29 octobre 2011
Conseil national des universités, le Snesup toujours devant aux élections 2011
Les élections de cette instance, responsable de 50% des promotions annuelles des universitaires français, ont mobilisé cette année 23609 universitaires, contre 21387 en 2007, soit un bond de près de 10%. Le taux de participation approche désormais les 40%, le nombre total d'enseignants-chercheurs étant début 2011 de 59300. "Cette mobilisation peut s'expliquer à la fois par le mouvement universitaire de 2009, qui reste frais dans de nombreuses mémoires, ainsi que par l'importance prise par l'"évaluation" dans la carrière des universitaires", souligne un bon observateur du système universitaire.
Le Snesup, devant le SGEN
Sans grande surprise, la première force syndicale représentée au CNU reste le Snesup (FSU), avec selon les données du ministère 135 maîtres de conférences et 199 professeurs élus. Dans son décompte propre, le SNESUP assurait avoir gagné respectivement 150 et 220 sièges aux quelques 52 sections du CNU. Selon que l'on prend les données officielles du ministère (334 élus) ou celles du Snesup (370 élus), la conséquence est différente par rapport aux résultats 2007 où le syndicat avait obtenu 347 sièges. Par ailleurs, il a obtenu des élus sur des listes intersyndicales.
Derrière le Snesup, le SGEN-CFDT confirme sa deuxième place avec 135 élus, mais subit un important revers. En baissant de 20% ses listes présentées, il a perdu 38 élus, soit 21% d'élus. Certains représentants, relevant de SGEN, sont élus par ailleurs sur les listes intersyndicales, qui restent relativement stables (63 élus, +2 par rapport à 2007).
En revanche, l'UNSA poursuit son ascension (59, +13), l'Autonome regagne du terrain (43, +8) et la CGT s'installe dans le paysage (7 élus, +7). Qualité de la sciences française recule pour sa part (52, -5). Par ailleurs, ce scrutin a renforcé les listes "indépendantes, associatives ou professionnelles". Le nombre d'élus de ces listes non syndicales passe en quatre ans de 441 à 467. Préoccupées par des intérêts purement disciplinaires, ces listes se distinguent de celles des syndicats qui proposent une vision plus globale du système universitaire. Leur succès repose donc une nouvelle fois la question de l'attrait des syndicats.
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