Les étudiants dans les instituts catholiques : forte augmentation des effectifs
Par Samuel Fouquet et Bernadette Rousseau, MESR DGESIP/DGRI SIES C1. À la rentrée 2011, les instituts catholiques accueillent 26 400 étudiants inscrits dans des formations canoniques ou de type universitaire. Plus de huit étudiants sur dix inscrits dans ces établissements préparent un diplôme de type universitaire, les autres suivant une formation canonique. Instituts catholiques : forte augmentation des effectifs étudiants en 2011-2012. Graphiques : les étudiants dans les instituts catholiques.
Ce sont les disciplines de sciences humaines et sociales qui attirent le plus les étudiants, en particulier en master.
L’augmentation marquée des effectifs (+ 7 % par rapport à 2010, soit 1 750 étudiants de plus) s’explique essentiellement par celle du nombre d’étudiants inscrits dans les formations de type universitaire (+ 8 %), et par celle du nombre de nouveaux bacheliers (+ 4 %).
La population étudiante diffère de celle des universités : elle est plus féminisée (67 % contre 56 %), plus souvent issue de milieux sociaux favorisés (37 % contre 31 %) et moins souvent de nationalité étrangère (10 % contre 15 %).
Neuf nouveaux bacheliers sur dix ont un baccalauréat général (77 % à l’université).
Deux tiers des nouveaux bacheliers inscrits en L1 en 2010-2011 sont inscrits en L2 à la rentrée 2011...
La structure de la population étudiante en institut catholique est très différente de celle observée à l’université : les étudiants issus de catégories socioprofessionnelles aisées, ayant obtenu un baccalauréat général sans retard, y sont proportionnellement plus nombreux qu’en université. Néanmoins, quelles que soient les caractéristiques de l’étudiant observées, le taux de passage de la L1 vers la L2 est plus élevé chez les étudiants d’institut catholique. Ainsi, les nouveaux entrants bacheliers qui ont obtenu leur baccalauréat avec plus d’un an de retard sont certes deux fois moins représentés en institut catholique (4,1 % contre 9,8 %), mais 48,8 % sont inscrits en L2 l’année suivante, contre 18,8 % à l’université. Même constat concernant les étudiants issus d’une catégorie socioprofessionnelle défavorisée : ceux-ci sont 8,5 % en institut catholique contre 23,0 % à l’université, mais leur taux de passage en L2 est deux fois plus élevé (respectivement 68,9 % et 34,6 %). Télécharger la note d'information 13.05: Instituts catholiques : forte augmentation des effectifs étudiants en 2011-2012.