Universités - La validation des acquis : entre réussite qualitative des dispositifs et faiblesse de la mise en oeuvre
Rapport "L'implication des universités dans la formation tout au long de la vie", par SZYMANKIEWICZ Christine, CAFFIN-RAVIER Martine, CARAGLIO Martine, GAVINI-CHEVET Christine, AMBROGI Pascal-Raphaël, PRADEAUX Henry. La Mission a décidé de limiter ses investigations aux crédits du PIA 1 attribués aux opérateurs relevant budgétairement - aux termes de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) - de la mission interministérielle Recherche et enseignement supérieur (MIRES).
La validation des acquis : entre réussite qualitative des dispositifs et faiblesse de la mise en oeuvre
a) La VAE : aller plus loin, quelques pistes
Comme il a été relevé supra (cf. chapitre III.3.2) l’établissement de systèmes de reconnaissance des acquis de l’expérience s’est généralisé en Europe et les législations nationales ont abordé de diverses manières la reconnaissance et la validation des acquis dans l’enseignement supérieur. Mais rares sont les pays qui ont une pratique de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle conduisant à une équivalence de certification complète de l’enseignement supérieur. En France, de par la loi, tout individu a le droit de faire reconnaître et valider ses acquis de l’expérience par l’établissement de son choix, pour accéder à des programmes d’enseignement supérieur ou pour obtenir tout (singularité et avancée française) ou partie d’un diplôme. On l’a dit (cf. chapitre III), la France est, en matière de validation des acquis, le « bon élève » européen si l’on s’en tient aux possibilités qu’ouvre à tout individu le système qu’elle a retenu, plus favorable que celui des autres pays.
En dépit de cet environnement juridique favorable, la VAE, après un premier déploiement encourageant, stagne depuis plusieurs années. Voir le rapport...