En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
A - Une attractivité réelle mais inégale
En 2016, presque la moitié des étudiants internationaux présents en France viennent d’Afrique, 25 % d’Europe et 22 % d’Asie. 35 % des étudiants africains en mobilité se rendent en France. La part d’étudiants originaires de ce continent a cependant légèrement diminué depuis 2002 du fait de l’accroissement du nombre d’étudiants asiatiques.
Les quatre premiers pays d’origine des étudiants internationaux en France sont le Maroc (39 855 étudiants), l’Algérie (30 521), la Chine (30 072) et l’Italie (13 341). Toutefois, en 14 ans, la part des étudiants chinois a progressé de 5 % à 9 %, alors que celle des étudiants marocains a diminué de 17 % à 12 %.
Les étudiants européens représentent environ un quart des étudiants internationaux accueillis. Ils sont issus à 75 % des pays de l’Union européenne. Les nationalités les plus représentées parmi les étudiants européens en France sont l’Italie (13 341), l’Allemagne (8 459) et l’Espagne (7 826).
Notre pays accueille ainsi 5,3 % du total des étudiants européens en mobilité diplômante (6ème derrière le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis, l’Autriche et les Pays-Bas) et 6,2 % des étudiants de l’Union européenne en mobilité diplômante. L’examen du nombre de candidatures sur la plate-forme « Études en France » (90 % des dossiers hors UE) 23 permet encore mieux de mesurer les caractéristiques géographiques de l’attractivité de l’offre française.
Parmi les 15 pays hors Union européenne (UE) qui enregistrent le plus de dépôts de dossiers, 13 sont membres de la Francophonie24. En 2017, les dossiers enregistrés en Algérie représentaient à eux seuls 21 % des dossiers déposés (51 308), suivi de près par le Maroc (39 779)25.
Les pays développés ou en croissance dynamique se placent de leur côté en 4ème (Chine), 7ème (États-Unis) et 10ème (Inde) position26. À l’inverse de l’Algérie ou du Maroc, ces pays enregistrent un taux d’acceptation de leurs dossiers supérieur à 90 %, avec le plus souvent un pré-recrutement par leur établissement de destination.
Une analyse par cohorte27 confirme les fortes différences selon l’origine géographique. En moyenne, les étudiants internationaux en mobilité diplômante restent 2,7 ans dans le système universitaire français. La moitié n’est restée qu’une année en particulier dans le groupe disciplinaire « Arts, lettres, langues, sciences humaines et sociales ». 91 % des étudiants d’Amérique du Nord et les trois quarts des étudiants ressortissants de l’Union européenne sont dans ce cas. À l’inverse, seulement un tiers des étudiants venant du Maghreb ou du Moyen-Orient et 29 % de ceux venant d’un pays d’Afrique francophone ne restent qu’une seule année.
Entre 2011 et 2016, le taux d’étudiants internationaux en universités n’a pas évolué, alors qu’il a globalement progressé de 8,44 % à 9,41 % dans les autres établissements d’enseignement supérieur. L’augmentation la plus importante concerne les écoles de commerce, passées de 12 % d’étudiants internationaux en 2004 à 18 % en 2016. Ces écoles ont compris très tôt que leur attractivité sur un marché international fortement concurrentiel nécessitait un effort d’adaptation important.
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22 septembre 2019
Mobilité internationale des étudiants - Une attractivité réelle mais inégale
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