28 août 2015
RERS 2015 - L’Europe face aux objectifs de Lisbonne
L'édition 2015 de Repères et références statistiques est en ligne. Au sommaire: une information statistique détaillée sur le fonctionnement et les résultats de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que les principales données sur la recherche française. Plus de 150 thèmes sont abordés dans cette publication. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2015.
L es gouvernements européens s’orientent depuis le sommet de Lisbonne de 2000 vers une société de la connaissance. Les orientations sont concrétisées par des objectifs chiffrés, formulés pour l’ensemble de l’Union européenne à l’horizon 2020 : développer l’enseignement supérieur, l’employabilité, la formation permanente, la mobilité, l’éducation de la petite enfance et réduire les quantités de jeunes insuffisamment formés et de mauvais lecteurs. Deux sont de « grands objectifs », étayés de cibles nationales. Le développement de l’enseignement supérieur devrait se concrétiser, en 2020, par 40 % de diplômés parmi les Européens de 30-34 ans (37,9 % en 2014).
La France en espère 50 % (44 % en 2014). Comparée à celle de 2010, la part des diplômés du supérieur progresse en Grèce, Hongrie, Pologne, au Portugal (+ 7 points), et dans une moindre mesure, en Roumanie, Estonie, Suède et Italie (+ 4 points). Une meilleure qualification devrait favoriser l’employabilité. La communauté vise, peu après obtention du diplôme, un taux d’emploi des diplômés des enseignements supérieur et secondaire de second cycle de 82 % en 2020, taux observé en 2008, avant la crise financière. Reflétant une conjoncture qui reste difficile dans l’ensemble de l’Union, le taux est de 76,1 % en 2014 (UE). L’emploi augmente d’au moins + 4 points dans sept pays, entre 2013 et 2014, parmi lesquels la Grèce et l’Espagne. En revanche, l’emploi recule alors de 3 points dans deux pays, dont l’Italie.
L’Union compte que sa population enrichisse et actualise ses connaissances à tout âge. 15 % des 25-64 ans devraient participer à un cours, séminaire, atelier ou une formation en l’espace de quatre semaines, en 2020. Ils sont 10,7 % en 2014 dans l’Union (18,6 % en France). L’amélioration entre 2010 et 2014 semble surtout significative en Suède et Finlande. La communauté vise une réduction du nombre des moins instruits pour renforcer sa cohésion. L’objectif est d’amener en dessous de 10 % la proportion de « sortants précoces » en 2020 (11,1 % des jeunes de 18-24 ans en 2014).
Le taux est de 8,5 % en France en 2014. L’indicateur est fragile. Un des seuls messages significatifs dont il est porteur est le recul des proportions de moins formés dans plusieurs pays du sud où elles étaient élevées. La proportion de mauvais lecteurs devrait être ramenée en dessous de 15 % en 2020 (en France, 18,9 % en 2012). L’Union mise sur l’éducation de la petite enfance, dont bénéficieraient, en 2020, 95 % des enfants de l’âge de quatre ans à celui précédant l’obligation scolaire (100 % en France). Consulter la brochure RERS 2015. Voir l'article...
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