En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
La procédure suivie à partir de la plate-forme « Études en France »
Sur cette plate-forme, les 283 établissements adhérents publient un catalogue de formations en ligne. Celui-ci peut cibler certaines formations. Les universités choisissent la plupart du temps de publier la totalité des formations existantes, et n’orientent donc pas le choix des formations accessibles aux étudiants internationaux. Les établissements doivent en outre renseigner les pré-requis attendus pour chaque formation, tels que le niveau de langue ou les études antérieures, mais beaucoup ne le font pas. Un remplissage obligatoire de ces champs avant toute validation de la saisie des formations par les établissements permettrait d’améliorer la qualité des dossiers déposés. Les établissements disposent d’un délai de deux mois pour répondre à l’étudiant, hormis pour les formations sélectives. L’absence de réponse dans ce délai vaut inscription définitive. L’examen par les établissements représente une charge très lourde. De nombreux établissements qui ne procèdent pas à une sélection préalable ou sur place de leurs étudiants se trouvent ainsi débordés par l’afflux des candidatures à traiter. Par exemple, lors de la campagne d’inscription 2016/17, l’université de Lorraine a reçu 42 170 candidatures via EenF et l’université d’Aix-Marseille, 33 130.
Les services des relations internationales des établissements peuvent effectuer une pré-sélection des dossiers, afin de vérifier le respect des prérequis, avant étude par les commissions pédagogiques, mais, d’après le ministère chargé des affaires étrangères, ils le font rarement. En dehors des prérequis, les établissements peuvent demander que des critères de présélection spécifiques soient pris en compte par les SCAC des ambassades.
En réalité, environ un tiers seulement des établissements le font44. Plus de 40 % des universités y recourent, contre 11 % des écoles de commerce. Cet écart montre que les universités sont globalement moins organisées pour recruter directement les candidats internationaux, que ce soit en présentiel ou par visioconférence.
Pour aider les établissements à effectuer la sélection de leurs étudiants internationaux, des dispositions ont été récemment prises. Un signalement est dorénavant prévu à travers la mention « excellent » à hauteur de 20 % des avis favorables globaux délivrés par le SCAC. Les établissements peuvent par ailleurs considérer que le recours à des tiers permet de sélectionner les étudiants et que cela allège leur tâche.
Dans certains pays, comme en Chine, de nombreuses agences locales privées aident les étudiants chinois à constituer leurs dossiers. L’université de Saint-Étienne offre ainsi une réduction de 15 % sur ses frais d’inscription aux étudiants passant par un « tour opérateur » chinois. Les décisions de l’établissement sont enfin saisies dans la plateforme EenF avec mention du motif de refus (administratif ou pédagogique) s’il y a lieu, qui est communiqué à l’étudiant. Si celui-ci est admis dans plusieurs formations, il choisit celle pour laquelle il demande un visa, et les établissements visualisent sur la plate-forme si leur formation a été choisie ou non.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Les modalités de choix par les établissements
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Les modalités de choix par les établissements
L’établissement peut préinscrire l’étudiant s’il s’adresse à lui individuellement, ce qui n’empêche pas que ce dernier doive ensuite suivre la procédure gérée par les ambassades. L’établissement peut aussi faire ses choix en partant des candidatures déposées sur la plate-forme « Études en France ». L’inscription dans l’établissement français relève de la compétence exclusive de l’établissement.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Les procédures gérées par les services de l’ambassade
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Les procédures gérées par les services de l’ambassade
Le ressortissant européen suit la procédure Parcoursup imposée aux étudiants français. Pour le ressortissant non européen, un dispositif est depuis 2007 déployé en ambassade.
Pour cette procédure « Études en France », les SCAC ont émis 460 043 avis favorables (sur 758 217 candidatures individuelles en 2016, soit 61 %, chaque étudiant pouvant déposer jusqu’à 7 candidatures), mais seulement 64 404 candidats ont fait l’objet d’un accord d’admission par les établissements. Cet avis est un préalable obligatoire au traitement de la demande de visa d’études de plus de trois mois.
La décision en matière de visa de long séjour d’études en France relève de la compétence exclusive des autorités consulaires, qui vérifient les ressources financières et, pour un nombre restreint de pays, appliquent les mesures de vigilance43. L’obtention d’un avis favorable du SCAC ne signifie donc pas une délivrance automatique du visa.
Depuis 2015, le début de validité des visas est décalé pour permettre aux étudiants de venir s’installer ou pour suivre une formation linguistique avant le début des cours. Pour le renouvellement de la carte de séjour, les établissements, responsables des parcours qu’ils organisent, définissent les règles de progression permettant de déterminer le caractère réel et sérieux des études menées par l’étudiant international.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - La plate-forme « Études en France », un outil à mieux partager
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
La plate-forme « Études en France », un outil à mieux partager
Les étudiants ressortissants des pays de l’UE et de l’espace économique européen ont un accès direct à la plate-forme Parcoursup.
Pour les ressortissants des autres pays, la plate-forme « Études en France » (EenF) ouverte en 2015 est déployée dans 43 pays. Cette application est toujours en cours d’extension avec une ouverture prévue prochainement au Ghana, au Tchad et au Qatar. Entre 2015 et 2017, le nombre de dossiers déposés via cette plateforme a progressé de 81 %, passant de 135 676 à 244 964. Le dispositif vise notamment à faciliter la tâche des établissements en harmonisant les dossiers déposés par les étudiants et en vérifiant l’authenticité des justificatifs fournis.
Il rend aussi un service individualisé aux étudiants en leur proposant un accompagnement pour leur projet d’études et en facilitant leur démarches administratives (dossier unique, dématérialisation, mutualisation des dossiers). Il constitue un outil de régulation en matière de lutte contre la fraude documentaire et de suivi de la politique d’accueil des étudiants internationaux.
Cette plate-forme est pilotée par un comité réunissant les ministères chargés de l’enseignement supérieur, des affaires étrangères et de la culture, ainsi que les trois conférences d’établissements et l’agence Campus France. Son évolution relève du ministère chargé des affaires étrangères. Toutefois 125 postes diplomatiques seulement (sur 204 postes hors pays de l’UE et de l’EEE) en disposent. Au 1er avril 2018, 283 établissements d’enseignement supérieur y adhérent, dont 70 universités, 134 grandes écoles et 23 établissements de français langue étrangère (FLE).
Son déploiement dans l’ensemble des pays entraînerait certes un coût net dans les pays enregistrant moins de 400 étudiants voulant venir en France, seuil d’équilibre financier de la plate-forme. Pour éviter cet écueil, une gestion financière globale de la plate-forme pourrait être mise en place, les surplus des pays bénéficiaires participant au financement de la plateforme des pays déficitaires.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Une procédure de recrutement à mieux utiliser
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Une procédure de recrutement à mieux utiliser
Les doctorants postulent directement auprès des laboratoires ou écoles doctorales. Les étudiants communautaires, comme les étudiants français, postulent via Parcoursup. Pour les étudiants extracommunautaires souhaitant poursuivre des études supérieures en France, plusieurs procédures coexistent selon le déploiement ou non dans le pays d’origine de la plate-forme « Études en France » et le type de diplôme.
À titre d’exemple, un étudiant international candidatant dans un pays disposant de cette plate-forme sera soumis à trois procédures différentes s’il décide de postuler à la fois en licence, en BTS et en DUT. Un effort de simplification est indispensable.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Des taux de réussite encore insatisfaisants
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Des taux de réussite encore insatisfaisants
Entre 2009 et 2016, le taux de réussite à l’université des étudiants internationaux a certes progressé plus vite que le taux de réussite de l’ensemble des étudiants en licence et en master38. Cependant, en licence, ce taux reste fortement inférieur au taux de réussite général, avec 59 % de réussite pour les étudiants internationaux face à 71 % de réussite globale. Cet écart de 12 points est, selon les réponses au questionnaire de la Cour, similaire en écoles de commerce et en universités. Il est plus important en écoles d’ingénieur (16 points) et en accroissement (4 points en 2009-2010).
Ce constat mérite réflexion. Les raisons sont à rechercher dans l’accompagnement, mais aussi dans les modalités de choix de ces étudiants et dans l’adaptation des outils de sélection comme, par exemple, le niveau de langue attendu.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Une sélectivité à renforcer
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Une sélectivité à renforcer
Pour les étudiants internationaux, la réussite dans une formation de qualité est bien sûr essentielle. Elle l’est aussi pour l’attractivité et la réputation des établissements. Cependant, le taux de réussite des étudiants internationaux reste sensiblement inférieur à celui des Français.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - La stratégie de remplissage
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
La stratégie de remplissage
Certains établissements mènent en revanche une stratégie de remplissage, privilégiant le nombre sur la qualité des candidats. Leur motivation peut être de nature financière, ou la recherche du maintien de certaines formations. Cette logique n’est pas favorable aux étudiants internationaux eux-mêmes. Au sein de l’université de Saint-Etienne, l’IUT de Roanne propose par exemple un diplôme universitaire de sciences fondamentales pour la technologie préparant les étudiants internationaux à intégrer un DUT. Ce site accueillait en 2016-2017 39 % d’étudiants internationaux, en continuelle augmentation depuis 2012-2013.
À la suite d’un contrôle de la Cour, l’université a reconnu l’existence d’un certain nombre de dysfonctionnements notamment dans la gestion des recrutements des étudiants étrangers. Ainsi, lors des campagnes 2015-2016 et 2016-2017 des étudiants marocains ont été admis en grand nombre, très tôt dans le processus de candidature (dès fin février) et des candidats se sont vu proposer des admissions dans des filières non choisies (réorientations). Ces pratiques ne se sont pas poursuivies lors de la campagne 2017-2018. Au sein de l’université de Lorraine, l’IUT de Nancy-Brabois est établi sur trois sites. Les taux d’acceptation y sont totalement différents, inférieur à 10% pour Villers-lès-Nancy et Vandoeuvre-lès-Nancy37, mais de 30 % pour Lunéville. Un autre IUT de cette université, l’IUT de Longwy, enregistre un taux d’acceptation de 49 %, et les 179 étudiants internationaux représentent environ 30 % de l’effectif total.
Le ministère de l’enseignement supérieur doit être vigilant face à ce type de constat. Il serait utile qu’il puisse accéder directement aux données de la plate-forme « Études en France » et participer à leur exploitation afin de détecter plus systématiquement les situations les plus atypiques.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - Le recrutement de talents internationaux
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
Le recrutement de talents internationaux
C’est une préoccupation majeure pour les établissements prestigieux. Leur stratégie, fondée sur le développement de partenariats avec les établissements internationaux, peut aller de l’implantation de campus délocalisés, comme pour les universités de technologies, à la création de bureaux de recrutement à l’étranger, comme HEC33 ou l’INSA34, ou encore à la mise en place de sessions d’entretien de sélection à travers le monde, comme Sciences Po qui recrute des étudiants dans plus de 150 pays, notamment à travers l’organisation d’entretien d’admission dans plus de 50 villes à travers le monde. Sciences Po a, par ailleurs, cinq bureaux de représentation à l’international. Pour un réseau d’écoles nommé « Join a school in France », la chambre de commerce et de l’industrie de Paris Île-de-France joue un rôle moteur dans la sélection des étudiants internationaux et permet à un candidat de postuler à plusieurs programmes majoritairement enseignés en anglais dans de grandes écoles35.
Ces différents établissements enregistrent des proportions importantes d’étudiants étrangers, en forte progression ces dernières années. Ainsi, celle-ci est passé de 18 % en 2012 à 44,5 % à Sciences Po en 2017 quand celle d’HEC progressait de 37 % à 42 %. Ces politiques d’attractivité peuvent jouer un rôle important dans l’accroissement des ressources de ces établissements sans sacrifier pourtant à l’exigence de qualité du recrutement.
Télécharger le rapport. Plus...
Mobilité internationale des étudiants - La concentration d’étudiants internationaux dans certains établissements
En 2017-2018, 245 000 étudiants étrangers ont effectué en France une mobilité diplômante (d'une durée de plus d'un an), ce qui place la France au 4e rang mondial. Plus de 90 000 étudiants français ont effectué une mobilité sortante diplômante (6e position dans le monde).
2 - La concentration d’étudiants internationaux dans certains établissements
Les étudiants sont de plus en plus conscients du niveau de qualité de l’enseignement proposé par les établissements au regard de leur positionnement dans les classements internationaux31. Les taux de mobilité entrante sont en outre un peu plus élevés dans les universités accueillant des élèves issus de milieux favorisés.
Ces taux sont très élevés dans certains établissements. L’existence d’une proportion importante d’étudiants peut cependant correspondre à des stratégies très différentes.
Télécharger le rapport. Plus...