Ce rapport comporte un bilan précis et documenté, des analyses nuancées qui, notamment, distinguent le niveau européen et la scène internationale d’ensemble.
A. Résultats français au défi sociétal « Europe in a changing world »
Dans une note publiée par l’Alliance ATHENA (Alliance thématique nationale des sciences humaines et sociales), Olivier Bouin dresse un bilan de la participation des acteurs français en SHS au sixième défi sociétal, « Europe in a changing world – inclusive, innovative and reflective Societies », dont le budget représente environ 1 % du total de celui de Horizon 2020. Les chiffres pour les premiers appels à projets (période 2014-2015) sont éloquents :
- aucun coordinateur français ne figure parmi les 58 projets lauréats, dont il faut savoir qu’ils sont nécessairement coopératifs, associant plusieurs partenaires européens ;
- il n’y a de partenaires français dans les projets lauréats (qui mobilisent nécessairement leurs partenaires dans toute l’Europe) que dans 36 % d’entre eux, et une analyse plus fine montre que les carences sont particulièrement nettes s’il s’agit de projets dits « YOUNG » qui concernent avant tout la sociologie ;
- la part des financements reçus par les partenaires français est de 4,3 % sur les 117 millions d’euros attribués, soit 5,1 millions d’euros, ce qui constitue un pourcentage très faible ;
- si le CNRS (quatre participations), la FNSP – c’est-à-dire Sciences Po – (deux participations) et l’IRD (deux participations) tirent leur épingle du jeu, il n’y a que quatre universités françaises partenaires : TSE (Toulouse School of Economics), l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, l’université de Cergy-Pontoise et Aix-Marseille Université, pour un financement global de 600 000 euros.