RERS 2014 - La formation continue dans l’enseignement supérieur
Statistiques - publications annuelles - Édition 2014. Télécharger la brochure Repères et références statistiques 2014
La formation continue dans l’enseignement supérieur p.222
Présentation
En 2012, les universités, les écoles d’ingénieurs publiques et le Cnam ont formé 478 200 stagiaires contre 448 500 en 2011. L’augmentation des effectifs de stagiaires atteint globalement 7 %, essentiellement grâce aux universités où elle atteint 8 % alors qu’elle ne dépasse pas 1 % au Cnam et dans les écoles. Cette augmentation moyenne cache trois stratégies différentes vis-à-vis des différents publics.
En effet, si les universités maintiennent leur nombre de salariés inscrits au titre du plan de formation de leur entreprise (+ 1 %), tout en mettant l’accent sur les contrats de professionnalisation (+ 16 %), les particuliers (+ 14 %) et les non-salariés (+ 12 %), le Cnam accuse une baisse des inscrits salariés (- 13 %) tout en privilégiant les demandeurs d’emploi (+ 33 %). Les écoles, quant à elles, mettent l’accent sur les publics salariés (+ 12 %). Le volume d’heuresstagiaires dispensées dans les universités se maintient (+ 1 %) alors qu’il diminue dans les écoles et au Cnam. La durée moyenne globale perd 11 heures en passant à 141 heures et s’établit à 132 heures dans les universités contre 137 en 2011. Cette baisse est notamment due à la réduction des stages des 102 000 salariés inscrits à l’université au titre du plan de formation qui perdent 8 heures depuis 2011 pour s’établir à 78 heures.
Le chiffre d’affaires de la formation continue dans l’enseignement supérieur atteint 403 millions d’euros en 2012, soit une diminution de 2 % par rapport à 2011. Les recettes des universités qui représentent 64 % de l’ensemble restent stables (+ 0,5 %) alors que celles du Cnam perdent 7 % et les écoles gagnent 2 %. L’origine privée des ressources de la formation continue dans le chiffre d’affaires des universités se stabilise autour de 72 % des fonds, dont 49 % en provenance des entreprises et des Opca. La part des individuels payants passe de 24 à 23 %. Celle des fonds publics dans la formation continue des universités passe de 22 à 20 % et, parmi eux, la part des subventions de l’État pour des publics spécifiques diminue de moitié en passant de 5 à 2,5 millions d’euros, tandis que la part consacrée par l’État à la formation de ses propres agents se restreint (- 13 %).
