RERS 2014 - Les dépenses par élève et par étudiant
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Les dépenses par élève et par étudiant p.354
Présentation
En 2012, la dépense moyenne par élève ou étudiant, tous niveaux confondus, est de 8 330 euros (donnée provisoire). Elle varie quasiment du simple au double entre un élève du premier degré (6 010 euros) et un étudiant (11 740 euros), la dépense pour le second degré se situant à un niveau intermédiaire (9 620 euros). De façon plus détaillée, l’écart est encore plus important : de 5 790 euros pour un élève scolarisé en préélémentaire, jusqu’à 15 020 euros pour un étudiant de classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE).
La moitié des dépenses des producteurs d’éducation sont des dépenses de personnels enseignants (et trois quart sont des dépenses de personnels de tous types). Les écarts entre coûts moyens sont donc souvent liés à des différences de taux d’encadrement ou de statut des enseignants (rémunérations et obligations réglementaires de service). D’autres facteurs interviennent aussi, tels les besoins en matériel nécessaire à la formation, ou l’importance relative des investissements réalisés. Dans l’enseignement primaire, le coût moyen par élève de préélémentaire (5 790 euros) est relativement proche de celui d’un élève d’élémentaire (6 060 euros). Le nombre moyen d’élèves par classe, moins élevé en élémentaire, tend à augmenter sa dépense moyenne. La présence des ATSEM dans les classes maternelles contribue à accroître la dépense moyenne d’un élève de maternelle, atténuant ainsi l’écart observé entre ces deux niveaux. Dans le second degré, le coût moyen du collégien (8 410 euros) est inférieur à celui du lycéen (11 310 euros en enseignement général ou technologique et 11 960 euros en enseignement professionnel). Ces écarts sont dus principalement aux différences de statut et de rémunération des enseignants, mais aussi au nombre d’élèves plus faible par classe dans le premier cycle et le second cycle professionnel que dans le second cycle général et technologique. Les enseignements professionnels et technologiques requièrent également des dépenses de fonctionnement matériel et d’investissement plus importantes que l’enseignement général. Dans le supérieur, l’écart de coût très important observé entre les formations universitaires (10 940 euros), d’une part, et les classes de type CPGE (15 020 euros) ou STS (13 510 euros) d’autre part, provient en grande partie des différences de taux d’encadrement. De plus, les enseignants intervenant dans les filières post-baccalauréat en lycée sont souvent agrégés, voire pour les CPGE, professeurs de chaire supérieure, corps où se conjuguent une rémunération plus élevée et une obligation de service plus faible que dans l’enseignement secondaire.
