Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Formation Continue du Supérieur
9 mai 2016

« Autour de l’entrée en institution des personnes âgées et/ou handicapées » 26-27 Mai 2016

Jeudi 26 Mai 2016 - Vendredi 27 Mai 2016
Lieu : Amphithéâtre des Sciences  naturelles, Université d’Aix - Marseille ,  UFR Sciences, Centre St Charles, Marseille.
Problématique
Colloque organisé par l'Institut de Gérontologie Sociale et le Master Action Gérontologique et Ingénierie Sociale (Aix - Marseille Université).
Dans  la continuité des  derniers colloques  organisés par l’Institut de Gérontologie  Sociale  et  le  Master Action  Gérontologique  et  Ingénierie  Sociale,  il  s’agit  de  poursuivre  l’exploration  du  champ  de  la  souffrance,  des  souffrances  vécues  ou  ressenties comme telles, ici avec des sous thèmes comme l’annonce de la maladie, du  handicap, de l’entrée en institutio n, de l’annonce comme moment posé d’une rupture  à venir, etc ., avec ses effets induits sur la personne, sur son entourage mais également  sur  le  vécu  par  les  professionnels  en  terme s de prise en charge d’un individu en  souffrance.
Dans cette approche, il y  a, bien évidemment et également, les limites du maintien  à domicile voire, plus largement, du soutien au domicile pour une personne qui ne peut  plus y demeurer et doit se résoudre à une entrée en institution.  Cela  est valable pour  les  personnes  âgées  dépen dantes  ou  en  perte  d‘autonomie  mais  aussi  pour  des  personnes  porteuses  d’un  handicap  sévère  voire  pour  des  personnes  atteintes  de  pathologies chroniques invalidantes et atteignant un point de non-retour.
On pourra se pencher aussi sur le point de vue des équipes en institution qui pose la question de l’accueil de la personne, du projet de l’établissement en ce domaine etc.
Qui annonce, comment l’annonce est-elle faite (les praticiens y sont-ils préparés ?), quel ressenti et vécu de ce couperet qui sépare l’individu de son quotidien, de la « vie normale et banale », de ses « objets
transitionnels » de son univers ?
Ce thème concerne donc l’annonce d’un changement dans le cursus de vie de la personne, dans sa prise en charge. Il concerne également la révélation d’une déficience, d’un déficit et ses conséquences sur la famille, l’entourage et, par ricochets, sur les personnels soignants tant dans leurs relations au système d’aidants informels que dans leurs pratiques envers les soignés.
Plus spécifiquement, et dans le champ de la déficience et – ou de la gestion de l’expression du déficit, ici sont en jeu la dynamique relationnelle avec l’entourage, ses effets induits sur la dynamique institutionnelle, la représentation que se font les proches de la déficience...
Dans une telle dynamique, les circonstances de la révélation de la déficience ainsi que sa traduction clinique sont directement concernées.
Les   interactions   entre   la   déficience,   sa   représentation   par   la   famille,   l’entourage   et   ses   réactions,   la matière dont elle va gérer l’annonce voire la « digérer » sont au centre de sa relation à l’institution, aux équipes soignantes.
Les interactions participent à la structuration ou à la déstructuration des relations soignants/familles, familles/soignés, soignants soignés et d’une manière plus large, à l’approche formelle – informelle dans l’aide aux personnes porteuses d’un déficit en termes de réduction de l’autonomie et plus largement, d’un handicap. Comment l’entourage immédiat ou la famille gère l’annonce du handicap en termes d’exclusion identitaire ou de non exclusion ?
A ce stade, sont pris en considération le groupe référent et la peur de la maladie ou du déficit et sa traduction concrète en matière de rupture dans la vie sociale.
Quelles sont les répercussions sur la dynamique relationnelle famille-sujet et quels sont les renvois sur les personnels soignants (dynamique relationnelle – dynamique institutionnelle). Quand et pourquoi cela se traduit-il par un rejet ?
Existe-t-il des incidences en termes de parcours institutionnel pour les sujets à partir du diagnostic, de sa transmission à l’entourage familial ?
Une telle approche pose en fin de compte le problème plus global de l’articulation entre le suivi formel (ici institutionnel) et le suivi informel.
Tout cela renvoie à la déficience et – ou à la maladie, à ses représentations et à la manière dont elles sont « annoncées » à la famille, à l’entourage. Il s’agit également de prendre en considération les réactions des proches et du différé de ces réactions sur les pratiques soignantes en termes d’interactions.
Dans cette dynamique, il apparaît central de prendre en compte l’origine de la crise, à savoir, la perte et son objet.
On se réfèrera ici à Freud parce qu’au même titre qu’un deuil accompagne une perte, l’annonce d’un handicap et – ou d’une pathologie invalidante survenant brutalement, généralement de façon imprévisible et intrusive, reposent aussi sur un phénomène de perte.
Cela n’est pas sans rappeler « la régression narcissique » développée par Freud à propos du travail de deuil et qui s’apparente à une blessure narcissique.
Pour Freud, le deuil est un événement qui traduit une « réaction de perte » faisant entrer le sujet dans une norme réactionnelle avec une sémiologie typique en ce sens qu’elle débouche sur une conduite qui « s’écarte sérieusement du comportement normal ». Il est bien sûr posé comme postulat que l’objet perdu (la personne aimée ou une abstraction mise à sa place) doit avoir une importance suffisante chez l’individu pour provoquer le deuil (père, mère, lien affectif fort).
En nous penchant sur la perte de l’objet et par là, en miroir, sur la perte du Moi, nous nous intéressons au conflit qui est au centre de la crise et dont l’enjeu se situe entre la naissance d’un nouveau Moi (l’acceptation par exemple d’un parent démentifié, d’un enfant porteur d’un déficit) et la perte de l’ancien (le renoncement à l’image idéalisée de l’Autrui).
Il   y   a   dans   ce   domaine,   place   pour   la   Philosophie,   pour   la   Psychiatrie,   pour   la   Médecine,   pour   la Psychologie des ruptures, pour l’approche humaniste de ces souffrances, pour la gestion de ces évènements, pour la Gérontologie pratique au quotidien, pour la Sociologie comme vecteur d’appréhension du monde qui nous entoure, pour les questions tournant autour de la prise en charge des personnes handicapées... Il y a enfin place pour une approche de l’Humain dans toutes ses angoisses de séparation, angoisses qui nous habitent tous, y inclus nous-mêmes, praticiens, chercheurs et enseignants. Voir le Programme.

Commentaires
Newsletter
53 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 2 803 144
Formation Continue du Supérieur
Archives