La masse salariale plonge les universités dans le rouge
Par Raphaël Moreaux. Les universités peinent à maîtriser l’augmentation de la masse salariale. Un effet pervers de la loi “LRU” de 2007 qui place même certaines facultés tout près de la faillite.
“Quasi-cessation de paiement” à Versailles-Saint-Quentin, menace de fermeture d’une antenne à Montpellier-III, irruption d’étudiants et de personnels à Paris pour protester contre des mesures d’austérité… Dans une quinzaine d’universités françaises, la situation financière et sociale est tellement critique que les votes des budgets 2014 ont été reportés. Une situation inédite ! En cause, l’impuissance de nombreux établissements à maîtriser l’augmentation de leur masse salariale, un effet pervers de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007 qui, dans le cadre du passage aux “responsabilités et compétences élargies” (RCE), impose le transfert aux facultés de la gestion de leurs personnels. Cette autonomie renforcée est visiblement très difficile à appréhender. “De nombreuses universités se trouvent clairement dans une impasse”, observe Laurent Willemez, président de l’Association des sociologues enseignants du supérieur (Ases) et enseignant-chercheur à Saint-Quentin. Suite...