Budget 2015 de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : une diminution sans précédent et incompréhensible !
Le 18 novembre 2014 l’Assemblée Nationale a voté en première lecture le projet de loi de finances 2015. Un projet de loi de finances est un moment de vérité politique : il traduit concrètement les engagements pris par les responsables politiques. Dans la situation de crise profonde de notre pays, le besoin d’avenir est immense. La question des universités n’est pas un problème sectoriel : c’est le problème d’une Nation, si elle a pour ambition de construire une société où chacun trouve sa voie. Le Président de la République a fait de la jeunesse la priorité du quinquennat. Nous sommes au contact permanent des 2,4 millions d’étudiants et nous portons une partie de leurs aspirations à travers nos formations et notre rôle quant à leur insertion professionnelle et dans la société. Or le désarroi est immense, le décalage entre les discours et la réalité qu’ils vivent est dangereux. Notre devoir collectif par nos recherches est de leur offrir un avenir. Nous travaillons à faire avancer les champs de la connaissance, à créer de l’innovation au profit de la compétitivité de l’économie française.
Dans cette perspective, il est incompréhensible que les députés aient adopté une série d’amendements de dernière minute proposés par le gouvernement, qui aboutissent à réduire de 70 millions d’euros (dans le programme 150, par rapport au PLF 2015) le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Cette décision n’est pas technique, et elle s’ajoute à d’autres mesures négatives, en particulier une forte augmentation des dépenses obligatoires de masse salariale – un coût additionnel de 90 millions d’euros non couverts par rapport à 2014. A périmètre d’activités croissant, c’est donc 160 millions d’euros qu’il manquera au budget des universités en 2015 ! Autant dire une incapacité à fonctionner. Voir l'article...