VousNousIlsPropos recueillis par Charles Centofanti. La nomen­cla­ture "sim­pli­fiée" des mas­ters, qui doit s'appliquer à la ren­trée 2015, sus­cite l'inquiétude de la com­mu­nauté uni­ver­si­taire. Le Conseil natio­nal de l'enseignement supé­rieur et de la recherche (CNESER) a émis un avis défa­vo­rable ce lundi 27 jan­vier. Entretien avec Claudine Kahane, co-secrétaire géné­rale du SNESUP-FSU.
Le nombre d'intitulés de mas­ter sera ramené de 5 000 à 246 d'ici 2015. Le "choc de sim­pli­fi­ca­tion" des diplômes, pro­mis par la ministre Geneviève Fioraso, est-il une bonne chose ?
En appa­rence oui, mais à y regar­der de plus près, c'est ni fait ni à faire ! Il ne s'agit pas que d'une ques­tion de nombre d'intitulés de mas­ter. Sur le prin­cipe, nous sommes favo­rables à la sim­pli­fi­ca­tion et à la régu­la­tion car nous avions une situa­tion extrê­me­ment anar­chique depuis la mise en place de la réforme LMD. Le pre­mier pro­blème est celui du niveau de pré­ci­sion des inti­tu­lés des diplômes. Dorénavant seule la men­tion y sera expri­mée; la spé­cia­lité dis­pa­raît, rem­pla­cée par les parcours-types qui exis­te­ront, mais de manière invi­sible et incon­trô­lée, car non ins­crite sur les diplômes. En clair, la confu­sion sera cachée sous le tapis. Voir l'article entier...