Parmi les 2 millions de chômeurs (F/H) qui quittent tous les ans les listes de Pôle emploi pour reprendre une activité, 37 % changent de métier. Cette mobilité, qui n’est pas toujours choisie et souvent dictée par l'urgence, et concerne plus de 40 % des jeunes (F/H) de moins de 25 ans, contre 27 % des 35-49 ans.
Ce sont les ouvriers et les publics les moins qualifiés (F/H) qui sont le plus concernés par cette mobilité.
Pour 16 % des personnes en mobilité, il s'agit d’un choix portant sur le métier lui-même ou une adéquation entre leurs souhaits et la réalité. S'ajoutent 10 % qui cherchent à obtenir une amélioration de leurs conditions d'emploi ou de travail. Hormis ces deux cas de figure, 2 % affichent une vraie "fausse" mobilité en revendiquant le retour vers le passé, que ce passé relève de leur expérience professionnelle ou de leur formation ("c’était mon métier initial" ; "cela correspond à ma formation"), tandis que d'autres, plus nombreux (7 %) cherchent à se réorienter juste pour fuir le dernier métier qu'ils exerçaient, qu'il s'agisse du métier lui-même, de l'entreprise pour laquelle ils travaillaient ou de leurs conditions de travail. Enfin, 9 % des personnes évoquent diverses contraintes, liées à leur état physique ou à leur situation familiale.
Au-delà de la distinction entre mobilité "raisonnée" et mobilité "de fait", certains motifs de mobilité semblent garantir davantage le maintien dans l’emploi retrouvé. Tel est le cas des personnes ayant changé de métier afin d'améliorer leurs conditions de travail ou d’emploi, ou celui des personnes ayant souhaité revenir vers un métier qu’elles avaient déjà pratiqué ou pour lequel elles avaient été formées.
Tous les résultats de l'étude de Pôle emploi dans Eclairages et Synthèses n° 2, avril 2014.