VousNousIlsPropos recueillis par Charles Centofanti. Les quelque 6000 pro­fes­seurs de classes prépa sont vent debout contre le pro­jet du minis­tère de l'Education de réfor­mer leur temps de tra­vail. Explications avec Sylvie Bonnet, pré­si­dente de l'Union des Professeurs de Spéciales (UPS)... 
Trouvez-vous nor­mal qu'il existe de tels écarts de salaires entre ensei­gnants ?
Non, évidem­ment. Mais il faut aussi bien obser­ver ce qui se passe chez nos voi­sins euro­péens. Les profs de prépa sont rému­né­rés comme ceux du secon­daire en Allemagne par exemple, or nos niveaux de vie ne sont pas si dif­fé­rents. Le rap­port Pisa sur l'éducation, publié ce 3 décembre, montre que la France recule. Or les résul­tats sont liés au niveau de rému­né­ra­tion des ensei­gnants. Il faut que le métier reste attrac­tif. Aujourd'hui, en ZEP notam­ment, il ne l'est pas. Pour autant, ce n'est pas une rai­son pour nous cibler, sur­tout que la baisse de salaire envi­sa­gée ne repré­sente que 0,03% du bud­get de l'Education natio­nale. Vincent Peillon agit pour des rai­sons idéo­lo­giques : il n'a jamais caché son hos­ti­lité à l'égard des grandes écoles. Voir l'article entier...