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Formation Continue du Supérieur
22 août 2011

Avis du Ceser sur l'Apprentissage dans l'enseignement supérieur en Ile-de-France

http://www.cesr-ile-de-france.fr/images/logo.pngApprentissage dans l’enseignement supérieur. Une voie d’insertion dans l’emploi à soutenir. Télécharger le Rapport « L’apprentissage dans l’enseignement supérieur » présenté par Benoît Eurin, au nom de la commission Education, Formation, Enseignement et Recherche du CESER d’Île-de-France, présidée par Xavier Fernagu.
Les apports et les qualités de la « pédagogie de l’alternance » sont régulièrement soulignés dans la formation des jeunes. L’apprentissage s’inscrit dans ce cadre. Autrefois réservé aux formations pré-baccalauréat, l’apprentissage s’est désormais étendu à l’enseignement supérieur. En Île-de-France, le développement de la formation par l’apprentissage dans l’enseignement supérieur représente un enjeu important et un défi de taille. Voie de formation « à part entière », valorisée avec l’essor dans le supérieur, l’apprentissage offre aux étudiants qui le choisissent la possibilité de poursuivre des études supérieures et d’acquérir en même temps connaissance de l’entreprise et expérience professionnelle qui facilitent l’entrée dans le monde du travail et une insertion rapide dans un emploi durable.
Le rapport du CESER dresse un état des lieux de la situation de l’apprentissage dans le supérieur en Île-de-France, trace des enjeux et des perspectives pour son développement et avance des propositions en direction des élus régionaux. La Région d’Île-de-France, par les compétences qu’elle détient en matière d’apprentissage, les objectifs qu’elle se fixe (100000 apprentis) et les financements qu’elle apporte, joue un rôle essentiel dans ce domaine.
Un apprenti du supérieur sur trois est francilien

Sur les 97 521 apprentis du supérieur en France (2008-2009), 1 sur 3 est francilien. L’Île-de-France est la région qui génère le plus grand nombre de contrats en apprentissage. En 2000-2001, la part du niveau supérieur était de 29% et de 47% en 2010-2011, soit une progression de 18 points en 10 ans. L'apprentissage régional a progressé globalement de 34% en 10 ans et de 120% dans le supérieur. Le maintien de cette dynamique est lié à l’évolution du statut de l’apprenti, aux mesures fiscales incitatives pour les employeurs et au subventionnement par les Régions des premières années de vie active de jeunes du supérieur, via l’apprentissage. La Région qui comptait 76 760 apprentis franciliens en 2009-2010 (34239 dans le supérieur) ainsi que 1 667 pré-apprentis et 14 500 jeunes dans les dispositifs d’accès à l’apprentissage, a déjà fait beaucoup d’efforts pour soutenir le développement de l’apprentissage en général (293 M€ en 2009) et dans le supérieur en particulier. Mais tout comme les autres régions françaises, l’Île-de-France a connu un léger essoufflement dans la progression de ses effectifs dans le supérieur.
L’apprentissage facilite l’insertion dans l’emploi

Pour le CESER, il existe encore des marges de progression qui doivent se concrétiser dans les crédits consacrés au développement des effectifs et aux financements de cette filière de formation qui apporte une réelle valeur ajoutée en termes d’accès et de socialisation dans l’emploi. Ainsi, en 2009, sept mois après la fin de leur formation, 76,8% des apprentis du supérieur se déclarent en emploi, 18,3% d’entre eux sont à la recherche d’un emploi et les 4,9% restants se partagent entre stage et inactivité.
Unir les efforts et surmonter les cloisonnements

Les multiples acteurs publics et privés, qu’il s’agisse de l’État qui a en charge la formation professionnelle initiale supérieure, la Région, responsable de l’apprentissage, les branches professionnelles, les entreprises, les organismes consulaires, doivent unir leurs efforts et surmonter leurs cloisonnements pour s’assigner comme objectifs:
- de construire de véritables parcours de formation susceptibles de répondre, au plus près et le mieux possible, aux besoins des jeunes et du marché du travail;
- de faire face aux évolutions de la demande sociale et économique;
- de contribuer à orienter les flux financiers vers des formations adaptées à l’emploi et à son évolution, tout en préservant des contenus de formation qui permettent des reconversions et des évolutions dans les parcours professionnels.
Dans ce contexte, le CESER alerte le Conseil régional sur la portée de ses choix relatifs à l’apprentissage. En effet, la Région, en votant son budget 2011 et son dernier rapport cadre sur l’apprentissage sans augmentation des crédits consacrés à cette filière de formation, tout en affichant qu’elle va augmenter ceux en direction des premiers niveaux de qualification (V et IV), semble, in fine, faire le choix d’une baisse des moyens affectés à l’apprentissage dans le supérieur (niveaux III, II et I).
Le CESER constate une distorsion entre les subventions et le coût réel de la formation de l'apprentissage au détriment des formations de niveaux III de l’industrie, alors que ces niveaux (BTS et DUT) sont les cibles d’emplois les plus recherchées des PME-TPE. C’est pourquoi, le CESER recommande que ce niveau III soit développé en priorité au sein de l’apprentissage dans le supérieur en accompagnant plus particulièrement :
- l’accès au BTS pour les jeunes issus de bac pro,
- l’ouverture de sections de BTS en apprentissage en dépassant les blocages financiers actuels par une concertation Etat-Région et autres partenaires concernés.

Les propositions du CESER

Aussi, invite-t-il la Région à réviser ses dispositifs, d’autant qu’elle se donne pour objectif la ré-industrialisation du territoire.
Le CESER reste attaché à la distinction entre apprentissage et contrats de professionnalisation, du fait de leur mode principal de financement: Région pour le premier, organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) pour les seconds.
Le CESER encourage le développement des filières en apprentissage dans les CFA et recommande que les titres certifiés inscrits au RNCP - Répertoire national de la certification professionnelle (titres professionnels, bachelors, titres consulaires…) qui existent aux trois niveaux III, II et I, mais sont encore trop peu connus des jeunes, soient développés et mis en valeur dans les formations en apprentissage.
Le CESER considère que le développement de formations supérieures par l’apprentissage doit aller de pair avec l’organisation d’un appui à l’innovation pédagogique renforçant l’articulation entre les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur. Il recommande que le niveau III (BTS, DUT, titres) soit développé en priorité au sein de l’apprentissage dans le supérieur et constate que le développement de l’apprentissage dans le supérieur, grâce à son effet d’entraînement, a contribué à valoriser cette voie de formation. Il recommande d’encourager le développement de l’apprentissage dans les Grandes Ecoles.
Le CESER recommande à la Région et à la commission des titres d’ingénieurs (CTI) d’autoriser les formations en apprentissage en dernière année d’école d’ingénieur comme c’est le cas pour les licences et les masters professionnels.
Le CESER considère que le développement de l’apprentissage dans le supérieur appelle entre autres une clarification des responsabilités des différents acteurs concernés qu’il s’agisse de l’État, des régions, des entreprises et autres « partenaires sociaux ».

Une telle démarche devra s’inscrire dans une vision prospective afin d’identifier, dans le cadre d’un partenariat associant l’ensemble des acteurs concernés, l’évolution de l’emploi, des métiers, des qualifications et des formations.
Cela suppose, dans le cadre du contrat de plan régional de développement des formations professionnelles (CPRDFP), un affichage clair d’enjeux et d’objectifs régionaux par filières et par types d’activités assortis d’engagements financiers, afin de déboucher sur un projet régional mobilisateur répondant aux attentes et aux aspirations des jeunes et des entreprises. Télécharger le Rapport « L’apprentissage dans l’enseignement supérieur » présenté par Benoît Eurin, au nom de la commission Education, Formation, Enseignement et Recherche du CESER d’Île-de-France, présidée par Xavier Fernagu.
Voir aussi l'Avis du Ceser sur Recherche et enseignement supérieur: une ambition affichée pour la Franche-Comté, l'Avis du Ceser Champagne-Ardenne sur le(s) Pôle(s) de Recherche et d’Enseignement Supérieur, les Avis du Ceser Bretagne concernant l'enseignement supérieur, l'Avis du Ceser sur Les pôles de compétitivité bourguignons - Les enjeux en termes de recherche et de formation, l'Avis du Ceser sur La mer et le littoral en Basse-Normandie - Recherche, enseignement supérieur et innovation, l'Avis du CESER pour les initiatives d'excellence des PRES de Lyon et de Grenoble, l'Avis du CESER pour le développement de l'enseignement supérieur et de la recherche en Midi-Pyrénées et Poitou-Charente - avis du CESER sur le schéma régional de l’enseignement supérieur.

http://www.cesr-ile-de-france.fr/images/logo.png Õppimine kõrgkoolis. Lõimumist tööhõive toetamiseks. Download aruande "Õppimine Higher Education" esitas Benedict Eurin nimel komisjoni hariduse, koolituse, Haridus-ja Teadusministeeriumi CESER Ile-de- Prantsusmaa juhitud Xavier Fernagu.
Panust ja omadused "pedagoogika vaheldumine" on regulaarselt esile koolitus noortele. Learning selles raamistikus. Kui reserveeritud eelnevalt bakalaureusekraadi koolitus, õpe on nüüd laiendatud kõrgharidust. Ile-de-Prantsusmaal, arengut Õpipoisiaja kõrgharidus on oluline küsimus ja väljakutse suurus. Veel...

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