Par Emmanuel Davidenkoff. C’est un des grands rendez-vous manqués de l’université, dont il n’est quasiment jamais fait mention. Quand Jacques Delors porte sa loi sur la formation professionnelle sur les fonts baptismaux, en 1971, il sait qu’il ouvre un marché prometteur : les entreprises ont désormais l’obligation de consacrer 1 % de leur masse salariale à la formation des salariés. Le futur président de la Commission européenne estime alors que le service public – éducation nationale et universités – pourrait récupérer les deux tiers de la manne (qui dépasse aujourd’hui les 30 milliards d’euros par an). Près d’un demi-siècle plus tard, un rapport de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale évalue à 1,5 % la part des stagiaires de formation continue formés à l’université, pour une part de marché, en chiffre d’affaires, de 1,9 %. Plus...
12 juillet 2017
Formation continue : l’université au rattrapage
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