Par Aurélie Delaporte et Diane Marlat, MENESR-DGESIP/DGRI-SCSESR-SIES. En 2015-2016, 1 593 200 étudiants sont inscrits dans les universités de France métropolitaine et des DOM (y compris l’université de Lorraine). Ils étaient 1 531 300 en 2014-2015. Les effectifs inscrits augmentent de 4,0 %, hausse partiellement imputable à la montée en charge des inscriptions parallèles des étudiants de C.P.G.E. L’accroissement est ramené à + 2,8 % hors cet effet. En particulier, les effectifs sont en hausse en cursus licence (+ 4,9 %, et + 2,9 % hors doubles inscriptions) et en cursus master (+ 3,2 %), mais diminuent en cursus doctorat (- 1,6 %). Les bacheliers généraux sont plus nombreux que l’an passé dans les disciplines générales (+ 6,9 % hors doubles inscriptions en C.P.G.E.), le nombre de nouveaux bacheliers technologiques diminue en I.U.T. (- 2,0 %) et les bacheliers professionnels se dirigent nettement moins vers l’université. La part des étudiants étrangers à l’université est de 14,1 %. Elle baisse légèrement par rapport à 2014-2015 (- 0,2 point), principalement en cursus doctorat (- 0,4 point).
Les étudiants inscrits dans les universités françaises en 2015-2016Pour l’année universitaire 2015-2016, 1 593 200 étudiants sont inscrits dans les universités de France métropolitaine et des DOM (y compris l’université de Lorraine) : 967 000 sont inscrits en cursus licence – dont 117 400 en IUT –, 566 500 en cursus master et 59 700 en cursus doctorat. Les inscriptions à l’université sont en hausse de 4,0 % par rapport à 2014-2015. L’année 2015-2016 correspond à la deuxième année de conventionnement obligatoire entre les lycées possédant des CPGE et un Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) et par la généralisation progressive des doubles inscription des étudiants en classe préparatoire et à l’université. Ce phénomène joue à la hausse : hors ces doubles inscriptions, l’augmentation globale des inscriptions à l’université est de 2,8 % 2. Le nombre d’inscription est en hausse en cursus licence (+ 4,9 % versus + 2,9 %.une fois l’effet neutralisé). C’est en cursus master que la croissance apparait au final la plus forte (+ 3,2 %), avec la montée en charge des inscriptions en master MEEF. Les inscriptions diminuent en revanche en cursus doctorat (- 1,6 %).
Le cursus licence englobe 60,7 % des inscriptions à l’université sur l’ensemble du territoire (+ 0,5 point par rapport à 2014-2015). C’est à Paris que son poids est le plus faible (51,4 %), et dans les DOM et en Corse, il dépasse les 70 %.
Hors IUT et disciplines de santé, 43 % des effectifs du cursus licence sont inscrits en première année de Licence (L1). Les deuxième et troisième années (L2 et L3) représentent respectivement 23 % et 22 % des inscrits du cursus, et la Licence professionnelle 7 %. En STAPS, plus de la moitié des inscriptions sont en première année.
La structure des inscriptions par grands champs disciplinaires (hors IUT) reste la même que l’année passée. Les étudiants sont davantage inscrits en lettres et sciences humaines et sociales qui accueillent, considérées conjointement, 37 % des étudiants en cursus licence. La part des sciences (sciences fondamentales et sciences de la terre et de la vie) augmente de 2 points (21 %), cette augmentation étant due aux doubles inscriptions en CPGE, les conventionnements semblant davantage se traduire par des inscriptions effectives à l’université pour les classes préparatoires scientifiques que pour les classes préparatoires littéraires. Les disciplines juridiques représentent 14 % des inscriptions (15 % hors inscriptions parallèles en CPGE – abrégé en h. CPGE par la suite), 14 % des inscriptions sont prises en sciences économiques et administration économique et sociale, 9 % dans les disciplines de santé et 5 % en STAPS.
En cursus master, 41 % des inscrits sont en 1re année de Master (M1) et 37 % en 2e année (M2). Les autres formations relevant du cursus master (formation d’ingénieur, diplôme des IEP, etc.) représentent 22 % des inscrits. En particulier, en sciences fondamentales et applications, 39 % des inscrits en cursus master le sont en formation d’ingénieurs. Dans les masters Métiers de l’Enseignement, Education et Formation (MEEF) créés à la rentrée 2013, il y a davantage d’inscrits dans les masters MEEF préparant à l’enseignement dans le premier degré que dans ceux préparant au second degré (respectivement 49 % et 44 %). Les masters MEEF « Pratique et ingénierie de la formation » et « Encadrement éducatif » représentent beaucoup moins d’inscriptions (respectivement 4 % et 3 %). Dans les diplômes d’universités (DU) « formation adaptée » (voir encadré), créés pour les lauréats aux concours de l’enseignement déjà titulaires d’un master ou dispensés, il y a autant d’inscrits pour l’enseignement dans le second degré que dans le premier (8 % des inscrits dans les formations des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation). Globalement, la hausse des inscriptions dans ces formations (masters MEEF et DU spécifiques) est très marquée en 2015- 2016 : + 14,4 %, témoignant semble-t-il d’un nouvel engouement pour les professions auxquelles elles préparent.
Pour la sixième année consécutive, le nombre d’étudiants inscrits en doctorat et en HDR est en baisse (- 1,6 %) poursuivant la tendance observée depuis 2006. Les diminutions sont plus marquées dans les disciplines économiques (- 4,1 %) ou littéraires (- 2,1 %) notamment en langues (- 2,7 %). En sciences, la baisse est plus mesurée (- 0,6 %).
En 2015-2016, le nombre d’étudiants augmente dans les disciplines générales (+ 4,8 % ; + 3,3 % h. CPGE) (tableau 1-a) et en santé (+ 1,9 %) (tableau 1-c). Par contre, il stagne en IUT (tableau 1-b). Les effectifs augmentent en sciences pour la deuxième année consécutive (+ 9,4 % ; + 4,3 % h. CPGE). L’augmentation est la plus forte dans les disciplines scientifiques spécialisées, que ce soit en sciences de la nature et de la vie ou en sciences fondamentales (respectivement + 6,7 % et + 7,4 % ; + 5,7 % et + 4,6 % h. CPGE). En pluri-sciences, la forte hausse des effectifs est due à l’inscription des étudiants parallèlement en classes préparatoires, qui sont souvent inscrits à l’université dans des diplômes généralistes, au moins en première année de licence (+ 30,9 % mais - 2,2 % h. CPGE). Les diplômes de sciences continuent à se préciser, avec la nouvelle nomenclature des licences résultant de la simplification des intitulés de diplôme3 entrainant une baisse mécanique des effectifs en pluri-sciences. Les inscriptions en STAPS sont toujours en hausse pour la septième année, avec une augmentation du même ordre que l’an dernier mais plus faible que celle des années précédentes (+ 5,0 %).
Ces constats par disciplines se retrouvent dans les hausses des inscriptions de nouveaux bacheliers dans les filières de sciences (+ 37,6 % ; + 9,2 % h. CPGE), de STAPS (+ 5,5 %) ainsi que dans les disciplines littéraires (+ 5,4 % ; + 3,7 % h. CPGE) et économiques (+ 10,4 % ; + 2,8 % h. CPGE) et en santé (+ 0,4 %). Les nouveaux bacheliers sont aussi plus nombreux en PACES (+ 0,4 %), après un renversement de tendance en 2014-2015 (- 1,5 %) qui suivait deux années de forte hausse (près de 8 %) des effectifs dans cette année de préparation aux concours médicaux. Leur nombre augmente fortement en sciences économiques (+ 20,0 % ; + 10,6 % h. CPGE). Les inscriptions sont aussi plus nombreuses en droit-sciences politiques (+ 2,5 ; + 2,1 % h. CPGE). Les effectifs des nouveaux bacheliers diminuent par contre en IUT (- 0,8 %). Parmi les nouveaux entrants à l’université, 84,6 % ont obtenu leur baccalauréat en 2015. Ces nouveaux bacheliers sont très majoritairement titulaires d’un baccalauréat général : c’est le cas de 79,7 % d’entre eux (+ 1,9 point par rapport à 2014-2015), 15,0 % ayant un baccalauréat technologique (- 0,9 point) et 5,3 % un baccalauréat professionnel (- 0,9 point). Les bacheliers professionnels représentent un nouvel entrant sur dix en langues et en sciences humaines et sociales et près de un sur cinq en AES. Le nombre de nouveaux bacheliers s’inscrivant à l’université est en hausse de 7,9 % à la rentrée 2015, avec des évolutions contrastées selon les filières et les types de baccalauréat. Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de baisse du nombre de bacheliers à la session 2015 (- 1,1 %). Néanmoins, les effectifs de bacheliers généraux, parmi lesquels se recrute la grande majorité des nouveaux bacheliers entrant à l’université, ont fortement augmenté (+ 3,7 % par rapport à 2014), les autres séries du bac accusant une baisse sensible (respectivement - 3,2 % et - 7,4 % pour les baccalauréats technologiques et professionnels).
En 2015-2016, hors doubles inscriptions en CPGE, les effectifs sont en hausse dans toutes les académies sauf une (tableau 5). Dans cinq académies de France métropolitaine (Amiens, Caen, Nice, Reims et Poitiers) cette hausse, hors doubles inscriptions en CPGE, est supérieure à 5,0 %. Voir l'article...