Va-t-on rouvrir le Capes d’arabe ?
Cette année, l'arabe est absent des concours du Capes alors que la demande d'enseignants dans le second degré est bien réelle, expliquent les professeurs Joseph Dichy et Pierre-Louis Reymond. Ils réclament « de toute urgence une politique claire » en faveur de l’enseignement de l'arabe dans le service public, l’une des principales langues d’échanges économiques et culturels de la France.
Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, a affirmé à plusieurs reprises son intérêt et son soutien à l’enseignement de l’arabe dans le service public. En dépit de ce soutien et de la vision très juste qui est la sienne, le capes d’arabe est aujourd’hui fermé ! Face à l’enjeu historique qui est celui de l’enseignement de l’arabe en France, on ne peut faire aujourd’hui l’économie d’un débat public, à travers le site de Médiapart.
Joseph Dichy, professeur à l’Université Lumière-Lyon 2, secrétaire général du Comité interuniversitaire d’études arabes (Cidea),
Pierre-Louis Reymond, professeur de classes préparatoires aux grandes écoles au lycée du Parc, Lyon, président de l’Association française des arabisants (Afda). Suite...