Par Isabelle Rey-Lefebvre.Les alertes se multiplient sur la mauvaise affaire qu’aurait faite le gouvernement britannique en triplant les droits d’inscription dans les universités anglaises. Depuis septembre 2012, les 124 universités sont autorisées à augmenter ces frais et les deux tiers d’entre elles, notamment les plus prestigieuses, les ont d’emblée fixés au plafond autorisé, soit 9 000 livres (environ 10 700 euros) par an, contre 3000 auparavant.
Le gouvernement a, dans le même temps, réduit de 40 % ses subventions à ces établissements et promis aux étudiants des prêts à taux avantageux, d’une durée maximale de trente ans, garantis par l’Etat. Le dispositif prévoit que les emprunteurs, une fois diplômés et lancés dans la vie active, ne remboursent rien tant qu’ils ne gagnent pas plus de 21 000 livres par an ; au-delà, les mensualités ne doivent pas dépasser 9 % de leurs revenus, mais s’ils viennent à gagner plus de 41 000 livres par an, le taux d’intérêt appliqué est alors celui de l’inflation, majoré de 3 points. Lire l'article entier...
30 mars 2014
Comment le Royaume-Uni risque de perdre davantage en ayant triplé les frais universitaires
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