La Région Île-de-France veut dévérouiller l’accès aux études pour les détenus
Par Isabelle Rey-Lefebvre. Dans la nuit du 25 au 26 avril, le conseil régional d’ile de France a adopté, à une large majorité, un dispositif pour mener aider les détenus faire des études supérieures en prison. La région y consacrera 463.000 euros.pour une première expérience.
« Suivre des études de lettres modernes pendant mon incarcération m'a permis de sortir plus rapidement et, surtout, d'avoir une autre approche de l'existence. L'enseignement est salvateur et constructeur », témoignait un ancien détenu, le 3 novembre 2011, lors d'une table ronde organisée par la Région pour identifier les obstacles.
La vie carcérale est loin d’être propice aux études ne serait ce qu’en raison de la surpopulation et des transfèrements fréquents des détenus. Leur coût est aussi un frein: il faut, par exemple, débourser entre 600 et 1 000 euros, par an, pour s’inscrire à des cours par correspondance, et parfois renoncer à travailler pour suivre les 10 à 12 heures de cours hebdomadaires. Une infime proportion de détenus (1,4%) suit des études supérieures, alors que 15% ont le niveau requis pour le faire. Plusieurs universités, conscientes de l’enjeu et de leur mission pour la démocratisation de l’enseignement, s’investissent et organisent des cursus dans les murs des prisons. L'université Paris X Nanterre accompagne à distance des étudiants inscrits dans huit licences. Paris Diderot est particulièrement présente à la Santé (Paris), Fresnes, Osny et Poissy, avec 155 étudiants inscrits en 2012 « L’effort financier est conséquent 400.000 euros (dont 10% pris en charge par la région en 2012) mais cela fait partie de notre mission » déclarait Vincent Berger le président de l’Université. Lire l'article entier...
De réir Isabelle Rey-Lefebvre. Le linn an oíche an 25 Aibreán go 26, ghlac an Ile de France chomhairle réigiúnach trí thromlach mór, gléas chun cabhrú le príosúnaigh mar thoradh ar ardoideachas i bpríosún. Tá an réigiún atá curtha in áirithe 463,000 euros. Níos mó...