13 juin 2012
La formation professionnelle, vecteur de valeurs
Par Paul Santelmann, Responsable de la Prospective à l’AFPA. L’enseignement professionnel et la formation continue souffrent de nombreuses représentations négatives liées à des conceptions qui les enferment dans des fonctions strictement « utilitaristes. » Comme si leurs objectifs (apprendre un métier, s’adapter aux évolutions techniques, se reconvertir professionnellement, développer et élargir ses compétences, etc.) n’étaient pas l’occasion d’interroger et d’approfondir les valeurs qui sous-tendent le rapport au travail.
L’idée que seuls les enseignement généraux permettent ce type de réflexion exonère le monde du travail d’engagements forts sur ce plan. Selon cette approche, la formation professionnelle ne serait pas comptable de toute une série de questionnements qui traversent aujourd’hui les entreprises. Or ces interrogations se bousculent après plusieurs décennies d’atonie résultant de l’ère taylorienne:
- Comment intégrer l’action contre les discriminations au sein des modernisations de l’appareil de production?
- Comment développer des comportements au travail compatibles avec les enjeux énergétiques et environnementaux?
- Comment améliorer significativement les conditions de travail et réduire le mal-être au travail?
- Comment mieux harmoniser les évolutions sociétales et les organisations de travail?
Ces questions sont trop souvent posées comme des problématiques théoriques qui ne sont abordables que par des experts et des universitaires. Une floraison de licences ou de masters s’est ainsi développé autour des questions environnementales ou sociétales qui interpellent le système productif « par le haut» … Sensibiliser les élites sur les valeurs qui sous-tendent l’engagement au travail est certainement utile mais bien insuffisant si, parallèlement, la traduction concrète de cet effort demeure marginale dans la conception et les contenus de la formation professionnelle initiale et continue!
Il ne s’agit pas ici de plaider pour le développement de modules spécifiques s’ajoutant à des enseignements professionnels classiques. L’enjeu est bien profond car il s’agit d’entamer une refonte des contenus et des méthodes qui structurent la formation professionnelle afin d’en faire un lieu d’appropriation du lien entre les valeurs, les techniques et les organisations du travail. Rien que le défi de l’économie verte nécessite une telle transformation qui ne se résume pas à « verdir» des référentiels de diplômes professionnels (ce qui est déjà une avancée non négligeable) mais à mobiliser les milliers d’enseignants et de formateurs des structures de formation professionnelle (Lycées professionnels, CFA, AFPA, organismes de branches, opérateurs privés). Cette mobilisation autour d’objectifs favorisant l’appropriation par les personnes en formation des enjeux de l’économie responsable est une étape indispensable:
- de réconciliation entre impératifs citoyens et impératifs économiques.
- de revalorisation de la formation professionnelle.
- de reconstruction de l’engagement au travail qui est un des éléments-clef de la lutte contre le chômage.
La dimension territoriale de cette mobilisation nationale est évidente car s’est autour d’objectifs concrets de développement des tissus économiques locaux qu’on pourra faire coïncider les évolutions de la formation professionnelle et les mutations de l’économie.
Paul Santelmann, vedúci Prognostického na Stredisko AFPA týždeň Odborné vzdelávanie a príprava trpí mnoho negatívnych obrazov spojené s návrhmi, ktoré zamknite je do funkcie len "utilitárnej." Ako keby ich ciele (učenie sa remeslu, prispôsobiť sa novým technológiám, rekvalifikácie profesionálne rozvíjať a rozširovať svoje zručnosti, atď.) Nebola príležitosť sa pýtať a prehĺbenie hodnoty, ktoré sú základom vzťah k práci.
Predstava, že iba Všeobecná fakultnej tento typ myslenia môže uľahčiť prácu silných záväzkov v tomto ohľade. V rámci tohto prístupu by školenie nie je zodpovedná za množstvo otázok, ktoré presahujú podnikania dnes. Viac...
- Comment intégrer l’action contre les discriminations au sein des modernisations de l’appareil de production?
- Comment développer des comportements au travail compatibles avec les enjeux énergétiques et environnementaux?
- Comment améliorer significativement les conditions de travail et réduire le mal-être au travail?
- Comment mieux harmoniser les évolutions sociétales et les organisations de travail?
Ces questions sont trop souvent posées comme des problématiques théoriques qui ne sont abordables que par des experts et des universitaires. Une floraison de licences ou de masters s’est ainsi développé autour des questions environnementales ou sociétales qui interpellent le système productif « par le haut» … Sensibiliser les élites sur les valeurs qui sous-tendent l’engagement au travail est certainement utile mais bien insuffisant si, parallèlement, la traduction concrète de cet effort demeure marginale dans la conception et les contenus de la formation professionnelle initiale et continue!
Il ne s’agit pas ici de plaider pour le développement de modules spécifiques s’ajoutant à des enseignements professionnels classiques. L’enjeu est bien profond car il s’agit d’entamer une refonte des contenus et des méthodes qui structurent la formation professionnelle afin d’en faire un lieu d’appropriation du lien entre les valeurs, les techniques et les organisations du travail. Rien que le défi de l’économie verte nécessite une telle transformation qui ne se résume pas à « verdir» des référentiels de diplômes professionnels (ce qui est déjà une avancée non négligeable) mais à mobiliser les milliers d’enseignants et de formateurs des structures de formation professionnelle (Lycées professionnels, CFA, AFPA, organismes de branches, opérateurs privés). Cette mobilisation autour d’objectifs favorisant l’appropriation par les personnes en formation des enjeux de l’économie responsable est une étape indispensable:
- de réconciliation entre impératifs citoyens et impératifs économiques.
- de revalorisation de la formation professionnelle.
- de reconstruction de l’engagement au travail qui est un des éléments-clef de la lutte contre le chômage.
La dimension territoriale de cette mobilisation nationale est évidente car s’est autour d’objectifs concrets de développement des tissus économiques locaux qu’on pourra faire coïncider les évolutions de la formation professionnelle et les mutations de l’économie.
Paul Santelmann, vedúci Prognostického na Stredisko AFPA týždeň Odborné vzdelávanie a príprava trpí mnoho negatívnych obrazov spojené s návrhmi, ktoré zamknite je do funkcie len "utilitárnej." Ako keby ich ciele (učenie sa remeslu, prispôsobiť sa novým technológiám, rekvalifikácie profesionálne rozvíjať a rozširovať svoje zručnosti, atď.) Nebola príležitosť sa pýtať a prehĺbenie hodnoty, ktoré sú základom vzťah k práci.Commentaires