B. Les carences du système universitaire
Quand il s’agit des SHS, le système universitaire français apparaît dans certaines disciplines et dans nombre d’institutions – mais pas dans toutes, on l’a vu – comme bien loin d’être inscrit pleinement dans des logiques de compétition internationale.
Il fonctionne alors sans prendre en considération le caractère international que pourraient revêtir les carrières et les trajectoires des chercheurs, et souvent même en donnant l’image d’une indifférence, voire d’un rejet par rapport à ce que peut apporter une expérience de recherche à l’étranger – exactement le contraire de ce que valorisent les universités anglaises ou néerlandaises, où il existe des listes de critères à examiner pour tout recrutement, parmi lesquels, systématiquement, figure l’expérience internationale.
Notre système universitaire est mal outillé, généralement, pour soutenir la présence française à l’international : les crédits pour des missions ou pour permettre la participation d’enseignants-chercheurs ou de doctorants à des congrès et à des conférences à l’étranger sont insuffisants, et les moyens humains (personnels d’appui à la recherche notamment) qu’il faudrait mettre éventuellement à la disposition des chercheurs ayant obtenu une ERC font défaut.