29 juin 2013
Philippe Jamet: "je déplore un certain désamour à l'encontre des grandes écoles"
Propos recueillis par Charles Centofanti. Philippe Jamet, 52 ans, vient d'être élu, le 11 juin dernier, président de la Conférence des grandes écoles (CGE). Directeur de l'école des Mines de Saint-Etienne, il veut renforcer la visibilité des grandes écoles, en regrettant les critiques dont elles sont la cible. Comment voyez-vous l'avenir des grandes écoles en France?
Il sera brillant, à condition que les mentalités évoluent. Les grandes écoles sont les PME de l'enseignement supérieur. Et pour que cet ensemble soit compétitif à l'international, comme le sont les Etats-Unis et la Chine souvent cités en exemple, il faut des petits organismes qui ne figurent peut-être pas dans tous les classements internationaux mais qui sont néanmoins très performants. De la même manière, toutes les entreprises ne peuvent pas figurer au CAC40, alors que beaucoup sont très compétitives. Pour dire les choses autrement, j'ai parfois l'impression que les grandes écoles sont considérées comme la face honteuse de l'enseignement supérieur. Il existe un discours ambiant ambigu, selon lequel les grandes écoles ne seraient pas conformes à la représentation idéale d'un système ouvert et démocratique. Il faut se débattre pour faire admettre que les grandes écoles ont un rôle à jouer dans l'enseignement supérieur. Suite de l'article...
Interview by Charles Centofanti. Philippe Jamet, 52, has been elected on June 11, President of the Conference of Grandes Ecoles (CGE). Director of the Ecole des Mines de Saint-Etienne, he wants to increase the visibility of large schools, regretting the criticism they are the target. More...Commentaires