Crimée, Sarre, deux territoires, deux visions des coopérations transfrontalières
Le début d’année 2014, un siècle après le déclenchement de la première guerre mondiale restera peut-être comme un moment clé de la géopolitique. Deux territoires le symboliseront : l’un, la Crimée, pour rappeler combien le passé peut être reconstruit ; l’autre, la Sarre, combien il peut être utilement remisé en faveur de l’avenir.
Enjeux transfrontaliers connus depuis le 19ème siècle, ils auront l’un et l’autre été marqués par des référendums où la souveraineté populaire a souvent fait le lit de la dictature traditionnelle…Symboles d’une Europe de la diversité, ils représentent aussi aujourd’hui le dilemme de notre continent : soit retomber dans des rivalités d’Etats-nations à prétention impériale soit envisager des modes de coopération annihilant peu à peu les fêlures nées des frontières.
A l’heure où plus que jamais les espaces transfrontaliers doivent permettre de mettre en place très concrètement l’idéal d’une vie commune et, donc, profiter prioritairement des programmes communautaires, nous qui avons la charge du plus populaire d’entre eux, Erasmus+, nous ne pouvons que nous interroger sur ces deux destins. Suite...