12 octobre 2011
La réforme de 2009 a accru le rôle du pilotage national sur les acteurs de la formation continue
« Depuis, la réforme, on a constaté un accroissement du rôle du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie (CNFPTLV), la création du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP), le renforcement de la Commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) ou du Délégué à l’information et à l’orientation (DIO), autant d’instruments d’envergure nationale chargés de déterminer les orientations de la formation continue » a rappelé Jean-Philippe Cépède. Si ces organes de pilotage à grande échelle répondent à l’obligation légale de formation professionnelle pour tous, tout au long de la vie et permettent ainsi une meilleure coordination des initiatives jusqu’alors prises par les acteurs en fonction de leur champ de compétence, le recours à l’arbitrage de l’Etat semble être au cœur du dispositif. « On retrouve la contractualisation avec l’Etat à tous les étages ! » a expliqué le directeur juridique de Centre Inffo. « Le FPSPP ne peut intervenir qu’après conclusion d’un accord avec l’Etat, les Régions sont soumises à des contrats de plans régionaux de développement des formations (CPRDF) et les Opca doivent parapher des contrats d’objectifs et de moyens (Com) avec les représentants de l’administration. D’ailleurs, la mise en œuvre de ces Com, a beaucoup préoccupé les parlementaires au début de leurs travaux sur la réforme des Opca ».
Des instances nationales aux commandes, soit, mais ce pilotage national permet-il réellement de constater une réelle amélioration des initiatives prises par les acteurs du marché de la formation ? « Il est encore trop tôt pour en évaluer les résultats » a conclu Jean-Philippe Cépède.
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