c’est l’équilibre global sur la durée qui est surveillé. Grenoble INP s’efforce de maintenir une balance globale en régulant les flux entrants et sortants dans les accords de partenariats.
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22 septembre 2019
Mobilité internationale des étudiants - Les politiques d’équilibre de mobilité de certains établissements
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