Canalblog Tous les blogs Top blogs Emploi, Enseignement & Etudes Tous les blogs Emploi, Enseignement & Etudes
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Formation Continue du Supérieur
23 mars 2009

Private Higher Education in Europe: Fact-Finding, Experiences, Pathways

Seminar: Business as unusual – Private Higher Education in Europe: Fact-Finding, Experiences, Pathways, Vienna, Austria, 7-8 May 2009.
Background and objectives of the seminar : The European quality assurance discussion is currently not focusing much attention on private higher education. At the same time, this sector - which is characterised by highly dynamic market-driven developments - poses a significant challenge for quality assurance. This seminar will explore the quite unhomogeneous sector of European private higher education and will present some examples of existing quality assurance practice. With a view to enabling mutual learning, a dialogue should be opened between quality assurance agencies, institutions, students and employers. A special feature of the seminar programme is the research-based analysis of European developments from an external viewpoint. The target group comprises representatives from quality assurance agencies, private and public higher education institutions, employers, students and public authorities/ministries.
Programme and registration : The PROGRAMME includes keynote addresses, fact-finding results, researched-based analysis, case studies and discussions. The seminar is free of charge. Places are limited and will be filled on a first come-first serve basis. The registration is open until 17 April 2009. Please note that registrations after this date cannot be accepted. REGISTRATION TO THE SEMINAR.

6 janvier 2009

Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : réaction du MESR et du MAE, position du Snesup

Précisions sur l'accord signé avec le Saint-Siège
Le Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche tiennent à préciser que  la  signature de l'accord avec le Saint Siège s'inscrit comme pour tous les  accords avec les autres Etats européens dans le cadre du «processus de Bologne». La Conférence des Présidents d'université a été informée du projet d'accord avant sa signature en décembre 2008. Il s'agit de faciliter la lisibilité des diplômes délivrés par des établissements catholiques en permettant la reconnaissance d'un niveau universitaire qui facilitera aux étudiants leur  poursuite d'études, les universités conservant  leur liberté de reconnaître ou non ce niveau de diplôme.
Les deux ministères rappellent que sont visés par cet accord les diplômes canoniques délivrés par les universités catholiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ainsi que les diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l’autorité du Saint-Siège.

Lettre Flash n°41 du SNESup - LAICITE :
Un an après le discours de N. Sarkozy au Latran « … la République …répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholiques alors que la convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie … cette situation est dommageable pour notre pays ». Le 18 décembre, B. Kouchner, a signé avec un représentant du Vatican un accord où la France s’engage à reconnaître la valeur des titres et diplômes, canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes, délivrés par « les établissements d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège ».
Cet accord casse le principe du monopole d’État de la collation des grades universitaires :les universités catholiques doivent aujourd’hui pour conférer une licence ou un doctorat, soit passer une convention avec une université publique, soit demander au recteur l’organisation d’un jury. En théologie ou en droit canonique, seuls les diplômes de Strasbourg (concordat) sont reconnus.
Les universités catholiques (environ 20 000 étudiants) pourraient conférer directement licences ou masters dans TOUTES les disciplines (profanes!), et leurs étudiants diplômés d’un master seraient acceptés en thèse.
Le SNESUP dénonce cet accord
, qui non seulement remet en cause les fondements laïcs de la République mais accroît la concurrence et la marchandisation des diplômes. Il intervient avec force pour empêcher sa ratification parlementaire.

Précédents articles sur l'accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : Etranges étonnements sur ce qui était déjà annoncé dans Le Figaro le 21 décembre 2007, Suites et réactions, les établissements catholiques d’enseignement supérieur, Côté laïc, Suites et réactions 2, France-Diplomatie, réaction de la conférence des présidents d'universités.

Details of the agreement signed with the Holy See
The Ministry of Foreign Affairs and the Ministry of Higher Education and Research would like to clarify that the agreement was signed with the Holy See is like all the agreements with other European states in the "process Bologna.
The two departments are reminded that under this agreement the diplomas issued by canonical Catholic universities and higher education institutions authorized by the Holy See and the church directly diplomas issued by the ecclesiastical faculties under the authority of the Holy Headquarters.

Letter Flash No. 41, SNESUP - secularism:
The SNESUP denounced the agreement, which not only calls into question the foundations of the secular Republic, but increasing competition and the commodification of diplomas. They act with force to prevent its ratification by parliament.
Previous articles on the recognition of diplomas (even laymen) between Paris and the Vatican: Etranges étonnements on what was already announced in Le Figaro on 21 December 2007, Suites and reactions, Catholic institutions of higher education, secular side , Suites and reactions 2, France-Diplomacy, reaction of the conference of university presidents.

26 décembre 2008

L'accord entre le Saint-Siège et la France sur la reconnaissance des diplômes (même profanes) sur France-Diplomatie

 toutes les photos

France-Diplomatie
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes a reçu, ce 18 décembre, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats.
A cette occasion, ils ont signé un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur entre la France et le Saint-Siège, dans le cadre de la Convention de Lisbonne du 11 avril 1997 et du processus de Bologne.
Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholiques et reconnus par le Saint-Siège, et de faciliter les différents cursus universitaires. Voir les photos de la signature de l'accord
Toujours sur France-Diplomatie :
En matière de relations culturelles, le Saint-Siège représente pour la France un partenaire singulier. Au cœur du monde catholique, cet État abrite un ensemble d’Universités et d’Instituts, lieux d’enseignement supérieur, où se retrouvent en formation de jeunes religieux issus du monde entier, appelés par la suite à jouer un rôle important dans les Églises locales. A cela s’ajoutent diverses institutions, telles que l’Académie Pontificale des Sciences, et l’Académie des Sciences Sociales, qui accueillent des élites intellectuelles du monde entier, dont plusieurs prix Nobel. Parmi les 145 ambassades accréditées auprès du Saint-Siège, la France est le seul pays à disposer d’un Service et d’un Centre culturels, le Centre Saint-Louis de France. Les activités culturelles de ce centre permettent d’assurer une certaine place à la langue française dans les institutions du Vatican, malgré une forte concurrence de l’anglais, de l’italien et plus récemment de l’espagnol. Elles permettent également d’exercer une influence intellectuelle dans les milieux ecclésiastiques romains et dans les nombreuses institutions et universités pontificales, par le biais de bourses de stages en France pour des étudiants de toutes nationalités et grâce à la diffusion de la pensée et de la culture française chrétienne, mais aussi laïque.

Sur le site de l'Ambassade de France au Vatican, il est proposé toute l'année un service de visites accompagnées par Rencontres romaines pour les groupes et les individuels dont le but est de permettre au plus grand nombre de pèlerins et touristes francophones de découvrir le message de Rome dans les meilleurs conditions possibles.

1- La France conserve, à l’instar de quelques "vieilles nations" européennes de tradition chrétienne, des liens étroits avec le Saint-Siège.
Les béatifications et canonisations de nos compatriotes, témoignages de l’intérêt du Saint-Siège à l’égard de notre pays, se déroulent à rythme régulier : 
- Canonisations récentes : 1. de la Bienheureuse Léonie Aviat (25 novembre 2001), 2. de la Bienheureuse Théodora Guérin (15 octobre 2006), 3. de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus le 3 juin 2007.
- Béatifications récentes : 4. de Hélène de Chappotin de Neuville (20 octobre 2002), 5. du Père Bonhomme (23 mars 2003), 6. de Sœur Rosalie Rendu (9 novembre 2003), 7. de Pierre Vignes et Marie-Joseph Cassant (3 octobre 2004), 8. de Charles de Foucauld (13 novembre 2005), 9. Marie-Céline de la présentation (16.09.07 à Bordeaux), 10. Père basile Moreau (15.09.07 au Mans).
Le plus important de ces témoignages avait été la proclamation de Sainte Thérèse de Lisieux comme 33ème Docteur de l’Eglise le 19 octobre 1997.
Από την ιστοσελίδα της η γαλλική πρεσβεία στο Βατικανό, είχε προτείνει έναν χρόνο υπηρεσίας για εκδρομές από ρωμαϊκή Συναντήσεις για ομάδες και άτομα των οποίων ο σκοπός είναι να επιτραπεί το μεγαλύτερο αριθμό των προσκυνητών και των τουριστών για να μάθετε γαλλικά το μήνυμα από τη Ρώμη με τις καλύτερες δυνατές συνθήκες.

2- Une influence certaine de la France : de hauts dignitaires français restent présents à la Curie romaine : le cardinal Etchegaray, vice-doyen du collège des cardinaux, ancien président des Conseils pontificaux "Justice et Paix" et "Cor Unum", ancien président du Comité du Jubilé de l’an 2000 ; le cardinal Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue inter religieux. L’influence française, après le départ du cardinal Tauran, Secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères) en octobre 2003, est maintenue avec le retour d’un Français à ce poste, Mgr Dominique Mamberti, nommé le 15 septembre 2006. Enfin, Mgr Jean-louis Bruguès a été nommé le 1er février 2008 secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, chargé des universités, séminaires et écoles catholiques. Les autorités françaises sont consultées avant la nomination des évêques titulaires par le Pape.
3- Des relations fortes  : la France reste pour le Saint-Siège un interlocuteur privilégié. Une large convergence de vues sur les objectifs de paix et de justice, la tradition française en matière de défense des droits de l’homme et la place que le Saint-Siège reconnaît à notre pays au sein de la communauté internationale donnent à nos relations bilatérales un caractère confiant et constructif. Nos positions sur les questions internationales sont souvent très proches (Liban, processus de paix au Proche-Orient, Colombie, Afrique, lutte contre le réchauffement climatique notamment). Trois Français ont été créés cardinaux par le Pape le 21 octobre 2003 : Mgr Jean-Louis Tauran, ancien Secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Bernard Panafieu, Archevêque de Marseille, et Mgr Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon. Le consistoire des 24 et 25 mars 2006 a été l’occasion de l’élévation à la pourpre cardinalice de Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux et Président de la Conférence épiscopale, et Mgr Vanhoye, qui à 83 ans, ne sera pas électeur. Le consistoire des 24 et 25 novembre 2007 a été l’occasion de la création de 23 cardinaux, dont Mgr André Vingt-Tois, également Président de la Conférence des évêques de France depuis le 5 novembre 2007. Ce consistoire a porté le nombre de cardinaux français électeurs à six (sur 121). Une instance de consultation entre l’Etat et l’Eglise de France a été officiellement créée le 12 février 2002 lors d’une réunion à Matignon entre le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le président et le vice-président de la Conférence épiscopale, le cardinal Archevêque de Paris et le nonce apostolique. Cette instance de dialogue permet de consulter davantage les représentants de l’Eglise catholique, au même titre que ceux des autres confessions.
4 - Des visites régulières du Saint Père dans notre pays : Jean-Paul II a effectué huit visites pastorales en France : 1980 (Paris et Lisieux) ; 1983 (Lourdes) ; 1986 (région lyonnaise) ; 1988 (Est de la France) ; 1989 (la Réunion) ; septembre 1996 (Saint-Laurent sur Sèvre en Vendée, Sainte-Anne d’Auray en Bretagne, Tours (16ème centenaire de Saint-Martin) et Reims (15ème centenaire du baptême de Clovis)). 18-24 août 1997 (XIIè Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris). Pèlerinage du Saint Père à Lourdes les 14 et 15 août 2004. Benoît XVI a quant à lui témoigné à plusieurs reprises de l’amitié particulière qu’il porte à notre pays. Membre associé de l’Académie des sciences morales et politiques, le Pape parle très bien notre langue et évoque souvent son admiration pour le cardinal de Lubac qu’il a rencontré pour la première fois en 1962 à l’occasion du concile. Claudel, Bernanos, Mauriac, Péguy, mais aussi Anouilh et Sartre, ont enrichi sa connaissance de notre pays.

23 décembre 2008

Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : suites et réactions 2

toutes les photos

Studyrama 23/12/08
L’accord de reconnaissance des grades et diplômes des enseignements supérieurs français et du Saint-Siège a été signé ce 18 décembre 2008, par Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, et Monseigneur Mamberti, secrétaire pour les relations avec les États au Vatican. Cet accord concerne uniquement les grades et diplômes dispensés par des établissements catholiques. Le but, en adéquation avec le processus de Bologne, étant de faciliter les échanges de cursus. La gestion de ce dossier révolte particulièrement la fédération Unsa-Education, qui estime que le ministère des affaires étrangères n’est pas habilité à traiter des questions d’enseignement supérieur.

France / Saint-Siège : Reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur
Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les Relations avec les Etats, et Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes, ont signé, jeudi 18 décembre, à Paris, au Quai d’Orsay, un accord sur la reconnaissance des diplômes et des grades dans l’enseignement supérieur. « Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes (toutes les autres disciplines) délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires », a indiqué un communiqué du ministère français. L’accord s’inscrit dans le « processus de Bologne » européen visant à créer un espace commun pour l’enseignement supérieur, par la reconnaissance des diplômes émis par les instituts d’études supérieures des pays européens, a précisé le Saint-Siège. C’est aussi une façon de mettre en œuvre la Convention sur la reconnaissance des titres d’études relatifs à l’enseignement supérieur dans la région européenne », élaborée par le Conseil de l’Europe et l’UNESCO et adoptée le 11 avril 1997 lors de la conférence de Lisbonne, ajoute la salle de presse du Saint-Siège. Le processus de Bologne et la convention de Lisbonne sont cités dans le préambule de l’accord, souligne le Vatican. L’Accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur compte 6 articles définissant l’objet de l’entente, son champ d’application, la date d’entrée en vigueur, les modalités de sa mise en œuvre, la résolution des éventuelles controverses, et sa durée, continue le communiqué romain. Quant au protocole supplémentaire, il donne les principes énoncés dans l’accord, à propos des périodes d’étude, des grades et diplômes, de la continuation des études, dans un grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur.
Pour la France, il s’agit des grades et diplômes délivrés par l’Etat dans les instituts d’enseignement supérieurs, pour le Saint-Siège, il s’agit des titres des universités catholiques, des facultés ecclésiastiques, et des instituts d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège.
Il revient à la Congrégation pour l’éducation catholique de présenter une liste de ces instituts et des diplômes, qui sera régulièrement mise à jour et communiquée à la France. Les autorités préposées à la reconnaissance des diplômes sont, en France le Centre national pour la Reconnaissance académique et professionnelle (Centre ENIC-NARIC France, auprès du Centre International d’Etudes Pédagogiques - CIEP), ainsi que l’institut d’enseignement supérieur auprès duquel a lieu la poursuite des études et la reconnaissance des périodes d’études accomplies. Pour le Saint-Siège, c’est le bureau compétent de la nonciature apostolique. L’accord entrera en vigueur une fois complétées les formalités, et son application sera graduelle et progressive.

23 décembre 2008

Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : côté laïc

toutes les photos

COMMUNIQUE DE PRESSE de la fédération nationale de la libre pensée
Diplômes catholiques reconnus par la France : L’Union européenne antilaïque est en marche !
Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique....
Après les diplômes catholiques, la reconnaissance du créationnisme ?

Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l’abri des errements que l’on connaît aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible.
Même  la Croix  le reconnaît : « Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».
La Libre Pensée demande à tous les parlementaires (députés et sénateurs) d’interpeller le gouvernement sur cette question et de refuser de ratifier cet acte antilaïque. Paris, le 22 décembre 2008.

Dépêches de l'Education du Vendredi 19 décembre 2008
Critiques après l'accord de reconnaissance des diplômes Paris/Vatican
La fédération syndicale Unsa-Education et le Comité national d'action laïque (Cnal) ont tous deux critiqué vendredi l'accord de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur signé la veille à Paris entre la France (le ministère des Affaires étrangères) et le Vatican.
"Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires", avait précisé le Quai d'Orsay dans un communiqué.
A ce sujet, l'Unsa-Education veut poser trois questions "au gouvernement" : "Le ministre des Affaires étrangères aurait-il compétence pour gérer l'enseignement supérieur ?", "Un Etat étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français?", "N'est-ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l'Université, seule habilitée jusqu'à présent à pouvoir délivrer les diplômes nationaux que sont les grades universitaires ?".
La fédération syndicale estime qu'il s'agit d'un "passage en force qui remet en cause les principes fondamentaux de la Constitution et de l'Université".
Dans un communiqué séparé, le Cnal "s'indigne" de cet accord. "Devons-nous comprendre que l'onction du Pape Benoît XVI, accordée à des établissements catholiques en France, entraînerait automatiquement la reconnaissance par la République française des diplômes délivrés par ces derniers?", demande-t-il. "Le Cnal examinera de près cet accord mais souhaite exprimer dès aujourd'hui son inquiétude sur une démarche qui pourrait ouvrir un conflit majeur autour de la question laïque", conclut-il.

Autre blog, autre réactions : Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et républicain de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non. Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) est contraire à la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, mais également des plus anciens fondements de l’Université Française : son institution (1808) posant en principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. »

23 décembre 2008

Accord entre Paris et le Vatican : les établissements catholiques d’enseignement supérieur

Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : les établissements catholiques d’enseignement supérieur

toutes les photos

Certains établissements catholiques d’enseignement supérieur ont intégré ou voudraient intégrer un PRES (Pôle de Recherches et d'Enseignement Supérieur)

L’Université catholique de Lyon est membre du PRES "Université de Lyon". L'Université catholique de Lille est membre du "campus Grand Lille" et du PRES "Université Lille-Nord de France". L'Institut Catholique de Toulouse a fait candidature pour devenir membre associé du PRES "Université de Toulouse".

La France compte cinq universités catholiques, regroupées au sein de l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholiques (Udesca) :
– l’Université catholique de l'Ouest, à Angers, fondée en 1875 (11 500 étudiants, dont 68 préparant un diplôme canonique),
– l’Université catholique de Lille, fondée en 1875 (20 000 étudiants, dont 332 préparent un diplôme canonique),
– l’Université catholique de Lyon, fondée en 1875 (7 400 étudiants, dont 448 préparent un diplôme canonique),
– l’Institut catholique de Paris, fondé en 1875 (23 000 étudiants, dont 1 000 préparant un diplôme canonique),
– l’Institut Catholique de Toulouse, fondé en 1877 (3 400 étudiants).
Le Saint-Siège reconnaît également en France deux instituts supérieurs d’études ecclésiastiques :
– le Centre Sèvres, à Paris, issu des facultés jésuites érigées en 1932 (250 étudiants, dont 185 préparant un diplôme canonique),
– la Faculté Notre-Dame de l’École Cathédrale, fondée par le diocèse de Paris en 1999.

Rome reconnaît par ailleurs les diplômes de la faculté de théologie catholique de l’Université de Strasbourg (fondée en 1567).

22 décembre 2008

Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican : suites et réactions

 

toutes les photos 

Les diplômes des universités catholiques reconnus par l’État

Marc Ollivier

http://www.sauvonsluniversite.com/ :
La question des disciplines profanes aurait, elle, été introduite lors de la négociation de l’accord entre le Quai d’Orsay et la Secrétairerie d’État du Vatican.
« C’est sans doute une avancée, mais j’en ignore le contenu et la portée », avoue le P. Quesnel, qui ne peut dire si les universités catholiques vont désormais pouvoir conférer directement licences ou masters, ou si leurs étudiants diplômés d’un master seront acceptés en doctorat dans le cadre d’une équivalence… « Jusqu’à présent, tous nos rapports avec le ministère de l’enseignement supérieur ont été dans le cadre d’une convention avec une université publique ou du jury rectoral », nous précise-t-il.
Difficile donc de dire la portée exacte de cet accord, qui pourrait concerner 14 000 étudiants préparant des diplômes nationaux dans les cinq universités catholiques. Il faut y ajouter 4 000 étudiants dans ce qu’il est convenu d’appeler les « sciences ecclésiastiques » (théologie, philosophie et droit canonique), non seulement dans les universités catholiques, mais au Centre Sèvres ou à l’École Cathédrale, dont les facultés de théologie sont reconnues par le Saint-Siège.
Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».

Le Communiqué Technique sur France Diplomatie :
Signature d’un accord entre la France et le Saint Siège (18 décembre 2008)

Mgr Mamberti, secrétaire pour les relations avec les Etats au Vatican, et Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, signeront jeudi 18 décembre au Quai d’Orsay (hôtel du Ministre) à 12 heures 45 un accord sur la reconnaissance des diplômes et des grades dans l’enseignement supérieur.
Les journalistes et preneurs d’images qui souhaitent assister à la cérémonie voudront bien se présenter à partir de 12h 30, munis de leur carte de presse et d’une pièce d’identité au ministère des Affaires étrangères et européennes 1, rue Esnault Pelterie, Paris 7ème.

http://www.zenit.org/ :
L'accord s'inscrit dans le « processus de Bologne » européen visant à créer un espace commun pour l'enseignement supérieur, par la reconnaissance des diplômes émis par les instituts d'études supérieures des pays européens, a précisé le Saint-Siège. C'est aussi une façon de mettre en œuvre la Convention sur la reconnaissance des titres d'études relatifs à l'enseignement supérieur dans la région européenne », élaborée par le Conseil de l'Europe et l'UNESCO et adoptée le 11 avril 1997 lors de la conférence de Lisbonne, ajoute la salle de presse du Saint-Siège.
L'Accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur compte 6 articles définissant l'objet de l'entente, son champ d'application, la date d'entrée en vigueur, les modalités de sa mise en œuvre, la résolution des éventuelles controverses, et sa durée, continue le communiqué romain.
Quant au protocole supplémentaire, il donne les principes énoncés dans l'accord, à propos des périodes d'étude, des grades et diplômes, de la continuation des études, dans un grade de même niveau ou dans un grade de niveau supérieur.
Pour la France, il s'agit des grades et diplômes délivrés par l'Etat dans les instituts d'enseignement supérieurs, pour le Saint-Siège, il s'agit des titres des universités catholiques, des facultés ecclésiastiques, et des instituts d'enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège. Il revient à la Congrégation pour l'éducation catholique de présenter une liste de ces instituts et des diplômes, qui sera régulièrement mise à jour et communiquée à la France.
Les autorités préposées à la reconnaissance des diplômes sont, en France le Centre national pour la Reconnaissance académique et professionnelle (Centre ENIC-NARIC France, auprès du Centre International d'Etudes Pédagogiques - CIEP), ainsi que l'institut d'enseignement supérieur auprès duquel a lieu la poursuite des études et la reconnaissance des périodes d'études accomplies. Pour le Saint-Siège, c'est le bureau compétent de la nonciature apostolique.
L'accord entrera en vigueur une fois complétées les formalités, et son application sera graduelle et progressive.

20 décembre 2008

Etranges étonnements sur ce qui était déjà annoncé dans Le Figaro le 21 décembre 2007

Processus de Bologne : Accord de reconnaissance des diplômes (même profanes) entre Paris et le Vatican, PARIS, 18 déc 2008. Etranges étonnements sur ce qui était déjà annoncé dans Le Figaro le 21 décembre 2007

toutes les photos

La France et le Vatican ont signé jeudi à Paris un accord de reconnaissance des diplômes de l'enseignement supérieur, a annoncé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.
L'accord a été signé par le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, et le secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti.
"Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires", a indiqué le Quai d'Orsay dans son communiqué. source : La Croix.
Réactions de l'UNSA :
UNSA Éducation pose les trois questions suivantes au Gouvernement :
1) Le Ministre des Affaires Étrangères aurait-il compétence pour gérer l’enseignement supérieur ?
2) Un État étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français ?
3) N’est-ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l’Université, seule habilitée jusqu’à présent à pouvoir délivrer les diplômes  nationaux que sont les grades universitaires après avis du Cneser ?
Précision dans le Communiqué de l'Ambassade de France au Royaume-Uni :
A cette occasion, ils ont signé un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur entre la France et le Saint-Siège, dans le cadre de la Convention de Lisbonne du 11 avril 1997 et du processus de Bologne.
Précisions et excellente analyse de tous les éléments dans La Croix :
La France et le Saint-Siège ont signé jeudi 18 décembre au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur.
C’était il y a tout juste un an. Le 20 décembre 2007, au palais du Latran à Rome, Nicolas Sarkozy relevait que, « aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholiques alors que la convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie ». « Je pense que cette situation est dommageable pour notre pays », continuait le président de la République dans ce discours qui fit grand bruit.
En clair, la France s’engage à reconnaître désormais la valeur des titres et diplômes, canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes, délivrés par « les établissement d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège », précise le texte signé par la France et le Saint-Siège.
Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’État a estimé que ce principe du monopole d’État de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur.
Extrait du site du Figaro du 21 décembre 2007 : Harmonisation des diplômes
Ainsi, dans les mois prochains, l'État devrait publier une circulaire relative à la reconnaissance d'une équivalence des diplômes entre les universités et les cinq instituts catholiques français (Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Angers). La France se mettra ainsi en conformité avec les accords de Bologne sur l'harmonisation des diplômes, signés en juin 1999 avec 44 autres pays, dont le Saint-Siège. En France, la reconnaissance, partielle, dépend d'accords signés au cas par cas. Une suite logique des accords de juin 2002 signés entre le ministre de l'Éducation Jack Lang et Mgr François Tricard, alors président de l'Union des établissements d'enseignement supérieur catholique, reconnaissant leur contribution à «l'effort collectif de l'enseignement supérieur».

26 octobre 2008

L'accord entre le Saint-Siège et la France sur la reconnaissance des diplômes (même profanes) sur France-Diplomatie


 

toutes les photos
France-Diplomatie
Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes a reçu, ce 18 décembre, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats.
A cette occasion, ils ont signé un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur entre la France et le Saint-Siège, dans le cadre de la Convention de Lisbonne du 11 avril 1997 et du processus de Bologne.
Cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholiques et reconnus par le Saint-Siège, et de faciliter les différents cursus universitaires. Voir les photos de la signature de l'accord
Toujours sur France-Diplomatie :
En matière de relations culturelles, le Saint-Siège représente pour la France un partenaire singulier. Au cœur du monde catholique, cet État abrite un ensemble d’Universités et d’Instituts, lieux d’enseignement supérieur, où se retrouvent en formation de jeunes religieux issus du monde entier, appelés par la suite à jouer un rôle important dans les Églises locales. A cela s’ajoutent diverses institutions, telles que l’Académie Pontificale des Sciences, et l’Académie des Sciences Sociales, qui accueillent des élites intellectuelles du monde entier, dont plusieurs prix Nobel. Parmi les 145 ambassades accréditées auprès du Saint-Siège, la France est le seul pays à disposer d’un Service et d’un Centre culturels, le Centre Saint-Louis de France. Les activités culturelles de ce centre permettent d’assurer une certaine place à la langue française dans les institutions du Vatican, malgré une forte concurrence de l’anglais, de l’italien et plus récemment de l’espagnol. Elles permettent également d’exercer une influence intellectuelle dans les milieux ecclésiastiques romains et dans les nombreuses institutions et universités pontificales, par le biais de bourses de stages en France pour des étudiants de toutes nationalités et grâce à la diffusion de la pensée et de la culture française chrétienne, mais aussi laïque.
Sur le site de l'Ambassade de France au Vatican, il est proposé toute l'année un service de visites accompagnées par Rencontres romaines pour les groupes et les individuels dont le but est de permettre au plus grand nombre de pèlerins et touristes francophones de découvrir le message de Rome dans les meilleurs conditions possibles.
1- La France conserve, à l’instar de quelques "vieilles nations" européennes de tradition chrétienne, des liens étroits avec le Saint-Siège.
Les béatifications et canonisations de nos compatriotes, témoignages de l’intérêt du Saint-Siège à l’égard de notre pays, se déroulent à rythme régulier : 
- Canonisations récentes : 1. de la Bienheureuse Léonie Aviat (25 novembre 2001), 2. de la Bienheureuse Théodora Guérin (15 octobre 2006), 3. de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus le 3 juin 2007.
- Béatifications récentes : 4. de Hélène de Chappotin de Neuville (20 octobre 2002), 5. du Père Bonhomme (23 mars 2003), 6. de Sœur Rosalie Rendu (9 novembre 2003), 7. de Pierre Vignes et Marie-Joseph Cassant (3 octobre 2004), 8. de Charles de Foucauld (13 novembre 2005), 9. Marie-Céline de la présentation (16.09.07 à Bordeaux), 10. Père basile Moreau (15.09.07 au Mans).
Le plus important de ces témoignages avait été la proclamation de Sainte Thérèse de Lisieux comme 33ème Docteur de l’Eglise le 19 octobre 1997.
Από την ιστοσελίδα της η γαλλική πρεσβεία στο Βατικανό, είχε προτείνει έναν χρόνο υπηρεσίας για εκδρομές από ρωμαϊκή Συναντήσεις για ομάδες και άτομα των οποίων ο σκοπός είναι να επιτραπεί το μεγαλύτερο αριθμό των προσκυνητών και των τουριστών για να μάθετε γαλλικά το μήνυμα από τη Ρώμη με τις καλύτερες δυνατές συνθήκες.

2- Une influence certaine de la France : de hauts dignitaires français restent présents à la Curie romaine : le cardinal Etchegaray, vice-doyen du collège des cardinaux, ancien président des Conseils pontificaux "Justice et Paix" et "Cor Unum", ancien président du Comité du Jubilé de l’an 2000 ; le cardinal Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture, le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue inter religieux. L’influence française, après le départ du cardinal Tauran, Secrétaire pour les relations avec les Etats (ministre des Affaires étrangères) en octobre 2003, est maintenue avec le retour d’un Français à ce poste, Mgr Dominique Mamberti, nommé le 15 septembre 2006. Enfin, Mgr Jean-louis Bruguès a été nommé le 1er février 2008 secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique, chargé des universités, séminaires et écoles catholiques. Les autorités françaises sont consultées avant la nomination des évêques titulaires par le Pape.
3- Des relations fortes  : la France reste pour le Saint-Siège un interlocuteur privilégié. Une large convergence de vues sur les objectifs de paix et de justice, la tradition française en matière de défense des droits de l’homme et la place que le Saint-Siège reconnaît à notre pays au sein de la communauté internationale donnent à nos relations bilatérales un caractère confiant et constructif. Nos positions sur les questions internationales sont souvent très proches (Liban, processus de paix au Proche-Orient, Colombie, Afrique, lutte contre le réchauffement climatique notamment). Trois Français ont été créés cardinaux par le Pape le 21 octobre 2003 : Mgr Jean-Louis Tauran, ancien Secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Bernard Panafieu, Archevêque de Marseille, et Mgr Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon. Le consistoire des 24 et 25 mars 2006 a été l’occasion de l’élévation à la pourpre cardinalice de Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux et Président de la Conférence épiscopale, et Mgr Vanhoye, qui à 83 ans, ne sera pas électeur. Le consistoire des 24 et 25 novembre 2007 a été l’occasion de la création de 23 cardinaux, dont Mgr André Vingt-Tois, également Président de la Conférence des évêques de France depuis le 5 novembre 2007. Ce consistoire a porté le nombre de cardinaux français électeurs à six (sur 121). Une instance de consultation entre l’Etat et l’Eglise de France a été officiellement créée le 12 février 2002 lors d’une réunion à Matignon entre le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le président et le vice-président de la Conférence épiscopale, le cardinal Archevêque de Paris et le nonce apostolique. Cette instance de dialogue permet de consulter davantage les représentants de l’Eglise catholique, au même titre que ceux des autres confessions.
4 - Des visites régulières du Saint Père dans notre pays : Jean-Paul II a effectué huit visites pastorales en France : 1980 (Paris et Lisieux) ; 1983 (Lourdes) ; 1986 (région lyonnaise) ; 1988 (Est de la France) ; 1989 (la Réunion) ; septembre 1996 (Saint-Laurent sur Sèvre en Vendée, Sainte-Anne d’Auray en Bretagne, Tours (16ème centenaire de Saint-Martin) et Reims (15ème centenaire du baptême de Clovis)). 18-24 août 1997 (XIIè Journées Mondiales de la Jeunesse à Paris). Pèlerinage du Saint Père à Lourdes les 14 et 15 août 2004. Benoît XVI a quant à lui témoigné à plusieurs reprises de l’amitié particulière qu’il porte à notre pays. Membre associé de l’Académie des sciences morales et politiques, le Pape parle très bien notre langue et évoque souvent son admiration pour le cardinal de Lubac qu’il a rencontré pour la première fois en 1962 à l’occasion du concile. Claudel, Bernanos, Mauriac, Péguy, mais aussi Anouilh et Sartre, ont enrichi sa connaissance de notre pays.

<< < 10 20 30
Newsletter
53 abonnés
Visiteurs
Depuis la création 2 803 077
Formation Continue du Supérieur
Archives