Vers un modèle français du fundraising pour l’enseignement supérieur?
Durant deux jours (10 et 11 février 2010), la 5e Conférence de fundraising pour l’enseignement supérieur et la recherche, a rassemblé près de 300 acteurs chargés de la collecte de fonds. L’occasion pour ces professionnels de venir se former auprès de fundraisers confirmés et de faire le point sur les atouts du fundraising, alors que l’activité est ralentie par la crise.
Se rapprocher du monde économique, au-delà des fonds recueillis
En ouverture de ces deux jours de rencontres, un duo très symbolique était formé par Lionel Collet, président de la Conférence des présidents d’université (CPU) et Pierre Tapie, son homologue de la Conférence des grandes écoles (CGE). "Si nous sommes tous deux côte à côte aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de compétition entre nous", a souligné d’emblée le président de Lyon 1. Et le président de la CGE de renchérir : "Notre combat est le même : positionner et accroître le rayonnement du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche français sur la scène internationale".
Pour cela, les fondations leur fournissent un outil. Selon Lionel Collet, "il est indispensable, aujourd’hui, que les universités se rapprochent des entreprises. Et le fundraising le permet". Car ses bénéfices vont au-delà de l’attraction de nouveaux fonds. Certes, "il permet de créer des ressources financières libres", comme l’a rappelé Pierre Tapie, mais "il implique la formulation d’un projet partagé, convaincant, communicable". Un bénéfice qualitatif, souligné à plusieurs reprises par les différents intervenants du colloque.
Dossier de presse. Le fundraising à l'heure de la crise sur Educpros. Les trois défis du fundraising universitaire sur Youphil.
La Conférence des présidents d’Université édite le premier guide sur les fondations en partenariat avec KPMG et le Crédit Coopératif
Fruit d’un partenariat inédit avec KPMG et le Crédit Coopératif, la Conférence des présidents d’Université (CPU) édite aujourd’hui pour la première fois un guide des bonnes pratiques en matière de fondations dans les universités.
L’objectif poursuivi par la CPU est d’accompagner les présidents d’Université dans leur mission de service public et de les aider à relever les défis de la mutation de leurs établissements. L’édition du « Guide de bonnes pratiques en matière de fondations partenariales et universitaires » en est une des illustrations. Pour mener à bien ce projet, la CPU s’est adjointe le concours de deux partenaires : KPMG et le Crédit Coopératif. En réalisant cette étude, KPMG souhaite apporter aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche des outils qui leur permettront de réussir la construction, le développement et la pérennisation de leur fondation.
Le Crédit Coopératif, banquier spécialiste des organismes d’intérêt général, est un partenaire financier naturel des universités et de leurs fondations. Il accompagne les universités pour le financement des projets immobiliers, et les fondations dans la gestion de leurs fonds et de leurs flux (notamment les outils bancaires utiles à la collecte de dons). Ces structures doivent pouvoir utiliser la souplesse des outils offerts au secteur privé, tout en garantissant un très haut niveau de sécurisation pour leurs opérations, conformément aux règles du service public. Télécharger le guide des bonnes pratiques en matière de fondations partenariales et universitaires.